{"id":1070,"date":"2014-03-19T15:17:31","date_gmt":"2014-03-19T14:17:31","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/?page_id=1070"},"modified":"2014-04-02T14:24:59","modified_gmt":"2014-04-02T13:24:59","slug":"linstitutionnalisation-des-sciences","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/de-la-nature-et-des-hommes\/sciences-naturelles\/linstitutionnalisation-des-sciences\/","title":{"rendered":"L&rsquo;institutionnalisation des sciences"},"content":{"rendered":"<p align=\"JUSTIFY\"><strong><span style=\"font-family: Arial, sans-serif\">La communaut\u00e9 scientifique<\/span><\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_1517\" style=\"width: 317px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/03\/cabinet-de-curiosit\u00e9-de-Ferrante-Imperato-\u00e0-Naples.gif\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1517\" loading=\"lazy\" class=\" wp-image-1517     \" title=\"Le cabinet de Ferrante Imperato \u00e0 Naples\" alt=\"\" src=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/03\/cabinet-de-curiosit\u00e9-de-Ferrante-Imperato-\u00e0-Naples.gif\" width=\"307\" height=\"233\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1517\" class=\"wp-caption-text\">Le cabinet de Ferrante Imperato \u00e0 Naples, Anonyme<br \/>1672, gravure, Biblioth\u00e8que Estense, Mod\u00e8ne<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify\">Les communaut\u00e9s de savants se d\u00e9veloppent dans de nombreux \u00c9tats d&rsquo;Europe, en Angleterre, en Italie ou en France, \u00e0 partir du soutien de l&rsquo;\u00e9lite \u00e9rudite qui se passionne de plus en plus pour le savoir scientifique. Dans les demeures nobles ou dans celles de grands bourgeois, sont ainsi cr\u00e9\u00e9s des \u00ab\u00a0cabinets de curiosit\u00e9\u00a0\u00bb, o\u00f9 sont expos\u00e9es des collections d\u2019animaux, de plantes, de roches. Ces cabinets donnent lieu \u00e0 des r\u00e9unions, o\u00f9 l&rsquo;on rencontre quelques grands scientifiques de l&rsquo;\u00e9poque qui pr\u00e9sentent leurs travaux et leurs d\u00e9couvertes. Rodolphe II, prince de la maison des Habsbourg au XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme le plus grand collectionneur et organisateur de ces cabinets. En France, au cours des ann\u00e9es 1630-1640, on retient celui de Gaston d&rsquo;Orl\u00e9ans, fr\u00e8re de Louis XIII. Ces cabinets peuvent \u00eatre d\u00e9di\u00e9s \u00e0 diff\u00e9rents domaines\u00a0: l&rsquo;anatomie, la chimie, la pharmacie ou l&rsquo;histoire naturelle. Cette nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de scientifiques entre en contact par le biais de la correspondance \u00e9pistolaire, qui d\u00e9passe les fronti\u00e8res : les <a title=\"botanique\" href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/de-la-nature-et-des-hommes\/sciences-naturelles\/la-sphere-scientifique\/botanique\/\" target=\"_blank\">botanistes<\/a> communiquent ainsi avec des scientifiques \u00e9trangers, ce qui est facilit\u00e9 par l&rsquo;utilisation du fran\u00e7ais comme langue internationale. Nous avons l&rsquo;exemple de Joseph Lepaute Dagelet, membre de l&rsquo;exp\u00e9dition de Lap\u00e9rouse, qui correspond activement avec le scientifique anglais William Rutter Dawes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif\">Les princes europ\u00e9ens \u00ab\u00a0\u00e9clair\u00e9s\u00a0\u00bb invitent \u00e0 leurs cours respectives des savants qui r\u00e9alisent des exp\u00e9riences devant un public. Cet int\u00e9r\u00eat, scientifique et culturel pousse les <a title=\"m\u00e9c\u00e9nat\" href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/de-la-nature-et-des-hommes\/sciences-naturelles\/linstitutionnalisation-des-sciences\/mecenat\/\" target=\"_blank\">m\u00e9c\u00e8nes <\/a>\u00e0 participer au financement d&rsquo;acad\u00e9mies, qui naissent au cours du XVII<sup>e<\/sup> dans toute l&rsquo;Europe. C&rsquo;est par leur biais, que sont lanc\u00e9s certains voyages d&rsquo;exploration. James Cook, sous le r\u00e8gne du roi Georges III, voit ses exp\u00e9ditions dans le Pacifique enti\u00e8rement financ\u00e9es par la <a title=\"Royal Society\" href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/de-la-nature-et-des-hommes\/sciences-naturelles\/linstitutionnalisation-des-sciences\/royal-society\/\" target=\"_blank\">Royal Society<\/a>.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong><span style=\"font-family: Arial, sans-serif\">Les acad\u00e9mies<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle voit na\u00eetre les acad\u00e9mies qui offrent \u00e0 ces scientifiques une reconnaissance officielle. L&rsquo;Academia dei Lincei est fond\u00e9e en 1603 \u00e0 Rome, et la <a title=\"Royal Society\" href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/de-la-nature-et-des-hommes\/sciences-naturelles\/linstitutionnalisation-des-sciences\/royal-society\/\" target=\"_blank\">Royal Society<\/a> \u00e0 Londres en 1645. En France, l&rsquo;<a title=\"Acad\u00e9mie des Sciences\" href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/de-la-nature-et-des-hommes\/sciences-naturelles\/linstitutionnalisation-des-sciences\/academie-des-sciences\/\" target=\"_blank\">Acad\u00e9mie des sciences<\/a> est institu\u00e9e en 1666, \u00e0 l&rsquo;initiative de Colbert, contr\u00f4leur g\u00e9n\u00e9ral des finances et secr\u00e9taire d\u2019\u00c9tat sous Louis XIV. Elle est issue d&rsquo;une demande directement adress\u00e9e au roi, le 3 avril 1664, par le secr\u00e9taire de l&rsquo;acad\u00e9mie de Montmort, Samuel Sorbi\u00e8re, qui souhaite que le monarque finance une acad\u00e9mie sp\u00e9cifique \u00e0 la physique et o\u00f9 se trouvent les moyens d&rsquo;exp\u00e9rimenter. Les arguments donn\u00e9s sont convaincants, S. Sorbi\u00e8re fait cas du prestige dont pourrait b\u00e9n\u00e9ficier la France en concurren\u00e7ant dans le domaine des sciences, d&rsquo;autres \u00c9tats europ\u00e9ens dont l&rsquo;Italie et l&rsquo;Angleterre. De nouvelles personnalit\u00e9s \u00e9rudites rejoignent le point de vue de ce dernier, comme l&rsquo;astronome Adrien Auzout ou l&rsquo;homme de lettres Jean Chapelain. La cr\u00e9ation de cette acad\u00e9mie est rendue possible par la politique de centralisation men\u00e9e par Louis XIV, qui voit en cette institution, un moyen de mettre sous tutelle la vie intellectuelle du royaume.<\/p>\n<div id=\"attachment_1519\" style=\"width: 332px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/03\/Testelin_Henri_-_Colbert_Presenting_the_Members_of_the_Royal_Academy_of_Sciences_to_Louis_XIV_in_1667.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1519\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1519     \" title=\" L'Acad\u00e9mie royale des sciences \" alt=\"\" src=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/03\/Testelin_Henri_-_Colbert_Presenting_the_Members_of_the_Royal_Academy_of_Sciences_to_Louis_XIV_in_1667.jpg\" width=\"322\" height=\"185\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1519\" class=\"wp-caption-text\">Colbert pr\u00e9sente \u00e0 Louis XIV les membres de l&rsquo;Acad\u00e9mie royale des sciences en 1667<br \/>Henri Testelin, huile sur toile, 348 x 590 cm, Ch\u00e2teaux de Versailles et de Trianon.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif\">Le 20 janvier 1699 Louis XIV donne \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie des sciences sa protection avec un si\u00e8ge au Louvre. Ses soixante-dix membres, sont d\u00e9sormais nomm\u00e9s par le roi apr\u00e8s leur pr\u00e9sentation par l&rsquo;acad\u00e9mie.<i> <\/i>Il faut attendre 1713 pour que les <a title=\"lettre patente\" href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/de-la-nature-et-des-hommes\/sciences-naturelles\/linstitutionnalisation-des-sciences\/lettre-patente\/\" target=\"_blank\">lettres patentes<\/a> qui l&rsquo;autorisaient sont d\u00e9livr\u00e9es. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif\">En 1785, s&rsquo;ajoute une classe, celle de l&rsquo;histoire des sciences naturelles qui compte notamment la botanique. Cette acad\u00e9mie est donc le moyen pour les scientifiques de confronter leurs exp\u00e9riences, leurs savoirs, leurs comp\u00e9tences, leur objectif principal \u00e9tant d&rsquo;appr\u00e9hender le monde dans lequel ils vivent. En 1706, la Soci\u00e9t\u00e9 royale, extension de l&rsquo;acad\u00e9mie parisienne des sciences, est cr\u00e9\u00e9e \u00e0 Montpellier, fond\u00e9e par lettres patentes de Louis XIV. Les acad\u00e9mies se multiplient ainsi dans les grandes villes au cours du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle jusqu&rsquo;\u00e0 la R\u00e9volution, actant de l&rsquo;<a title=\"institutionnalisation\" href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/de-la-nature-et-des-hommes\/sciences-naturelles\/linstitutionnalisation-des-sciences\/institutionnalisation\/\" target=\"_blank\">institutionnalisation<\/a> de la vie scientifique.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>Diffusion et vulgarisation<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Vers la fin du XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, le nombre de publications scientifiques cro\u00eet fr\u00e9n\u00e9tiquement. On en a un exemple avec les <i>Trait\u00e9s<\/i> de Newton ou l&rsquo;ouvrage <i>\u00c9l\u00e9ments de botanique<\/i> de Joseph Pitton de Tournefort. C&rsquo;est donc au cours de cette p\u00e9riode qu&rsquo;apparaissent les premiers livres de vulgarisation, dont le but est de traduire tout ce qui a pu \u00eatre dit dans le langage de la science. Ils s&rsquo;adressent \u00e0 un double public\u00a0: aux scientifiques et \u00e0 un public non sp\u00e9cialis\u00e9, \u00ab\u00a0les gens du monde\u00a0\u00bb cultiv\u00e9s. Cette simplification passe \u00e9galement par l&rsquo;\u00e9criture en fran\u00e7ais et non plus en latin. Dans la pr\u00e9face des <i>Entretiens sur la pluralit\u00e9 des mondes<\/i> publi\u00e9s en 1686, Bernard Le Bouyer de la Fontenelle, secr\u00e9taire perp\u00e9tuel de l&rsquo;Acad\u00e9mie royale des sciences de 1699 \u00e0 1740, est le premier \u00e0 faire r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 cette recherche du double langage. En effet, les scientifiques se heurtent aux id\u00e9es anciennes pour la plupart promulgu\u00e9es par l\u2019\u00c9glise. Faire comprendre ses id\u00e9es au plus grand nombre devient donc essentiel lorsque l&rsquo;on remet en cause celles d\u00e9j\u00e0 \u00e9tablies.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\"><i>Le journal des savants<\/i>, dont la publication d\u00e9bute en 1665, permet de faire conna\u00eetre les nouvelles d\u00e9couvertes dans les arts et les sciences \u00e0 tous les scientifiques d&rsquo;Europe. Il repr\u00e9sente un r\u00e9el moyen de communication entre savants europ\u00e9ens et s&rsquo;offre plus de lecteurs, par son genre litt\u00e9raire de style de la gazette.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">A une \u00e9chelle plus importante, l&rsquo;Encyclop\u00e9die repr\u00e9sente l&rsquo;un des principaux vecteurs de cette diffusion. Publi\u00e9e entre 1751 et 1772, par <a title=\"Denis Diderot\" href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/de-la-nature-et-des-hommes\/sciences-naturelles\/la-sphere-scientifique\/denis-diderot\/\" target=\"_blank\">Denis Diderot<\/a> et Jean Le Rond d&rsquo;<a title=\"d\u2019Alembert\" href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/de-la-nature-et-des-hommes\/sciences-naturelles\/la-sphere-scientifique\/dalembert\/\" target=\"_blank\">Alember<\/a>t. Elle a pu \u00eatre \u00e9labor\u00e9e par la contribution d&rsquo;un grand nombre de savants qui se retrouvaient dans les salons, les caf\u00e9s, les acad\u00e9mies. Georges-Louis Leclerc de Buffon par exemple, en \u00e9labore de nombreux articles, qui influencent plusieurs g\u00e9n\u00e9rations de naturalistes.<br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<div id=\"attachment_1521\" style=\"width: 168px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/03\/images-8.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1521\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1521   \" title=\"Journal des savants\" alt=\"\" src=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/03\/images-8.jpg\" width=\"158\" height=\"259\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1521\" class=\"wp-caption-text\">Couverture du Journal des savants publi\u00e9 le 5 janvier 1665<br \/>Biblioth\u00e8que Nationale de France<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif\">Par la diffusion facilit\u00e9e de ce savoir scientifique, les m\u00e9thodes d&rsquo;approche des <a title=\"botanique\" href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/de-la-nature-et-des-hommes\/sciences-naturelles\/la-sphere-scientifique\/botanique\/\" target=\"_blank\">botanistes<\/a>, <a title=\"zoologie\" href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/de-la-nature-et-des-hommes\/sciences-naturelles\/la-sphere-scientifique\/zoologie\/\" target=\"_blank\">zoologistes <\/a>ou <a title=\"g\u00e9ologie\" href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/de-la-nature-et-des-hommes\/sciences-naturelles\/la-sphere-scientifique\/geologie\/\" target=\"_blank\">g\u00e9ologues <\/a>\u00e9voluent. En outre, les <a title=\"naturalistes\" href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/de-la-nature-et-des-hommes\/sciences-naturelles\/la-sphere-scientifique\/naturalistes\/\" target=\"_blank\">naturalistes <\/a>peuvent se tourner davantage vers la nature en cherchant \u00e0 la d\u00e9crire et la comprendre. Cette recherche qui s&rsquo;approfondit, r\u00e9v\u00e8le les erreurs commises dans le pass\u00e9 et l&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour cette nature encore inexplor\u00e9e s&rsquo;\u00e9tend au continent am\u00e9ricain. La curiosit\u00e9 d&rsquo;appr\u00e9hender la nature et de d\u00e9couvrir de nouvelles populations, est l&rsquo;un des facteurs qui entra\u00eenent les voyages d&rsquo;exploration et est l&rsquo;un des sujets qu&rsquo;aiment traiter les savants dans leurs ouvrages. Les naturalistes \u00e9tudient les plantes et les esp\u00e8ces ramen\u00e9es des premiers voyages, m\u00e9connues en Europe et remettent \u00e0 jour les anciennes classifications. Il y a de ce fait rupture avec les m\u00e9thodes pass\u00e9es. On commence \u00e0 rejeter le savoir empirique et on \u00e9labore des outils, des th\u00e9ories, des m\u00e9thodes de recherche li\u00e9es sur les liens de cause \u00e0 effet, on exp\u00e9rimente. Cette exp\u00e9rimentation, plus rigoureuse, gagne en objectivit\u00e9 et permet de r\u00e9soudre ou d&rsquo;apporter des \u00e9l\u00e9ments de r\u00e9ponse \u00e0 des probl\u00e8mes qui se posent depuis plusieurs si\u00e8cles. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif\">Cette nouvelle m\u00e9thode de travail change consid\u00e9rablement la conception des sciences.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La communaut\u00e9 scientifique Les communaut\u00e9s de savants se d\u00e9veloppent dans de nombreux \u00c9tats d&rsquo;Europe, en Angleterre, en Italie ou en France, \u00e0 partir du soutien de l&rsquo;\u00e9lite \u00e9rudite qui se passionne de plus en plus pour le savoir scientifique. Dans &hellip; <a href=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/de-la-nature-et-des-hommes\/sciences-naturelles\/linstitutionnalisation-des-sciences\/\">Lire la suite <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":19,"featured_media":0,"parent":484,"menu_order":1,"comment_status":"closed","ping_status":"open","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1070"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/users\/19"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1070"}],"version-history":[{"count":33,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1070\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1236,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1070\/revisions\/1236"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/484"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1070"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}