{"id":1027,"date":"2014-03-19T14:32:42","date_gmt":"2014-03-19T13:32:42","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/?page_id=1027"},"modified":"2014-04-19T14:07:04","modified_gmt":"2014-04-19T13:07:04","slug":"lenfance","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/un-gentilhomme-provincial\/la-naissance-le-milieu-familial-la-premiere-education\/lenfance\/","title":{"rendered":"L&rsquo;enfance"},"content":{"rendered":"<p align=\"JUSTIFY\"><strong><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\">L&rsquo;\u00e9ducation \u00e0 la maison<\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\">Jean-Fran\u00e7ois de Galaup faisait partie de la centaine de nobles albigeois sur les 9 000 habitants d&rsquo;alors. Il a donc re\u00e7u une \u00e9ducation privil\u00e9gi\u00e9e qui a pu profiter de la visite de nombreux hommes d&rsquo;\u00c9glise, dont beaucoup sont les amis de sa m\u00e8re. Ces religieux convi\u00e9s par la famille, contaient histoires, l\u00e9gendes et traditions catholiques au jeune de Galaup.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"> On comptait beaucoup sur cette \u00e9ducation religieuse, d&rsquo;autant plus que la religion \u00e9tait incontournable au XVIII<sup>e<\/sup> en France. Durant son enfance au manoir, Lap\u00e9rouse a appris \u00e0 parler latin avec l&rsquo;aide de sa m\u00e8re. \u00c0 l&rsquo;\u00e9poque cette langue, aujourd&rsquo;hui morte, \u00e9tait tr\u00e8s enseign\u00e9e dans les milieux ais\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 et fonctionnait comme le marqueur social des \u00e9lites \u00e9duqu\u00e9es. <\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"> Cette \u00e9ducation passe \u00e9galement par la nourrice, dont le r\u00f4le n&rsquo;est pas \u00e0 n\u00e9gliger. Dans la noblesse fran\u00e7aise du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, en effet, on d\u00e9l\u00e8gue beaucoup l&rsquo;\u00e9ducation des jeunes \u00e0 des nourrices. Celle du jeune De Galaup lui a permis d&rsquo;apprendre \u00e0 danser, chanter, dessiner et \u00e0 \u00e9crire. Parmi ces enseignements, Lap\u00e9rouse a \u00e9galement re\u00e7u des cours \u00ab\u00a0d&rsquo;armes\u00a0\u00bb, autrement dit, il a appris \u00e0 se battre.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"> C&rsquo;est conforme au r\u00f4le traditionnellement attribu\u00e9 aux nobles, dont les privil\u00e8ges \u00e9taient cens\u00e9s \u00eatre justifi\u00e9s par leur capacit\u00e9 \u00e0 prendre les armes. Cette \u00e9ducation \u00ab\u00a0primaire\u00a0\u00bb re\u00e7ue de ses parents et de sa nourrice, justifie le choix de ne pas scolariser Lap\u00e9rouse avant ses 9 ans. \u00c0 l&rsquo;\u00e9poque, ce n&rsquo;est pas un fait rarissime en province. Cela s&rsquo;explique aussi par la localisation arri\u00e9r\u00e9e du hameau du G\u00f4 par rapport au centre historique \u00ab\u00a0d&rsquo;Alby\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<div id=\"attachment_1214\" style=\"width: 674px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/03\/Terrasses-o\u00f9-il-jouait-2.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1214\" loading=\"lazy\" class=\" wp-image-1214 \" alt=\"\" src=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/03\/Terrasses-o\u00f9-il-jouait-2.jpg\" width=\"664\" height=\"496\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1214\" class=\"wp-caption-text\">Terrasses o\u00f9 il jouait avec sa s\u0153ur<br \/>Photographie\u00a0: Lucas Rivet, 2013.<\/p><\/div>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-size: medium\">Le temps de l&rsquo;enfance<\/span><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"> Quand il ne recevait pas de cours, Jean-Fran\u00e7ois passait beaucoup de temps avec sa s\u0153ur cadette, Jacquette, \u00e0 jouer sur les terrasses verdies du manoir, en compagnie des autres enfants du hameau. Lap\u00e9rouse et sa s\u0153ur ont entretenu une relation fraternelle tr\u00e8s forte, qui elle perdura jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort. <\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"> Ceci peut s&rsquo;expliquer par le fait qu&rsquo;ils \u00e9taient les seuls enfants \u00e0 avoir surv\u00e9cu \u00e0 la forte mortalit\u00e9 infantile de la fratrie (Victoire De Galaup, \u00e9tant n\u00e9e bien plus tard). De plus, en dehors des balades en for\u00eat avec ses amis du G\u00f4, Jean-Fran\u00e7ois accompagnait son p\u00e8re (car il \u00e9tait le seul fils) lors de visites de territoires que ce dernier convoitait.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"> Lap\u00e9rouse ne manquait pas d&rsquo;occupations. En dehors de la relation avec sa s\u0153ur, Jean-Fran\u00e7ois ne peinait pas \u00e0 s&rsquo;int\u00e9grer dans des groupes d&rsquo;amis. En effet, c&rsquo;\u00e9tait un enfant tr\u00e8s amical, et s&rsquo;il est connu pour son humanit\u00e9 lors de ses d\u00e9couvertes, le jeune De Galaup tient ce trait de caract\u00e8re de son enfance. Il est d\u00e9crit comme un enfant \u00ab\u00a0en avance sur son temps\u00a0\u00bb\u00a0: il ne faisait pas la diff\u00e9rence entre les ordres, pour lui, un ami \u00e9tait un ami, peu importe l&rsquo;importance de son rang. Cela ne l&#8217;emp\u00eachait pas d&rsquo;\u00eatre un enfant plut\u00f4t turbulent et perturbateur, comme le d\u00e9crivent plus tard ses professeurs.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><strong>Les relations avec son p\u00e8re<\/strong> <\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\">Lap\u00e9rouse s&rsquo;est donc rendu compte qu&rsquo;il ne partageait pas les valeurs de la noblesse de l&rsquo;\u00e9poque. Ceci ne facilitera pas la relation tr\u00e8s tendue qu&rsquo;il a eue avec son p\u00e8re, Victor-Joseph De Galaup. Jean-Fran\u00e7ois le trouvait trop autoritaire, trop s\u00e9v\u00e8re. Le patriarche de la famille voulait que son fils lui succ\u00e8de, comme consul et qu&rsquo;il continue \u00e0 agrandir ses possessions autour d&rsquo;Alby. <\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\">C&rsquo;est la raison pour laquelle il l&rsquo;inscrit au coll\u00e8ge j\u00e9suite. Au XVIII<sup>e<\/sup>, les enfants n&rsquo;avaient pas le choix d&rsquo;un \u00ab\u00a0projet professionnel\u00a0\u00bb, les parents d\u00e9cidaient pour eux, c&rsquo;est ce qui se passe pour Jean-Fran\u00e7ois. Mais comme ce dernier n&rsquo;est gu\u00e8re passionn\u00e9 par les activit\u00e9s de son p\u00e8re, cela ne facilite pas leurs relations.<i> <\/i><\/span><\/p>\n<div id=\"attachment_1201\" style=\"width: 403px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/03\/Boucle-du-G\u00f4.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1201\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1201 \" alt=\"\" src=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/03\/Boucle-du-G\u00f4.jpg\" width=\"393\" height=\"525\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1201\" class=\"wp-caption-text\">Carte de la boucle du G\u00f4<br \/>Photographie\u00a0: Lucas Rivet, 2013.<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00e9ducation \u00e0 la maison Jean-Fran\u00e7ois de Galaup faisait partie de la centaine de nobles albigeois sur les 9 000 habitants d&rsquo;alors. 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