{"id":2271,"date":"2014-03-27T09:08:55","date_gmt":"2014-03-27T08:08:55","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/?page_id=2271"},"modified":"2014-04-08T06:18:56","modified_gmt":"2014-04-08T05:18:56","slug":"quelques-etapes-exceptionnelles","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/le-voyage\/principales-etapes-et-evenements\/quelques-etapes-exceptionnelles\/","title":{"rendered":"Quelques \u00e9tapes exceptionnelles"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify\" align=\"JUSTIFY\">Pour ne pas d\u00e9tailler l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 du voyage de Lap\u00e9rouse, nous avons s\u00e9lectionn\u00e9 trois \u00e9tapes qui nous semblent primordiales : l&rsquo;\u00eele de P\u00e2ques, Lituya Bay et Tutuila Bay. Durant ces arr\u00eats, Lap\u00e9rouse et son \u00e9quipage vont \u00eatre en contact avec les indig\u00e8nes et conna\u00eetront des difficult\u00e9s allant du pillage \u00e0 la perte humaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" align=\"JUSTIFY\"><strong>Une journ\u00e9e sur l&rsquo;\u00eele de P\u00e2ques<\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_3399\" style=\"width: 560px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/01\/moai.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3399\" loading=\"lazy\" class=\" wp-image-3399  \" alt=\"\" src=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/projetlaperouse\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/01\/moai.jpg\" width=\"550\" height=\"390\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3399\" class=\"wp-caption-text\">Mensurations des statues sur l&rsquo;\u00eele de P\u00e2ques<br \/>Gravure de 1820 d&rsquo;apr\u00e8s un dessin de Duch\u00e9 de Vaney lors du voyage de Lap\u00e9rouse de 1785 \u00e0 1786.<br \/>Biblioth\u00e8que des arts d\u00e9coratifs, Paris.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify\" align=\"JUSTIFY\">Le s\u00e9jour sur l&rsquo;\u00eele de P\u00e2ques fut pour tout l&rsquo;\u00e9quipage l&rsquo;occasion de mettre en \u0153uvre les consignes du Roi et d\u2019insister sur l&rsquo;aspect civilisateur de l&rsquo;exp\u00e9dition. \u00ab\u00a0Nous avons laiss\u00e9 dans leurs champs toutes sortes de graines utiles, laiss\u00e9 dans leurs habitations des cochons, des ch\u00e8vres et des brebis qui y multiplieront vraisemblablement\u00a0\u00bb. Le r\u00e9sultat est double, d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 les autochtones re\u00e7oivent des apports alimentaires plus diversifi\u00e9s et d&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9, cela permet aux marins d&rsquo;en apprendre d&rsquo;avantage sur ce peuple. Il faut savoir que la pr\u00e9sence fran\u00e7aise n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9, les Pascuans avaient d\u00e9j\u00e0 rencontr\u00e9 des europ\u00e9ens lors d\u2019une escale de James Cook et de son \u00e9quipage au mois de mars 1774. L&rsquo;\u00eele de P\u00e2ques est pour le botaniste Colignon un territoire nouveau \u00e0 explorer.\u00a0Il sillonne l&rsquo;\u00eele \u00e0 la recherche de terres fertiles et par l\u00e0 admire les fameux Moais et Ahus qui impressionnent tant l&rsquo;\u00e9quipage par la suite. Cette escale fut une des plus r\u00e9ussie, aucune perte humaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" align=\"JUSTIFY\">Tout de m\u00eame, Lap\u00e9rouse garde une certaine amertume concernant cette escale, il dit\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0nous avons abord\u00e9 dans l\u2019\u00eele que pour leur bien, nous les avons combl\u00e9 de pr\u00e9sents, fait des caresses \u00e0 tous les \u00eatres faibles, particuli\u00e8rement aux enfants \u00e0 la mamelle. Nous ne leur avons rien demand\u00e9 en \u00e9change et ils nous ont jet\u00e9 des pierres et vol\u00e9 tout ce qu\u2019il leur \u00e9tait possible d\u2019enlever\u00a0\u00bb. Malgr\u00e9 ceci, l&rsquo;\u00e9quipage ne r\u00e9pond pas et pr\u00e9f\u00e8re ne pas utiliser la force qui pourrait engendrer une r\u00e9volte des indig\u00e8nes. Le mythe du \u00ab\u00a0bon sauvage\u00a0\u00bb est en quelque sorte remis en question. Les premi\u00e8res questions se posent \u00e0 l&rsquo;\u00e9quipage concernant la bont\u00e9 absolu de ces civilisations. Lap\u00e9rouse a tout de m\u00eame respect\u00e9 les pr\u00e9rogatives du Roi\u00a0: l&rsquo;\u00e9tape est un succ\u00e8s pour la France.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" align=\"JUSTIFY\"><strong>Lituya Bay, \u00e0 la rencontre des fonds marins<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" align=\"JUSTIFY\">\u00ab\u00a0C&rsquo;est avec la plus vive douleur que je vais tracer l&rsquo;histoire d&rsquo;un d\u00e9sastre mille fois plus cruel que les maladies et tous les autres \u00e9v\u00e9nements des plus longues navigations \u00bb \u00e9crivit Lap\u00e9rouse visiblement tr\u00e8s touch\u00e9 par l\u2019\u00e9v\u00e9nement dramatique dont ses hommes furent victimes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" align=\"JUSTIFY\">Lors de son arriv\u00e9e \u00e0 Port des Fran\u00e7ais le 13 juillet 1786, Lap\u00e9rouse envoie deux bisca\u00efennes et un petit canot pour sonder la passe. Il confit les deux embarcations \u00e0 deux officiers de la marine exp\u00e9riment\u00e9s, M. d&rsquo;Escures et M. de Marchainville, en leur donnant des consignes de s\u00e9curit\u00e9 avant leur d\u00e9part. Quelques heures plus tard, Lap\u00e9rouse est surpris de voir M. Boutin d\u00e9j\u00e0 de retour sur son petit canot. Il leur raconte alors \u00ab\u00a0le plus grand des malheurs, celui qu&rsquo;il \u00e9tait le plus impossible de pr\u00e9voir, nous attendais \u00e0 ce terme\u00a0\u00bb. En effet, M. d&rsquo;Escures avait approch\u00e9 de trop pr\u00e8s la passe. Entra\u00een\u00e9e par le courant la bisca\u00efenne fut engloutie. M. de Marchainville se pr\u00e9cipita au secours de son ami, mais malheureusement son aide ne fut d&rsquo;aucune utilit\u00e9. L&rsquo;\u00e9quipage perd vingt-et-un de ses hommes. M. de Langle fit mouiller des canots. Il partit \u00e0 la recherche d&rsquo;\u00e9ventuels rescap\u00e9s. Apr\u00e8s les fouilles plus aucun doute n&rsquo;\u00e9tait possible\u00a0: ils avaient p\u00e9ri. En effet, les sauvages de l\u2019\u00eele et des marins sillonnaient la baie jour et nuit \u00e0 la recherche de corps. Le 22 juillet, apr\u00e8s plusieurs jours de recherche, des d\u00e9bris d&#8217;embarcation sont retrouv\u00e9s mais pas la moindre trace des membres de l\u2019\u00e9quipage disparu. En partageant la vie des autochtones, Lap\u00e9rouse apprit diverses coutumes comme par exemple lors de fun\u00e9railles o\u00f9 le corps du d\u00e9funt est br\u00fbl\u00e9 et la t\u00eate conserv\u00e9e. Lap\u00e9rouse obtint de la fourrure des indiens, qui lui servira pour faire du troc. A la fin de cette \u00e9tape, il qualifia les habitants de \u00ab\u00a0grossiers et barbares\u00a0\u00bb et leurs femmes d\u2019\u00a0\u00ab\u00a0\u00eatre les plus d\u00e9go\u00fbtants de l\u2019univers\u00a0\u00bb, laides aux yeux de l\u2019\u00e9quipage. Le 30 juillet, malgr\u00e9 le chagrin immense, l&rsquo;exp\u00e9dition reprit l&rsquo;oc\u00e9an.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" align=\"JUSTIFY\"><strong>Tutuila Bay, la baie du massacre<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" align=\"JUSTIFY\">Tutuila Bay se situe dans les actuelles \u00eeles Samoa, dans le sud de l&rsquo;oc\u00e9an Pacifique. Lap\u00e9rouse y fait escale le 9 d\u00e9cembre 1787. Quand ils y accostent, cela fait d\u00e9j\u00e0 plus de deux ans que l&rsquo;exp\u00e9dition est partie de Brest. Cette \u00e9tape reste l&rsquo;une des plus connue car c&rsquo;est la premi\u00e8re et unique fois que l&rsquo;\u00e9quipage se fait attaquer par les indig\u00e8nes. Le massacre a lieu le 11 d\u00e9cembre. Deux fr\u00e9gates remplies d&rsquo;une soixantaine d&rsquo;hommes arm\u00e9s descendent des navires pour rejoindre la terre, Lap\u00e9rouse d\u00e9sob\u00e9it aux ordres du Roi en demandant aux hommes d&rsquo;\u00eatre arm\u00e9s car il savait que les relations avait \u00e9t\u00e9 conflictuelles avec les Maounas. A l&rsquo;approche de la terre, les deux chaloupes sont prises d&rsquo;assaut par les insulaires. Cette attaque ne laisse que peu de chance aux marins, puisqu&rsquo;ils ne connaissent pas l&rsquo;\u00eele, ils se retrouvent bloqu\u00e9s dans les coraux. Les indig\u00e8nes eux connaissent bien les lieux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" align=\"JUSTIFY\">La premi\u00e8re personne touch\u00e9e est de Langle, ce qui provoque la panique sur les chaloupes. Les indig\u00e8nes s&rsquo;en rendent ma\u00eetre en quelques minutes, une grande partie des marins s&rsquo;\u00e9chappe mais douze d&rsquo;entre eux y perdent la vie. \u00ab\u00a0Mais ce brave officier, plus expos\u00e9 que les autres, fut la premi\u00e8re proie des b\u00eates f\u00e9roces qui nous assaillirent\u00a0\u00bb, nous explique Lap\u00e9rouse encore choqu\u00e9 de la disparition du capitaine de l&rsquo;Astrolabe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Cette \u00e9tape marque un v\u00e9ritablement tournant dans l&rsquo;exp\u00e9dition, l&rsquo;\u00e9quipage est \u00e0 la fois en deuil, de plus, il perd confiance en les indig\u00e8nes\u00a0: pour les hommes de Lap\u00e9rouse, le mythe du \u00ab\u00a0bon sauvage\u00a0\u00bb s&rsquo;effondre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour ne pas d\u00e9tailler l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 du voyage de Lap\u00e9rouse, nous avons s\u00e9lectionn\u00e9 trois \u00e9tapes qui nous semblent primordiales : l&rsquo;\u00eele de P\u00e2ques, Lituya Bay et Tutuila Bay. 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