{"id":12,"date":"2013-03-07T11:05:39","date_gmt":"2013-03-07T10:05:39","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/ma-vie-au-pays-du-long-nuage-blanc\/"},"modified":"2017-05-05T11:49:32","modified_gmt":"2017-05-05T09:49:32","slug":"ma-vie-au-pays-du-long-nuage-blanc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/2013\/03\/07\/ma-vie-au-pays-du-long-nuage-blanc\/","title":{"rendered":"Ma vie au pays du long nuage blanc."},"content":{"rendered":"<p><em>(Post\u00e9 par Louis pour Nicolas)<\/em><\/p>\n<p><em>Nicolas est actuellement en Nouvelle-Z\u00e9lande pour un minimum de six mois dans le cadre de son Master Strat\u00e9gie Culturelle Internationale avec Champollion.<\/em><\/p>\n<h3>D\u00e9part pour une nouvelle vie<\/h3>\n<p>A\u00e9roport de Toulouse-Blagnac, lundi 28 janvier 2013. Je dis \u00ab\u00a0au revoir\u00a0\u00bb \u00e0 ma famille, ce n&rsquo;est pas le moment le plus joyeux de ma vie, c&rsquo;est m\u00eame assez dur. J&rsquo;ignore \u00e0 ce moment \u00e0 quel point 30 heures de vol plus tard, j&rsquo;allais prendre la claque de ma vie.<br \/>\n<!--more--><\/p>\n<p><em>(Post\u00e9 par Louis pour Nicolas)<\/em><\/p>\n<p><em>Nicolas est actuellement en Nouvelle-Z\u00e9lande pour un minimum de six mois dans le cadre de son Master Strat\u00e9gie Culturelle Internationale avec Champollion.<\/em><\/p>\n<h3>D\u00e9part pour une nouvelle vie<\/h3>\n<p>A\u00e9roport de Toulouse-Blagnac, lundi 28 janvier 2013. Je dis \u00ab\u00a0au revoir\u00a0\u00bb \u00e0 ma famille, ce n&rsquo;est pas le moment le plus joyeux de ma vie, c&rsquo;est m\u00eame assez dur. J&rsquo;ignore \u00e0 ce moment \u00e0 quel point 30 heures de vol plus tard, j&rsquo;allais prendre la claque de ma vie.<!--break--><\/p>\n<p>Premi\u00e8re escale: Londres. Apr\u00e8s avoir fait Toulouse-Londres dans une ambiance bon enfant avec le groupe Commando Percus (connu plut\u00f4t des festivaliers de la r\u00e9gion), je me retrouve pour la premi\u00e8re fois seul dans Heathrow. Pour faire bien les choses et me faire remarquer dans un des a\u00e9roports les plus stricts d&rsquo;Europe en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9, j&rsquo;ai oubli\u00e9 une vieille paire de ciseaux dans la mallette du PC que je trimballe avec moi. R\u00e9sultat? Un passage \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 qui prendra le double du temps. Quatre heures plus tard, je pars pour 18 heures d&rsquo;avion, et un changement brutal d&rsquo;horaires, de saison et d&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re. Je d\u00e9couvre la m\u00e9gapole de Singapour et les petits \u00eelots qui l&rsquo;entourent, depuis l&rsquo;avion. La d\u00e9couverte sera br\u00e8ve, car ensuite,  huit heures de vol direction Sydney pour l&rsquo;avant-derni\u00e8re \u00e9tape. Je d\u00e9couvre un premier spectacle d&rsquo;une beaut\u00e9 \u00e0 couper le souffle, le lever du soleil au-dessus des nuages, puis l&rsquo;Op\u00e9ra de Sydney. Mon but se rapproche. Je change de compagnie pour un court vol de Sydney \u00e0 Auckland. \u00c0 bord, des h\u00f4tesses de l&rsquo;air tout droit sorties d&rsquo;une agence de mannequins nous donnent des formulaires pour nous familiariser avec la tr\u00e8s stricte douane de Nouvelle-Z\u00e9lande. Interdiction d&rsquo;amener de la nourriture, certains types de boissons ou de m\u00e9dicaments. Par ailleurs, passer la douane requiert de la patience, environ 1h30 pour passer les diff\u00e9rentes \u00e9tapes.<\/p>\n<h3>Premiers pas en Aotearoa<\/h3>\n<p>Je viens d&rsquo;arriver \u00e0 Auckland, un d\u00e9calage horaire de 12h dans les jambes, mais rien n&rsquo;entame mon enthousiasme. Mon adorable ma\u00eetre de stage vient me chercher \u00e0 l&rsquo;a\u00e9roport. Une douche plus tard, elle m&#8217;emm\u00e8ne voir des collocations dans un p\u00e9rim\u00e8tre proche de sa maison, pour pouvoir faire du covoiturage pour aller au travail. Les premi\u00e8res personnes que je rencontre m&#8217;emm\u00e8nent \u00e0 penser que comprendre l&rsquo;accent local sera comme monter un meuble lorsqu&rsquo;on a seulement une notice en allemand. Heureusement, Simran, ma ma\u00eetresse de stage sera mon interpr\u00e8te. L&rsquo;affaire sera vite conclue, le lendemain, j&#8217;emm\u00e9nage dans mon nouvel appart&rsquo;. La premi\u00e8re nuit, je suis h\u00e9berg\u00e9 par Simran et son mari. Je me familiarise avec l&rsquo;hospitalit\u00e9  et la gentillesse n\u00e9o-z\u00e9landaises. Le lendemain, direction mon lieu de stage: le Te Tuhi Centre for the Arts. L\u00e0, je r\u00e9alise que nous, Europ\u00e9ens, ne connaissons pas du tout la Nouvelle-Z\u00e9lande. Apr\u00e8s tout, ce qu&rsquo;on sait, c&rsquo;est qu&rsquo;ils ont des paysages magnifiques, qu&rsquo;ils sont super bons en sport (notamment le rugby), et&#8230;.c&rsquo;est tout.<\/p>\n<h3>Auckland, ville d&rsquo;art et de cultures<\/h3>\n<p>Nous ne savons pas \u00e0 quel point l&rsquo;art n\u00e9o-z\u00e9landais est riche et diversifi\u00e9. On peut voir des galeries partout \u00e0 Auckland, et leur approche de l&rsquo;art est tr\u00e8s int\u00e9ressante.  Le street art est tr\u00e8s pr\u00e9sent (notamment \u00e0 Karangape Road-alias K&rsquo;Road), tout comme le design, le print art, la peinture abstraite et le perform art. Mon lieu de stage, le Te Tuhi s&rsquo;inscrit dans cette pluralit\u00e9 en proposant des expositions de qualit\u00e9, originales et diversifi\u00e9es depuis sa cr\u00e9ation. Prochaine exposition en date \u00ab\u00a0Destroyed Word\u00a0\u00bb,  une installation vid\u00e9o du performer espagnol Santiago Sierra, connu pour son anticapitalisme virulent et sa provocation.   Auckland est une ville cosmopolite, avec une multitude de communaut\u00e9s diff\u00e9rentes, l&rsquo;interculturalit\u00e9 est au c\u0153ur m\u00eame de la ville. Du coup, on peut manger tous les jours une cuisine totalement diff\u00e9rente, rencontrer des gens de tout pays et \u00e9changer avec eux. Les Aucklanders sont du coup tr\u00e8s ouverts d&rsquo;esprit. Par exemple, l&rsquo;ouverture du mariage aux couples homosexuels est ici aussi en discussion. Pourtant, pas de r\u00e9action homophobe hyst\u00e9rique, et la Gay Pride, tr\u00e8s populaire, se d\u00e9roule dans une super bonne ambiance, avec la participation des commerces aux diff\u00e9rents chars. Ici, d&rsquo;ailleurs, les r\u00e9actions en France font rire (tout comme le r\u00e9cent scandale sur la viande de b\u0153uf\/cheval).<\/p>\n<h3>Auckland et ses tr\u00e9sors (en attendant que je bouge sur d&rsquo;autres villes)<\/h3>\n<p>Vivre dans un pays aussi beau, et ne rester concentr\u00e9 que sur le stage serait criminel. J&rsquo;ai donc d\u00e9cid\u00e9 de troquer mes habitudes d&rsquo;\u00e9tudiant occidental un peu nerd sur les bords pour bouger \u00e0 chaque fois que j&rsquo;ai eu l&rsquo;occasion. Tout d&rsquo;abord, le centre-ville d&rsquo;Auckland. D\u00e9j\u00e0, rien que \u00e7a, \u00e7a vaut largement le d\u00e9tour. Le Waterfront, ancien port industriel a \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement r\u00e9habilit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;occasion de la coupe du monde de rugby, pour en faire un lieu touristique attractif, avec des aires de jeu et de repos un peu partout. Les silos ont \u00e9t\u00e9 transform\u00e9s en lieux d&rsquo;exposition ou en \u00e9cran g\u00e9ant pour des projections en plein air, et du mat\u00e9riel naval r\u00e9utilis\u00e9 pour toute autre chose.  Ponsonby, quartier gay et artistique avec ses bars, ses boutiques, ses belles maisons. K&rsquo;Road, coin anim\u00e9 o\u00f9 se regroupe un milieu alternatif. Queen Street, les Champs-\u00c9lys\u00e9es locaux. La Skytower, tour embl\u00e8me de la ville, plus haute que la tour Eiffel, et visible de partout. Tout est fait pour vous mettre une claque. Autre chose appr\u00e9ciable, nous avons beau \u00eatre dans une m\u00e9tropole d&rsquo;un million et demi d&rsquo;habitants (en comptant les suburbs, rattach\u00e9s r\u00e9cemment \u00e0 Auckland), soit pr\u00e8s d&rsquo;un tiers de la population du pays, il r\u00e8gne une atmosph\u00e8re de tranquillit\u00e9, chose que l&rsquo;on ne verrait pas dans les grandes villes chez nous.  .   Au-del\u00e0 de la ville, le spectacle offert par les coins environnants est \u00e0 couper le souffle, que ce soit le One Tree Hill &#8211; volcan donnant une vue sur Auckland, et reconnaissable \u00e0 son ob\u00e9lisque &#8211; le tr\u00e8s joli suburb de Devonport, les plages multiples, ou, cerise sur le g\u00e2teau (pour l&rsquo;instant, car \u00e0 chaque fois, je prends une claque suppl\u00e9mentaire), les \u00eeles de Rangitoto (une \u00eele volcan \u00e9merg\u00e9e il y a 600 ans) et Motutapu, rattach\u00e9es l&rsquo;une \u00e0 l&rsquo;autre.   Un voyage \u00e0 Auckland serait incomplet sans un tour au mythique \u00c9den Park, temple du rugby et du cricket et sa ferveur.   La Nouvelle-Z\u00e9lande est une exp\u00e9rience majeure dans une vie. Le bonheur procur\u00e9, l&rsquo;\u00e9panouissement rel\u00e8vent presque du mystique, un orgasme visuel qui n&rsquo;a nul autre pareil.  \u00c0 l&rsquo;heure o\u00f9 j&rsquo;\u00e9cris, le voyage a pris une autre tournure et j&rsquo;envisage s\u00e9rieusement de rester ici quelque temps.<\/p>\n<p>Pour suivre Nicolas dans sa d\u00e9couverte de la Nouvelle-Z\u00e9lande et voir plus de photos :&nbsp;<a href=\"http:\/\/thefrogandthefern.wordpress.com\" target=\"_blank\">The Frog And The Fern<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(Post\u00e9 par Louis pour Nicolas) Nicolas est actuellement en Nouvelle-Z\u00e9lande pour un minimum de six mois dans le cadre de son Master Strat\u00e9gie Culturelle Internationale avec Champollion. D\u00e9part pour une nouvelle vie A\u00e9roport de Toulouse-Blagnac, lundi 28 janvier 2013. Je dis \u00ab\u00a0au revoir\u00a0\u00bb \u00e0 ma famille, ce n&rsquo;est pas le moment le plus joyeux de &hellip; <a href=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/2013\/03\/07\/ma-vie-au-pays-du-long-nuage-blanc\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Ma vie au pays du long nuage blanc.<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":305,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[4,1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/wp-json\/wp\/v2\/users\/305"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":234,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12\/revisions\/234"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}