{"id":2984,"date":"2016-03-24T09:58:23","date_gmt":"2016-03-24T08:58:23","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/campsdusudouest\/?page_id=2984"},"modified":"2016-04-14T08:56:53","modified_gmt":"2016-04-14T07:56:53","slug":"les-conditions-de-vie-au-sein-du-camp","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/campsdusudouest\/mongraphies-de-camps\/le-vernet-dariege\/les-conditions-de-vie-au-sein-du-camp\/","title":{"rendered":"Les conditions de vie au sein du camp"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify\">Le camp du Vernet d&rsquo;Ari\u00e8ge poss\u00e9dait une superficie de 50 hectares entour\u00e9 de fils barbel\u00e9s et de foss\u00e9s aux extr\u00e9mit\u00e9s. Pour en s\u00e9parer les diff\u00e9rentes parties, chaque section \u00e9tait cloisonn\u00e9e des autres par des barbel\u00e9s et des tranch\u00e9es.\u00a0Les baraquements, qui furent peu \u00e0 peu construits par les intern\u00e9s espagnols, \u00e9taient principalement form\u00e9s de planches de bois. Ils mesuraient 30 m\u00e8tres de long sur 5 de large, et pouvaient h\u00e9berger jusqu&rsquo;\u00e0 300 hommes.\u00a0Avec l&rsquo;arriv\u00e9e de nouveaux intern\u00e9s \u00e0 partir d&rsquo;octobre 1939, il \u00e9tait n\u00e9cessaire d&rsquo;organiser le camp en le cloisonnant selon les diff\u00e9rentes raisons d&rsquo;internement. Le camp est alors divis\u00e9 en trois sections A, B et C.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La section A regroupe les droits communs, c&rsquo;est \u00e0 dire ceux qui ont \u00e9t\u00e9 intern\u00e9 pour un motif de droit commun (faux papiers, absence de carte d&rsquo;identit\u00e9, &#8230;) ou qui ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s auparavant. Il y avait huit baraques avec, dans chacune, 60 \u00e0 80 individus.\u00a0La section B regroupe les extr\u00e9mistes dangereux, c&rsquo;est \u00e0 dire des anarchistes, des communistes, mais aussi des nationalistes comme le rexiste belge Leon Degrelle. Ces personnes ne pouvaient pas circuler librement dans le camp.\u00a0Enfin, la section C regroupe tous les autres intern\u00e9s : les suspects ou ceux que les autorit\u00e9s consid\u00e8rent comme des extr\u00e9mistes mais sans qu&rsquo;elles aient de preuves. On y retrouve des membres des brigades internationales. Elle est la plus importante par son nombre d&rsquo;intern\u00e9s qui se partagent seulement 18 baraques, pour\u00a0:<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00ab\u00a0[&#8230;] une population carc\u00e9rale de trois \u00e0 cinq mille personnes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La vie au quotidien des prisonniers \u00e9tait souvent difficile, \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des conditions dans lesquelles ils vivaient.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-weight: 300\">Les gardes et l&rsquo;encadrement \u00e9taient relativement stricts. Chaque journ\u00e9e \u00e9tait ponctu\u00e9e de quatre \u00e0 cinq rassemblements, eux-m\u00eames donnant lieu \u00e0 des appels effectu\u00e9s par les chefs de baraque. Les appels \u00e9taient effectu\u00e9s sous l\u2019\u0153il des gardes et se faisaient au garde-\u00e0-vous qu\u2019il pleuve, qu\u2019il vente ou qu\u2019il neige. <\/span><\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-weight: 300\">\u00ab\u202fLes gardiens surveillent en permanence les alentours et tirent sans sommation pr\u00e9alable sur qui voudrait sortir ou entrer sans permission expresse\u202f\u00bb.\u00a0<\/span><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">Les prisonniers travaillaient toute la journ\u00e9e, \u00e9t\u00e9 comme hiver.<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u202fNous f\u00fbmes rattrap\u00e9s et d\u00e9pass\u00e9s par une troupe qui descendait militairement la route au pas cadenc\u00e9. Ils portaient des pelles sur l\u2019\u00e9paule, les hommes avaient la t\u00eate ras\u00e9e et tous une barbe de deux jours.\u202f\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">Les prisonniers travaillaient \u00e0 la construction du camp puis \u00e0 son entretien quand il fut termin\u00e9\u202f; ils travaillaient aussi dans les fermes avoisinantes. Quand le camp devint camp d\u2019internement administratif, on cessa tout contrat avec l\u2019ext\u00e9rieur d\u00fb \u00e0 un renforcement de la s\u00e9curit\u00e9 au sein du camp. Les prisonniers espagnols en profit\u00e8rent alors pour s\u2019installer \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du camp gr\u00e2ce \u00e0 leur travail qui \u00e9tait \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-weight: 300\">La hi\u00e9rarchie se faisait selon le grade lors de la premi\u00e8re utilisation du camp comme centre d\u2019accueil. Les r\u00e9fugi\u00e9s \u00e9tant majoritairement des militaires r\u00e9publicains, on les s\u00e9parait selon leur grade, militaire du rang, sous-officier, officier. Ensuite, quand le camp fut utilis\u00e9 comme camp d\u2019internement administratif, il fut red\u00e9coup\u00e9 en trois parties. Il y avait les pauvres, les riches et les l\u00e9preux.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les l\u00e9preux \u00e9taient la repr\u00e9sentation de la mis\u00e8re depuis 1940, l\u2019abjection sous toutes ses formes. C\u2019\u00e9tait le baraquement 32, ils \u00e9taient des laiss\u00e9s pour compte, oubli\u00e9s et rejet\u00e9s par le reste du camp, que ce soit l\u2019administration ou les autres intern\u00e9s. La croix rouge \u00e9tait d\u00e9bord\u00e9e \u00e0 cause de la guerre, elle ne pouvait rien leur offrir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Ensuite vint la hi\u00e9rarchie dans chaque baraquement qui se voyait d\u00e9signer un chef de baraquement. Celui-ci \u00e9tait responsable de son baraquement devant l\u2019autorit\u00e9 et avait pour fonction de faire l\u2019appel aux rassemblement de son baraquement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La nourriture distribu\u00e9e au sein du camp \u00e9tait trop peu nombreuse. En effet, les r\u00e9publicains espagnols ayant fui l\u2019Espagne arriv\u00e8rent en France en \u00e9tat de sous-nutrition. La France n\u2019ayant pas r\u00e9agi assez t\u00f4t, les arriv\u00e9es de camions de nourriture se faisaient rare et la nourriture \u00e9tait entrepos\u00e9e dans un coin du camp, sous surveillance accrue. Les repas \u00e9taient maigres durant l\u2019ann\u00e9e 1939. Le scandale de ravitaillement de juin 1939 fut tel que des changements \u00e9taient \u00e0 d\u00e9plorer dans l\u2019organisation du camp et dans le ravitaillement. Notamment, l\u2019apport de viande fut plus important, au moins une fois par semaine elle \u00e9tait servie aux prisonniers. N\u00e9anmoins, le rationnement \u00e9tait h\u00e9t\u00e9roclite puisque les officiers \u00e9taient mieux nourris que les autres r\u00e9fugi\u00e9s et avaient un meilleur acc\u00e8s \u00e0 leur cantine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-weight: 300\">L&rsquo;entretien du camp passait par les prisonniers. Du temps des r\u00e9fugi\u00e9s espagnols, la corv\u00e9e la plus repr\u00e9sentative du travail des intern\u00e9s \u00e9tait celle des tinettes. Elle consistait \u00e0 porter les r\u00e9cipients d&rsquo;eaux us\u00e9es et de d\u00e9jections \u00e0 la rivi\u00e8re la plus proche, l&rsquo;Ari\u00e8ge, pour les vider. C&rsquo;\u00e9tait les r\u00e9fugi\u00e9s les plus faibles qui s&rsquo;occupaient de cette t\u00e2che. Elle leur permettait, aussi, de pouvoir sortir du camp, fumer, se laver dans la rivi\u00e8re.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Du temps de l&rsquo;utilisation du camp comme zone d&rsquo;internement administratif, cette corv\u00e9e \u00e9tait appel\u00e9e celle des tinettes et tout le monde pouvait l&rsquo;effectuer, qu&rsquo;importe le pass\u00e9 du prisonnier.\u00a0<span style=\"color: #333333;font-style: normal;font-weight: 300;line-height: 24.375px\">Parfois, certains intern\u00e9s qui \u00e9taient r\u00e9vuls\u00e9s \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;effectuer cette t\u00e2che payaient d&rsquo;autres intern\u00e9s pour le faire, avec le contenu de leur prochain repas.<\/span><\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00ab\u00a0Il fallait deux fois par jour, aller r\u00e9cup\u00e9rer les tinettes, les vider par trois dans de grands baquets. Les intern\u00e9s portaient ces baquets sur des trucks et poussaient les wagonnets jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;Ari\u00e8ge. Il fallait ensuite laver les baquets dans l&rsquo;eau de l&rsquo;Ari\u00e8ge parfois glac\u00e9e par endroits, et les remonter\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-weight: 300\">Les prisonniers avaient peu de droits durant leur internement, mais leurs quelques droits \u00e9taient importants pour eux.\u00a0<\/span><span style=\"font-weight: 300\">On retrouve le droit de correspondance. Les prisonniers avaient droit \u00e0 quatre pages par mois, pour un destinataire r\u00e9sidant la France, ou alors deux pages par mois pour un destinataire r\u00e9sidant hors de France. L&rsquo;administration filtrait les lettres, apportant une restriction \u00e0 la libert\u00e9 d&rsquo;expression, tout comme elle lisait les lettres qui arrivaient au camp ainsi que les colis qui servaient pour la plupart \u00e0 faire transiter des m\u00e9dicaments ou des livres.\u00a0Les intern\u00e9s avaient aussi un droit de visite, mais uniquement pour les r\u00e9sidents de quartier C. Les autres intern\u00e9s ne pouvaient rencontrer leurs proches mais arrivaient tout de m\u00eame \u00e0 les voir<\/span><\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00ab\u00a0De temps \u00e0 autre, soit cot\u00e9 RN20, soit du cot\u00e9 du chemin de st Paul, un intern\u00e9 r\u00e9ussissait \u00e0 voir son \u00e9pouse ou sa famille, \u00e0 cinquante ou soixante m\u00e8tres et leur faire des gestes de la main.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">Le camp du Vernet avait un droit qui lui \u00e9tait propre : le mariage. Les d\u00e9tenus trouvaient une femme fran\u00e7aise ou r\u00e9sidant dans un pays neutre, l&rsquo;\u00e9pousaient, consommaient ou non le mariage, afin d&rsquo;avoir une attache et de sortir du camp. On d\u00e9nombre entre le 18 juin 1940 et le 18 mars 1943 un total de 27 mariages enregistr\u00e9s \u00e0 la mairie du Vernet d&rsquo;Ari\u00e8ge.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">A cause de conditions de vie relativement difficiles, les conditions sanitaires au sein du camp \u00e9taient d\u00e9plorables. En effet, le camp a fait face \u00e0 de nombreuses maladies contagieuses (dysenterie, grippe, typho\u00efde, variole). Le taux quotidien de malades avoisinait les 25%. Ces \u00e9pid\u00e9mies sont le r\u00e9sultat de trois facteurs\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">&#8211; Un entassement excessif des prisonniers,<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0[&#8230;] nous devions vivre dans notre espace vital de 50 centim\u00e8tres.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">&#8211; L&rsquo;insalubrit\u00e9 des baraques,<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0[&#8230;] laisser des hommes de soixante ou soixante-dix ans dans des baraques glac\u00e9es, \u00e0 une temp\u00e9rature voisine des -17, -18\u00b0C.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify\">&#8211; Mais aussi \u00e0 un probl\u00e8me de moyens mat\u00e9riels et humains.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En effet, les probl\u00e8mes d&rsquo;hygi\u00e8ne du camp, proviennent en partie de la mauvaise qualit\u00e9 et du nombre trop faible des installations, comme le manque de douches et de latrines, dans la partie la plus ancienne du camp. L&rsquo;infirmerie est assez sommaire, elle est tenue par deux m\u00e9decins militaires fran\u00e7ais qui ne parviennent pas \u00e0 g\u00e9rer tous les probl\u00e8mes m\u00e9dicaux. En raison de cette insuffisance de moyens, les malades les plus graves sont r\u00e9partis dans les h\u00f4pitaux de la r\u00e9gion.\u00a0La gestion des eaux us\u00e9es est un probl\u00e8me majeur qui peut provoquer ou amplifier ces \u00e9pid\u00e9mies, mais aucune solution n&rsquo;est r\u00e9ellement trouv\u00e9e\u00a0: \u00ab\u00a0De plus, il ressort des divers rapports \u00e9manant des autorit\u00e9s du camp, que le terrain et le manque d\u2019infrastructures particuli\u00e8res telles que des canaux d\u2019\u00e9vacuation des eaux us\u00e9es, cr\u00e9ent des situations sanitaires totalement insalubres\u00a0\u00bb. Cependant la vaccination des intern\u00e9s est tr\u00e8s efficace pour contenir le risque de contagion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Enfin, le camp totalise un nombre d&rsquo;environ 60 d\u00e9c\u00e8s en septembre 1939 d\u00fb en grande partie aux maladies ou au froid. Ce chiffre est dans la moyenne si on le compare avec le nombre de morts au camp de Septfond (81 pour 16 000 intern\u00e9s), or le comptage des d\u00e9c\u00e8s, ne d\u00e9bute qu&rsquo;en Mars 1939 et peut varier selon les institutions ( Mairie du Vernet, Autorit\u00e9 du Camp).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><a title=\"Bibliographie G\u00e9n\u00e9rale\" href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/campsdusudouest\/bibliographie-generale\/\">Pour aller plus loin &#8230;<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le camp du Vernet d&rsquo;Ari\u00e8ge poss\u00e9dait une superficie de 50 hectares entour\u00e9 de fils barbel\u00e9s et de foss\u00e9s aux extr\u00e9mit\u00e9s. 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