{"id":1056,"date":"2014-03-19T14:59:44","date_gmt":"2014-03-19T13:59:44","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/?page_id=1056"},"modified":"2014-04-03T07:31:57","modified_gmt":"2014-04-03T06:31:57","slug":"etre-noble-a-albi","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/un-gentilhomme-provincial\/la-noblesse-toulousaine-au-siecle-des-lumieres\/etre-noble-a-albi\/","title":{"rendered":"Etre noble \u00e0 Albi"},"content":{"rendered":"<p align=\"JUSTIFY\"><strong><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">Les chiffres<\/span><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">Quel est le poids d\u00e9mographique de la noblesse par rapport au reste de la soci\u00e9t\u00e9 ? Prenons d&rsquo;abord le cas de la France sous l&rsquo;Ancien R\u00e9gime. Au XIV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, selon le m\u00e9di\u00e9viste Philippe Contamine, la noblesse compte pour 1 % \u00e0 2 % de la population, ce qui donne un chiffre situ\u00e9 entre 40 000 et 50 000 familles<a href=\"#sdfootnote1sym\"><sup>1<\/sup><\/a>. Plus tard, au XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, l&rsquo;historien Jean-Marie Constant fixe une fourchette qui se situe entre 20 000 et 30 000 chefs de feux<a href=\"#sdfootnote2sym\"><sup>2<\/sup><\/a>, ce qui correspondrait \u00e0 100 000-150 000 personnes. Philippe Contamine avance un chiffre de 250 000 personnes, quant \u00e0 Lucien Bely, historien de l&rsquo;\u00e9poque moderne, il \u00e9value l&rsquo;effectif nobiliaire autour de 120 000 \u00e0 200 000 personnes. Pour la p\u00e9riode du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, on peut avancer, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1700, un chiffre autour de 234 000 individus. Mais ce si\u00e8cle pr\u00e9figure un d\u00e9clin, car l&rsquo;ordre tend \u00e0 se fermer de plus en plus. En effet, \u00e0 la veille de la R\u00e9volution, il tombe \u00e0 140 000 personnes pour 27 millions de Fran\u00e7ais, ce qui change consid\u00e9rablement le poids d\u00e9mographique que repr\u00e9sente l&rsquo;ordre nobilaire dans la soci\u00e9t\u00e9. <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">En ce qui concerne la ville d&rsquo;Albi, situ\u00e9e en province, elle abrite bien une noblesse install\u00e9e depuis le XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et qui perdure dans ses activit\u00e9s diverses. La population albigeoise compte environ 8 000 habitants au d\u00e9but du XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<a href=\"#sdfootnote3sym\"><sup>3<\/sup><\/a>. Plus tard, le recensement effectu\u00e9 en 1790 nous indique l&rsquo;existence de 10 294 Albigeois. Les sources montrent qu&rsquo;il est difficile de trouver un nombre pr\u00e9cis des effectifs nobiliaires. Il semblerait qu&rsquo;il y ait une centaine d&rsquo;habitants appartenant \u00e0 la noblesse languedocienne au milieu du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<a href=\"#sdfootnote4sym\"><sup>4<\/sup><\/a>. Selon Dominique Rech, la proportion des nobles albigeois varie entre 1 % et 1.5 %<a href=\"#sdfootnote5sym\"><sup>5<\/sup><\/a>, ce qui est quasiment le m\u00eame pourcentage qu&rsquo;en France. Dans la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, on compte trente-huit familles nobles vivant \u00e0 Albi\u00a0: treize titr\u00e9es dont quatre marquis, trois comtes, deux barons et quatre chevaliers, et vingt-cinq familles d&rsquo;\u00e9cuyers nobles<a href=\"#sdfootnote6sym\"><sup>6<\/sup><\/a>. Parmi eux, les Galaup, les Reynes, ou encore les Delecouls.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<h2 align=\"JUSTIFY\"><\/h2>\n<h2 align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\"><b>Une noblesse de type provincial qui vit dans des lieux de prestige<\/b><\/span><\/span><\/span><\/h2>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">La noblesse albigeoise vit dans des lieux qui lui sont propres. Depuis le XIV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, la ville d&rsquo;Albi est marqu\u00e9e par une organisation spatiale qui ne connait pas de modifications jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de l&rsquo;Ancien R\u00e9gime. Elle est bas\u00e9e sur des d\u00e9coupages, ce sont les quartiers ou des <em>gaches<\/em>, dont le nom est celui d&rsquo;une paroisse ou d&rsquo;un lieu-dit. Ce d\u00e9coupage permet aux \u00e9lites de se hisser en haut du pouvoir municipal. Il n&rsquo;existe pas de zone sp\u00e9cifique qui regroupe toutes les fortunes. Pourtant, on peut apercevoir des quartiers plus riches comme le Vigan et le Verdusse qui abritent de grands h\u00f4tels particuliers<a href=\"#sdfootnote7sym\"><sup>7<\/sup><\/a>. L&rsquo;h\u00f4tel Fenasse, situ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;angle de la rue Saint-Etienne, appartient \u00e0 une riche famille albigeoise. Cette propri\u00e9t\u00e9 a d&rsquo;abord \u00e9t\u00e9 habit\u00e9e par Guillaume Fenasse, usurier et banquier, puis elle est pass\u00e9e \u00e0 B\u00e9raud de Fargues, fr\u00e8re de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque d&rsquo;Albi puis \u00e0 Pierre-Raymond de Rabastens, s\u00e9n\u00e9chal de Toulouse. En 1791, l&rsquo;h\u00f4tel est c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Etienne Lacombe, un n\u00e9gociant<a href=\"#sdfootnote8sym\"><sup>8<\/sup><\/a>. Ce regroupement d&rsquo;\u00e9lites cr\u00e9e dans la ville une certaine hi\u00e9rarchie sociale qui structure l&rsquo;espace. <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<div id=\"attachment_2516\" style=\"width: 258px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/03\/Maison-Enjalbert.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2516\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-2516  \" alt=\"\" src=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/03\/Maison-Enjalbert.jpg\" width=\"248\" height=\"346\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2516\" class=\"wp-caption-text\">La maison Enjalbert situ\u00e9e rue des P\u00e9nitents \u00e0 Albi<\/p><\/div>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">Les Albigeois les plus riches sont aussi pr\u00e9sents dans la ville que dans la campagne alentour dans les ch\u00e2teaux ou gentilhommi\u00e8res, situ\u00e9s dans un rayon de 20 kms autour d&rsquo;Albi. D\u00e8s le XV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, la terre attire les gens fortun\u00e9s qui s&rsquo;approprient des domaines. C&rsquo;est le cas des de Galaup qui poss\u00e8dent le ch\u00e2teau du G\u00f4 ou des Metg\u00e9, propri\u00e9taires du ch\u00e2teau des Avalats. Ainsi, 15 des 38 familles nobles vivent dans des ch\u00e2teaux \u00e0 la campagne. Ils les ont acquis par la possession de certains fiefs nobles. Mais \u00e0 partir de la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, les bourgeois leur font de la concurrence dans l&rsquo;achat de terres. La vie \u00e0 la campagne attire\u00a0: loin du rythme de la ville, on occupe ses journ\u00e9es par la chasse et la p\u00eache, on rend visite aux ch\u00e2teaux voisins<a href=\"#sdfootnote11sym\"><sup>11<\/sup><\/a>.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<h2 align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\"><b>La vie quotidienne d&rsquo;un noble\u00a0: un style de vie particulier<\/b> <\/span><\/span><\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">Education et savoir : Au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, la vie culturelle est en plein essor. L&rsquo;instruction met cependant du temps \u00e0 toucher toutes les couches sociales. L&rsquo;\u00e9ducation va prendre de l&rsquo;ampleur chez les \u00e9lites, \u00e0 la ville comme \u00e0 la campagne. Les progr\u00e8s de l&rsquo;\u00e9criture et l&rsquo;accession aux livres permettent aux hommes de d\u00e9velopper leurs connaissances. <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">Le savoir fait pleinement partie de la vie quotidienne des nobles qui se sont alphab\u00e9tis\u00e9s bien avant les autres couches sociales. A Albi, certains d&rsquo;entre eux comme Lap\u00e9rouse, ont suivi leurs \u00e9tudes secondaires dans le coll\u00e8ge des j\u00e9suites (Voir les pages d\u00e9di\u00e9es sur le site).<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">Chez les jeunes nobles, l&rsquo;\u00e9ducation est primordiale pour ceux qui se pr\u00e9parent \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e. Au sein des \u00e9coles militaires, ils re\u00e7oivent un enseignement rigoureux\u00a0: une s\u00e9v\u00e8re pr\u00e9paration physique et l&rsquo;\u00e9tude des disciplines scientifiques comme les math\u00e9matiques, le dessin, et la g\u00e9ographie. C&rsquo;est ainsi que Jean-Fran\u00e7ois de Lap\u00e9rouse entre \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 15 ans \u00e0 l&rsquo;Ecole de la Marine, \u00e0 Brest (Voir les pages d\u00e9di\u00e9es sur le site).<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">L&rsquo;\u00e9ducation des filles est diff\u00e9rente. Elles sont initi\u00e9es \u00e0 un ensemble de valeurs propres \u00e0 la bonne soci\u00e9t\u00e9 et aux crit\u00e8res de genre de l&rsquo;\u00e9poque, qui fixent les r\u00e8gles de l&rsquo;\u00e9ducation qu&rsquo;elles re\u00e7oivent en fonction du r\u00f4le qui leur est assign\u00e9 dans la soci\u00e9t\u00e9. On leur apprend \u00e0 se comporter dans l&rsquo;ob\u00e9issance, la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, la discr\u00e9tion et l&rsquo;humilit\u00e9, afin qu&rsquo;elles acceptent leur place subordonn\u00e9e \u00e0 celle des hommes, leur statut de femme, mari\u00e9e, de m\u00e8re de famille, de bonne m\u00e9nag\u00e8re qui dirige des domestiques. L&rsquo;\u00e9ducation des filles est aussi en lien avec la religion, l&rsquo;apprentissage peut se faire au couvent o\u00f9 elles doivent apprendre d&rsquo;\u00e9criture, la lecture, le calcul et des activit\u00e9s pratiques comme les travaux m\u00e9nagers et l&rsquo;\u00e9tablissement des quittances<a href=\"#sdfootnote12sym\"><sup>12<\/sup><\/a>.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">Religion et croyances : la religion est pr\u00e9sente dans la vie de tous les individus, de leur naissance jusqu&rsquo;\u00e0 leur mort \u00e0 travers des sacrements tels que le bapt\u00eame, le mariage, ainsi que des c\u00e9l\u00e9brations et des messes. La sensibilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 la religion est ind\u00e9niable. Au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, plusieurs mouvements religieux se font face. Le catholicisme domine toujours mais l&rsquo;unit\u00e9 religieuse a du mal \u00e0 se r\u00e9tablir depuis la r\u00e9vocation de l&rsquo;\u00e9dit de Nantes en 1685. On observe \u00e0 partir du XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle plusieurs courants spirituels qui \u00e9mergent chez les \u00e9lites. Le mouvement conduit par Th\u00e9r\u00e8se d&rsquo;Avila, orient\u00e9 sur la pri\u00e8re silencieuse et l&rsquo;adoration du Christ, connait un grand succ\u00e8s dans les milieux ais\u00e9s. En m\u00eame temps, un autre courant spirituel se d\u00e9veloppe, fond\u00e9 par Cornelius Jansen, et rencontre un essor dans les milieux cultiv\u00e9s, surtout dans \u00ab\u00a0la robe\u00a0\u00bb, c&rsquo;est le jans\u00e9nisme<a href=\"#sdfootnote13sym\"><sup>13<\/sup><\/a>. Il attire les parlementaires qui y voient un moyen de s&rsquo;opposer \u00e0 la monarchie absolue. Dans la noblesse albigeoise, tout le monde n&rsquo;est pas catholique. Plusieurs familles sont protestantes, comme les de Castelpers, qui se sont convertis pour \u00e9chapper \u00e0 la r\u00e9pression<a href=\"#sdfootnote14sym\"><sup>14<\/sup><\/a>. 10 % des nobles ont une vocation religieuse. Ce sont avant tout des hommes, cadets de familles qui ont \u00e9t\u00e9 fortement incit\u00e9s par leur p\u00e8re \u00e0 embrasser cet \u00e9tat. Ils continuent n\u00e9anmoins \u00e0 vivre avec les m\u00eame pratiques que les autres nobles<a href=\"#sdfootnote15sym\"><sup>15<\/sup><\/a>. Parall\u00e8lement, le XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle est un si\u00e8cle o\u00f9 la d\u00e9christianisation commence son chemin, le sentiment religieux perd de son importance car il devient un probl\u00e8me d&rsquo;ordre politique.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">Le v\u00eatement est un bon moyen de repr\u00e9sentation dans la hi\u00e9rarchie sociale. En effet, l&rsquo;apparence et l&rsquo;habit permettent de reconna\u00eetre le rang d&rsquo;une personne. Il existe une mode vestimentaire initi\u00e9e par le roi et la cour mais elle se diffuse en d\u00e9calage au sein de la noblesse du Midi qui vit dans une r\u00e9gion \u00e9loign\u00e9e de Paris. La noblesse cherche \u00e0 se distinguer en adoptant une garde-robe caract\u00e9ris\u00e9e par l&rsquo;\u00e9l\u00e9gance et l&rsquo;abondance. Le v\u00eatement permet de voir que l&rsquo;on appartient \u00e0 la haute soci\u00e9t\u00e9. <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">En ce qui concerne les hommes, l&rsquo;habit est g\u00e9n\u00e9ralement constitu\u00e9 d&rsquo;un justaucorps<a href=\"#sdfootnote16sym\"><sup>16<\/sup><\/a>, d&rsquo;une veste, d&rsquo;une chemise<a href=\"#sdfootnote17sym\"><sup>17<\/sup><\/a>, d&rsquo;une culotte<a href=\"#sdfootnote18sym\"><sup>18<\/sup><\/a>, mais aussi de bas, de chapeaux. Les chaussures sont des souliers vernis \u00e0 boucle. On ne porte plus la fraise au XVIII<sup>e<\/sup>, elle est remplac\u00e9e par la cravate. De plus, selon qu&rsquo;il exerce un office dans la judicature, ou qu&rsquo;il soit eccl\u00e9siastique ou professeur, un noble doit porter la robe qui est de longueur variable. La mode est aux coloris fonc\u00e9s et pour souligner l&rsquo;\u00e9l\u00e9gance, on utilise pour les boutons de l&rsquo;argent et de l&rsquo;or. Certains hommes portent l&rsquo;\u00e9p\u00e9e, symbole des vertus guerri\u00e8res de l&rsquo;Antiquit\u00e9.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">Pour les femmes, l&rsquo;apparence est encore plus primordiale. La robe constitue essentiellement le costume f\u00e9minin, elle se porte tr\u00e8s ample. C&rsquo;est le tissu du v\u00eatement qui repr\u00e9sente la richesse. Les femmes riches utilisent du tissu de luxe comme le velours, le satin, le taffetas et la soie. Le panier<a href=\"#sdfootnote19sym\"><sup>19<\/sup><\/a> est introduit au d\u00e9but du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<a href=\"#sdfootnote20sym\"><sup>20<\/sup><\/a>, il permet de dessiner une silhouette aux femmes de la forme d&rsquo;une cloche avec une taille tr\u00e8s fine soulign\u00e9e par le corset. Par dessous, les femmes portent une longue chemise blanche et un jupon servant \u00e0 soutenir le sous la jupe. Pour se chausser, elles portent des mules en soie ou des escarpins tr\u00e8s inclin\u00e9s. Le fait de s&rsquo;habiller dans le luxe ne traduit pas d&rsquo;autres buts que de montrer de sa famille l&rsquo;image la plus honorifique, flatteuse. En guise de coiffure, les femmes comme les hommes, portent une perruque blanche en queue ou en bourse qui peut s&rsquo;accompagner d&rsquo;un chapeau en tricorne noir<a href=\"#sdfootnote21sym\"><sup>21<\/sup><\/a>. <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<div>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif\"><span style=\"font-size: small\"><a href=\"#sdfootnote1anc\">1<\/a> FIGEAC Michel, <i>Les noblesses en France<\/i>, Paris, Armand Colin, 2013<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p style=\"text-align: justify\"><a href=\"#sdfootnote2anc\">2<\/a>Le feu d\u00e9signe un ensemble de personnes vivant dans un m\u00eame foyer. Avant 1789, il sert d&rsquo;unit\u00e9 de base pour la r\u00e9partition de l&rsquo;imp\u00f4t. (source\u00a0: Larousse.fr)<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"#sdfootnote3anc\">3<\/a>BIGET Jean-Louis, <i>Histoire d&rsquo;Albi, <\/i>Toulouse, Privat, 1986, p. 93<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"#sdfootnote4anc\">4<\/a>Site Lap\u00e9rouse France: <a href=\"http:\/\/www.laperouse-france.fr\/spip.php?article11\">http:\/\/www.laperouse-france.fr\/spip.php?article11<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"#sdfootnote5anc\">5<\/a>RECH D., <i>La noblesse albigeoise dans la seconde moiti\u00e9 du XVIIIe si\u00e8cle<\/i><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"#sdfootnote6anc\">6<\/a>RECH D., <em>Ibidem<\/em><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"#sdfootnote7anc\">7<\/a>Ils ont \u00e9t\u00e9 acquis pour la plupart par des riches marchands de pastel.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p style=\"text-align: justify\"><a href=\"#sdfootnote8anc\">8<\/a>Cit\u00e9 \u00e9piscopale Albi : <a href=\"http:\/\/www.cite-episcopale-albi.fr\/decouvrir\/quartiers\/focus-30\/combes-et-berges-du-tarn\/architecture-55\/hotel-fenasse.html\">http:\/\/www.cite-episcopale-albi.fr\/decouvrir\/quartiers\/focus-30\/combes-et-berges-du-tarn\/architecture-55\/hotel-fenasse.html<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"#sdfootnote9anc\">9<\/a>CATINOT-CROST, L., Albi de A \u00e0 Z, Alan Sutton, 2011, page 21<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Il appartient \u00e0 la famille Gorsse, attest\u00e9e depuis 1433 \u00e0 Albi. Fran\u00e7ois Gorsse fut le premier consul en 1561. Agn\u00e8s de Gorsse, anobli en 1737, fut tr\u00e9sorier g\u00e9n\u00e9ral de France. Quant \u00e0 Jean-Louis-Fran\u00e7ois-Raymond Gorsse, il fut maire d&rsquo;Albi en 1908.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"#sdfootnote10anc\">10<\/a>CATINOT-CROST, L., <i>ibidem<\/i><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"#sdfootnote11anc\">11<\/a>RECH D., <i>op cit<\/i><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"#sdfootnote12anc\">12 <\/a>Document certifiant que l&rsquo;on s&rsquo;est acquitt\u00e9 d&rsquo;une dette.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p style=\"text-align: justify\"><a href=\"#sdfootnote13anc\">13 <\/a>Doctrine chr\u00e9tienne h\u00e9r\u00e9tique selon laquelle la gr\u00e2ce du salut ne serait accord\u00e9e qu&rsquo;aux seuls \u00e9lus \u00e0 la naissance. Elle exige une extr\u00eame aust\u00e9rit\u00e9, un rigorisme inflexible dans les principes, la pi\u00e9t\u00e9 et la morale.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"#sdfootnote14anc\">14 <\/a>RECH D.\u00a0, op. cit.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"#sdfootnote15anc\">15 <\/a>Ils se battent, re\u00e7oivent en salon et jouent.<\/p>\n<\/div>\n<div><span style=\"font-family: Times New Roman,serif\"><span style=\"font-size: small\"><a href=\"#sdfootnote16anc\">16<\/a> V\u00eatement \u00e0 manches qui descend jusqu&rsquo;au genou et qui sert la taille<\/span><\/span><\/div>\n<div>\n<p><a href=\"#sdfootnote17anc\">17<\/a>La chemise est en g\u00e9n\u00e9ral de toile blanche de Rouen<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p style=\"text-align: justify\"><a href=\"#sdfootnote18anc\">18<\/a>V\u00eatement qui couvre le corps de la ceinture jusqu&rsquo;\u00e0 une hauteur variable sur les jambes. Il est g\u00e9n\u00e9ralement de couleur sobre (gris ou noir)<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"#sdfootnote19anc\">19<\/a>C&rsquo;est un sous-v\u00eatement qui soutient la jupe<\/p>\n<\/div>\n<div><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: small\"><a href=\"#sdfootnote20anc\">20<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif\"><span style=\"font-size: small\">GARNOT Benoit, <\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif\"><span style=\"font-size: small\"><i>Soci\u00e9t\u00e9, cultures et genres de vie dans la France Moderne, XVIe-XVIIIe si\u00e8cle<\/i><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif\"><span style=\"font-size: small\">, Paris, Hachette Education, Carr\u00e9 Histoire, 1991.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div>\n<p><a href=\"#sdfootnote21anc\">21<\/a>RECH Dominique, <i>op cit.<\/i><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les chiffres Quel est le poids d\u00e9mographique de la noblesse par rapport au reste de la soci\u00e9t\u00e9 ? Prenons d&rsquo;abord le cas de la France sous l&rsquo;Ancien R\u00e9gime. Au XIVe si\u00e8cle, selon le m\u00e9di\u00e9viste Philippe Contamine, la noblesse compte pour &hellip; <a href=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/un-gentilhomme-provincial\/la-noblesse-toulousaine-au-siecle-des-lumieres\/etre-noble-a-albi\/\">Lire la suite <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":19,"featured_media":0,"parent":163,"menu_order":1,"comment_status":"closed","ping_status":"open","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1056"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/users\/19"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1056"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1056\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1171,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1056\/revisions\/1171"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/163"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1056"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}