SCI le monde m’était conté, c’est le nom de code du projet web des étudiants du master Stratégies Culturelles Internationales, actuellement en stage aux quatre coins du monde. Premier volet de cette série avec Sophie, partie à Barcelone pour six mois, au Hangar* (centre de recherche et de production dans le domaine des arts visuels) comme assistante de coopération.
SCI le monde m’était conté, c’est le nom de code du projet web des étudiants du master Stratégies Culturelles Internationales, actuellement en stage aux quatre coins du monde. Premier volet de cette série avec Sophie, partie à Barcelone pour six mois, au Hangar* (centre de recherche et de production dans le domaine des arts visuels) comme assistante de coopération.
J’ai choisi de franchir les Pyrénées et la frontière franco-espagnole pour mettre le cap sur cette belle ville méditerranéenne qu’est Barcelone. A vous, chers lecteurs, qui seraient tentés de penser que j’ai choisi la facilité, je répondrais tout simplement que non. Choisir d’effectuer son stage à Barcelone, de travailler au sein d’une structure barcelonaise, de tout simplement vivre dans la capitale catalane, c’est avant tout apprivoiser le catalan et les catalans, qui au premier abord peuvent paraître assez renfermés sur eux-mêmes. Depuis que j’ai intégré l’équipe du Hangar il a fallu que je compose avec le catalan. La quasi-totalité de mes collègues étant d’origine catalane, la plupart des mails qui s’échangent au sein du staff est en catalan. Quand je demande à Joana, chargée des programmes de résidences, dans quelle langue elle est la plus à l’aise, elle me répond que c’est en castillan même si elle adore le catalan qui lui semble toutefois beaucoup plus difficile à écrire, puisque sous Franco, le catalan était interdit dans l’enseignement et qu’elle l’a appris à l’oral au sein de sa famille. Ceci étant, on s’y habitue très vite. Il y a beaucoup de similitudes avec le français et ce n’est pas si difficile que ça à l’écrit.
Un premier mois intense en découvertes…
J’ai commencé mon stage le 2 février. Quelle ne fut pas ma joie lorsqu’enfin j’ai intégré le Hangar. Plus de 6 mois d’échange de mails avec Marta, ma responsable de stage au Hangar. Plus de 6 mois que j’attendais enfin ce jour. L’attente fut très longue, mais ça valait le coup. Mon intégration à l’équipe s’est très bien passée. « aaah depuis le temps qu’on t’attendait! ». C’est ainsi que l’on s’est retrouvées autour d’un café, histoire de prendre un peu plus connaissance des tâches qui m’attendaient. Cela fait donc un mois que j’évolue quotidiennement dans un environnement multiculturel et créatif. Créatif parce qu’au Hangar il n’y a que ça, des artistes et des gens passionnés par ce qu’ils font. Le Hangar est une structure qui offre un contexte idéal et des conditions propices à la création artistique. Ainsi, je découvre de nouveaux projets chaque jour, je vois autant la production que la communication, je suis en contact permanent avec les artistes en résidence (soit dit en passant, les ateliers sont drôlement agréables, tout comme la cuisine et en plus de ça il y a même une table de ping pong que j’ai testée et un coin lecture, parfait pour la digestion !). D’ailleurs, depuis que je suis arrivée au Hangar, je me suis liée d’amitié avec une artiste norvégienne en résidence – Kristine – arrivée en même temps que moi. Au fil de nos conversations, nous avons découvert que nous avions une connaissance commune. Le monde des arts visuels est décidément bien petit !
La production … Je suis actuellement en train de découvrir les facettes de la production et de la budgétisation et pour ce faire, j’ai été réquisitionnée dimanche dernier toute la journée, soit de 8h à 18h30. Au programme : accueil des artistes, aide à la mise en place de la scénographie, j’ai même été chargée de construire un pan du décor, et d’aider à la supervision du tournage. C’est assez marrant de gérer les égaux des artistes. Entre le chanteur, sosie de Mick Jagger jeune, qui arrive en taxi, lunettes de soleil vissées sur le nez avec sa coiffeuse et la chorégraphe qui me lance à tout va des « Sofiiiiiiiia ! est-ce qu’il y a quelque chose à grignoter, du café ? » – j’aime bien la version espagnole de Sophie, c’est plus fun.
Les avantages de travailler au Hangar, outre le fait de rencontrer des gens passionnants chaque jour et d’avoir accès à des créations artistiques on ne peut plus expérimentales, ce sont surtout les invitations pour les inaugurations d’exposition et autres, ce qui me permet de découvrir un peu plus la scène culturelle et créative barcelonaise.
« Barcelone, c’est la douceur de vivre… »
Barcelone. Parlons-en un peu. J’ai la chance de vivre avec trois espagnoles (pas d’indépendantiste catalane à l’horizon, mais basque), qui me font découvrir les us et coutumes espagnoles et les différentes facettes de Barcelone. Bon je dois avouer qu’au tout début, fatigue oblige, j’ai eu un peu de mal à m’adapter aux heures espagnoles, d’autant plus que mon premier week-end barcelonais s’est soldé par une sortie au Razzmatazz (le plus gros club de Barcelone !).
Barcelone c’est une ville où il fait vraiment bon vivre et qui reste très abordable. L’offre culturelle est très importante et très intense et il y en a pour tous les budgets. Barcelone c’est aussi la douceur de vivre. 15° et un soleil resplendissant et ce, dès, février. Il me tarde d’être au printemps et de voir la nature reprendre possession d’elle-même, histoire de pouvoir profiter des parcs, de la plage et de la mer. Qui dit printemps à Barcelone, dit également musique. Dès mars reprendront les Brunchs Electroniks, puis en mai et juin auront lieu le Primavera Sound Festival ainsi que le Sonar. Une de mes collègues travaille au Primavera Sound et souvent le Hangar est associé au Sonar pour la mise en place d’ateliers spécifiques. J’espère pouvoir profiter du fait d’être au Hangar pour pouvoir approcher d’un peu plus près ces événements.
*Plus d’infos sur le Hangar (site en espagnol/catalan/anglais) : http://hangar.org/
Twitter : https://twitter.com/HangarBCN
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