{"id":1258,"date":"2014-03-20T09:41:55","date_gmt":"2014-03-20T08:41:55","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/?page_id=1258"},"modified":"2014-05-27T10:24:22","modified_gmt":"2014-05-27T09:24:22","slug":"instruments-et-techniques-de-navigation","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/naviguer-au-xviiie-siecle\/officiers-et-matelots\/instruments-et-techniques-de-navigation\/","title":{"rendered":"Instruments et techniques de navigation"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Pour se positionner sur les mers, loin de la terre, il faut savoir d\u00e9terminer la latitude et la longitude de l\u2019endroit o\u00f9 se situe le navire. Savoir trouver la latitude du lieu \u00e9tait r\u00e9solu depuis longtemps mais la d\u00e9termination de la longitude \u00e9tait encore au d\u00e9but du XVIII\u00b0 si\u00e8cle un probl\u00e8me non abouti. Une fois le point d\u00e9termin\u00e9, il faut le reporter sur des cartes pr\u00e9cises pour savoir o\u00f9 l\u2019on se trouve. Dans ce domaine de l\u2019hydrographie, il y avait aussi de nombreux progr\u00e8s \u00e0 faire au XVIII\u00b0 si\u00e8cle car beaucoup de cartes \u00e9taient manquantes ou approximatives. Des erreurs de navigation furent donc la cause de beaucoup de naufrages avec la perte de nombreuses vies humaines associ\u00e9es. Certaines avanc\u00e9es significatives sont toutefois \u00e0 noter, notamment dans le calcul de la longitude. <\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">Les instruments n\u00e9cessaires \u00e0 la navigation sont le loch pour d\u00e9terminer la vitesse du navire et le compas pour la direction permettant une navigation \u00e0 l\u2019estime, le chronom\u00e8tre pour avoir l\u2019heure pr\u00e9cise du lieu et ainsi d\u00e9terminer la longitude, le sextant pour mesurer la hauteur des astres et ainsi d\u00e9terminer sa latitude. Ajout\u00e9s \u00e0 tous ces instruments, la possession d\u2019un jeu de cartes pr\u00e9cises est l\u2019atout indispensable pour toute bonne navigation.<\/span><\/span><\/p>\n<p><strong><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: large\"><span style=\"font-size: medium\">Faire le point<\/span><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Tant que les marins naviguaient<b> <\/b>\u00e0 vue, assist\u00e9s par une ligne de sonde pour contr\u00f4ler leur profondeur, ils n&rsquo;avaient nul besoin de cartes. Avec le progr\u00e8s des techniques de navigation et la publication de cartes marines, ils purent s&rsquo;aventurer hors de vue des c\u00f4tes. Lorsque le compas magn\u00e9tique fut introduit en Europe \u00e0 la fin du Moyen-\u00c2ge, les portulans firent leur apparition. Il s&rsquo;agissait de cartes nautiques grossi\u00e8rement dessin\u00e9es, fond\u00e9es sur des relev\u00e9s faits \u00e0 la boussole, qui servaient essentiellement \u00e0 rep\u00e9rer les ports et les distances, exprim\u00e9es en jours de mer, qui les s\u00e9paraient. Avec le d\u00e9veloppement des tables et des instruments servant \u00e0 mesurer la hauteur des \u00e9toiles et du Soleil, les cartes se dot\u00e8rent d&rsquo;un syst\u00e8me de coordonn\u00e9es bas\u00e9 sur les latitudes et les longitudes.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">Pour faire le point, nous noterons beaucoup de progr\u00e8s, en commen\u00e7ant \u00e0 la base de ces instruments, avec l&rsquo;astrolabe. Du grec \u00abastrolabos\u00bb, signifiant instrument pour prendre la hauteur des astres, son invention est attribu\u00e9 \u00e0 <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Hipparque_%28astronome%29\" target=\"_blank\">Hipparque<\/a> (v.-190-120). Une forme tr\u00e8s perfectionn\u00e9e, datant de -87, <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Machine_d%27Anticyth%C3%A8re\" target=\"_blank\">la machine d&rsquo;Anticyth\u00e8re<\/a>, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte au large de l&rsquo;\u00eele qui porte le m\u00eame nom. Mais son utilisation courante n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 r\u00e9pandue que par les astronomes arabes, \u00e0 partir du VIIIe si\u00e8cle. Il permet de repr\u00e9senter le mouvement des astres sur la vo\u00fbte c\u00e9leste. D&rsquo;usage limit\u00e9 pour les observations astronomiques, il sert surtout pour l&rsquo;astrologie, l&rsquo;enseignement de l&rsquo;astronomie et le calcul de l&rsquo;heure le jour par l&rsquo;observation du soleil ou pendant la nuit par l&rsquo;observation des \u00e9toiles. Une des am\u00e9liorations majeure de l&rsquo;astrolabe, bien qu&rsquo;elle ne soit pas une am\u00e9lioration au sens propre mais un nouvel instrument, est l&rsquo;octant. <span style=\"color: #000000\">Son nom vient de sa taille : le secteur angulaire est de 45\u00b0, soit un huiti\u00e8me de cercle. Il est apparu comme instrument de navigation vers le milieu du XVIIIe si\u00e8cle. Cependant, il compte de nombreuses limites, ce qui entra\u00eene une \u00e9volution vers le sextant. <\/span><\/span><\/span><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif\"><span style=\"font-size: medium\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">Le sextant est un instrument qui mesure l&rsquo;angle entre l&rsquo;horizon et un objet lointain (clocher, montagne, etc.) ou un astre (Soleil, Lune ou \u00e9toile). Un sextant est compos\u00e9 d&rsquo;une petite lunette, pour viser l&rsquo;horizon, de deux miroirs (qui projettent l&rsquo;image de l&rsquo;objet vis\u00e9), de filtres \u00e9ventuels (pour le Soleil), d&rsquo;un bras mobile et d&rsquo;un arc de cercle gradu\u00e9. L&rsquo;angle d&rsquo;ouverture est de 60\u00b0, soit un sixi\u00e8me de cercle, d&rsquo;o\u00f9 le nom de l&rsquo;instrument, et cela est la principale avanc\u00e9e par rapport \u00e0 l&rsquo;octant. Il a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u pour la navigation marine mais peut \u00eatre aussi utilis\u00e9 pour se rep\u00e9rer sur terre ou dans les airs. La mesure de la hauteur du Soleil dans le ciel \u00e0 midi indique par exemple la latitude du lieu pour peu que l&rsquo;on connaisse la date. La nuit, on peut se servir du sextant pour mesurer la hauteur angulaire dans le ciel d&rsquo;\u00e9toiles reconnaissables puis regarder sur des tables astronomiques pour trouver, l\u00e0 aussi, la latitude du lieu.<\/span><\/span><strong><\/strong><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<div style=\"width: 578px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/03\/xdfgh.png\"><img loading=\"lazy\" title=\"Sc\u00e9ma d\u00e9taill\u00e9 d'un sextant\" alt=\"Sextant\" src=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/03\/xdfgh.png\" width=\"568\" height=\"356\" \/><\/a><p class=\"wp-caption-text\">Sch\u00e9ma d\u00e9taill\u00e9 des parties d&rsquo;un sextant.<br \/>Source : http:\/\/www.infovisual.info\/<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Pour finir, il fallait calculer la vitesse \u00e0 laquelle le bateau avance, ce qui, dans le cas d&rsquo;une navigation \u00e0 latitude constante, permet de conna\u00eetre la position du navire sur un parall\u00e8le et donc, de mani\u00e8re indirecte, sa longitude. Pour cela, On utilisait le loch. <\/span><\/span><\/span><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">Le loch \u00e9tait \u00e0 l\u2019origine une planchette de bois que l\u2019on jetait \u00e0 l\u2019eau \u00e0 l\u2019avant du navire. Au XVI\u00b0 si\u00e8cle, la pr\u00e9cision f\u00fbt am\u00e9lior\u00e9e par l\u2019apparition de la ligne de loch, attach\u00e9e \u00e0 un flotteur de bois. On laissait filer la ligne derri\u00e8re le navire et on comptait les n\u0153uds qui passaient entre les mains du navigateur pendant 30 secondes (c\u2019est l\u2019origine du terme \u00ab\u00a0n\u0153ud\u00a0\u00bb, unit\u00e9 de vitesse des navires). On en d\u00e9duisait ainsi la vitesse apparente du navire, qui permettait avec l\u2019aide du compas de r\u00e9aliser une navigation \u00e0 l\u2019estime en reportant les mesures relev\u00e9es sur une carte. <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\"><span style=\"color: #000000\">Il fallait aussi mesurer la longitude. Pour cela, il fallait calculer (en admettant que les 360\u00b0 de circonf\u00e9rence de la terre correspondent \u00e0 24 heures, sur la base de 15\u00b0 = 1 heure) la diff\u00e9rence entre l&rsquo;heure locale et l&rsquo;heure du lieu d&rsquo;origine d&rsquo;un bateau. Ce r\u00e9sultat pouvait \u00eatre obtenu par des m\u00e9thodes astronomiques. Si l&rsquo;on pouvait observer un ph\u00e9nom\u00e8ne astronomique r\u00e9gulier \u00e0 bord d&rsquo;un bateau, l&rsquo;heure de cette observation pouvait ensuite \u00eatre compar\u00e9e avec l&rsquo;heure d&rsquo;observation du m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne au point de d\u00e9part du bateau. On pouvait trouver ces donn\u00e9es sur des tables dress\u00e9es \u00e0 cet usage. La diff\u00e9rence des deux temps donnait la longitude.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p><strong><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">Tracer sa route <\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\"><span style=\"color: #000000\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le compas est donc le premier des instruments servant \u00e0 d\u00e9finir le cap. C&rsquo;est <\/span><span style=\"color: #000000\">un instrument de navigation qui s\u2019aligne sur le champ magn\u00e9tique de la Terre. Il indique ainsi le nord magn\u00e9tique. Attention \u00e0 ne pas le confondre avec le nord g\u00e9ographique car la diff\u00e9rence entre les deux directions en un lieu donn\u00e9 s\u2019appelle la d\u00e9clinaison magn\u00e9tique.<\/span> Un compas fournit une direction de r\u00e9f\u00e9rence connue qui aide \u00e0 la navigation. Les points cardinaux sont (dans le sens des aiguilles d\u2019une montre) : Nord, Est, Sud, et Ouest. Un compas peut \u00eatre utilis\u00e9e avec une horloge pour fournir une estimation de sa position.<span style=\"color: #000000\"> Autre \u00e9l\u00e9ment majeur, mais aussi pour une majorit\u00e9 des techniques de navigation, les cartes maritimes. <\/span><span style=\"color: #000000\">Ce sont des cartes utilis\u00e9es principalement pour la navigation. Elles contiennent des indications \u00e0 propos des fonds, des amers, des dangers, des routes \u00e0 suivre. Cette technique, compliqu\u00e9e \u00e0 mettre en oeuvre et peu pr\u00e9cise (car il est souvent difficile de r\u00e9aliser des observations astronomiques valables sur le pont d&rsquo;un navire en mouvement et soumis aux al\u00e9as m\u00e9t\u00e9orologiques) ne fut remplac\u00e9e qu&rsquo;\u00e0 la fin du XVIIIe si\u00e8cle par celle des horloges marines, d\u00e9sormais capables de conserver avec pr\u00e9cision l&rsquo;heure du point d&rsquo;origine d&rsquo;un voyage.<br \/>\n<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">Une fois connue la position, il fallait pouvoir la porter sur une carte. Les anc\u00eatres des cartes maritimes utilis\u00e9es au XVIIIe sont les portulans, r\u00e9pandus depuis l&rsquo;Italie \u00e0 partir du XIIIe si\u00e8cle, dans un contexte d&rsquo;essor du commerce maritime. Les portulans sont \u00e0 la fois des textes d\u00e9crivant les c\u00f4tes et les ports, et des cartes nautiques peintes sur parchemin, avec le rep\u00e9rage des \u00eeles, des abris et des amers qui permettent de reconna\u00eetre un rivage. La richesse des informations se limite cependant \u00e0 la frange \u00e9troite o\u00f9 s&rsquo;alignent perpendiculairement les noms des ports, tandis que l&rsquo;int\u00e9rieur reste d&rsquo;abord vide, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une zone vierge. En toile de fond se d\u00e9veloppe un r\u00e9seau de lignes g\u00e9om\u00e9triques appel\u00e9 le marteloire, diff\u00e9rent du quadrillage des parall\u00e8les et des m\u00e9ridiens. Ces lignes de \u00ab\u00a0rhumbs\u00a0\u00bb, issues des roses des vents, ne servent pas \u00e0 mesurer l&rsquo;espace, mais permettent aux marins de voir les angles de route pour se diriger plus facilement \u00e0 cap constant, avec la r\u00e8gle, le compas et surtout la boussole, nouvelle venue en M\u00e9diterran\u00e9e. Le Nord est d\u00e9sormais en haut de la carte, le plus souvent le Nord magn\u00e9tique indiqu\u00e9 par la boussole et non le Nord g\u00e9ographique rep\u00e9r\u00e9 \u00e0 l&rsquo;aide de la Polaire ou du Soleil. Il en r\u00e9sulte parfois une orientation l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9cal\u00e9e par rapport aux cartes construites selon les coordonn\u00e9es g\u00e9ographiques. L&rsquo;\u00e9chelle des distances en milles marins est souvent indiqu\u00e9e et l&rsquo;influence arabe se reconna\u00eet dans la num\u00e9ration.<\/span><\/span><\/p>\n<div id=\"attachment_1455\" style=\"width: 442px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/03\/g1633aa.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1455\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-1455     \" title=\"Un portulan du XVIIe si\u00e8cle\" alt=\"\" src=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/03\/g1633aa.jpg\" width=\"432\" height=\"337\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1455\" class=\"wp-caption-text\">Un portulan du XVIIe si\u00e8cle<br \/>Source : http:\/\/talent.paperblog.fr\/5987527\/l-age-d-or-des-cartes-marines-a-la-bnf\/<\/p><\/div>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L&rsquo;utilisation de ces cartes n&rsquo;est pas ais\u00e9e \u00e0 d\u00e9terminer. La plupart se limitent aux rivages fr\u00e9quent\u00e9s par les marins m\u00e9diterran\u00e9ens, de la mer Noire \u00e0 Bruges. Celles arriv\u00e9es jusqu&rsquo;\u00e0 nous en petit nombre n&rsquo;ont pas forc\u00e9ment voyag\u00e9 sur la mer, comme tendrait \u00e0 le prouver leur bon \u00e9tat de conservation. On sait qu&rsquo;il y en avait une sur le bateau amenant Saint-Louis \u00e0 Tunis en 1270, et que le roi d&rsquo;Aragon avait impos\u00e9 la pr\u00e9sence de deux d&rsquo;entre elles sur chacun de ses navires en 1354. Mais ce n&rsquo;est pas un instrument indispensable en M\u00e9diterran\u00e9e, puisque les c\u00f4tes ne sont jamais longtemps perdues de vue et que les nuits claires permettent souvent de naviguer aux \u00e9toiles. Dans l&rsquo;Atlantique, l&rsquo;estimation des distances parcourues est beaucoup plus ardue et le rep\u00e9rage astronomique s&rsquo;impose, au moins pour la latitude, aux Portugais voguant vers le cap de Bonne Esp\u00e9rance.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\"><span style=\"font-size: medium\">Au XVIIIe si\u00e8cle, on cr\u00e9ait des cartes apr\u00e8s avoir fait des relev\u00e9s hydrographiques. On pouvait prendre des relev\u00e9s \u00e0 partir du navire. En utilisant des instruments de navigation nautique comme le chronom\u00e8tre et le sextant pour d\u00e9terminer une position sur le globe, les officiers de navigation gardaient des registres du parcours et de la vitesse du navire pour conna\u00eetre leur position relative lorsqu\u2019ils effectuaient leurs premiers relev\u00e9s des caract\u00e9ristiques de la c\u00f4te. En prenant un relev\u00e9 d\u2019une caract\u00e9ristique en l\u2019approchant et en prenant un autre en partant, ils pouvaient tracer des lignes qui se croisaient et d\u00e9terminaient une position pour cette pointe de terre. Les relev\u00e9s terrestres conservaient cependant une plus grande pr\u00e9cision. On utilisait une cha\u00eene pour mesurer une ligne de triangulation d\u2019une distance connue. On mesurait les angles \u00e0 partir de chaque extr\u00e9mit\u00e9 de la cha\u00eene vers un grand nombre de points divers le long de la c\u00f4te et on utilisait la triangulation pour mesurer des distances plus longues pour \u00e9tendre le relev\u00e9. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>R\u00e9dacteur :<\/strong> Ass\u00e9mat Th\u00e9o<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Pour se positionner sur les mers, loin de la terre, il faut savoir d\u00e9terminer la latitude et la longitude de l\u2019endroit o\u00f9 se situe le navire. 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