{"id":80,"date":"2015-03-27T13:45:35","date_gmt":"2015-03-27T12:45:35","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/sci-le-monde-metait-conte-le-paraguay-ou-le-pays-des-contrastes\/"},"modified":"2017-05-05T11:53:13","modified_gmt":"2017-05-05T09:53:13","slug":"sci-le-monde-metait-conte-le-paraguay-ou-le-pays-des-contrastes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/2015\/03\/27\/sci-le-monde-metait-conte-le-paraguay-ou-le-pays-des-contrastes\/","title":{"rendered":"[SCI le monde m&rsquo;\u00e9tait cont\u00e9] Le Paraguay&#8230; ou le pays des contrastes"},"content":{"rendered":"<p><em> \u00ab SCI le monde m&rsquo;\u00e9tait cont\u00e9 \u00bb, c&rsquo;est le nom de code du projet web des \u00e9tudiants du master Strat\u00e9gies Culturelles Internationales, actuellement en stage aux quatre coins du monde. Cette fois-ci, on quitte l&rsquo;Europe et on traverse l&rsquo;Atlantique, direction le Paraguay. Irene est partie en f\u00e9vrier pour Assomption, au Centro Cultural de Espana*. Suivez le guide !<\/em><\/p>\n<p>\n<!--more--><\/p>\n<p><em> \u00ab SCI le monde m&rsquo;\u00e9tait cont\u00e9 \u00bb, c&rsquo;est le nom de code du projet web des \u00e9tudiants du master Strat\u00e9gies Culturelles Internationales, actuellement en stage aux quatre coins du monde. Cette fois-ci, on quitte l&rsquo;Europe et on traverse l&rsquo;Atlantique, direction le Paraguay. Irene est partie en f\u00e9vrier pour Assomption, au Centro Cultural de Espana*. Suivez le guide !<\/em><\/p>\n<p><!--break-->Rien ne se passe par hasard. Du moins, c&rsquo;est ce que je pense apr\u00e8s que le destin ait chang\u00e9 mon lieu de stage. Changement de derni\u00e8re minute&nbsp;: apr\u00e8s plusieurs mois de lecture et de prise de renseignements sur le Br\u00e9sil, cela est annul\u00e9 et on me propose de partir au Paraguay. Je ne connaissais absolument rien sur ce pays -comme la plupart des gens sur Terre- donc l&rsquo;inconnu m&rsquo;a fait r\u00e9pondre&nbsp;: pourquoi pas&nbsp;?<\/p>\n<p><strong>Atterrissage dans le pays<\/strong><\/p>\n<p>Aux yeux d&rsquo;un europ\u00e9en, le Paraguay est un pays qui choque. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une combinaison de contrastes qui te d\u00e9placent en quelques secondes, du pr\u00e9sent au pass\u00e9 et vice versa. On peut observer une pub sur un \u00e9cran gigantesque de technologie de pointe pendant qu&rsquo;on attend un bus pittoresque -ou, \u00ab&nbsp;colectivo&nbsp;\u00bb comme on dit ici &#8211; qui a au moins 30 ans, qui sent l&rsquo;essence \u00e0 plein nez et qui n&rsquo;a, bien s\u00fbr, pas de clim&nbsp;! Mais ce n&rsquo;est pas tr\u00e8s grave, on prend le bus quand-m\u00eame \u00e0 0,45 \u20ac le trajet. Pendant ce petit voyage mouvement\u00e9 en colectivo, on observe quelques \u00e9l\u00e9ments qui attirent notre attention. Autour du chauffeur, on trouve toute une panoplie d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments d\u00e9co -si \u00e7a peut s&rsquo;appeler comme \u00e7a- o\u00f9 les saints et les devises religieuses ne manquent pas&#8230;Ils conduisent tellement vite, que parfois il vaut mieux faire une petite pri\u00e8re&nbsp;! Si nous observons dehors, la majorit\u00e9 des voitures sont des tout-terrain -les rues sont tellement mal chauss\u00e9es qu&rsquo;il en faut un pour survivre&nbsp;! Et quoi dire des pi\u00e9tons&nbsp;? Rien. Puisque, vu d&rsquo;un automobiliste, ils n&rsquo;existent pas. Ils peuvent seulement traverser la rue s&rsquo;il n&rsquo;y a pas de voitures qui circulent \u00e0 toute allure. Mais une fois que l&rsquo;on s&rsquo;habitue \u00e0 faire attention constamment, ce n&rsquo;est plus dangereux.<br \/>Continuons notre promenade \u00e0 pied, ce qui nous permettra d&rsquo;apercevoir d&rsquo;autres d\u00e9tails. Quelques consignes sont \u00e0 prendre en compte&nbsp;: impossible de marcher et \u00e9crire sur Whatsapp en m\u00eame temps, pour deux raisons principalement. La premi\u00e8re&nbsp;: il vaut mieux ne pas montrer qu&rsquo;on a un smartphone super cool, si on ne veux pas risquer d&rsquo;\u00eatre attaqu\u00e9. La deuxi\u00e8me&nbsp;: c&rsquo;est une question de survie, si on ne regarde pas le sol, on risque enfoncer le pied (et la moiti\u00e9 de la jambe) dans un trou sur le trottoir&nbsp;! Les couvercles des \u00e9gouts sont en fer, donc ils sont vol\u00e9s et revendus \u00e0 bon prix (oui, vous avez bien compris, la pauvret\u00e9 est pr\u00e9sente dans tous les coins au Paraguay).<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, tout n&rsquo;est mauvais ici&nbsp;! Ce pays, oubli\u00e9 au c\u0153ur de l&rsquo;Am\u00e9rique du Sud et \u00e9clips\u00e9 par ses voisins, poss\u00e8de une immense richesse naturelle et culturelle, avec une vingtaine de communaut\u00e9s indig\u00e8nes diff\u00e9rentes et des dizaines de langues diverses. Une grande partie de la population parle, ou du moins comprend, le guarani. Du m\u00e9lange entre le guarani et l&rsquo;espagnol est n\u00e9e une nouvelle langue appel\u00e9e \u00ab&nbsp;joapr\u00e1&nbsp;\u00bb. De plus, le Paraguay est le seul pays d&rsquo;Am\u00e9rique latine qui reconna\u00eet \u00eatre bilingue, ce qui conf\u00e8re une grande importance \u00e0 cette langue, bien qu&rsquo;elle soit consid\u00e9r\u00e9e parfois  comme la langue de la province. <br \/>\u00c9tant un pays m\u00e9connu, le Paraguay n&rsquo;attire pas beaucoup de touristes, ce qui freine d&rsquo;une certaine fa\u00e7on son d\u00e9veloppement. Ainsi, il est l&rsquo;un des pays le plus authentiques d&rsquo;Am\u00e9rique latine, l&rsquo;un des pays o\u00f9 l&rsquo;occidentalisation a mis plus de temps \u00e0 arriver. Pour illustrer ce propos, il suffit de dire que dans la capitale il n&rsquo;y a qu&rsquo;une quinzaine de gratte-ciels, que cela fait juste quelques ann\u00e9es qu&rsquo;il y a des bars o\u00f9 sortir le samedi et quelques lieux de promenades pour se balader le dimanche. Il est tr\u00e8s int\u00e9ressant d&rsquo;assister \u00e0 cette \u00e9volution de la ville d&rsquo;Assomption&nbsp;: des petits pas pour la ville, des grands pas pour les citoyens&nbsp;!<\/p>\n<p><strong>Stage au Centro Cultural de Espa\u00f1a \u00ab&nbsp;Juan de Salazar&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Assomption manque encore d&rsquo;espaces culturels publics qui promeuvent l&rsquo;acc\u00e8s d\u00e9mocratique \u00e0 la culture -cela ne fait que huit ans que le Gouvernement poss\u00e8de un \u00ab&nbsp;Secretar\u00eda Nacional de Cultura&nbsp;\u00bb-. Ainsi, le CCE Juan de Salazar joue un r\u00f4le majeur en ce qui concerne la programmation culturelle accessible \u00e0 tous. La partie de l&rsquo;\u00e9quipe d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la programmation est tr\u00e8s petite par rapport au niveau d&rsquo;activit\u00e9, donc d\u00e8s le premier moment, on m&rsquo;a int\u00e9gr\u00e9e en souhaitant que je sois autonome le plus t\u00f4t possible pour pouvoir filer un coup de main.<br \/>Le CCE est install\u00e9 dans deux anciennes maisons coloniales reform\u00e9es o\u00f9 il y a tous les \u00e9quipements n\u00e9cessaires&nbsp;: biblioth\u00e8que, salle d&rsquo;atelier, auditorium, salle d&rsquo;expo, cabine radio, mus\u00e9e, bureaux, laboratoire de nouvelles technologies, une caf\u00e9t\u00e9ria en construction et une grande cour au milieu, ce qui permet l&rsquo;organisation de tout type d&rsquo;activit\u00e9s.<\/p>\n<p>Au Centre culturel, chaque mois est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 une th\u00e9matique. Le mois de mars est, par exemple,  d\u00e9di\u00e9 aux femmes. Ainsi, nous avons organis\u00e9 un colloque sur une artiste espagnole qui s&rsquo;est install\u00e9e au Paraguay et qui a boulevers\u00e9 plusieurs champs de l&rsquo;art paraguayen du XXe si\u00e8cle&nbsp;; des s\u00e9ances cin\u00e9ma avec un focus sur le cin\u00e9ma politique r\u00e9alis\u00e9 par des femmes&nbsp;; une expo sur des artistes c\u00e9ramistes traditionnelles du Paraguay&nbsp;; des activit\u00e9s pour les enfants afin de les introduire \u00e0 la question de l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 homme-femme&nbsp;; des pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre&#8230; Bref, tout un \u00e9ventail d&rsquo;activit\u00e9s diverses et vari\u00e9es dont l&rsquo;organisation requiert de la polyvalence&nbsp;!<br \/>Quant \u00e0 l&rsquo;\u00e9quipe, nous sommes 4 personnes en programmation culturelle et \u00e0 part \u00e7a, il y a une quinzaine de personnes qui permettent le bon fonctionnement du Centre Culturel&nbsp;: charg\u00e9s du service communication, techniciens, biblioth\u00e9caire, charg\u00e9 de la radio, secr\u00e9taire, comptable, gardien, informaticien, etc-. C&rsquo;est une \u00e9quipe jeune et tr\u00e8s unie, ce qui cr\u00e9e une ambiance tr\u00e8s agr\u00e9able au travail, mais aussi ailleurs puisque nous nous voyons souvent en dehors du CCE.<\/p>\n<p>Bref, la vie ici est tr\u00e8s diff\u00e9rente de celle de l&rsquo;Europe, mais elle a du charme \u00e0 sa fa\u00e7on. Dans une ville o\u00f9 l&rsquo;on n&rsquo;a pas toutes les commodit\u00e9s auxquelles on est habitu\u00e9, on ouvre l&rsquo;esprit et ce qui auparavant \u00e9tait indispensable devient d&rsquo;un jour \u00e0 l&rsquo;autre quelque chose de superflu. Une fois qu&rsquo;on s&rsquo;y fait, on arr\u00eate de se poser des questions et on profite de la vi(ll)e d&rsquo;Assomption telle qu&rsquo;elle est. Je vous avoue que, jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, je n&rsquo;ai toujours pas trouv\u00e9 de r\u00e9ponse \u00e0 la question&nbsp;: le Paraguay, pourquoi pas&nbsp;?<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/juandesalazar.org.py\/\" target=\"_blank\">Page web du Centre culturel d&rsquo;Espagne Juan de Salazar<\/a><br \/><a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/pages\/CCEJS-AECID-PARAGUAY\/112718602079536?fref=ts\" target=\"_blank\">Facebook<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab SCI le monde m&rsquo;\u00e9tait cont\u00e9 \u00bb, c&rsquo;est le nom de code du projet web des \u00e9tudiants du master Strat\u00e9gies Culturelles Internationales, actuellement en stage aux quatre coins du monde. Cette fois-ci, on quitte l&rsquo;Europe et on traverse l&rsquo;Atlantique, direction le Paraguay. Irene est partie en f\u00e9vrier pour Assomption, au Centro Cultural de Espana*. Suivez &hellip; <a href=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/2015\/03\/27\/sci-le-monde-metait-conte-le-paraguay-ou-le-pays-des-contrastes\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">[SCI le monde m&rsquo;\u00e9tait cont\u00e9] Le Paraguay&#8230; ou le pays des contrastes<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":305,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1,5],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/wp-json\/wp\/v2\/users\/305"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=80"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":194,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80\/revisions\/194"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=80"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=80"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/papyrus\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=80"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}