{"id":491,"date":"2024-08-22T15:41:56","date_gmt":"2024-08-22T13:41:56","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/jeffchampo\/?p=491"},"modified":"2024-08-22T16:31:51","modified_gmt":"2024-08-22T14:31:51","slug":"pangolinistes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/jeffchampo\/2024\/08\/22\/pangolinistes\/","title":{"rendered":"Pangolinistes"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap\"><em>Dans l\u2019air de la convivialit\u00e9 et de la grossi\u00e8ret\u00e9, des hommes. Tous \u00e9pris d\u2019une folie dansante alcoolique.<\/em> <em>Whisky gourmand ne cesse de r\u00e9clamer&nbsp;: vitalit\u00e9, humour et bonheur. Cr\u00e9ateur de querelles entre le pique et le carreau pour finir en duel \u2013 le jeu en vaut la citadelle.<\/em> <em>Lieu ricain o\u00f9 la photographie monochrome d\u00e9peint la silhouette d\u2019un jeune fumeur moustachu au chapeau. Des souvenirs de voyage, de cet homme au cigare, clou\u00e9 aux murs face au comptoir. Au dos des tabourets, un vieux fusil qui pointe l\u2019entr\u00e9e, regard\u00e9 de biais par la t\u00eate de chevreuil accroch\u00e9 sur le c\u00f4t\u00e9.<\/em> <em>Envelopp\u00e9s par l\u2019odeur de tabac, de sueur et de bois&nbsp;: de sobres visages cach\u00e9s sous des <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Stetson\">Stetsons<\/a> et la lumi\u00e8re tamis\u00e9e des lampes \u00e0 p\u00e9trole. Un air de jazz saupoudre le brouhaha des clients.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>SH\u00c9RIF DAVIS&nbsp;<\/strong><em>(d\u2019une voix rauque)<\/em> <strong>:<\/strong> Morbleu, l\u2019heure est grave. Messieurs, les Martiens sont l\u00e0 et veulent le cuir d\u2019Austin.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>UN CLIENT <\/strong><em>(d\u2019une voix tremblante) <\/em><strong>:<\/strong> Que&#8230; Comment \u00e7a, les Martiens&nbsp;? Qu\u2019est-ce qu\u2019ils veulent&nbsp;? On doit faire quoi contre les extraterrestres, Sh\u00e9rif&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SH\u00c9RIF DAVIS&nbsp;:<\/strong> L\u2019union au combat est la meilleure des alli\u00e9es que nous pussions avoir. D\u2019apr\u00e8s mon flair d\u2019enqu\u00eateur, cette bande de hors-la-loi, les Martiens, s\u00e8me la terreur dans tout le pays avec ses crimes odieux. Il est donc de mon devoir de prot\u00e9ger Austin de cette criminalit\u00e9 perfide.<\/p>\n\n\n\n<p><em>De la pochette qu\u2019il tient dans sa main, il sort des feuilles. <\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le Bazooka, Le Poison et le Boucher sont les terroristes en question. Prenez donc \u00e7a, champions.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Une affiche de recherche \u00e0 r\u00e9compenses passe de main en main parmi les clients du saloon.<\/em> <em>L\u2019inqui\u00e9tude de chacun se lit \u00e0 travers les regards \u00e9chang\u00e9s. Une seule personne reste sto\u00efque. Une myst\u00e9rieuse silhouette assise \u00e0 une table isol\u00e9e.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>UN CLIENT :<\/strong> \u00d4 toi,&nbsp;l\u00e0 bas&nbsp;! Montre ta face ou sinon je d\u00e9gaze. Tu vas voir de pr\u00e8s \u00e0 quoi ressemble un pistolet.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>UN CLIENT :<\/strong> Pourquoi se cacher&nbsp;si on n&rsquo;est pas coupable&nbsp;? Dans le noir nichent les monstres, et la lumi\u00e8re les montre. Qui es-tu&nbsp;? Parle, \u00e9tranger&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019\u00c9CRIVAIN :<\/strong> Je suis celui qui, de sa plume, illumine les histoires du soir. Dans le temps o\u00f9 d\u2019autres sont occup\u00e9s \u00e0 boire.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>UN CLIENT <\/strong><em>(plissant les yeu<\/em>x) <strong>:<\/strong> C\u2019est\u2026 toi&#8230; l\u2019Ecrivain&nbsp;? Celui qui, dans l\u2019obscurit\u00e9, d\u00e9peint le portrait de tous les meurtriers&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>UN CLIENT<\/strong><em> (d\u2019un ton empress\u00e9) <strong>:<\/strong> <\/em>Les avez-vous vus, dans la for\u00eat obscure&nbsp;? Ce soir l\u00e0, quelle aventure&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019\u00c9CRIVAIN :<\/strong> J\u2019ai tout vu de cette nuit-l\u00e0. Mes yeux sont, de nouveau, t\u00e9moins de l\u2019horreur qui a surgi \u00e0 quelques pas de moi.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SH\u00c9RIF DAVIS :<\/strong> Votre gorge est peut-\u00eatre obstru\u00e9e, mais d\u00e9sormais faut parler, \u00e0 croire que vous \u00eates Britney.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019\u00c9CRIVAIN :<\/strong> Ambiance sombre et glaciale, la nuit comme d\u00e9cor d\u00e9vore l\u2019isolement d\u2019une maison de campagne en for\u00eat. Les hors-la-loi sont sur place, pr\u00eats \u00e0 mettre sur sc\u00e8ne ce th\u00e9\u00e2tre de massacre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>UN CLIENT :<\/strong> Ma-ma-massacre&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SH\u00c9RIF DAVIS :<\/strong> La rapidit\u00e9 est la meilleure de nos alli\u00e9es. Les Martiens sont l\u00e0, l\u2019\u00c9crivain sait ce qui a \u00e9t\u00e9 fait. Nous nous devons de l\u2019\u00e9couter.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019\u00c9CRIVAIN :<\/strong> Des fian\u00e7ailles, des convives, une jeune femme et son prince. T\u00e9moins de la sc\u00e8ne&nbsp;: le pr\u00eatre et sa foi intense. Il contemple, impuissant, les yeux embu\u00e9s, le destin qui vient de se sceller. Entre ses deux phares, un trou b\u00e9ant.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le suspense plane dans l\u2019air. Les hommes se r\u00e9unissent un \u00e0 un autour de l\u2019\u00c9crivain, dispos\u00e9s \u00e0 pr\u00eater l\u2019oreille \u00e0 ce qui s\u2019est pass\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019\u00c9CRIVAIN :<\/strong> Leur plus gros casse, un vol de bijoux qui s\u2019est transform\u00e9 en tuerie. La brutalit\u00e9 et la terreur sont les protagonistes principaux dans cet amas d\u2019innocents. Dans l\u2019ombre qui me sert de cachette, je les vois passer \u00e0 l\u2019acte. Les assaillants, sans piti\u00e9, volent ce qui se trouve dans le chalet, tout en surveillant de pr\u00e8s chaque invit\u00e9. Dans le jardin, les proches des fianc\u00e9s comm\u00e8rent, pr\u00e9sentent b\u00e9b\u00e9, dansent, boivent, rient aux \u00e9clats. Ils s\u2019aiment et viennent c\u00e9l\u00e9brer l\u2019amour qui unit cet homme et cette femme. Cette m\u00e9lodie amoureuse est pr\u00eate \u00e0 \u00eatre mont\u00e9e sur la piste musicale de leur vie commune.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>UN CLIENT :<\/strong> Des enfants, il y avait des enfants, mon dieu. Pourquoi faire \u00e7a&nbsp;? Dans quel but&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SH\u00c9RIF DAVIS :<\/strong> Leur seule qu\u00eate est de s\u2019enrichir. Le prix du sang, \u00e0 c\u00f4t\u00e9, lui, n\u2019a pas d\u2019\u00e9gal \u00e0 leurs yeux. Je suis s\u00fbr qu\u2019ils doivent d\u00e9j\u00e0 avoir un nouveau plan en t\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019\u00c9CRIVAIN :<\/strong> Leurs visages apr\u00e8s le massacre ne trahissent aucun remords. C\u2019est ce qui rend la chose encore plus gore. Je les entends hurler en quittant le lieu du crime : \u00ab&nbsp;LE VIRUS EST A NOUS,&nbsp;LA <em>TEAM<\/em> !&nbsp;\u00bb Une atmosph\u00e8re lourde, pleine de myst\u00e8res, laisse des questions sans r\u00e9ponse dans cette nuit am\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SH\u00c9RIF DAVIS :<\/strong> LE VIRUUUS&nbsp;! Il faut s\u2019empresser de les retrouver, s&rsquo;ils mettent le pied dessus on est fichus.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>UN CLIENT :<\/strong> La main, Sh\u00e9rif, la main.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SH\u00c9RIF DAVIS :<\/strong> Elle est propre. Puis on a des choses plus importantes que la propret\u00e9 de mes mains \u00e0 se soucier. Nous devons les arr\u00eater avant qu\u2019ils ne trouvent ce virus. Pas de ruelle !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>UN CLIENT :<\/strong> Quartier, Sh\u00e9rif, quartier.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SH\u00c9RIF DAVIS : <\/strong>Je n\u2019en ai rien \u00e0 faire, de Cartier&nbsp;! Il peut bien continuer \u00e0 boire comme un trou, finir \u00e0 s\u2019\u00e9crouler en plein saloon, ce n\u2019est pas l\u00e0 le souci du jour. Concentrez-vous&nbsp;! On a besoin de tout le monde sur le coup&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><em>L\u2019\u00c9crivain laisse un regard s\u2019\u00e9chapper vers le ciel, ses yeux s\u2019arrondissent de surprise. Il se l\u00e8ve.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019\u00c9CRIVAIN :<\/strong> A la p\u00e9riph\u00e9rie de la cit\u00e9, entre cendrillons et <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ilex_vomitoria\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ilex_vomitoria\">yaupons<\/a> n\u00e9glig\u00e9s, se trouve un laboratoire abandonn\u00e9. Les oiseaux dans le ciel d\u00e9sertent les lieux, fuyant les malotrus qui en ont fait leur abri.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SH\u00c9RIF DAVIS :<\/strong> Suivons l\u2019\u00c9crivain. Rendons-nous au laboratoire et trouvons ce virus. C&rsquo;est notre seule chance de repousser les Martiens.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Tous ensemble, transpirant d\u2019appr\u00e9hension, acquiescent. Ils s\u2019arment pour affronter l\u2019horreur.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Une rue d\u00e9serte, baign\u00e9e dans une lumi\u00e8re sinistre. Les b\u00e2timents autour du laboratoire semblent tous abandonn\u00e9s, toutes les fen\u00eatres sont barricad\u00e9es et le silence r\u00e8gne en ma\u00eetre. Le Sh\u00e9rif Davis, l&rsquo;Ecrivain et les clients avancent prudemment vers la porte n\u00e9glig\u00e9e, tout en scrutant les environs.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L&rsquo;\u00c9CRIVAIN<\/strong> <em>(il s\u2019arr\u00eate soudainement) <\/em><strong>:<\/strong> J\u2019ai entendu des bruits de pas qui venaient de l\u2019int\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SH\u00c9RIF DAVIS<\/strong> <em>(empoignant son arme tout en p\u00e9n\u00e9trant dans le b\u00e2timent, il murmure)<\/em> <strong>:<\/strong> Pr\u00e9parez-vous, mais ne tirez en aucun cas.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>UN CLIENT <\/strong><em>(tout en chuchotant, il l\u00e8ve son doigt.) <\/em><strong>:<\/strong> Regardez \u00e0 travers le hublot, ils sont dans cette pi\u00e8ce !<\/p>\n\n\n\n<p><em>Une tension s&rsquo;installe alors que le Sh\u00e9rif Davis et ses amis entrent pour affronter les Martiens. Les deux groupes se font face, pr\u00eats \u00e0 en d\u00e9coudre pour obtenir le virus mortel.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>SH\u00c9RIF DAVIS : <\/strong> Le Bazooka, toi et ton \u00e9quipe vous \u00eates finis. Nous ne vous laisserons pas mettre la main sur ce virus.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LE BAZOOKA <\/strong><strong>:<\/strong> Tu ne peux rien faire, Charly, ce virus on l\u2019a et on va le laisser s\u2019\u00e9chapper dans le monde entier.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L&rsquo;\u00c9CRIVAIN :<\/strong> Vous n\u2019avez pas peur pour vos vies ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LE POISON <\/strong><em>(avec un rire satanique)<\/em> <strong>:<\/strong> Nous n&rsquo;avons pas peur de vous, \u00e9crivain. Vous n\u2019allez rien faire, comme \u00e0 votre habitude.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LE BOUCHER :<\/strong> Allez, Bazooka et Poison, ne perdons pas de temps avec ces vermines. Allons jeter sur le monde une pand\u00e9mie.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Dans l\u2019empressement de leurs pas vers la fin du monde, les hors-la-loi oublient les armes du Sh\u00e9rif. Trois PAN r\u00e9sonnent dans l\u2019\u00e9cho du labo. Trois BOUM r\u00e9sonnent sur le sol.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L&rsquo;\u00c9CRIVAIN : <\/strong>Dans le dernier souffle de cette triste \u00e9pop\u00e9e, la plume gravera leur destin\u00e9e. Le bras gauche de la loi a mis fin \u00e0 leur errance, offrant aux innocents leur r\u00e9demption, scellant ainsi le destin de cette sombre narration.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Lux<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans l\u2019air de la convivialit\u00e9 et de la grossi\u00e8ret\u00e9, des hommes. Tous \u00e9pris d\u2019une folie dansante alcoolique. Whisky gourmand ne cesse de r\u00e9clamer&nbsp;: vitalit\u00e9, humour et bonheur. 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