{"id":2199,"date":"2014-03-27T09:00:54","date_gmt":"2014-03-27T08:00:54","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/?page_id=2199"},"modified":"2014-04-03T09:29:01","modified_gmt":"2014-04-03T08:29:01","slug":"geolocalisation-climat-et-navigation-dans-la-baie","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/marin-et-soldat\/lexpedition-de-la-baie-dhudson\/geolocalisation-climat-et-navigation-dans-la-baie\/","title":{"rendered":"G\u00e9olocalisation, climat et navigation dans la baie."},"content":{"rendered":"<ul>\n<li><strong>G\u00e9olocalisation et climat de la baie.<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\">La baie d&rsquo;Hudson se situe au Nord-Est de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord, au Canada, dans la zone du bouclier canadien. Le climat y est subarctique. Les terres situ\u00e9es au Nord de la baie forment une sorte de toundra appel\u00e9es les \u00ab\u00a0<i>Barrens Grounds\u00a0\u00bb <\/i>traditionnellement peupl\u00e9es par les Inuits tandis que celles du Sud sont constitu\u00e9es de ta\u00efga ou for\u00eat bor\u00e9ale et sont peupl\u00e9es par les indiens (Cree et Chipewyan notamment). Le fort <i>Prince of Wales <\/i>se situe au niveau de transition entre ces deux climats profitant ainsi d&rsquo;une position avantageuse dans le commerce de fourrure. <i>Fort York<\/i> se trouve plus au Sud entre la rivi\u00e8re Nelson et la rivi\u00e8re Hayes. La faune de la baie d&rsquo;Hudson est le facteur de l&rsquo;implantation de la <i>Hudson&rsquo;s Bay Company <\/i>qui fait le commerce de ces fourrures. Trois zones se d\u00e9marquent, la for\u00eat bor\u00e9ale, la savane subarctique et la toundra toutes caract\u00e9ris\u00e9es par des esp\u00e8ces animales particuli\u00e8res. Lap\u00e9rouse arrive en vue de la baie d&rsquo;Hudson le 18 juillet. Le d\u00e9troit n&rsquo;est jamais enti\u00e8rement libre des glaces. Au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, le d\u00e9troit n&rsquo;est praticable que durant une courte p\u00e9riode de mi-juillet \u00e0 la fin septembre.<\/span><\/p>\n<ul>\n<li><strong>Naviguer dans la baie.<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<div id=\"attachment_3586\" style=\"width: 220px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/03\/navires-dans-la-baie.jpeg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3586\" loading=\"lazy\" class=\" wp-image-3586 \" alt=\"Issu du livre d'Ellis, A voyage to Hudson's Bay, by the Dobbs Galley and California, in the years 1746 and 1747, for discovering a north west passage, on y voit des navires naviguer dans la baie d'Hudson. La pr\u00e9sence de Glace est omnipr\u00e9sente.\" src=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/03\/navires-dans-la-baie.jpeg\" width=\"210\" height=\"264\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3586\" class=\"wp-caption-text\">Issu du livre d&rsquo;Ellis, A voyage to Hudson&rsquo;s Bay, by the Dobbs Galley and California, in the years 1746 and 1747, for discovering a north west passage, on y voit des navires naviguer dans <a href=\"http:\/\/www.collectionscanada.gc.ca\/earlyimages\/026017-119.01-e.php?image_id_nbr=361\">la baie d&rsquo;Hudson<\/a>. La pr\u00e9sence de glace est tr\u00e8s importante pour Ellis. L&rsquo;auteur fait part des dangers occasionn\u00e9s par les glaces pour les navires.<\/p><\/div>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\">Apr\u00e8s un retard d&rsquo;un an sur le d\u00e9part initialement pr\u00e9vu, Lap\u00e9rouse appareilla du cap Fran\u00e7ais en Ha\u00efti le 13 mai 1782 et arriva en baie d&rsquo;Hudson le 18 juillet mais ne trouva un passage que le 5 ao\u00fbt. En effet, p\u00e9n\u00e9trer la baie n&rsquo;est pas chose ais\u00e9e, le d\u00e9troit n&rsquo;est praticable que durant une courte p\u00e9riode de l&rsquo;ann\u00e9e en raison des glaces. Il faut attendre les environs du 20 juillet pour pouvoir s&rsquo;engager. Lap\u00e9rouse et ses hommes \u00e9taient habitu\u00e9s \u00e0 naviguer dans des eaux chaudes. L&rsquo;exp\u00e9rience faisait d\u00e9faut aux marins ainsi qu&rsquo;aux officiers qui disposaient en tout et pour tout de seulement deux livres anglais \u00e9crits par <a title=\"Henry Ellis\" href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/marin-et-soldat\/lexpedition-de-la-baie-dhudson\/henry-ellis\/\">Ellis<\/a>, dont ils tiraient des informations quant \u00e0 l&#8217;emplacement des principaux caps, des recommandations et de nombreux relev\u00e9s mais aussi de quelques cartes anciennes, peu fiables, comme la carte de Bellin. Les cartes fran\u00e7aises avaient d\u00e9j\u00e0 pr\u00e8s d&rsquo;un si\u00e8cle. Les informations changent d&rsquo;un document \u00e0 l&rsquo;autre ce qui rend difficile \u00e0 Lap\u00e9rouse de se positionner correctement. De plus, les instruments de mesure \u00e0 bord sont impr\u00e9cis comme la boussole dont la variation est tr\u00e8s importante du fait du rapprochement du p\u00f4le Nord. Entre les mesures effectu\u00e9es et les estimations faites, la marge est souvent trop importante. Pire encore, <a title=\"Vaisseaux et fr\u00e9gates\" href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/marin-et-soldat\/lexpedition-de-la-baie-dhudson\/vaisseaux-et-fregates\/\">le vaisseau et les deux fr\u00e9gates<\/a>, dont dispose Lap\u00e9rouse, arrivent \u00e0 des relev\u00e9s tr\u00e8s diff\u00e9rents les uns des autres.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\">R\u00e9guli\u00e8rement les \u00e9quipages sondent les fonds marins afin de d\u00e9terminer \u00e0 la fois la profondeur des eaux, mais \u00e9galement le tapis marin de l&rsquo;endroit. La premi\u00e8re information est vitale si l&rsquo;on ne veut pas \u00e9chouer les navires. Ceux-ci ont effectivement de forts tirant-d&rsquo;eau, notamment le <i>Sceptre<\/i>. La profondeur permet \u00e9galement, en plus de la longitude et de la latitude, de se rep\u00e9rer gr\u00e2ce aux informations relatives qu&rsquo;apportent les r\u00e9cits d&rsquo;Ellis. Cette deuxi\u00e8me fonction de la sonde a elle aussi une grande importance\u00a0: enduite au pr\u00e9alable de suif, elle permet de d\u00e9terminer, par exemple, si le fond marin est constitu\u00e9 de roche ou de sable.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif\">Les glaces forment le principal obstacle \u00e0 l&rsquo;avanc\u00e9e de la mission\u00a0: Lap\u00e9rouse et ses compagnons sont constamment \u00e0 la recherche d&rsquo;eaux libres. \u00c0 plusieurs reprises, les \u00e9quipages ont dut man\u0153uvrer dans l&rsquo;urgence au risque de rencontrer un iceberg masqu\u00e9 par le brouillard qui se serait av\u00e9r\u00e9 fatal pour les navires. Les marins vont jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9f\u00e9rer une l\u00e9g\u00e8re collision entre b\u00e2timents. Lap\u00e9rouse, <a title=\"Andr\u00e9-Charles La Jaille\" href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/marin-et-soldat\/lexpedition-de-la-baie-dhudson\/andre-charles-la-jaille\/\">La Jaille<\/a>, et de Langle naviguent rapproch\u00e9s les uns des autres afin qu&rsquo;aucun navire ne se perde dans les brumes. Les impacts r\u00e9guliers des glaces flottantes cr\u00e9ent des avaries et obligent l&rsquo;examen r\u00e9gulier de la coque ainsi que sa r\u00e9paration.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>G\u00e9olocalisation et climat de la baie. La baie d&rsquo;Hudson se situe au Nord-Est de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord, au Canada, dans la zone du bouclier canadien. Le climat y est subarctique. 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