{"id":1060,"date":"2014-03-19T15:02:29","date_gmt":"2014-03-19T14:02:29","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/?page_id=1060"},"modified":"2014-04-04T10:48:24","modified_gmt":"2014-04-04T09:48:24","slug":"la-noblesse-en-crise","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/un-gentilhomme-provincial\/la-noblesse-toulousaine-au-siecle-des-lumieres\/la-noblesse-en-crise\/","title":{"rendered":"La noblesse en crise"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\"><strong><span style=\"font-family: Arial\">La crise \u00e9conomique et ses effets<\/span><\/strong><b><\/b><\/p>\n<div id=\"attachment_3679\" style=\"width: 122px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/04\/bernis.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3679\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-3679 \" alt=\"L' archev\u00eaque d'Albi, le cardinal de Bernis\" src=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/04\/bernis.jpg\" width=\"112\" height=\"130\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3679\" class=\"wp-caption-text\">L&rsquo; archev\u00eaque d&rsquo;Albi, le cardinal de Bernis<span style=\"font-size: medium\"><span style=\"font-family: Arial\"><br \/><\/span><\/span><\/p><\/div>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial;font-size: medium\">Apr\u00e8s une p\u00e9riode de calme, durant laquelle la r\u00e9gion conna\u00eet une certaine prosp\u00e9rit\u00e9, l&rsquo;albigeois doit faire face \u00e0 des difficult\u00e9s industrielles, agricoles, sociales durant la seconde moiti\u00e9 du XVIIIe\u00a0si\u00e8cle. En 1762, les consuls d&rsquo;Albi se rebellent contre la d\u00e9claration royale et l\u2019arr\u00eat du parlement interdisant l&rsquo;enseignement de la compagnie des j\u00e9suites. Ils souhaitent le maintien des j\u00e9suites charg\u00e9s du coll\u00e8ge d&rsquo;Albi mais ceux-ci seront oblig\u00e9s de quitter la ville et le coll\u00e8ge ferme. Les consuls demandent alors le soutien au seigneur archev\u00eaque d&rsquo;Albi, le cardinal de Bernis. Ce dernier accepte et obtient la r\u00e9ouverture du coll\u00e8ge en 1768. Mais comme la compagnie des j\u00e9suites n&rsquo;est plus membre de l&rsquo;\u00e9tablissement celui-ci fermera. Il avait tout de m\u00eame form\u00e9 Henri-Pascal de Rochegude, capitaine des vaisseaux du roi puis d\u00e9put\u00e9 de la noblesse en 1789 et Jean-Fran\u00e7ois de Galaup, comte de Lap\u00e9rouse.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial;font-size: medium\">Le d\u00e9clin de l&rsquo;industrie : La r\u00e9gion conna\u00eet surtout des soucis \u00e9conomiques li\u00e9 \u00e0 la faiblesse du commerce en 1762. Comme pour l&rsquo;industrie, presque toutes les initiatives pour la relancer aboutissent \u00e0 un \u00e9chec. La r\u00e9gion a ainsi voulu perfectionner la filature des laines, on a donc fait appel \u00e0 une fileuse anglaise, demoiselle O&rsquo;Flanegan. Elle s\u2019installe \u00e0 Albi en fin de l&rsquo;ann\u00e9e 1767 pour y former les femmes du dioc\u00e8se avec les instruments perfectionn\u00e9s, mais l&rsquo;activit\u00e9 s\u2019interrompt en 1769 car la sant\u00e9 de Mlle O&rsquo;Flanegan d\u00e9cline. Le dioc\u00e8se maintient l&rsquo;\u00e9cole de filature mais le succ\u00e8s n&rsquo;est pas au rendez-vous, alors m\u00eame que la production d&rsquo;\u00e9toffes de laine avait connu un renouveau durant les ann\u00e9es 1750. Comme la r\u00e9gion produit beaucoup de chanvre et de lin, l&rsquo;archev\u00eaque souhaite implanter en 1760 une manufacture de toile \u00e0 voile dans le but de fournir les ports de la M\u00e9diterran\u00e9e. La qualit\u00e9 sera au rendez-vous mais les co\u00fbts de fabrication seront trop importants et l&rsquo;initiative ne sera pas transform\u00e9e en succ\u00e8s. C&rsquo;est le sort que conna\u00eet \u00e9galement celle visant \u00e0 d\u00e9velopper une activit\u00e9 de cordage pour la marine royale. Seule demeure la manufacture de bougies qui conna\u00eet une certaine prosp\u00e9rit\u00e9. <\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium\"><span style=\"font-family: Arial\">Cot\u00e9 agriculture, l&rsquo;Albigeois conna\u00eet, jusqu&rsquo;au milieu du XVIII<\/span><sup><span style=\"font-family: Arial\">e<\/span><\/sup><span style=\"font-family: Arial\"> si\u00e8cle, une p\u00e9riode de prosp\u00e9rit\u00e9 qui a pour cons\u00e9quence un accroissement d\u00e9mographique. Mais une disette de 1738 y met fin. Le milieu du XVIII<\/span><sup><span style=\"font-family: Arial\">e<\/span><\/sup><span style=\"font-family: Arial\"> si\u00e8cle se caract\u00e9rise par de mauvaises r\u00e9coltes. La culture du pastel, apr\u00e8s avoir fait la fortune d&rsquo;Albi au XVI<\/span><sup><span style=\"font-family: Arial\">e<\/span><\/sup><span style=\"font-family: Arial\"> si\u00e8cle d\u00e9cline au XVII<\/span><sup><span style=\"font-family: Arial\">e<\/span><\/sup><span style=\"font-family: Arial\"> si\u00e8cle \u00e0 cause des guerres de religion mais aussi de la concurrence de l&rsquo;indigo. De son c\u00f4t\u00e9, la production viticole ne constitue pas une ressource consid\u00e9rable pour la r\u00e9gion bien que la valeur de la production atteigne 2 160 000 livres. Mais durant la derni\u00e8re d\u00e9cennie de l&rsquo;Ancien r\u00e9gime, la r\u00e9gion toulousaine conna\u00eet une crise viticole importante, qui s\u2019\u00e9tend jusque dans la r\u00e9gion albigeoise \u00e0 tel point que les b\u00e9n\u00e9fices des viticulteurs sont tr\u00e8s faibles. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial;font-size: medium\">Durant la vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es qui pr\u00e9c\u00e8de la R\u00e9volution, la mis\u00e8re devient tr\u00e8s importante dans l&rsquo;albigeois, pour y rem\u00e9dier, des qu\u00eates publiques sont organis\u00e9es, mais elles ne rapportent pas assez pour venir en aide aux pauvres. H\u00e9las, les disettes vont se succ\u00e9der tr\u00e8s rapidement 1771, 1778, accentu\u00e9es par des hivers tr\u00e8s rigoureux comme celui de 1782-1783, qui aura pour cons\u00e9quence d&rsquo;augmenter le nombre de pauvres dans la capitale du dioc\u00e8se.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p align=\"justify\"><strong><span style=\"font-family: Arial;font-size: medium\">L&rsquo;ascension de la bourgeoisie<\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial;font-size: medium\">Un bourgeois est une personne exer\u00e7ant un m\u00e9tier dans la finance, le commerce, et l&rsquo;immobilier. Ses revenus lui permettent d&rsquo;avoir un train de vie relativement ais\u00e9. Il peut arriver, et ce de plus en plus, qu&rsquo;un bourgeois poss\u00e8de un revenu sup\u00e9rieur \u00e0 celui d&rsquo;un noble. En France, faire partie de la bourgeoisie est facilit\u00e9 par le d\u00e9veloppement de l&rsquo;administration royale, qui s\u2019appuie sur elle et surtout par le fait que les nobles soient bloqu\u00e9s par le principe de d\u00e9rogeance qui leur interdit de pratiquer certaines activit\u00e9s, sous peine de d\u00e9roger et donc de perdre leur noblesse, ce qui laisse des pans entiers des activit\u00e9s commerciales et productives \u00e0 la bourgeoisie. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: medium\"><span style=\"font-family: Arial\">Les familles bourgeoises dans la r\u00e9gion albigeoise sont nombreuses. Certaines d&rsquo;entre elles s&rsquo;enrichirent au XVI<\/span><sup><span style=\"font-family: Arial\">e<\/span><\/sup><span style=\"font-family: Arial\"> et au XVII<\/span><sup><span style=\"font-family: Arial\">e<\/span><\/sup><span style=\"font-family: Arial\"> avec le commerce du pastel, de la laine et du chanvre. La bourgeoisie va prosp\u00e9rer largement par la rente, un privil\u00e8ge royal, et l&rsquo;achat de charges anoblissantes. C&rsquo;est le cas de la famille S\u00e9r\u00e9 de Rivi\u00e8re ou de celle de Galaup qui tire sa fortune du commerce du pastel. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium\"><span style=\"font-family: Arial\">A la fin du XVIII<\/span><sup><span style=\"font-family: Arial\">e<\/span><\/sup><span style=\"font-family: Arial\"> si\u00e8cle la monarchie fran\u00e7aise est travers\u00e9e par une crise sociale qui voit se nouer une alliance de fait des privil\u00e8ges et des \u00e9lites bourgeoises. Mais derri\u00e8re la d\u00e9fense des libert\u00e9s, il se cache des int\u00e9r\u00eats diff\u00e9rents. Les uns veulent partager le pouvoir avec le roi pour faire \u00e9chouer le projet de r\u00e9forme fiscale qui menace les privil\u00e8ges. Quant aux autres, ils demandent une \u00e9gale r\u00e9partition de tous les propri\u00e9taires, bourgeois comme nobles, au sein d&rsquo;un r\u00e9gime de monarchie contr\u00f4l\u00e9e.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium\"><span style=\"font-family: Arial\">Cette crise sociale d\u00e9bouche en 1789 o\u00f9 la bourgeoisie participe \u00e0 la R\u00e9volution. On dit que la R\u00e9volution fran\u00e7aise est \u00ab\u00a0bourgeoise\u00a0\u00bb. En effet, cette cat\u00e9gorie sociale en tire les plus grands profits et se trouve propuls\u00e9e \u00e0 la direction politique du pays. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><strong><span style=\"font-family: Arial\">Le devenir de la noblesse apr\u00e8s la R\u00e9volution<\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium\"><span style=\"font-family: Arial\">Une fois la mise en place de nouvelles institutions, l&rsquo;albigeois continue \u00e0 conna\u00eetre des troubles de toutes natures. Cette derni\u00e8re a aussi des difficult\u00e9s politiques et \u00e9conomiques, dans cette situation, certains nobles d\u2019Albi \u00e9taient hostiles \u00e0 l&rsquo;orientation du r\u00e9gime et d\u00e9cidaient d&rsquo;\u00e9migrer. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium\"><span style=\"font-family: Arial\">L&rsquo;\u00e9migration de la noblesse albigeoise n&rsquo;est pas importante, on d\u00e9nombre seulement dix \u00e9migr\u00e9s<\/span><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-includes\/js\/tinymce\/plugins\/paste\/pasteword.htm?ver=358-23224#sdfootnote1sym\"><sup><span style=\"text-decoration: underline\"><span style=\"font-family: Arial;color: #0000ff;font-size: xx-small\">1<\/span><\/span><\/sup><\/a><span style=\"font-family: Arial\">. Ces derniers n&rsquo;ont pas \u00e9migr\u00e9 au d\u00e9but de la R\u00e9volution, contrairement \u00e0 une partie de la noblesse fran\u00e7aise qui fuit la France. Si aucun noble d&rsquo;Albi n&rsquo;a fui c&rsquo;est parce que les \u00e9v\u00e9nements de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1789<\/span><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-includes\/js\/tinymce\/plugins\/paste\/pasteword.htm?ver=358-23224#sdfootnote2sym\"><sup><span style=\"text-decoration: underline\"><span style=\"font-family: Arial;color: #0000ff;font-size: xx-small\">2<\/span><\/span><\/sup><\/a><span style=\"font-family: Arial\"> ne les avaient pas affect\u00e9s. De plus, les d\u00e9crets, ne les g\u00eanant pas, sur l&rsquo;abolition de la f\u00e9odalit\u00e9 puisque beaucoup avaient d\u00e9j\u00e0 renonc\u00e9 \u00e0 une partie de leurs droits. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium\"><span style=\"font-family: Arial\">C&rsquo;est \u00e0 partir de juin 1791 que l&rsquo;on constate des premi\u00e8res \u00e9migrations mais c&rsquo;est surtout en 1792 que le ph\u00e9nom\u00e8ne va s&rsquo;amplifier. On en d\u00e9nombre deux types : l&rsquo;une est spontan\u00e9e, l&rsquo;autre est ordonn\u00e9e. Certains sont contraints de partir, comme les pr\u00eatres r\u00e9fractaires aux id\u00e9es r\u00e9volutionnaires. En effet, d&rsquo;apr\u00e8s la loi du 26 ao\u00fbt 1792, tous les pr\u00eatres r\u00e9fractaires devaient quitter le territoire. De tous les nobles qui \u00e9migrent certains vont dans les pays voisins comme l&rsquo;Allemagne, l&rsquo;Italie, la Suisse, l&rsquo;Espagne, et l&rsquo;Angleterre. Nous avons comme exemple Georges S\u00e9r\u00e9 de Rivi\u00e8re, \u00e0 Coblence (Allemagne) o\u00f9 il entre dans l&rsquo;arm\u00e9e command\u00e9e par le Prince de Cond\u00e9, c&rsquo;est le seul noble d\u2019Albi a avoir particip\u00e9 \u00e0 la contre-R\u00e9volution<\/span><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-includes\/js\/tinymce\/plugins\/paste\/pasteword.htm?ver=358-23224#sdfootnote3sym\"><sup><span style=\"text-decoration: underline\"><span style=\"font-family: Arial;color: #0000ff;font-size: xx-small\">3<\/span><\/span><\/sup><\/a><span style=\"font-family: Arial\">. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium\"><span style=\"font-family: Arial\">La plupart des nobles sont rest\u00e9s \u00e0 Albi, mais cela ne signifie pas qu&rsquo;ils adh\u00e9raient au nouveau r\u00e9gime, bien au contraire. Si le marquis de Rochegude a suivi la R\u00e9volution, la plupart des nobles sont rest\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart et il reste une exception. Le marquis d\u00e9fend les id\u00e9es lib\u00e9rales, ainsi lors d&rsquo;un \u00ab\u00a0congr\u00e8s patriotique des soci\u00e9t\u00e9s des amis de la constitution\u00a0\u00bb \u00e0 Castres en 1792, o\u00f9 il prononce un discours dont les expressions patriotiques sont remarqu\u00e9es. Il devient d\u00e9put\u00e9 du Tarn mais il ne vote pas la mort de Louis XVI, ex\u00e9cut\u00e9 le 21 janvier 1793<\/span><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-includes\/js\/tinymce\/plugins\/paste\/pasteword.htm?ver=358-23224#sdfootnote4sym\"><sup><span style=\"text-decoration: underline\"><span style=\"font-family: Arial;color: #0000ff;font-size: xx-small\">4<\/span><\/span><\/sup><\/a><span style=\"font-family: Arial\">. En ao\u00fbt 1795, il n&rsquo;y a plus une mais deux assembl\u00e9es l\u00e9gislatives\u00a0: le conseil des Cinq Cents et le Conseil des Anciens. Le marquis de Rochegude est alors \u00e9lu au conseil des Cinq Cents en ao\u00fbt 1795. Au moment de la prise de pouvoir par Napol\u00e9on, il renonce \u00e0 la politique et se r\u00e9fugie dans la litt\u00e9rature et s&rsquo;attache \u00e0 enrichir sa biblioth\u00e8que. Les autres nobles sont moins impliqu\u00e9s dans la vie politique.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium\"><span style=\"font-family: Arial\">Durant cette p\u00e9riode la situation mat\u00e9rielle des nobles change au point qu&rsquo;une grande majorit\u00e9 subi des privations. C&rsquo;est particuli\u00e8rement vrai pour les parents d\u2019\u00e9migr\u00e9s. Une grande s\u00e9rie de lois diminuent consid\u00e9rablement la fortune des nobles, notamment l&rsquo;article 55 de la loi du 28 mars 1793. La loi du 7 d\u00e9cembre 1793, promulgue la saisie des biens des suspects (\u00e9taient suspects ceux qui n\u2019\u00e9taient pas loyaux, et par cela qu&rsquo;on donn\u00e9 des certificats de civisme)<\/span><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-includes\/js\/tinymce\/plugins\/paste\/pasteword.htm?ver=358-23224#sdfootnote5sym\"><sup><span style=\"text-decoration: underline\"><span style=\"font-family: Arial;color: #0000ff;font-size: xx-small\">5<\/span><\/span><\/sup><\/a><span style=\"font-family: Arial\">. <\/span><\/span><\/p>\n<div id=\"attachment_3651\" style=\"width: 90px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/04\/broudou.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3651\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-3651    \" alt=\"El\u00e9onore BROUDOU (\u00e9pouse de Lap\u00e9rouse)\" src=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/04\/broudou.jpg\" width=\"80\" height=\"115\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3651\" class=\"wp-caption-text\">El\u00e9onore BROUDOU (\u00e9pouse de Lap\u00e9rouse)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-size: medium\"><span style=\"font-family: Arial\">Concernant la famille de Galaup et Lap\u00e9rouse, la m\u00e8re de Jean-Fran\u00e7ois, Marguerite de Ress\u00e9guier, meurt le 14 juin 1788 dans l&rsquo;ignorance du naufrage de son fils. En revanche, \u00c9l\u00e9onore Broudou quitte Albi pour Paris, elle s&rsquo;installe chez Madame Pourrat une amie intime du couple Lap\u00e9rouse qui l\u2019accueille en 1789. Elles v\u00e9curent ensemble sous la r\u00e9volution et sous l&#8217;empire jusqu&rsquo;\u00e0 la mort d\u2019\u00c9l\u00e9onore en 1807. \u00c9l\u00e9onore ne participe pas la R\u00e9volution. L&rsquo;une des deux s\u0153urs de Jean-Fran\u00e7ois, Victoire de Galaup (1758-1793) \u00e9pouse Bernard Louis de Barth\u00e9s, ils vivent tous deux \u00e0 Albi et \u00e0 R\u00e9almont sans participer \u00e0 la R\u00e9volution. L&rsquo;autre s\u0153ur, Jaquette de Galaup (1742-1824) \u00e9pouse Pierre Antoine Dalmas de La Peyrouse, ils vivent dans le Rouergue<\/span><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-includes\/js\/tinymce\/plugins\/paste\/pasteword.htm?ver=358-23224#sdfootnote6sym\"><sup><span style=\"text-decoration: underline\"><span style=\"font-family: Arial;color: #0000ff;font-size: xx-small\">6<\/span><\/span><\/sup><\/a><span style=\"font-family: Arial\">. <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p lang=\"zxx\" style=\"text-align: justify\" align=\"justify\"><strong>Se rep\u00e9rer<\/strong> : <a title=\"Chronologie \u2013 La noblesse\" href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/un-gentilhomme-provincial\/la-noblesse-toulousaine-au-siecle-des-lumieres\/la-noblesse-en-crise\/chronologie-la-noblesse\/\" target=\"_blank\">Chronologie<\/a><\/p>\n<p lang=\"zxx\" style=\"text-align: justify\" align=\"justify\">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-includes\/js\/tinymce\/plugins\/paste\/pasteword.htm?ver=358-23224#sdfootnote1anc\"><span style=\"text-decoration: underline\"><span style=\"color: #0000ff\">1<\/span><\/span><\/a>\u00a0Antoine-Fran\u00e7ois de Boyer (ancien colonel), Victor-Fran\u00e7ois-Joseph de Boyer (chamoine \u00e0 saint C\u00e9cile d&rsquo;Albi), Maurice-Fran\u00e7ois-Ignace de Boyer (chamoine), Dominique Brunet de Panat (ancien capitaine du r\u00e9giment d&rsquo;Artois et mar\u00e9chal de camps), Jean-Antoine-Joseph-Barbe David de Lagauterie (profession inconnue), Claude-Marie Gard\u00e9s d&rsquo;Azerac (profession inconnue), Charles-Hyacinthe Marliaves (pr\u00eatre), Jean-Louis S\u00e9r\u00e9 de Rivi\u00e8re (vicaire g\u00e9n\u00e9ral du dioc\u00e8se de Carcassonne), Georges S\u00e9r\u00e9 de Rivi\u00e8re (capitaine du r\u00e9giment dauphin d&rsquo;infanterie), Gaspard de V\u00e9zian<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-includes\/js\/tinymce\/plugins\/paste\/pasteword.htm?ver=358-23224#sdfootnote2anc\"><span style=\"text-decoration: underline\"><span style=\"color: #0000ff\">2<\/span><\/span><\/a>\u00a0<span style=\"font-size: small\"><a title=\"La Grande peur\" href=\"http:\/\/www.archives18.fr\/article.php?laref=131&amp;titre=fiche-n-la-grande-peur-de-l-ete-1789\" target=\"_blank\">La Grande Peur<\/a><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-includes\/js\/tinymce\/plugins\/paste\/pasteword.htm?ver=358-23224#sdfootnote3anc\"><span style=\"text-decoration: underline\"><span style=\"color: #0000ff\">3<\/span><\/span><\/a>\u00a0ROUX Christine, <i>Consommation et style de vie de la noblesse albigeoise \u00e0 la fin de l&rsquo;Ancien R\u00e9gime<\/i>, m\u00e9moire de ma\u00eetrise, Toulouse II, 1972<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-includes\/js\/tinymce\/plugins\/paste\/pasteword.htm?ver=358-23224#sdfootnote4anc\"><span style=\"text-decoration: underline\"><span style=\"color: #0000ff\">4<\/span><\/span><\/a>\u00a0ROUX, Christine, <i>op.cit.,<\/i>p 18<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-includes\/js\/tinymce\/plugins\/paste\/pasteword.htm?ver=358-23224#sdfootnote5anc\"><span style=\"text-decoration: underline\"><span style=\"color: #0000ff\">5<\/span><\/span><\/a><i>\u00a0Ibidem<\/i><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-includes\/js\/tinymce\/plugins\/paste\/pasteword.htm?ver=358-23224#sdfootnote6anc\"><span style=\"text-decoration: underline\"><span style=\"color: #0000ff\">6 <\/span><\/span><\/a>Raymond d&rsquo;Az\u00e9mar, <i>Lap\u00e9rouse et sa famille en Rouergue et en Albigeois<\/i>, Atelier graphique saint Germain, Albi, 1992, 510 p.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La crise \u00e9conomique et ses effets Apr\u00e8s une p\u00e9riode de calme, durant laquelle la r\u00e9gion conna\u00eet une certaine prosp\u00e9rit\u00e9, l&rsquo;albigeois doit faire face \u00e0 des difficult\u00e9s industrielles, agricoles, sociales durant la seconde moiti\u00e9 du XVIIIe\u00a0si\u00e8cle. En 1762, les consuls d&rsquo;Albi &hellip; <a href=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/un-gentilhomme-provincial\/la-noblesse-toulousaine-au-siecle-des-lumieres\/la-noblesse-en-crise\/\">Lire la suite <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":19,"featured_media":0,"parent":163,"menu_order":3,"comment_status":"closed","ping_status":"open","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1060"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/users\/19"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1060"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1060\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2105,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1060\/revisions\/2105"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/163"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1060"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}