{"id":2447,"date":"2022-07-08T15:45:04","date_gmt":"2022-07-08T13:45:04","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/?p=2447"},"modified":"2023-01-03T07:41:46","modified_gmt":"2023-01-03T06:41:46","slug":"les-dedicaces-de-toulouse-capitole","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/2022\/07\/08\/les-dedicaces-de-toulouse-capitole\/","title":{"rendered":"D\u00e9dicaces et g\u00e9ographie acad\u00e9mique \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 Toulouse Capitole (par Ph. Delvit)"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Philippe Delvit, Professeur des Universit\u00e9s, universit\u00e9 Toulouse Capitole<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><a href=\"mailto:philippe.delvit@ut-capitole.fr\">philippe.delvit@ut-capitole.fr<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Pourquoi donc ces notices&nbsp;?<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En 2007, la Mission Archives de l\u2019Universit\u00e9 Toulouse 1 Sciences sociales (c\u2019est le nom de l\u2019institution depuis sa cr\u00e9ation en 1971) propose \u00e0 la Pr\u00e9sidence de rendre visibles et explicites les d\u00e9dicaces faites \u00e0 des moments et pour des occasions tr\u00e8s variables. Des plaques de verre sabl\u00e9es devaient accueillir les notices ci-dessous&nbsp;; le portrait (photographie&nbsp;; peinture&nbsp;; dessin&nbsp;; gravure, \u2026)&nbsp;; la signature de l\u2019int\u00e9ress\u00e9&nbsp;: un ensemble identifiant. Bref, rien ne se fit en d\u00e9finitive.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais les d\u00e9dicaces sont toutes rest\u00e9es dans la g\u00e9ographie acad\u00e9mique, et ont \u00e9t\u00e9 rejointes post\u00e9rieurement par d\u2019autres.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">&nbsp;FRAN\u00c7OIS DE BOUTARIC<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>(Figeac, Quercy, aujourd\u2019hui d\u00e9partement du Lot, 1672 -Toulouse, 1733)<\/p>\n\n\n\n<p>Issu d\u2019une famille de notables, il fait son droit \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Cahors (1690-1692, qui sera supprim\u00e9e au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>Avocat \u00e0 Toulouse, il effectue un long s\u00e9jour \u00e0 Rome (1695-1696), ville dans laquelle son p\u00e8re, avocat et banquier, a des int\u00e9r\u00eats. De retour \u00e0 Toulouse, il s\u2019affirme comme l\u2019un des meilleurs avocats de la place. Ses aspirations ne sont pas que du Barreau, ni de la Facult\u00e9&nbsp;: il est capitoul en 1707, distingu\u00e9 \u00e0 nouveau en 1710. Alors premier capitoul, il pr\u00e9side le conseil de bourgeoisie, qui \u00e0 Toulouse est l\u2019organe politique de la ville.<\/p>\n\n\n\n<p>Professeur \u00e0 la Facult\u00e9 de droit depuis 1712, il enseigne le droit civil et canonique, ainsi qu\u2019\u00e0 partir de 1715, le droit fran\u00e7ais. Auteur de nombreux ouvrages, dont en 1743 une <em>Explication de l\u2019ordonnance de Louis XIV concernant le commerce<\/em>, ses activit\u00e9s de plume firent sa renomm\u00e9e autant de son vivant qu\u2019apr\u00e8s sa mort. Il est l\u2019un de ces docteurs du droit dont s\u2019honore Toulouse, les <em>Doctores Tholosani<\/em>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Salle Fran\u00e7ois de Boutaric<\/span><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">D\u00e9lib\u00e9ration de la Facult\u00e9 de droit, 2006.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">GEORGES BOYER<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>(Toulouse, 1896 &#8211; Toulouse, 1960)<\/p>\n\n\n\n<p>Issu d\u2019une famille qui illustre, avant et apr\u00e8s lui, les professions et la passion du droit, il s\u2019adonne \u00e0 cette discipline, mais est aussi licenci\u00e9 \u00e8s lettres, en histoire et g\u00e9ographie. Ses \u00e9tudes lui ouvrent en 1922 les portes de la prestigieuse Fondation Thiers&nbsp;: il est l\u2019un des pensionnaires de sa 26<sup>e<\/sup> promotion.<\/p>\n\n\n\n<p>La philologie, le droit canonique l\u2019am\u00e8nent \u00e0 la Facult\u00e9 de droit de Paris, o\u00f9 il est assistant. Dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019Ecole des hautes \u00e9tudes, il est agr\u00e9g\u00e9 (1926). D\u2019abord nomm\u00e9 \u00e0 la Facult\u00e9 de droit de Lyon (1926-1927), puis \u00e0 celle de Toulouse (1927), il y fait carri\u00e8re, professant le droit civil, le droit romain, mais aussi l\u2019histoire des faits \u00e9conomiques et celle du droit public Il dispense \u00e9galement des enseignements \u00e0 la Facult\u00e9 des lettres de cette ville.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est doyen de la Facult\u00e9 de droit de Toulouse de 1949 \u00e0 1954, et en re\u00e7oit l\u2019honorariat.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Amphith\u00e9\u00e2tre Boyer, 1987<\/span><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">PAUL COUZINET<span class=\"has-inline-color has-yellow-color\"><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>(Toulouse, 1900 &#8211; Toulouse, 1977)<\/p>\n\n\n\n<p>Etudiant de la Facult\u00e9 de droit de Toulouse, il y obtient la licence (1923). En 1928, il soutient devant la Facult\u00e9 de droit de Paris une th\u00e8se en sciences politiques, <em>La r\u00e9paration des atteintes port\u00e9es \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e immobili\u00e8re par les groupements administratifs. <\/em>Charg\u00e9 de cours \u00e0 la Facult\u00e9 de droit de Toulouse (1929-1932), et de Bordeaux (1932-1934), il obtient l\u2019agr\u00e9gation en droit public (1934). D\u00e9tach\u00e9 pour trois ans \u00e0 l\u2019Ecole sup\u00e9rieure de droit de Hanoi, hier capitale du Tonkin, aujourd\u2019hui du Vietnam, il y professe les mati\u00e8res de droit public, avant de revenir \u00e0 Toulouse (1938).<\/p>\n\n\n\n<p>Il y enseigne d\u00e9sormais le droit administratif, le droit international public, l\u2019histoire des doctrines \u00e9conomiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 directeur du Centre universitaire d\u2019\u00e9tudes administratives et politiques de la Facult\u00e9 de droit de Toulouse, il contribue \u00e0 en obtenir la transformation en Institut d\u2019\u00e9tudes politiques. Il en est le premier directeur, de sa cr\u00e9ation en 1948, \u00e0 1955.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"><em>Amphith\u00e9\u00e2tre Paul Couzinet, 1987<\/em><\/span><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">JACQUES CUJAS<\/span><\/strong> <strong><span class=\"has-inline-color has-yellow-color\"><\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>(Toulouse, 1522 &#8211; Bourges, Berry, aujourd\u2019hui d\u00e9partement du Cher, 1590)<\/p>\n\n\n\n<p>Consid\u00e9r\u00e9 \u00e0 juste titre, en son temps et depuis lors, comme l\u2019une des autorit\u00e9s qui a renouvel\u00e9 l\u2019\u00e9tude du droit romain \u00e0 son \u00e9poque, il enseigne cette mati\u00e8re \u00e0 Toulouse (1547-1554), apr\u00e8s l\u2019avoir abord\u00e9e comme \u00e9tudiant. Candidat malheureux \u00e0 l\u2019obtention d\u2019une chaire \u00e0 Toulouse, il enseigne \u00e0 d\u00e9faut et par parenth\u00e8se \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Cahors, avant de rejoindre Bourges (1556). Il n\u2019y reste qu\u2019un an, donne alors ses enseignements \u00e0 Valence (1557-1560), revient \u00e0 Bourges, o\u00f9 il enseigne jusqu\u2019en 1566. De famille catholique, mais sensible au message des R\u00e9form\u00e9s, mari\u00e9 \u00e0 la fille d\u2019un m\u00e9decin juif, Cujas est souvent menac\u00e9 pendant les guerres de religion, qui d\u00e9solent la France \u00e0 partir des ann\u00e9es 1560. Il s\u2019installe finalement \u00e0 Bourges, o\u00f9 il ach\u00e8ve sa carri\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Amphith\u00e9\u00e2tre Jacques Cujas, 1987<\/span><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">JEAN DAUVILLIER<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>(Epinay-sur-Orge, Seine-et-Oise, aujourd\u2019hui d\u00e9partement de l\u2019Essonne, 1908 &#8211; Toulouse, 1983)<\/p>\n\n\n\n<p>Lyc\u00e9en brillant \u00e0 Louis-le-Grand, il est laur\u00e9at de la Facult\u00e9 de droit de Paris, et y est nomm\u00e9 assistant. Docteur en droit (1933), il est honor\u00e9 du prix de th\u00e8se de cette Facult\u00e9. El\u00e8ve de l\u2019Ecole des langues orientales anciennes (1933-1935), il est aussi dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019Ecole pratique des hautes \u00e9tudes (1935).<\/p>\n\n\n\n<p>Agr\u00e9g\u00e9 (1937), il est en poste \u00e0 Montpellier, mais d\u00e9tach\u00e9 \u00e0 Toulouse. Il est d\u00e9finitivement affect\u00e9 dans cette derni\u00e8re Universit\u00e9 en 1940. Savant connaisseur des langues anciennes de l\u2019Orient, chercheur d\u2019exception, il professa en droit civil, romain, canonique. Ce dernier domaine avait sa pr\u00e9dilection, il y a d\u00e9ploy\u00e9 une autorit\u00e9 reconnue par tous. Servie par l\u2019intime connaissance des textes qu\u2019il abordait dans les versions multiples l\u00e9gu\u00e9es par le temps, par les qualit\u00e9s de synth\u00e8se qui \u00e9taient les siennes, il donna \u00e0 l\u2019\u00e9tude des chr\u00e9tient\u00e9s orientales un \u00e9lan tr\u00e8s remarquable.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Amphith\u00e9\u00e2tre Jean Dauvillier, 1987<\/span><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">MICHEL DESPAX<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>(Toulouse, 1929 &#8211; Toulouse, 1997)<\/p>\n\n\n\n<p>Etudiant de la Facult\u00e9 de droit de Toulouse, ses go\u00fbts et ses pr\u00e9occupations le portent tr\u00e8s t\u00f4t vers le droit du travail, discipline en perp\u00e9tuelle mutation&nbsp;: il y consacre des recherches pr\u00e9coces et soutient en 1956 sa th\u00e8se de doctorat, <em>&nbsp;L\u2019entreprise et le droit.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Agr\u00e9g\u00e9 en 1957, il est nomm\u00e9 professeur \u00e0 Toulouse, et d\u00e9tach\u00e9 \u00e0 l\u2019Institut des hautes \u00e9tudes de Tunis (1957-1962). De retour \u00e0 Toulouse, il se consacre au droit du travail et de la s\u00e9curit\u00e9 sociale, anime des synergies entre juristes et \u00e9conomistes. Il cr\u00e9\u00e9e avec le professeur Jean Vincens le Centre d\u2019\u00e9tudes juridiques et \u00e9conomiques de l\u2019emploi.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est directeur de l\u2019Institut des \u00e9tudes juridiques de l\u2019urbanisme et de la construction (1973-1996). Pr\u00e9curseur inspir\u00e9 des \u00e9tudes relatives au droit de l\u2019environnement et \u00e0 l\u2019\u00e9cologie, il en devient l\u2019un des sp\u00e9cialistes reconnus, et l\u2019un des juristes b\u00e2tisseur d\u2019un droit de protection de la nature.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est le troisi\u00e8me pr\u00e9sident de l\u2019Universit\u00e9 des sciences sociales (1978-1983).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Amphith\u00e9\u00e2tre Michel Despax.<\/span><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">CHRISTIAN DUPEYRON<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>(Castres, Tarn, 1942 &#8211; Toulouse, 2006)<\/p>\n\n\n\n<p>Etudiant de la Facult\u00e9 de droit de Toulouse, il en gravit tous les \u00e9chelons ouverts par le cursus acad\u00e9mique, la licence en 1965, le DES en 1966, le doctorat en 1971, avec une pr\u00e9dilection marqu\u00e9e pour le droit priv\u00e9. Sa th\u00e8se, <em>La r\u00e9gularisation des actes<\/em> <em>nuls<\/em>, est couronn\u00e9e par les \u00e9loges du jury. Egalement inscrit \u00e0 l\u2019Institut d\u2019\u00e9tudes politiques, il en est dipl\u00f4m\u00e9 (1964).<\/p>\n\n\n\n<p>Assistant (1966), il devient ma\u00eetre de conf\u00e9rences, puis en 1975 obtient l\u2019agr\u00e9gation de droit priv\u00e9. Professeur titulaire depuis 1977, il va porter pour l\u2019Universit\u00e9 le dossier complexe de la Manufacture des Tabacs, espace d\u2019abord promis \u00e0 la destruction, et finalement int\u00e9gr\u00e9 pleinement \u00e0 l\u2019Universit\u00e9, apr\u00e8s des travaux de vaste ampleur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Amphith\u00e9\u00e2tre Christian Dupeyron<\/span><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Conseil d\u2019administration UT1, 2007<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">HENRI DUPEYROUX<\/span><span class=\"has-inline-color has-yellow-color\"><\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>(Montauban, Tarn-et-Garonne, 1899 &#8211; Toulouse, 1942)<\/p>\n\n\n\n<p>Etudiant de la Facult\u00e9 de droit de Toulouse, il y obtient la licence en 1918. Mobilis\u00e9 dans la Marine, il participe aux derniers mois de la guerre. Revenu \u00e0 la vie civile, il reste dans ce minist\u00e8re de la Marine, tout en pr\u00e9parant sa th\u00e8se, <em>Faute personnelle et faute du service public<\/em>. Il la soutient en 1922 devant la Facult\u00e9 de droit de Paris, qui l\u2019honore du prix de th\u00e8se. Re\u00e7u premier \u00e0 l\u2019agr\u00e9gation de droit public (1928), il est bient\u00f4t en charge \u00e0 Montpellier, puis rejoint Toulouse, o\u00f9 il occupe la chaire de droit administratif (1935). Il professe \u00e9galement en l\u00e9gislation industrielle, et en droit public g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de ses enseignements, il se fait un devoir d\u2019intervenir dans le champ social qui a sa pr\u00e9f\u00e9rence, celui de la famille.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"><em>Amphith\u00e9\u00e2tre Henri Dupeyroux<\/em><\/span><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">MAURICE HAURIOU<\/span><span class=\"has-inline-color has-yellow-color\"><\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>(Ladiville, Charente, 1856 &#8211; Toulouse, 1929)<\/p>\n\n\n\n<p>Etudiant le droit \u00e0 la Facult\u00e9 de Bordeaux, il y obtient sa licence (1876), puis son doctorat (1879). Agr\u00e9g\u00e9 (1882), il est nomm\u00e9 \u00e0 Toulouse. Il y occupe \u00e0 partir de 1888 la chaire de droit administratif.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est \u00e9lu doyen de la Facult\u00e9 de droit en 1906, fonction qu\u2019il exerce jusqu\u2019en 1926, date de sa retraite.<\/p>\n\n\n\n<p>Maurice Hauriou est l\u2019un des ma\u00eetres les plus reconnus du droit administratif du d\u00e9but du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, autant que l\u2019une des autorit\u00e9s du droit constitutionnel de la p\u00e9riode&nbsp;: on parle alors de l\u2019Ecole de Toulouse de la puissance publique.<\/p>\n\n\n\n<p>La th\u00e9orie de l\u2019Etat, comme la th\u00e9orie de l\u2019impr\u00e9vision, qu\u2019il d\u00e9gage en 1916 \u00e0 travers l\u2019arr\u00eat \u00ab&nbsp;Compagnie g\u00e9n\u00e9rale d\u2019\u00e9clairage de Bordeaux&nbsp;\u00bb, restent des r\u00e9f\u00e9rences invoqu\u00e9es encore aujourd\u2019hui par de lointains et actuels disciples. Un buste a \u00e9t\u00e9 apr\u00e8s son d\u00e9c\u00e8s install\u00e9 au c\u0153ur de la Facult\u00e9 de droit originelle, dans le parc qui agr\u00e9mentait cet espace acad\u00e9mique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Salle Maurice Hauriou, 1929<\/span><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Conseil de la Facult\u00e9 de droit de Toulouse, 1929<\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">PIERRE HEBRAUD<span class=\"has-inline-color has-yellow-color\"><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>(N\u00eemes, Gard, 1905 &#8211; Toulouse, 1983)<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s des \u00e9tudes secondaires \u00e0 Perpignan et Toulouse, il est \u00e9tudiant remarquable de la Facult\u00e9 de droit de cette ville (1922), cela malgr\u00e9 et avec la c\u00e9cit\u00e9 qui le frappe. Licenci\u00e9 (1925), il y obtient en 1929 le prix de th\u00e8se pour la recherche qu\u2019il a pr\u00e9sent\u00e9e, <em>L\u2019autorit\u00e9 de la chose jug\u00e9e au criminel sur le civil<\/em>. Dipl\u00f4m\u00e9 des Instituts de criminologie de Paris et Toulouse (1930), il est agr\u00e9g\u00e9 en 1931. En charge \u00e0 la Facult\u00e9 de Poitiers, il professe le droit romain, la l\u00e9gislation coloniale, la proc\u00e9dure et les voies d\u2019ex\u00e9cution, puis \u00e0 partir de 1935 \u00e0 Toulouse le droit civil&nbsp;: il en occupe la chaire \u00e0 partir de 1937.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est directeur de l\u2019Institut d\u2019\u00e9tudes judiciaires de la Facult\u00e9 de droit (1962-1973).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Amphith\u00e9\u00e2tre Pierre H\u00e9braud, 1987<\/span><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">GUY ISAAC<span class=\"has-inline-color has-yellow-color\"><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>(Mekn\u00e8s, Maroc, 1940 &#8211; Budapest, Hongrie, 2000)<\/p>\n\n\n\n<p>Etudiant de la facult\u00e9 de Droit de Toulouse, il en est laur\u00e9at. Il m\u00e8ne de concert des \u00e9tudes \u00e0 l\u2019IEP de la m\u00eame ville. Il est docteur en droit et science politique (1966), agr\u00e9g\u00e9 (1968), ma\u00eetre de conf\u00e9rences (1969), professeur des Universit\u00e9s (1972).<\/p>\n\n\n\n<p>Publiciste, sp\u00e9cialiste du droit communautaire, il est \u00e9lu en 1983 quatri\u00e8me pr\u00e9sident de l\u2019Universit\u00e9 des sciences sociales (1983-1989). Il est ensuite adjoint au maire de Toulouse, en charge des relations internationales (1989-1993).<\/p>\n\n\n\n<p>Recteur de l\u2019acad\u00e9mie de Besan\u00e7on (1993-1995), il exerce plus tard la m\u00eame fonction \u00e0 Clermont-Ferrand (1995-1999). Il d\u00e9c\u00e8de \u00e0 Budapest, au cours d\u2019une mission universitaire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Amphith\u00e9\u00e2tre Guy Isaac, 2000<\/span><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">JULES MARSAN<span class=\"has-inline-color has-yellow-color\"><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>(Marseille, Bouches-du-Rh\u00f4ne, 1867 &#8211; Arcachon, Gironde, 1939)<\/p>\n\n\n\n<p>El\u00e8ve de l\u2019Ecole normale sup\u00e9rieure, il est d\u2019abord en poste \u00e0 Aix-en-Provence d\u00e8s l\u2019agr\u00e9gation pass\u00e9e et Toulon. Il est nomm\u00e9 en 1893 \u00e0 Toulouse, et s\u2019y installe. La ville est autant le lieu de son domicile, que la Facult\u00e9 des lettres le th\u00e9\u00e2tre de sa longue carri\u00e8re universitaire. Docteur \u00e8s lettres, charg\u00e9 de conf\u00e9rences en litt\u00e9rature latine (1898), professeur (1907), la litt\u00e9rature et la langue fran\u00e7aise sont ses domaines privil\u00e9gi\u00e9s d\u2019enseignement. Sp\u00e9cialiste de la litt\u00e9rature romantique, il est un personnage en vue du Toulouse intellectuel de l\u2019entre-deux guerres. Doyen de la Facult\u00e9 des lettres de 1931 \u00e0 1937, doyen honoraire apr\u00e8s sa retraite, son nom est donn\u00e9 en novembre 1939 \u00e0 l\u2019amphith\u00e9\u00e2tre de sa Facult\u00e9. Cette d\u00e9dicace a \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9e lorsque le lieu est entr\u00e9 dans l\u2019espace de l\u2019Universit\u00e9 des sciences sociales.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Amphith\u00e9\u00e2tre Jules Marsan<\/span><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Conseil des professeurs de la Facult\u00e9 des lettres, 1939<\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">GABRIEL MARTY<span class=\"has-inline-color has-yellow-color\"><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>(Armissan, Aude, 1905 &#8211; Toulouse, 1973)<\/p>\n\n\n\n<p>Tr\u00e8s jeune \u00e9tudiant de la Facult\u00e9 de droit de Toulouse (1921-1929), il est aussi licenci\u00e9 \u00e8s lettres, puis docteur en droit (1929). Il est agr\u00e9g\u00e9 des Facult\u00e9s de droit en 1931, section droit priv\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Professeur \u00e0 Grenoble, il va rester fid\u00e8le \u00e0 Toulouse \u00e0 partir de 1935. Avocat depuis 1924, il y ouvre un cabinet. Il sera \u00e9lu par ses confr\u00e8res b\u00e2tonnier du Barreau de Toulouse, et pr\u00e9sident de la conf\u00e9rence des b\u00e2tonniers de province.<\/p>\n\n\n\n<p>Il enseigne aussi \u00e0 l\u2019Ecole fran\u00e7aise de droit du Caire (1937-1938), plus tard \u00e0 Turin.<\/p>\n\n\n\n<p>Directeur de l\u2019Institut des techniques \u00e9conomiques (1944), il fonde l\u2019Institut de droit compar\u00e9, dirige le Centre de philosophie du droit. Il est \u00e9lu doyen de la Facult\u00e9 de droit (1957). A ce titre, il pilote le dossier qui m\u00e8ne \u00e0 la construction de la nouvelle Facult\u00e9 de droit et des sciences \u00e9conomiques, \u00e0 sa transformation en universit\u00e9. Il a cr\u00e9\u00e9 dans l\u2019intervalle l\u2019Institut des \u00e9tudes juridiques de l\u2019urbanisme et de la construction (1965), qu\u2019il dirige jusqu\u2019\u00e0 son d\u00e9c\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>Il devient le premier pr\u00e9sident de l\u2019Universit\u00e9 des sciences sociales (1971). Il meurt en charge (1973).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Salle Gabriel Marty- 1979<\/span><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">JACQUES MAURY<\/span><\/strong><strong><span class=\"has-inline-color has-yellow-color\"><\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>(Ginestas, Aude, 1889 &#8211; Toulouse, 1981)<\/p>\n\n\n\n<p>Etudiant \u00e0 Toulouse, docteur en droit de cette Facult\u00e9, il est agr\u00e9g\u00e9 en 1920, section droit priv\u00e9 et droit criminel. En poste \u00e0 la Facult\u00e9 de droit de Poitiers, il y assure des enseignements en droit criminel (1921).<\/p>\n\n\n\n<p>Revenu \u00e0 Toulouse (1923), il \u0153uvre en droit international priv\u00e9, droit civil compar\u00e9, droit public g\u00e9n\u00e9ral. Directeur de l\u2019Institut de droit compar\u00e9 des pays latins (\u00e0 partir de 1925), il s\u2019\u00e9l\u00e8ve publiquement en 1940 contre le statut des juifs. Il est apr\u00e8s la guerre \u00e9lu doyen de la Facult\u00e9 de droit de Toulouse (1947-1950). Ses coll\u00e8gues lui attribuent post\u00e9rieurement l\u2019honorariat de la Facult\u00e9 de droit et des sciences \u00e9conomiques de Toulouse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"><em>Amphith\u00e9\u00e2tre Jacques Maury, 1987.<\/em><\/span><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">ACHILLE MESTRE<span class=\"has-inline-color has-yellow-color\"><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>(Toulouse, 1874- Paris, 1960)<\/p>\n\n\n\n<p>Etudiant de la Facult\u00e9 de droit de Toulouse, il y obtient la licence. Docteur de la Facult\u00e9 de droit de Paris, il est agr\u00e9g\u00e9 des Facult\u00e9s de droit en 1899, et nomm\u00e9 \u00e0 Lille. Il rejoint Toulouse et y laisse le souvenir d\u2019un juriste aussi remarquable par ses travaux, que par ses enseignements (1900-1922).<\/p>\n\n\n\n<p>Il effectue le reste de sa carri\u00e8re \u00e0 la Facult\u00e9 de droit de Paris. La l\u00e9gislation financi\u00e8re, le droit public \u00e9conomique, l\u2019histoire des doctrines \u00e9conomiques, le droit administratif, le droit constitutionnel, les services publics, et m\u00eame la TSF \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 le droit de la radio \u00e9tait balbutiant (1927), ont \u00e9t\u00e9 parmi ses centres d\u2019int\u00e9r\u00eat, de recherche, d\u2019enseignement, et de publication.<\/p>\n\n\n\n<p>Professeur honoraire des Facult\u00e9s de droit de Paris et Toulouse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Amphith\u00e9\u00e2tre Achille Mestre, 1987<\/span><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">PIERRE MONTANE DE LA ROQUE <\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>(Toulouse, 1921 &#8211; Verfeil, Haute-Garonne, 1981)<\/p>\n\n\n\n<p>Etudiant de la Facult\u00e9 de droit de Toulouse, il y pr\u00e9sente en 1948 sa th\u00e8se, <em>L\u2019inertie des<\/em> <em>pouvoirs publics<\/em>. Le titre indique la dilection pour le droit constitutionnel, et la science politique, deux des domaines d\u2019action de ce professeur, m\u00eame si le droit d\u2019Outre-Mer, nouvelle appellation de l\u2019ancien droit colonial, est sa premi\u00e8re sp\u00e9cialit\u00e9 de rattachement.<\/p>\n\n\n\n<p>A partir de 1957, il est directeur de l\u2019Institut de l\u00e9gislation et d\u2019\u00e9conomie rurales cr\u00e9\u00e9 l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, \u00e0 un moment o\u00f9 le monde de la terre qu\u2019il conna\u00eet bien bascule dans la modernit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Amateur de sport, et particuli\u00e8rement de rugby, on lui doit largement la pr\u00e9sence des activit\u00e9s physiques et sportives \u00e0 l\u2019universit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Il porte en 1973 le projet de nouvelle fili\u00e8re Administration Economique et Sociale, qu\u2019il dirige jusqu\u2019\u00e0 sa disparition.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Amphith\u00e9\u00e2tre Pierre Montan\u00e9 de la Roque, 1981<\/span><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">PAUL OURLIAC <span class=\"has-inline-color has-yellow-color\"><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>(La R\u00e9ole, Gironde, 1911 &#8211; Toulouse, 1998)<\/p>\n\n\n\n<p>Etudiant des Facult\u00e9s des lettres et de droit \u00e0 Grenoble et Paris, il int\u00e8gre l\u2019Ecole nationale des chartes. Archiviste-pal\u00e9ographe, il soutient en 1936 sa th\u00e8se, <em>Le droit priv\u00e9 avignonnais<\/em> <em>aux XIVe et XVe si\u00e8cles<\/em>. Agr\u00e9g\u00e9 des Facult\u00e9s de droit, il passe \u00e9galement par l\u2019Ecole fran\u00e7aise de Rome (1937-1938). Le directeur en \u00e9tait depuis 1937 le romaniste J\u00e9r\u00f4me Carcopino (1881-1970). Ce dernier fit appel \u00e0 lui pour \u00eatre son directeur de cabinet \u00e0 Vichy lorsque l\u2019amiral Darlan appela Carcopino au secr\u00e9tariat d\u2019Etat \u00e0 l\u2019Education nationale et \u00e0 la Jeunesse (1941-1942). Triste \u00e9poque qui vit s\u2019appliquer les lois d\u2019exclusion dans et hors de l\u2019Universit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ses cours, travaux, recherches, publications en histoire du droit, et en droit, rural, priv\u00e9, canonique, ne l\u2019emp\u00eachent pas de se consacrer \u00e0 l\u2019Institut d\u2019\u00e9tudes politiques de Toulouse, dont il est le deuxi\u00e8me directeur (1955-1980), ni \u00e0 l\u2019activit\u00e9 politique. Il est premier adjoint au maire de Toulouse Pierre Baudis (1971-1977), apr\u00e8s en avoir \u00e9t\u00e9 ant\u00e9rieurement conseiller municipal de la m\u00eame ville.<\/p>\n\n\n\n<p>Membre de l\u2019Institut de France, il consacre une retraite studieuse \u00e0 l\u2019\u00e9dition des textes d\u2019histoire m\u00e9ridionale au sein de l\u2019Institut d\u2019\u00e9tudes m\u00e9ridionales de l\u2019Universit\u00e9 Toulouse-le-Mirail. D\u00e8s son d\u00e9c\u00e8s, son nom est donn\u00e9 \u00e0 l\u2019un des amphith\u00e9\u00e2tres nouvellement construits.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Amphith\u00e9\u00e2tre Paul Ourliac, 1998.<\/span><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">PIERRE RAYNAUD<span class=\"has-inline-color has-yellow-color\"><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>(Castres, Tarn, 1910- Toulouse, 1991)<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s des \u00e9tudes secondaires \u00e0 Castres, il est \u00e9tudiant de la Facult\u00e9 de droit de Toulouse. Il soutient devant elle sa th\u00e8se, <em>La nature de la dot. Essai de contribution \u00e0 la th\u00e9orie g\u00e9n\u00e9rale<\/em> <em>du patrimoine<\/em> (1934). Re\u00e7u premier \u00e0 l\u2019agr\u00e9gation des Facult\u00e9s de droit en 1937, il est aussit\u00f4t en poste \u00e0 Toulouse (1937).<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9tach\u00e9 \u00e0 l\u2019Ecole fran\u00e7aise de droit du Caire (1946-1950), il retrouve pour quelques ann\u00e9es la Facult\u00e9 de droit de Toulouse, avant de rejoindre celle de Paris (1955), o\u00f9 il accomplira le reste de sa carri\u00e8re. Il assure \u00e0 partir de 1965 la direction de l\u2019Institut d\u2019\u00e9tudes judiciaires de cette Facult\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Son engagement personnel le conduit \u00e0 la pr\u00e9sidence de l\u2019Association fran\u00e7aise pour la sauvegarde de l\u2019enfance (1967).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Amphith\u00e9\u00e2tre Pierre Raynaud, 1987<\/span><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">PIERRE VIGREUX<\/span><span class=\"has-inline-color has-yellow-color\"><\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>(Gournay-en-Bray, Seine-Maritime, 1906 &#8211; Toulouse, 1995)<\/p>\n\n\n\n<p>Etudiant \u00e0 Paris, il y obtient la licence en droit en 1928, qu\u2019il compl\u00e8te par les dipl\u00f4mes d\u2019\u00e9tudes sup\u00e9rieures d\u2019\u00e9conomie politique (1929), de droit public (1929) et priv\u00e9 (1932), ses pr\u00e9f\u00e9rences le portent tr\u00e8s t\u00f4t vers le domaine de la finance et de ses m\u00e9canismes. Sa th\u00e8se de doctorat, <em>Le cr\u00e9dit par acceptation<\/em>, est soutenue en 1931. Elle est sur le moment sp\u00e9cialement distingu\u00e9e par la critique et les connaisseurs.<\/p>\n\n\n\n<p>La publication de plusieurs ouvrages et de nombreux articles lui vaut d\u2019\u00eatre charg\u00e9 de cours \u00e0 la Facult\u00e9 de Poitiers (1935-1938). Il obtient l\u2019agr\u00e9gation des Facult\u00e9s de droit en 1938, dans la section des sciences \u00e9conomiques. En poste \u00e0 Bordeaux, il rejoint Toulouse, qu\u2019il ne quittera plus, en 1941.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est directeur de l\u2019Institut de pr\u00e9paration aux affaires, noyau fondateur de l\u2019IAE, de la cr\u00e9ation qu\u2019il a port\u00e9e en 1955, \u00e0 1978.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Amphith\u00e9\u00e2tre Pierre Vigreux<\/span><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Conseil d\u2019administration UT1, 2007<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Philippe Delvit, Professeur des Universit\u00e9s, universit\u00e9 Toulouse Capitole philippe.delvit@ut-capitole.fr Pourquoi donc ces notices&nbsp;? En 2007, la Mission Archives de l\u2019Universit\u00e9 Toulouse 1 Sciences sociales (c\u2019est le nom de l\u2019institution depuis sa cr\u00e9ation en 1971) propose \u00e0 la Pr\u00e9sidence de rendre visibles et explicites les d\u00e9dicaces faites \u00e0 des moments et pour des occasions tr\u00e8s variables. &hellip; <a href=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/2022\/07\/08\/les-dedicaces-de-toulouse-capitole\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">D\u00e9dicaces et g\u00e9ographie acad\u00e9mique \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 Toulouse Capitole (par Ph. 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