{"id":2924,"date":"2024-03-02T09:50:55","date_gmt":"2024-03-02T08:50:55","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/?page_id=2924"},"modified":"2024-03-06T10:22:27","modified_gmt":"2024-03-06T09:22:27","slug":"les-bustes-de-la-venelle","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/les-bustes-de-la-venelle\/","title":{"rendered":"Les bustes du jardin et de la venelle"},"content":{"rendered":"\n<h4><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"><strong>Paul Sabatier (1854-1941)<\/strong><\/span><\/h4>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/03\/PS-3-rotated.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3011\" width=\"318\" height=\"424\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/03\/PS-3-rotated.jpg 600w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/03\/PS-3-225x300.jpg 225w\" sizes=\"(max-width: 318px) 100vw, 318px\" \/><figcaption><span class=\"has-inline-color has-light-brown-color\"><strong>Le buste de Paul Sabatier \u00e0 la Cit\u00e9 internationale des chercheurs de Toulouse (2023)<\/strong><\/span><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Paul Sabatier nait \u00e0 Carcassonne le 5 novembre 1854. Re\u00e7u \u00e0 l\u2019\u00c9cole Polytechnique et \u00e0 l\u2019\u00c9cole Normale Sup\u00e9rieure, il choisit cette derni\u00e8re et termine major de l\u2019Agr\u00e9gation de Sciences Physiques en 1877.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1878 il est nomm\u00e9 assistant au Coll\u00e8ge de France et, deux ans plus tard, il soutient une th\u00e8se de doctorat \u00e8s sciences pr\u00e9par\u00e9e sous la direction de Marcelin Berthelot. La m\u00eame ann\u00e9e il accepte un poste de ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 Bordeaux o\u00f9 il enseigne la Physique. En 1882, charg\u00e9 de cours de Physique, puis de Chimie, \u00e0 Toulouse, c\u2019est dans cette ville qu\u2019en 1884, il est promu professeur dans la chaire de Chimie G\u00e9n\u00e9rale : il est \u00e2g\u00e9 seulement de trente ans, l\u2019\u00e2ge minimum requis.<\/p>\n\n\n\n<p>Elu Doyen de la Facult\u00e9 des Sciences en 1905, il occupe ce poste pendant vingt- quatre ans. Universitaire moderne, il cr\u00e9e trois \u00e9coles d\u2019ing\u00e9nieurs : Institut de Chimie en 1906, Institut d\u2019\u00c9lectrotechnique et de M\u00e9canique appliqu\u00e9e en 1907, et Institut Agricole en 1909.<\/p>\n\n\n\n<p>Ses travaux scientifiques l\u2019am\u00e8nent \u00e0 r\u00e9aliser la premi\u00e8re hydrog\u00e9nation catalytique des hydrocarbures insatur\u00e9s et le conduisent \u00e0 proposer une explication quant au m\u00e9canisme de la catalyse. Pour ses d\u00e9couvertes en chimie, Paul Sabatier a re\u00e7u de nombreuses r\u00e9compenses internationales : outre le prix Nobel de Chimie en 1912, il est le premier membre non-r\u00e9sident \u00e9lu \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des Sciences fran\u00e7aise en 1913.<\/p>\n\n\n\n<p>Distinctions :<\/p>\n\n\n\n<p>Prix Lacaze (1897), Mainteneur de l&rsquo;Acad\u00e9mie des Jeux floraux (1909), Prix Nobel de chimie (1912), Membre de l\u2019Acad\u00e9mie des Sciences fran\u00e7aise (1913), Davy Medal (1915), Membre \u00e9tranger de la Royal Society (1918), Grand Officier de la L\u00e9gion d&rsquo;honneur (1931), M\u00e9daille Franklin (1933), Membre honoraire de plusieurs soci\u00e9t\u00e9s et confr\u00e9ries universitaires \u00e0 travers le monde (Londres, Madrid, etc.).<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/03\/Allee-de-bustes-Copie-1.jpg\" alt=\"\" width=\"470\" height=\"312\" \/><figcaption><strong><span class=\"has-inline-color has-light-brown-color\">Les bustes de la venelle \u00e0 la Cit\u00e9 internationale des chercheurs de Toulouse (2023)<\/span><\/strong><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p id=\"block-77aec5b9-30ed-4439-994f-59de07825dfb\"><\/p>\n\n\n\n<h4 id=\"block-9d4c8049-32da-4337-b370-8b5cb63e0b95\"><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Jean-Jacques Laffont 1947-2004<\/span><\/h4>\n\n\n\n<p id=\"block-534663c1-4e1b-4bd4-8a57-55bd424dfdc5\">Jean-Jacques Laffont nait le 13 avril 1947 \u00e0 Toulouse, d\u2019une m\u00e8re enseignante et d\u2019un p\u00e8re professeur de Gestion. Apr\u00e8s une ma\u00eetrise de math\u00e9matiques et une licence d&rsquo;\u00e9conomie \u00e0 Toulouse en 1968, il re\u00e7oit le dipl\u00f4me d&rsquo;ing\u00e9nieur-statisticien de l&rsquo;\u00c9cole Nationale de la Statistique et de l&rsquo;Administration \u00c9conomique ParisTech en 1970. Il est \u00e9galement titulaire d&rsquo;un DEA en analyse stochastique, d&rsquo;un DEA en math\u00e9matiques \u00e9conomiques, d&rsquo;un doctorat de troisi\u00e8me cycle en Math\u00e9matiques Appliqu\u00e9es, et d&rsquo;un Ph.D. en sciences \u00e9conomiques de l\u2019Universit\u00e9 Harvard obtenu en 1975. Il occupe le poste de ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole polytechnique entre 1975 et 1987, puis celui de professeur agr\u00e9g\u00e9 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Toulouse I \u2013 Capitole en 1979, et celui de directeur d&rsquo;\u00e9tudes \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) en 1980. En 1990, il fonde l\u2019Institut d\u2019\u00c9conomie Industrielle de Toulouse, centre d\u2019\u00e9conomie quantitative \u00e0 l\u2019origine de la c\u00e9l\u00e8bre Toulouse School of Economics.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"block-27e89525-384a-4962-a39d-4d04353ff0e4\">Jean-Jacques Laffont est l&rsquo;un des p\u00e8res fondateurs de la th\u00e9orie de l&rsquo;information qu\u2019il a d\u00e9clin\u00e9e dans de nombreux domaines, notamment dans celui de la r\u00e9gulation \u00e9conomique. Son travail sur l&rsquo;\u00e9conom\u00e9trie (\u00e9tude de l&rsquo;\u00e9conomie par une approche quantitative et statistique) des ench\u00e8res est consid\u00e9r\u00e9 comme r\u00e9volutionnaire, tout comme ses recherches sur l\u2019\u00e9conomie des incitations et des institutions, du droit ou du d\u00e9veloppement.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"block-c9ad2b18-7ff4-4cd4-88ee-ea6a5a3ae623\"><strong><em>Distinctions <\/em><\/strong>: M\u00e9daille d&rsquo;argent du CNRS (1990), Wells Prize de Harvard University (1975), Prix scientifique de l\u2019Union des Assurances de Paris (1991), Membre honoraire de l&rsquo;American Economic Association (1991), Chevalier de la L\u00e9gion d&rsquo;honneur (1991), Pr\u00e9sident de l\u2019Econometric Society (1992), Membre honoraire \u00e9tranger de l&rsquo;Academy of Arts and Sciences (1993), Officier de la L\u00e9gion d\u2019honneur (2001). Conjointement avec Jean Tirole, il obtient le Prix Yrjo-Jahnsson de la \u00ab\u00a0European Economics Association\u00a0\u00bb, accord\u00e9 chaque ann\u00e9e au meilleur \u00e9conomiste de moins de 45 ans (1993).<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" id=\"block-0453a102-b33f-4d4e-b72a-8c00f330b63f\" \/>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" id=\"block-3706168b-a2ad-450d-90bf-eef38664e867\" \/>\n\n\n\n<h4 id=\"block-b011b8e0-eadf-4ad1-9c03-08e5cc8e0ac9\"><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Ernest M\u00e9rim\u00e9e 1846-1924<\/span><\/h4>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/03\/Merimee-rotated.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3012\" width=\"436\" height=\"581\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/03\/Merimee-rotated.jpg 600w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/03\/Merimee-225x300.jpg 225w\" sizes=\"(max-width: 436px) 100vw, 436px\" \/><figcaption><strong><span class=\"has-inline-color has-light-brown-color\">Le buste d&rsquo;Ernest M\u00e9rim\u00e9e \u00e0 la Cit\u00e9 internationale des chercheurs de Toulouse (2023)<\/span><\/strong><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p id=\"block-1a9cc4a4-8081-49b1-ae26-516093457cac\">Ernest M\u00e9rim\u00e9e nait le 27 mars 1846 \u00e0 La Guilloti\u00e8re (dans le Rh\u00f4ne). Fils de m\u00e9decin, il choisit la voie des lettres en int\u00e9grant en 1867 l\u2019\u00c9cole normale sup\u00e9rieure o\u00f9 il pr\u00e9pare et obtient l\u2019agr\u00e9gation \u00e8s lettres en 1871. Apr\u00e8s une carri\u00e8re dans l\u2019enseignement secondaire \u00e0 Pau, Lyon et Toulouse, il est charg\u00e9 de cours \u00e0 la facult\u00e9 des lettres de Toulouse (1882), puis devient ma\u00eetre de conf\u00e9rences de litt\u00e9rature latine (1885). Mais ce sont les lettres espagnoles qui l\u2019attirent. En 1886, sa th\u00e8se fran\u00e7aise porte sur la vie et les \u0153uvres de Francisco de Quevedo, 1580-1645 (Paris, 1886) et en 1887, il devient le premier titulaire, en France, d\u2019une chaire de langue et litt\u00e9rature espagnoles. Il inaugure alors la riche histoire des \u00e9tudes hispaniques \u00e0 Toulouse qui, depuis, n\u2019ont cess\u00e9 de se d\u00e9ployer. Pour favoriser la formation des \u00e9tudiants, il organise des stages pratiques en Espagne, d\u2019abord \u00e0 Burgos, puis \u00e0 Madrid. En 1908, il cr\u00e9\u00e9 l\u2019Union des \u00e9tudiants fran\u00e7ais en Espagne, puis avec l\u2019universit\u00e9 de Bordeaux, l\u2019institut fran\u00e7ais de Madrid, dont l\u2019action se prolonge \u00e0 Barcelone et au Portugal. \u00c0 Toulouse, il est aussi doyen de la facult\u00e9 des lettres (1898-1903) et s\u2019assure, par des missions d\u2019inspection dans les coll\u00e8ges et lyc\u00e9es du Midi, de la qualit\u00e9 de l\u2019enseignement de l\u2019espagnol. C\u2019est son fils Henri qui lui succ\u00e8de dans sa chaire en 1919. Son petit-fils, Paul M\u00e9rim\u00e9e occupera lui aussi une chaire de langue et litt\u00e9rature espagnole de 1956 \u00e0 1945.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"block-e091b53b-f7ae-48ab-aa53-b92d70494f40\"><strong><em>Distinctions <\/em><\/strong>: Officier de l\u2019Instruction publique (1884), Commandeur de l\u2019Ordre d\u2019Isabelle la catholique (1898), Chevalier de la L\u00e9gion d\u2019honneur (1901), Officier de la L\u00e9gion d\u2019honneur (1919).<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" id=\"block-4af5a4f9-a74d-4d12-a057-e004a60a6647\" \/>\n\n\n\n<h5 id=\"block-aa9af84d-ee04-424d-a59c-be8f27c8b568\"><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Marthe Condat 1886-1939<\/span><\/h5>\n\n\n\n<p id=\"block-aafe10aa-5a7a-47cc-a12a-c47e27748b95\">Marthe Condat nait le 19 juillet 1886 \u00e0 Graulhet dans le Tarn, d\u2019une m\u00e8re modiste et d\u2019un p\u00e8re mercier. \u00c9l\u00e8ve brillante de la pension des Dames Lafont \u00e0 Toulouse, elle d\u00e9bute ses \u00e9tudes sup\u00e9rieures aux facult\u00e9s des sciences (1905) puis de m\u00e9decine (1906) de Toulouse et les poursuit \u00e0 Paris \u00e0 partir de 1907. Externe (1908) puis interne (1910-1914) des h\u00f4pitaux de Paris, elle obtient son doctorat en m\u00e9decine en 1916 en pr\u00e9sentant une th\u00e8se sur la leucocythose et la fragilit\u00e9 leucocytaire. Pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, alors qu\u2019elle a termin\u00e9 son internat, elle conserve ses fonctions d\u2019interne \u00e0 l\u2019h\u00f4pital des enfants malades pour faire face \u00e0 la p\u00e9nurie des m\u00e9decins alors massivement mobilis\u00e9s sur le front. Ses coll\u00e8gues, impressionn\u00e9s par son d\u00e9vouement, tentent en vain de lui faire attribuer la L\u00e9gion d\u2019honneur. Contrairement aux premi\u00e8res femmes qui commencent \u00e0 investir les facult\u00e9s, mais y restent cantonn\u00e9es dans des positions subalternes, Marthe Condat d\u00e9cide de se pr\u00e9senter au difficile concours de l\u2019agr\u00e9gation de m\u00e9decine. Re\u00e7ue en 1923, elle devient la premi\u00e8re femme agr\u00e9g\u00e9e de m\u00e9decine de France et, en 1932, la premi\u00e8re femme titulaire d\u2019une chaire universitaire \u00e0 Toulouse. D\u2019abord professeure de th\u00e9rapeutique, elle est transf\u00e9r\u00e9e en 1936 dans la chaire de clinique m\u00e9dicale infantile et de pu\u00e9riculture m\u00e9dicale. Il faudra des d\u00e9cennies pour qu\u2019une deuxi\u00e8me femme suive son exemple.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"block-f8c8fca4-b443-463c-aefa-9d4c3524b02f\"><strong><em>Distinctions <\/em><\/strong>: M\u00e9daill\u00e9e de l\u2019Assistance publique (1919), Offici\u00e8re d\u2019Acad\u00e9mie (1929), Offici\u00e8re de l\u2019Instruction publique (1935).<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" id=\"block-e4c1a96c-eee3-4c48-997c-54650240d404\" \/>\n\n\n\n<h5 id=\"block-f431f37f-f933-4aad-8fab-8f5adb716f51\"><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Charles Camichel 1871-1966<\/span><\/h5>\n\n\n\n<p id=\"block-f5863b52-2f21-4270-89fd-74caf4d2c304\">Charles Camichel na\u00eet le 15 septembre 1871 \u00e0 Montagnac (dans H\u00e9rault), d&rsquo;un p\u00e8re pasteur protestant et d&rsquo;une m\u00e8re musicienne. Re\u00e7u en 1889 \u00e0 l\u2019\u00c9cole normale sup\u00e9rieure, agr\u00e9g\u00e9 de sciences physiques en 1892, il soutient en 1895 une th\u00e8se d\u2019optique au Coll\u00e8ge de France.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"block-58d9a9cd-535f-45f1-a90c-5d3a7fc3ecfe\">Apr\u00e8s un premier poste \u00e0 Lille, Charles Camichel obtient en 1900 un poste de ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 la facult\u00e9 des sciences de Toulouse o\u00f9 il initie l&rsquo;enseignement de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 industrielle. Le succ\u00e8s de ce cours et le soutien de Paul Sabatier et de la municipalit\u00e9 conduisent \u00e0 la cr\u00e9ation, en 1907, d\u2019un institut \u00e9lectrotechnique (IET) dont il prend la direction. Soutenu par l\u2019industrie de l\u2019hydro\u00e9lectricit\u00e9 et par le minist\u00e8re des Travaux publics, l&rsquo;IET ouvre une section de m\u00e9canique appliqu\u00e9e et se d\u00e9veloppe rapidement : il compte 597 inscrits en 1913 (dont une forte proportion d\u2019\u00e9trangers), soit plus de la moiti\u00e9 des effectifs de la facult\u00e9. Un laboratoire d&rsquo;hydraulique cr\u00e9\u00e9 en 1913 acquiert une grande r\u00e9putation nationale et internationale pour ses \u00e9tudes de m\u00e9canique des fluides et sur mod\u00e8les r\u00e9duits.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"block-018bcd22-fea2-4432-a6ca-ea0874854529\">En 1930, la notori\u00e9t\u00e9 du laboratoire d&rsquo;hydraulique incite le minist\u00e8re de l\u2019Air \u00e0 cr\u00e9er \u00e0 Toulouse un institut de m\u00e9canique des fluides, associant des recherches d\u2019hydraulique et d\u2019a\u00e9rodynamique, et dont Charles Camichel prend la direction.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"block-af474aba-5bdd-4e7b-9e74-07ffa302edeb\"><strong><em>Distinctions <\/em><\/strong>: Pr\u00e9sident de la section d&rsquo;hydraulique de la Soci\u00e9t\u00e9 hydrotechnique de France \u2013 SHF (1930), Membre de l&rsquo;Acad\u00e9mie des sciences (1936), Commandeur de la L\u00e9gion d&rsquo;honneur (1952). Honor\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tranger (institut de Co\u00efmbra, universit\u00e9 de Bruxelles), il occupe de nombreuses fonctions nationales notamment au Comit\u00e9 consultatif de l&rsquo;Enseignement sup\u00e9rieur, au minist\u00e8re des Travaux publics et au sein de diverses soci\u00e9t\u00e9s savantes.<\/p>\n\n\n\n<h5 id=\"block-e5740dd1-d421-4ac0-b48a-5277211a9866\"><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Paul Lucien Montan\u00e9 1858-1916<\/span><\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p id=\"block-134e7fd4-0b09-4c49-9ad2-24d25d3aa5f1\">Paul Lucien Montan\u00e9 nait le 9 juin 1858 \u00e0 Lavelanet de Comminges, d\u2019une m\u00e8re au foyer et d\u2019un p\u00e8re propri\u00e9taire agricole et mar\u00e9chal-ferrant. Il obtient son dipl\u00f4me de v\u00e9t\u00e9rinaire \u00e0 l\u2019\u00c9cole nationale v\u00e9t\u00e9rinaire de Toulouse en 1879 et r\u00e9ussi le concours de r\u00e9p\u00e9titeur chef de travaux pour la chaire d\u2019anatomie et d\u2019ext\u00e9rieur \u00e0 l\u2019\u00c9cole de Toulouse en 1882. En 1887, il est nomm\u00e9 professeur d\u2019anatomie. Il r\u00e9volutionne l\u2019enseignement et fait progresser la connaissance en m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire gr\u00e2ce \u00e0 ses nombreuses recherches en anatomie pathologique, histologie, ainsi qu\u2019en t\u00e9ratologie \u00e9tudiant les anomalies. En 1912, il publie le premier volume du \u00ab Trait\u00e9 d\u2019anatomie r\u00e9gionale des animaux domestiques. Tome I : le cheval \u00bb, ouvrage qui fait de lui aujourd\u2019hui le p\u00e8re de l\u2019anatomie r\u00e9gionale compar\u00e9e des animaux domestiques. Il est maire de Lavelanet-de-Comminges en 1911.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"block-6385d123-3a9d-4e6b-b214-edd614824e44\"><strong><em>Distinctions <\/em><\/strong>: Chevalier (1892) puis Officier du M\u00e9rite agricole (1897), Chevalier de la L\u00e9gion d\u2019honneur (1901), Officier d\u2019Acad\u00e9mie (1907).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Paul Sabatier (1854-1941) Paul Sabatier nait \u00e0 Carcassonne le 5 novembre 1854. Re\u00e7u \u00e0 l\u2019\u00c9cole Polytechnique et \u00e0 l\u2019\u00c9cole Normale Sup\u00e9rieure, il choisit cette derni\u00e8re et termine major de l\u2019Agr\u00e9gation de Sciences Physiques en 1877. En 1878 il est nomm\u00e9 assistant au Coll\u00e8ge de France et, deux ans plus tard, il soutient une th\u00e8se de &hellip; <a href=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/les-bustes-de-la-venelle\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Les bustes du jardin et de la venelle<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":19,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2924"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-json\/wp\/v2\/users\/19"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2924"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2924\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3014,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2924\/revisions\/3014"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2924"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}