{"id":481,"date":"2024-03-28T18:11:09","date_gmt":"2024-03-28T17:11:09","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/jeffchampo\/?p=481"},"modified":"2024-03-28T18:17:18","modified_gmt":"2024-03-28T17:17:18","slug":"rimbaud-fredy-le-pere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/jeffchampo\/2024\/03\/28\/rimbaud-fredy-le-pere\/","title":{"rendered":"Rimbaud Fr\u00e9dy le p\u00e8re"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap\">On dit que <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Arthur_Rimbaud\">Jean Nicolas Arthur Rimbaud<\/a>, n\u00e9 \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Charleville-M%C3%A9zi%C3%A8res\">Charleville<\/a> \u2013 enfin Charle\u2026 quelque chose, je ne me souviens plus exactement, peut-\u00eatre Charles-City,\u00a0ou Chamb\u00e9ry ? \u2013 le 20 octobre 1854, fils de Fr\u00e9d\u00e9ric Rimbaud, adorait son p\u00e8re. On ne sait s\u2019il le v\u00e9n\u00e9rait, mais son p\u00e8re semblait avoir r\u00e9pandu la f\u00e9licit\u00e9 sur sa famille ; s\u2019en suivit une sorte de b\u00e9n\u00e9diction sur les siens, tel un magicien plein d\u2019all\u00e9gresse qui aurait apport\u00e9 bonheur, rimant avec picoleur,\u00a0sur sa propre famille bienheureuse. En effet, je pense que leur bonheur \u00e9tait grand, un foyer uni, soud\u00e9, o\u00f9 il fait bon vivre, qui fait r\u00eaver chacun d\u2019entre nous, un mod\u00e8le familial id\u00e9al et idyllique.<\/p>\n\n\n\n<p>On sait que le p\u00e8re qui \u00e9tait officier et un sacr\u00e9 coureur de jupons \u2013 quel joyeux luron, ce Fr\u00e9dy,\u00a0entre nous ! \u2013 est revenu engrosser sa femme \u00e0 chacune de ses permissions, tel un bon \u00e9poux et p\u00e8re de famille, mettant un point d\u2019honneur \u00e0 honorer son devoir conjugal dans le dur labeur du lit parental. On sait que Fr\u00e9d\u00e9ric n\u2019\u00e9tait pas juste un g\u00e9niteur, il donnait de sa personne dans ce dur exercice familial, toujours le sens du devoir bien fait et bien accompli, d\u2019ailleurs les draps s\u2019en souviennent\u00a0! Il n\u2019a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 honorer et arranger sa femme vaillamment. Certains disent qu\u2019il aurait v\u00e9cu sa vie tel un baroudeur et un vaurien \u00e9go\u00efste. Que nenni, il n\u2019en est rien, le p\u00e8re \u00e9tait un p\u00e8re aimant, toujours droit comme un \u00ab\u00a0i\u00a0\u00bb dans le lit. Il \u00e9tait capable d\u2019amour, ce grand capitaine, cet \u00eatre plein d\u2019honneur et honorant son r\u00f4le de p\u00e8re pour ses enfants, pour son foyer. Tel un bon jardinier, il semait toujours quelques spermatozo\u00efdes \u00e0 Charleville ou ailleurs\u00a0: peut-\u00eatre Chamb\u00e9ry, Charles-City \u2013 ma m\u00e9moire me joue des tours \u2013 parmi les divers horizons lointains qui l\u2019appelaient lors de ses d\u00e9placements militaires et, soyons fous, sexuels aussi ; \u00e0 y \u00eatre, autant joindre l\u2019utile \u00e0 l\u2019agr\u00e9able. Mais on sait qu\u2019il portait toute sa responsabilit\u00e9 et son devoir de p\u00e8re, il semble qu\u2019il e\u00fbt beaucoup pleur\u00e9 \u00e0 chacun de ses d\u00e9parts pour sa garnison. Cela \u00e9tait un cr\u00e8ve-c\u0153ur pour lui, ses larmes ont nourri le fleuve la Meuse \u00e0 devoir aller vadrouiller \u00e0 gauche et \u00e0 droite, \u00e0 b\u00e9coter avec une grande application et d\u00e9votion absolue pour honorer la grandeur de la Patrie : la France ; et faire conna\u00eetre le <em>French kiss<\/em> dans les contr\u00e9es lointaines, en se souciant des choses de l\u2019existence et des occupations quotidiennes de ladite famille qu\u2019il avait fond\u00e9e et qu\u2019il portait avec bravoure. T\u00f4t, Jean Nicolas Arthur Rimbaud, son fils, mesura tout le sens du sacrifice de son p\u00e8re et cela fut un v\u00e9ritable mod\u00e8le pour lui \u2013 d\u2019ailleurs, je pense que toute l\u2019inspiration po\u00e9tique, en grande partie, venait de l\u00e0. Voir et savoir son p\u00e8re toujours \u00e0 la qu\u00eate de satisfaire son devoir qui aurait pu aller jusqu\u2019au sacrifice ultime, celui d\u2019avoir un autre enfant, a fait germer toute la po\u00e9sie, cette aspiration \u00e0 la libert\u00e9 absolue pour contrebalancer les graves prises de risque de son p\u00e8re pour l\u2019amour d\u2019une nuit : telle est mon analyse d\u2019\u00e9rudit litt\u00e9raire et fin analyste que je suis, moi Pierre Richon, \u00e0 ne pas confondre avec l\u2019autre incapable de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pierre_Michon\">Pierre Michon<\/a> qui croit \u00eatre un g\u00e9nie litt\u00e9raire sp\u00e9cialiste de Rimbaud et aurait \u00e9crit un livre truff\u00e9 d\u2019erreurs\u00a0: <em><a href=\"https:\/\/www.babelio.com\/livres\/Michon-Rimbaud-le-fils\/12384\">Rimbaud le fils, le p\u00e8re et le saint-esprit<\/a><\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Fr\u00e9d\u00e9ric Rimbaud avait eu comme charmante \u00e9pouse Marie Catherine Vitalie, n\u00e9e Cuif, qu\u2019il adora : une belle et magnifique femme blonde \u00e0 la peau douce et p\u00e2le, dont certains comparaient m\u00eame la beaut\u00e9 \u00e0 la beaut\u00e9 de la Princesse de Cl\u00e8ves, ou \u00e0 celle d\u2019Yseult, je ne me souviens plus&#8230; bref, \u00e0 une blonde bien gaul\u00e9e !<\/p>\n\n\n\n<p>On dit que ses enfants \u00e9taient \u00e9merveill\u00e9s par la beaut\u00e9 et la gr\u00e2ce \u2013 ou grasse \u2013 de leur m\u00e8re. Cette pr\u00e9sence f\u00e9erique de leur m\u00e8re, Vitalie Rimbaud faisait qu\u2019ils avaient toujours le sourire, tous les enfants ont fait leurs nuits d\u00e8s la naissance, jamais aucun pleur, que des sourires innocents car la f\u00e9e Vitalie s\u2019\u00e9tait pench\u00e9e sur leur berceau, heureuse et femme \u00e9panouie qu\u2019elle \u00e9tait. On dit que Vitalie Rimbaud, pleine d\u2019illusions, oscillait, tel un ange, avec un d\u00e9hanch\u00e9 quasi divin. On sait que Vitalie, lorsque son fils devint Arthur Rimbaud, m\u00eame avec son apparence de femme \u00e9th\u00e9r\u00e9e fut fi\u00e8re, prit totalement conscience du talent de son fils, de son allure \u00e9th\u00e9r\u00e9e sembla \u00e9voluer sur son nuage voluptueux, en tomba tellement vite qu\u2019elle loupa une marche dans l\u2019escalier et se cassa la binette ! Cela lui valut un mois d\u2019immobilisation au lit, en plein mois d\u2019ao\u00fbt. Mais la chute accidentelle de sa m\u00e8re inspira plus tard Rimbaud pour le titre de son recueil<em> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Une_saison_en_enfer\">Une Saison en enfer<\/a>.<\/em> Arthur fut la cr\u00e9ature merveilleuse dont elle fut la plus heureuse, un fils prodige \u2013 que dis-je\u00a0: un ange \u2013 lui faisant penser que la vie est toujours si belle, les sentiments humains et la vie \u00e9tant si merveilleux. Il est certain qu\u2019enfant prodige, Arthur, d\u00e8s son plus jeune \u00e2ge, jouait avec les mots, les rimes, les vers, les proses, les po\u00e8mes, en fran\u00e7ais, en latin. Ses petits doigts d\u2019adolescent, glissant, semblant presque danser sur les feuilles de papier pour tracer et graver \u00e0 l\u2019encre,\u00a0lui ont permis de graver\u00a0\u00e0 jamais son inimitable talent litt\u00e9raire, figure majeure de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise, de jouer avec sa passion baudelairienne\u00a0: il voulait se laisser aller, s\u2019adonner \u00e0 la douce r\u00eaverie, lui aussi, de pouvoir, un jour, transformer la boue en or, ou l\u2019inverse, je ne sais plus\u00a0! Bref, faire quelque chose de sa vie, quoi !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Aliz\u00e9<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On dit que Jean Nicolas Arthur Rimbaud, n\u00e9 \u00e0 Charleville \u2013 enfin Charle\u2026 quelque chose, je ne me souviens plus exactement, peut-\u00eatre Charles-City,\u00a0ou Chamb\u00e9ry ? \u2013 le 20 octobre 1854, fils de Fr\u00e9d\u00e9ric Rimbaud, adorait son p\u00e8re. On ne sait s\u2019il le v\u00e9n\u00e9rait, mais son p\u00e8re semblait avoir r\u00e9pandu la f\u00e9licit\u00e9 sur sa famille ;&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/jeffchampo\/2024\/03\/28\/rimbaud-fredy-le-pere\/\">Poursuivre la lecture <span class=\"screen-reader-text\">Rimbaud Fr\u00e9dy le p\u00e8re<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":877,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[42],"tags":[62,48,99,98],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/jeffchampo\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/481"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/jeffchampo\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/jeffchampo\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/jeffchampo\/wp-json\/wp\/v2\/users\/877"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/jeffchampo\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=481"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/jeffchampo\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/481\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":483,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/jeffchampo\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/481\/revisions\/483"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/jeffchampo\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=481"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/jeffchampo\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=481"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/jeffchampo\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=481"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}