{"id":2606,"date":"2023-01-03T07:35:38","date_gmt":"2023-01-03T06:35:38","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/?p=2606"},"modified":"2023-01-03T07:45:39","modified_gmt":"2023-01-03T06:45:39","slug":"noms-de-lieux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/2023\/01\/03\/noms-de-lieux\/","title":{"rendered":"Noms de lieux \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 Toulouse Capitole (par Ph. Delvit)"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-right\"><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"><strong>Professeur Philippe Delvit <\/strong><\/span><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Nommer un lieu, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 marquer son territoire, le faire reconna\u00eetre \u00e0 celui, celle, qui ne saurait de prime abord identifier l\u2019espace.<\/p>\n\n\n\n<p>A Toulouse, comme ailleurs, on a su se livrer \u00e0 ce jeu de la reconnaissance. Le 29 octobre 2005, la mairie de Toulouse et la facult\u00e9 de Droit honoraient \u00e0 la fois l\u2019un des \u00e9minents citoyens de la ville, et le distingu\u00e9 doyen de la facult\u00e9 de Droit, fondateur de l\u2019Universit\u00e9 des sciences sociales. Comm\u00e9moration d\u2019un centenaire. Gabriel Marty est n\u00e9 le 29 octobre 1905. La rue du doyen Gabriel Marty longe maintenant l\u2019emprise du domaine de l\u2019Universit\u00e9.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">DOCTRINA ET VERISTAS<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Grav\u00e9e dans la pierre d\u2019une clef d\u2019arc de porte, rue de l\u2019Esquile, cette forte maxime, <em>Doctrine et V\u00e9rit\u00e9<\/em>, d\u00e9corait un immeuble jadis habit\u00e9 par le Droit. Il reste de ces t\u00e9moignages fossilis\u00e9s par la pierre et la brique\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Mais trace plus l\u00e9g\u00e8re, le quartier entourant l\u2019emprise universitaire est habit\u00e9 par la pr\u00e9sence de l\u2019institution. Certes, il y a la rue des Lois, fort ancienne. Et dans cette rue, la \u00ab&nbsp;Librairie des lois&nbsp;\u00bb, qui affiche depuis peu pr\u00e8s de la place du Capitole son \u00ab&nbsp;Accueil des \u00e9tudiants&nbsp;\u00bb. Plus bas vers l\u2019Universit\u00e9, le \u00ab&nbsp;Caff\u00e9 des Lois&nbsp;\u00bb, dont on imagine que le lien avec la vieille facult\u00e9 est fort t\u00e9nu. Une restauration rapide plus tard (\u00ab&nbsp;Le r\u00e9gal des lois&nbsp;\u00bb), la \u00ab&nbsp;Librairie des Facult\u00e9s&nbsp;\u00bb, vieille institution aujourd\u2019hui close et d\u00e9solante par son abandon, vitrine vide, enseigne au vent&nbsp;: l\u2019\u00e9t\u00e9 2005 marque pour cette maison le d\u00e9but d\u2019une nouvelle vie, les d\u00e9molisseurs sont \u00e0 l\u2019\u0153uvre. Une agence bancaire a combl\u00e9 depuis le vide laiss\u00e9 par la Librairie des Facult\u00e9s<\/p>\n\n\n\n<p>Le bar \u00ab&nbsp;La Faluche&nbsp;\u00bb (remplac\u00e9 par le \u00ab&nbsp;Centre des Lois&nbsp;\u00bb, vid\u00e9o 24H\/24) a lui aussi disparu avec son imposte en verre color\u00e9 peupl\u00e9e de faluchards<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>. Dans le prolongement, la place du Peyrou, sa \u00ab&nbsp;Brasserie des Facult\u00e9s&nbsp;\u00bb (souvenir fossilis\u00e9 de la pr\u00e9sence de la facult\u00e9 des Lettres), sa \u00ab&nbsp;Briocherie de la fac&nbsp;\u00bb fort r\u00e9cente du m\u00eame nom. Vers Saint- Sernin, rue Emile Cartailhac, l\u2019H\u00f4tel de l\u2019Universit\u00e9 loge \u00e0 prix modique. La rue des Salenques affiche son \u00ab&nbsp;Droit au pain&nbsp;\u00bb (un peu facile, ce quignon d\u2019humour), et la rue Lacrosses, un \u00ab&nbsp;Fac copy&nbsp;\u00bb c\u00e9dant \u00e0 l\u2019anglicisme pr\u00e9tendu tel et ambiant, autant qu\u2019\u00e0 la propension de certains \u00e9tudiants \u00e0 accumuler les polycops.<\/p>\n\n\n\n<p>Mention sp\u00e9ciale au Foyer de l\u2019Etudiant, rue des Lois, ouvert en 1943. Sur le linteau de la porte d\u2019entr\u00e9e, un jeune homme, en pantalon de golf, se chauffe aupr\u00e8s du feu.<a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Mais plus s\u00e9rieusement, \u00e0 Sciences sociales, comme dans d\u2019autres emprises universitaires, on s\u2019est employ\u00e9 depuis plusieurs g\u00e9n\u00e9rations \u00e0 poser des jalons. Non, d\u2019ailleurs, sans que des h\u00e9ritages, des logiques diff\u00e9rentes, n\u2019interviennent pour rendre moins lisible une coh\u00e9rence revendiqu\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">PALIMPSESTES<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sciences sociales regroupe, depuis 1971, la facult\u00e9 de Droit, celle de Sciences \u00e9conomiques, et les entit\u00e9s d\u00e9j\u00e0 identifi\u00e9es, ou \u00e9mergentes, comme le fut Administration Economique et Sociale (AES) en 1973.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est dire qu\u2019avant cette date, la facult\u00e9 de Droit est LA puissance, autour de laquelle tout se structure.<\/p>\n\n\n\n<p>La vieille facult\u00e9 de Droit offre son porche d\u2019entr\u00e9e rue Lautman. Colonnes de pierre portant un balcon en saillie de la fa\u00e7ade, lourde porte \u00e0 deux battants ouverte dans un arc de brique en plein cintre&nbsp;; la clef de l\u2019arc, en pierre comme les colonnes, porte grav\u00e9 FACVLTE DE DROIT, en lettres soulign\u00e9es de rouge&nbsp;: on entre bien dans le royaume des sp\u00e9cialistes du droit. <a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Bien plus tard, en novembre 1970, sont re\u00e7us les premiers b\u00e2timents destin\u00e9s \u00e0 la nouvelle universit\u00e9. Ces b\u00e2timents sont \u00e9lev\u00e9s sur une ancienne emprise militaire, bien national venu de la R\u00e9volution, et transform\u00e9s en Arsenal au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle&nbsp;: d\u00e9sormais, Vieille Fac et Nouvelle Fac se toisent de part et d\u2019autre du parking, non sans que soient annex\u00e9s les locaux de l\u2019ancienne Facult\u00e9 des lettres, entre la rue des Salenques et la rue Lautman (l\u2019universit\u00e9 Toulouse-Mirail entre d\u00e9finitivement dans ses meubles et immeubles en 1973).<a href=\"#_ftn4\">[4]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Les relations entre les deux r\u00e9publiques, celle des Lettres et celle du Droit, furent parfois orageuses. D\u2019ailleurs un mur, construit \u00e0 l\u2019initiative de la facult\u00e9 de Droit, s\u00e9parait physiquement les deux entit\u00e9s.<a href=\"#_ftn5\">[5]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Une promenade quasi pal\u00e9ographique dans les couloirs de l\u2019ex-Facult\u00e9 des lettres livre des surprises. Un encadrement de porte laisse voir, dans l\u2019\u00e9paisseur des couches de peinture, la destination pass\u00e9e du local. \u00ab&nbsp;Cabinet du Doyen&nbsp;\u00bb, r\u00e9v\u00e8le le jeu de la lumi\u00e8re. L\u00e0 \u00e9tait le si\u00e8ge occup\u00e9 par Jules Marsan entre les deux guerres, et celui que quitta \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1960 Jacques Godechot pour les terres de mission du Mirail. <a href=\"#_ftn6\">[6]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>A peine quelques pas plus loin, autre \u00e9criture d\u00e9voil\u00e9e dans la mati\u00e8re, \u00ab&nbsp;Salle du Conseil&nbsp;\u00bb. Tranquille biblioth\u00e8que aujourd\u2019hui, loin de l\u2019agitation des motions d\u2019un autre si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant \u00e0 la \u00ab&nbsp;Manu&nbsp;\u00bb, la Manufacture des Tabacs de l\u2019Etat, son arriv\u00e9e dans l\u2019escarcelle d\u2019UT1 est de beaucoup plus r\u00e9cente, 1994.<a href=\"#_ftn7\">[7]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Fallait-il se contenter dans cet ensemble architectural composite d\u2019un d\u00e9fil\u00e9 anonyme de salles, d\u2019amphith\u00e9\u00e2tres&nbsp;? Ou au contraire choisir des r\u00e9f\u00e9rences qui fassent lien avec les grands noms de l\u2019universit\u00e9, ou de ses disciplines&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"><strong>UN NOM, DES MA\u00ceTRES  \/ ESPACES ACAD\u00c9MIQUES<\/strong><\/span><\/p>\n\n\n\n<p>La nouvelle facult\u00e9 des Sciences avait d\u2019embl\u00e9e honor\u00e9 Paul Sabatier, prix Nobel de chimie en 1912.<a href=\"#_ftn8\">[8]<\/a> La facult\u00e9 des Lettres avait donn\u00e9 le nom de son ancien doyen, Jules Marsan, au seul amphith\u00e9\u00e2tre dont elle disposait dans ses b\u00e2timents primitifs de la rue des Salenques.<a href=\"#_ftn9\">[9]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Entour\u00e9e en partie de voies neuves qui rappellent les noms de ses anciens professeurs de la vieille facult\u00e9 des Lettres, comme si elle voulait se donner un espace de connaissance et de reconnaissance, la nouvelle universit\u00e9 de Toulouse-le-Mirail est encore aujourd\u2019hui dans cette expectative de bapt\u00eame. Le nom de Jean Jaur\u00e8s, li\u00e9 \u00e0 la facult\u00e9 des Lettres, mais au temps de la rue des Lois, a \u00e9t\u00e9, ou est souvent cit\u00e9. Le pr\u00e9sident R\u00e9my Pech (2001-2006) avait ainsi souhait\u00e9 honorer la m\u00e9moire de l\u2019homme, du d\u00e9fenseur de la paix mort pour avoir d\u00e9test\u00e9 l\u2019in\u00e9luctabilit\u00e9 de la guerre \u00e0 la veille du terrible affrontement d\u2019ao\u00fbt 1914.<a href=\"#_ftn10\">[10]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>La vieille facult\u00e9 de Droit n\u2019avait pas ignor\u00e9 ce besoin d\u2019identifier un espace, en l\u2019occurrence juridique.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, alors qu\u2019elle a d\u00e9j\u00e0 constitu\u00e9 une galerie des professeurs, voulue par le doyen Antonin Deloume (1900-1906), la facult\u00e9 imagine d\u2019identifier les salles d\u2019\u00e9tudes, ou celles qui voient d\u00e9livrer les enseignements magistraux.<\/p>\n\n\n\n<p>Une d\u00e9lib\u00e9ration de l\u2019Assembl\u00e9e de la facult\u00e9 (19 mars 1919), pose le principe, jette son d\u00e9volu sur&nbsp;\u00ab&nbsp;Saint Louis, Raymond VII, Cujas, Pothier, Dumoulin, Domat, Turgot, Bodin, Furgole, Deloume, Brissaud, Bonfils, Beudant, Chauveau et Garrigou. On r\u00e9serve le nom de Jean de Garlande.&nbsp;\u00bb Et&nbsp;on \u00ab&nbsp;laisse \u00e0 Monsieur le doyen le soin d\u2019attribuer \u00e0 chaque salle l\u2019un des noms ci-dessus&nbsp;\u00bb.<a href=\"#_ftn11\">[11]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>A travers ce choix \u00e9clectique, les autorit\u00e9s juridiques sont r\u00e9compens\u00e9es, celles de la maison (Furgole, Deloume, Brissaud, Bonfils, Beudant, Chauveau<a href=\"#_ftn12\">[12]<\/a>), ou pass\u00e9es par la maison (Jean Bodin, Jacques Cujas)<a href=\"#_ftn13\">[13]<\/a> , ou ext\u00e9rieures mais fort notables (Pothier, Dumoulin, Domat<a href=\"#_ftn14\">[14]<\/a>). Quelques grandes figures du panth\u00e9on national (saint Louis le roi justicier, Turgot le sauveur d\u2019une monarchie qui ne voulut pas l\u2019entendre)<a href=\"#_ftn15\">[15]<\/a>), et local (Jean de Garlande&nbsp;; Raymond VII, apr\u00e8s tout contributeur oblig\u00e9 de la premi\u00e8re universit\u00e9<a href=\"#_ftn16\">[16]<\/a>) s\u2019ajoutent \u00e0 la liste, close par un g\u00e9n\u00e9reux donateur, le notaire Maurice Garrigou (1846-1912<a href=\"#_ftn17\">[17]<\/a>).<\/p>\n\n\n\n<p>En d\u00e9finitive, et \u00e0 part Maurice Garrigou, aucun nom de la liste ne fut jamais utilis\u00e9 du temps de la seule facult\u00e9 de Droit. Paradoxe, la mort de Maurice Hauriou, qui avait marqu\u00e9 sa volont\u00e9 de baptiser les espaces de la facult\u00e9, va donner l\u2019occasion de passer \u00e0 l\u2019acte.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;L\u2019Assembl\u00e9e de la facult\u00e9 de Droit, dans sa s\u00e9ance du 3 novembre 1929, d\u00e9cide \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9 de rendre ainsi hommage au Ma\u00eetre et ancien doyen&nbsp;: la salle Maurice Hauriou est n\u00e9e.<a href=\"#_ftn18\">[18]<\/a> .Vestiaire o\u00f9 l\u2019on d\u00e9posait et prenait la robe, salle o\u00f9 se r\u00e9unissaient les coll\u00e8gues, o\u00f9 s\u2019\u00e9changeait ce qui fait la saveur d\u2019une vie professionnelle, elle \u00e9tait le c\u0153ur de la vieille facult\u00e9. Quatre ans plus tard, \u00e0 l\u2019occasion du terme des travaux effectu\u00e9s dans la salle des Actes, le doyen C\u00e9zar-Bru propose \u00e0 ses coll\u00e8gues de l\u2019Assembl\u00e9e de donner le nom d\u2019Antonin Deloume \u00e0 la salle. Chose faite, le transport de la toile repr\u00e9sentant le Ma\u00eetre marquant visuellement la d\u00e9dicace.<a href=\"#_ftn19\">[19]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais il fallut attendre vraiment le d\u00e9but des ann\u00e9es 1980 pour voir se fixer une politique dans ce domaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Certes, l\u2019\u00e9motion qui avait suivi la mort de Gabriel Marty (octobre 1973), le fondateur et premier pr\u00e9sident de l\u2019Universit\u00e9, avait imm\u00e9diatement \u00e9t\u00e9 suivie d\u2019une volont\u00e9 exprim\u00e9e de marquer le territoire de la m\u00e9moire universitaire. La s\u00e9ance du conseil de l\u2019Universit\u00e9 du 30 octobre 1973, la premi\u00e8re apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s, en fournit la preuve \u00e9loquente. Un \u00e9lu \u00e9tudiant, Michel Cassignol, propose alors, avant de passer \u00e0 l\u2019ordre du jour, un vote pr\u00e9liminaire destin\u00e9 \u00e0 baptiser Amphith\u00e9\u00e2tre Gabriel Marty le plus grand amphi de l\u2019Universit\u00e9. Pour se faire r\u00e9pondre de suite par le pr\u00e9sident d\u2019\u00e2ge, le professeur H\u00e9braud, \u00ab&nbsp;qu\u2019un v\u0153u dans ce sens lui a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 lors de la r\u00e9union g\u00e9n\u00e9rale des enseignants par Monsieur SICARD&nbsp;\u00bb<a href=\"#_ftn20\">[20]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Finalement, le Conseil d\u2019universit\u00e9 du 21 janvier 1979 prend une double d\u00e9cision.<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re, d\u2019attribuer \u00e0 la salle du Conseil le nom de Gabriel Marty, qu\u2019elle porte depuis lors.<\/p>\n\n\n\n<p>La seconde, de \u00ab&nbsp;perp\u00e9tuer la m\u00e9moire d\u2019anciens ma\u00eetres de l\u2019Universit\u00e9, en donnant leur nom \u00e0 des amphith\u00e9\u00e2tres ou \u00e0 des salles de l\u2019Universit\u00e9&nbsp;\u00bb. Propos\u00e9e par le pr\u00e9sident Michel Despax (1978-1983), cette id\u00e9e est adopt\u00e9e, et cet honneur r\u00e9serv\u00e9 exclusivement \u00ab&nbsp;\u00e0 des personnalit\u00e9s marquantes de notre Universit\u00e9&nbsp;\u00bb. Une voix, celle du professeur Jean-Arnaud Maz\u00e8res, se fait entendre pour ouvrir le dispositif \u00e0 des personnalit\u00e9s ext\u00e9rieures, ce qui est refus\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Une commission se r\u00e9unit le 4 f\u00e9vrier 1980, sous la pr\u00e9sidence du professeur Max Cluseau, premier vice-pr\u00e9sident de l\u2019Universit\u00e9, pour fixer le choix des noms.<\/p>\n\n\n\n<p>Ceux des professeurs By\u00e9, Boyer, Couzinet, Dupeyroux, Gabolde, Magnol, Mestre, Plassard, sont retenus, et \u00e9galement, mais \u00e0 part, celui de Jacques Cujas pour le grand amphi de la Vieille Fac<a href=\"#_ftn21\">[21]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Car ce dernier n\u2019occupa jamais de chaire dans la vieille facult\u00e9, ce qui le fit \u00e9carter dans un premier temps par le vote du Conseil r\u00e9uni le 20 juin 1980\u2026\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Soulignons que tous ces noms ne furent pas forc\u00e9ment utilis\u00e9s (ainsi celui de Jean-Beno\u00eet Plassard), et que l\u2019application de cette r\u00e9solution fut perturb\u00e9e par des \u00e9l\u00e9ments ext\u00e9rieurs. Le d\u00e9c\u00e8s, inopin\u00e9, du fondateur de la fili\u00e8re AES, Pierre Montan\u00e9 de la Roque (20 d\u00e9cembre 1981), amena AES \u00e0 r\u00e9clamer l\u2019honneur du bapt\u00eame d\u2019un&nbsp; amphith\u00e9\u00e2tre du nom de son fondateur<a href=\"#_ftn22\">[22]<\/a>. V\u0153u ent\u00e9rin\u00e9e par le vote du Conseil de l\u2019Universit\u00e9 du 23 juin 1982.<\/p>\n\n\n\n<p>Le temps continuant sa marche, et la mort fauchant tel et tel ma\u00eetre, la premi\u00e8re d\u00e9signation dut \u00eatre compl\u00e9t\u00e9e. Tel fut le r\u00f4le d\u2019une commission que le Conseil d\u2019universit\u00e9 mit en place par sa d\u00e9cision du 3 juin 1987 (sans noter aucunement la redondance avec la premi\u00e8re instance). Le nom de Cujas revient, ceux de Dauvillier, Hebraud (le doyen d\u2019\u00e2ge du premier Conseil suivant la mort de Gabriel Marty), Maury, Raynaud, sont ajout\u00e9s.<a href=\"#_ftn23\">[23]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, le Conseil d\u2019administration du 15 d\u00e9cembre 1992 applique formellement des d\u00e9cisions qui, jusqu\u2019alors, n\u2019\u00e9taient pas transcrites dans la g\u00e9ographie universitaire, sauf pour les salles Garrigou, Hauriou, Marty, et pour l\u2019amphi Montan\u00e9 de la Roque, d\u00fbment identifi\u00e9es. Cette application est men\u00e9e de mani\u00e8re fort diff\u00e9rente, suivant que l\u2019on consid\u00e8re les amphis, tous nomm\u00e9s du nom choisi, et les salles (By\u00e9, Gabolde, Magnol), qu\u2019aucune signal\u00e9tique n\u2019indique \u00e0 l\u2019attention de l\u2019utilisateur. La m\u00e9moire m\u00eame de cette d\u00e9signation est aujourd\u2019hui perdue.<\/p>\n\n\n\n<p>Ajoutons l\u2019hommage fait aux professeurs Despax (d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1997)<a href=\"#_ftn24\">[24]<\/a> et Ourliac (d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1998)<a href=\"#_ftn25\">[25]<\/a>&nbsp;, celui d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la Manufacture des Tabacs au professeur Isaac (disparu en 2000)<a href=\"#_ftn26\">[26]<\/a>, et la liste sera presque compl\u00e8te. Il ne reste plus \u00e0 mentionner, \u00e0 Albi cette fois-ci,&nbsp; que le grand amphi du Centre universitaire, alors d\u00e9localisation d\u2019UT1, d\u00e9cor\u00e9 du nom de Guillaume de Cunh, et dans le m\u00eame b\u00e2timent la salle Portalis cela sur proposition d\u2019Olivier Devaux, vice-pr\u00e9sident de l\u2019Universit\u00e9 et directeur du site pour les formations juridiques (1993-2002).<a href=\"#_ftn27\">[27]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9c\u00e8s du professeur Jean-Jacques Laffont (mai 2004), l\u2019envergure internationale de ses travaux, sa position, souvent mise en avant, de \u00ab&nbsp;nob\u00e9lisable&nbsp;\u00bb, ne pouvaient que se transcrire dans le paysage. Chose faite, et double nouveaut\u00e9&nbsp;: pour la premi\u00e8re fois, le nom d\u2019un professeur, \u00e9conomiste, va apposer son souvenir sur un b\u00e2timent entier de l\u2019Universit\u00e9, d\u2019ailleurs celui dans lequel la structure cr\u00e9\u00e9e par lui exerce ses talents ; cette d\u00e9dicace inaugure un processus qui, jusqu\u2019alors, n\u2019avait concern\u00e9 ni les autres b\u00e2timents de l\u2019Universit\u00e9, ni ceux de la Manufacture des Tabacs.<a href=\"#_ftn28\">[28]<\/a>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; La faluche \u00e9tait, il y a encore quelques ann\u00e9es, le couvre-chef (large b\u00e9ret noir agr\u00e9ment\u00e9 d\u2019insignes nombreux et vari\u00e9s, quoique codifi\u00e9s) permettant de reconna\u00eetre, au moins dans les moments d\u2019affirmation officielle, les \u00e9tudiants des Corpos. Ces derniers disaient alors, dans un accent de v\u00e9rit\u00e9 presque historique que cette faluche \u00e9tait LE signe de reconnaissance des \u00e9tudiants, ce qui \u00e9tait le cas \u00e0 la facult\u00e9 de Droit avant guerre (celle de 1939).<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La Mission Culture d\u2019UT1 (1993-1994) a fait clicher ce t\u00e9moignage visuel de la pr\u00e9sence identifi\u00e9e des \u00e9tudiants de jadis (tirages conserv\u00e9s dans le fonds photo de l\u2019Universit\u00e9).&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Apr\u00e8s avoir servi de base aux militants et \u00e0 l\u2019organisation de l\u2019AGET-UNEF pendant les ann\u00e9es 1960 et 1970, le b\u00e2timent vient d\u2019\u00eatre r\u00e9habilit\u00e9 (printemps 2005), et abrite les activit\u00e9s du P\u00f4le Europ\u00e9en, rebaptis\u00e9 R\u00e9seau Universit\u00e9s Toulouse Midi-Pyr\u00e9n\u00e9es, RUTMP.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1943 est l\u2019ann\u00e9e, \u00e0 Toulouse comme dans l\u2019ancienne \u00ab&nbsp;Zone Nono&nbsp;\u00bb, o\u00f9 la pr\u00e9sence allemande \u00f4te les derni\u00e8res illusions sur le Mar\u00e9chal \u00e0 ceux qui voulaient en avoir. A la facult\u00e9 de Droit, le professeur Andr\u00e9 Hauriou va dispara\u00eetre pour Alger&nbsp;; des \u00e9tudiants en Droit, comme Edgar Nahoum (Edgar Morin) et d\u2019autres de ses condisciples, rejoignent la France Libre, ou la R\u00e9sistance int\u00e9rieure, par des itin\u00e9raires difficiles, en y perdant parfois la vie. Disons que le mouvement fut loin d\u2019\u00eatre g\u00e9n\u00e9ral, et que d\u2019autres, ma\u00eetres et \u00e9tudiants, discern\u00e8rent mal le sens national, tant peu \u00eatre fort le r\u00e9flexe de la l\u00e9gitimit\u00e9 juridique r\u00e9elle ou suppos\u00e9e.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; La clef de l\u2019arc a \u00e9t\u00e9 grav\u00e9e \u00e0 l\u2019occasion des travaux d\u2019embellissement pr\u00e9parant le VII<sup>e<\/sup> Centenaire de l\u2019Universit\u00e9, en 1929. <em>Recueil des d\u00e9lib\u00e9rations de l\u2019Assembl\u00e9e de la facult\u00e9 de Droit<\/em>, Arch. UT1, 2Z2- 17, 28 novembre 1928, p. 144. La v\u00e9randa sur le parc est \u00e9galement r\u00e9par\u00e9e pour l\u2019occasion.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; La rue Lautman, qui honore le sacrifice d\u2019Albert Lautman (1908-1944), \u00e9l\u00e8ve de l\u2019Ecole Normale Sup\u00e9rieure, enseignant de la facult\u00e9 des Lettres, fusill\u00e9 \u00e0 Bordeaux en 1944, s\u2019est substitu\u00e9e \u00e0 la rue de l\u2019Universit\u00e9, appellation pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Ce mur existait ant\u00e9rieurement en partie, il est visible sur les tirages photographiques pris \u00e0 l\u2019occasion du VII<sup>e <\/sup>centenaire de l\u2019Universit\u00e9 de Toulouse. Il a donc d\u00fb \u00eatre prolong\u00e9, du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019actuel amphith\u00e9\u00e2tre Cujas. D\u00e9lib\u00e9ration dans <em>Registre des d\u00e9lib\u00e9rations de l\u2019Assembl\u00e9e de la facult\u00e9 de Droit<\/em>, 1950.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Post\u00e9rieurement, une haute et forte grille de fer surmonta ce mur, pour le rendre infranchissable. Le pr\u00e9sident Saint-Girons (1993-1998) en d\u00e9barrassa l\u2019Universit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Originaire de l\u2019Est de la France, n\u00e9 \u00e0 Lun\u00e9ville en 1907, Jacques Godechot d\u00e9croche l\u2019agr\u00e9gation d\u2019Histoire en 1928. Il prend un dur contact avec Toulouse en juin 1940&nbsp;: officier d\u2019Etat- Major, c\u2019est l\u00e0 que s\u2019arr\u00eate sa Campagne de France. Le statut des juifs et son application l\u2019\u00e9cartent de l\u2019Education nationale, qu\u2019il retrouvera apr\u00e8s la Lib\u00e9ration. Historien sp\u00e9cialiste de la R\u00e9volution, et des \u00ab&nbsp;r\u00e9volutions atlantiques&nbsp;\u00bb, il m\u00e8ne les destin\u00e9es de la facult\u00e9 des Lettres pendant une autre r\u00e9volution (?), celle de mai 1968. Arriv\u00e9 au Mirail, il est en charge de l\u2019UFR Histoire. Sa retraite studieuse se cl\u00f4t par la pr\u00e9paration des comm\u00e9morations du bicentenaire de la R\u00e9volution qu\u2019il a \u00e0 peine le temps de voir. Il meurt en 1989. Son nom a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 \u00e0 la biblioth\u00e8que de l\u2019IEP de Toulouse par les soins de son directeur du moment, le professeur Andr\u00e9 Cabanis.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\">[7]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Chose non exceptionnelle, le tabac aime d\u00e9cid\u00e9ment le droit. La Manufacture des Tabacs de Lyon a \u00e9t\u00e9 elle aussi reconvertie \u00e0 usage universitaire, et affect\u00e9e \u00e0 Lyon II-Jean Moulin. Sur la Manufacture des Tabacs de Toulouse, consulter la th\u00e8se de Troisi\u00e8me cycle Lettres soutenue en 1967 \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres et Sciences humaines de Toulouse par Jean Heffer, <em>La Manufacture des Tabacs de Toulouse au XIX<sup>e <\/sup>si\u00e8cle- 1811-1914,<\/em> 222 pages plus annexes. Les b\u00e2timents actuels furent \u00e9lev\u00e9s de 1888 \u00e0 1893.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref8\">[8]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Fond\u00e9e par le d\u00e9cret 69. 1260 du 18 d\u00e9cembre 1969, l\u2019Universit\u00e9 Toulouse III choisit de porter le nom de Paul Sabatier (1854-1941), l\u2019un de ses professeurs, prix Nobel de chimie en 1912. Consulter, pour la d\u00e9fense et illustration, le site web de l\u2019institution \u00e9ponyme.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref9\">[9]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; -Jules Marsan (1867-1939). Doyen de la facult\u00e9 des Lettres de Toulouse en 1931. N\u00e9 \u00e0 Marseille, venu de l\u2019Ecole Normale Sup\u00e9rieure, pass\u00e9 par Aix- en- Provence et Toulon, il est nomm\u00e9 \u00e0 Toulouse, d\u2019abord au Lyc\u00e9e, puis \u00e0 la facult\u00e9 des Lettres. Sp\u00e9cialiste de la litt\u00e9rature romantique, auteur inspir\u00e9 de nombreux ouvrages relatifs \u00e0 ce domaine, cet esprit tr\u00e8s ouvert fut, dans son h\u00f4tel du boulevard de Strasbourg (en fait celui de la famille de sa femme, Genevi\u00e8ve Paulhac), l\u2019un des personnages du Toulouse de l\u2019entre-deux guerres.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Si le nom de Jules Marsan est rest\u00e9, par contre a disparu celui de Daniel Faucher (1882-1970), grand g\u00e9ographe toulousain que la facult\u00e9 avait voulu honorer en baptisant de son nom l\u2019une de ses salles (dans laquelle s\u2019est tenu, le 21 janvier 1967, un colloque&nbsp;\u00ab&nbsp;Droits et devoirs d\u2019une m\u00e9tropole d\u2019\u00e9quilibre&nbsp;\u00bb, sous la pr\u00e9sidence du doyen Godechot, cf. <em>Facult\u00e9 des Lettres et Sciences humaines de Toulouse, Bulletin d\u2019information<\/em>, n\u00b010, 10 janvier 1967, ron\u00e9ot\u00e9, n. p.).<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref10\">[10]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; -Jean Jaur\u00e8s (1859-1914), au d\u00e9but de sa carri\u00e8re politique (il \u00e9tait maire adjoint de Toulouse entre 1889 et 1892), a fr\u00e9quent\u00e9 la facult\u00e9 des Lettres, alors juste construite. Ce qui ne l\u2019a pas emp\u00each\u00e9 de prendre une inscription \u00e0 la voisine facult\u00e9 de Droit, qui conserve sa fiche d\u2019\u00e9tudiant (Arch. UT1, 5Z1), et un exemplaire de sa th\u00e8se compl\u00e9mentaire r\u00e9dig\u00e9e en latin, comme le veulent les canons du temps.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref11\">[11]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Arch. UT1, 2Z 2 16, 19 mars 1919. La proposition \u00e9mane du doyen Hauriou, et est accueillie \u00e0 la majorit\u00e9 des voix.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref12\">[12]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; A l\u2019exception de Brissaud, tous les professeurs de ce contingent ont leur effigie dans la Galerie de l\u2019Universit\u00e9. Pour consulter leur biographie, on renvoie au travail fait par la Mission Archives, et publi\u00e9 en d\u00e9cembre 2005 par les Presses de l\u2019Universit\u00e9, <em>Toiles, gravures, fusain et sanguine\u2026Une galerie de portraits \u00e0 l\u2019Universit\u00e9<\/em>, 80 pages<em>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Jean Brissaud (1854-1904), \u00e9tudiant en Droit \u00e0 Bordeaux, a soutenu sa th\u00e8se en 1879. A Berne jusqu\u2019en 1883 (il est excellent germaniste), il passe ensuite \u00e0 Montpellier, puis rejoint Toulouse (1885), o\u00f9 il occupe bient\u00f4t la chaire d\u2019Histoire g\u00e9n\u00e9rale du droit. Voir la \u00ab&nbsp;Notice&nbsp;\u00bb le concernant dans les <em>Annales du Midi<\/em>, janvier 1905, sous la plume de ses coll\u00e8gues Houques- Fourcade et Fourgous.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref13\">[13]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; -Jean Bodin (1528-1598), p\u00e8re v\u00e9n\u00e9r\u00e9 des politologues, a commis aussi un magnifique et d\u00e9routant <em>D\u00e9monomanie des sorciers<\/em>, paru en 1580, qui fait moins honneur \u00e0 son auteur que les<em> Six livres de la<\/em> <em>R\u00e9publique<\/em>, et peut contribuer \u00e0 inspirer un salutaire droit \u00e0 la critique vis-\u00e0-vis de tout auteur de syst\u00e8me&nbsp;; Jacques Cujas (1522-1590), notice et portraits dans la Galerie de l\u2019Universit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref14\">[14]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Jean Domat (1625-1696), jurisconsulte li\u00e9 \u00e0 Blaise Pascal, qui lui confia ses papiers. N\u00e9 \u00e0 Clermont-Ferrand (sa ville natale lui a \u00e9lev\u00e9 une statue), Jean Domat publie <em>Les lois civiles dans leur ordre naturel <\/em>(1689- 1694). Ses <em>Quatre livres du droit public<\/em> ne sont \u00e9dit\u00e9s qu\u2019en 1697, apr\u00e8s sa mort.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Robert-Joseph Pothier (1699-1772), l\u2019une des autorit\u00e9s invoqu\u00e9es par les p\u00e8res du Code civil. N\u00e9 \u00e0 Orl\u00e9ans, Pothier y est conseiller au Pr\u00e9sidial. La modestie et la dignit\u00e9 de sa personne, la clart\u00e9 de ses \u00e9crits, sont des qualit\u00e9s que l\u2019on retrouve sous la plume de ses biographes. Ces derniers rel\u00e8vent souvent qu\u2019il fut un opposant r\u00e9solu de l\u2019utilisation de la torture en mati\u00e8re judiciaire.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Charles Dumoulin (1500-1566), juriste ardent partisan de l\u2019unification du droit contre la disparit\u00e9 des coutumes. Cette unification passe pour lui par la sup\u00e9riorit\u00e9 de la coutume de Paris sur toutes les autres.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref15\">[15]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Anne-Robert-Jacques Turgot, baron de l\u2019Aulne, ou de l\u2019Eaulne (1727-1781). Intendant de la g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 de Limoges, il symbolise l\u2019administration \u00e9clair\u00e9e (juste, mais ferme) aux yeux de ses admirateurs, physiocrates et philosophes. Cette qualit\u00e9 lui vaut de para\u00eetre comme le ministre des grandes r\u00e9formes (1774), au d\u00e9but du r\u00e8gne de Louis XVI, qui finit par le renvoyer (1776), sans que ses r\u00e9formes puissent lui survivre vraiment. Son prestige, et son aur\u00e9ole de victime de la Cour, \u00e9clipsent son fr\u00e8re Etienne- Fran\u00e7ois (1721-1789), gouverneur de la Guyane en 1764-1765, qui dut r\u00e9gler, non sans dommages pour lui, les suites de la d\u00e9sastreuse op\u00e9ration de Kourou (1763). Le p\u00e8re des deux fr\u00e8res, Michel-Etienne (1690-1751), pr\u00e9v\u00f4t des marchands, fut \u00e0 Paris un remarquable administrateur. Un plan de Paris, magnifique mise en perspective de la ville sous Louis XV, porte son nom (le plan Turgot, dont la BU de l\u2019Arsenal a le bonheur de poss\u00e9der un exemplaire).<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref16\">[16]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Jean de Garlande. (1190- vers 1252). Anglais de nation, il est \u00e9tudiant \u00e0 Paris. Grammairien, musicien, il enseigne \u00e0 Toulouse dans les ann\u00e9es 1220. Sa caution est invoqu\u00e9e aujourd\u2019hui par l\u2019universit\u00e9 Toulouse-le-Mirail pour souligner la longue ant\u00e9riorit\u00e9 des \u00e9tudes litt\u00e9raires \u00e0 Toulouse (voir le site web de l\u2019universit\u00e9).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Raymond VII (1197-1249). Comte de Toulouse apr\u00e8s la mort de son p\u00e8re, en 1222, il doit signer le trait\u00e9 de Meaux-Paris (1229), dont l\u2019une des clauses pr\u00e9voit la cr\u00e9ation d\u2019une universit\u00e9 \u00e0 Toulouse, dont les ma\u00eetres sont pay\u00e9s sur la cassette du comte. A terme, ce document scelle le destin de la ville et du comt\u00e9, qui passent sous l\u2019influence cap\u00e9tienne. Le fr\u00e8re de&nbsp;\u00ab&nbsp;Saint Louis&nbsp;\u00bb (Louis IX, n\u00e9 en 1214, roi de 1226 \u00e0 1270, canonis\u00e9 vingt-cinq ans plus tard \u00e0 la tr\u00e8s grande satisfaction de son petit-fils Philippe le Bel, et apr\u00e8s des man\u0153uvres diplomatiques bien conduites), Alphonse de Poitiers, \u00e9pouse Jeanne, la fille unique de Raymond VII. En l\u2019absence de post\u00e9rit\u00e9 du couple, et conform\u00e9ment au droit f\u00e9odal du moment, le comt\u00e9 de Toulouse revient, \u00e0 leur mort, au roi. Chose faite en 1271.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref17\">[17]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; A l\u2019occasion de la r\u00e9novation de la salle qui porte son nom, la Biblioth\u00e8que universitaire a men\u00e9 une enqu\u00eate digne des plus fins limiers pour cerner la discr\u00e8te personnalit\u00e9 du donateur, dont le p\u00e8re, notaire lui aussi, exer\u00e7ait sa charge \u00e0 B\u00f4ne-Annaba (Alg\u00e9rie). Une plaque appos\u00e9e \u00e0 la porte de la salle qui porte son nom (Ancienne facult\u00e9) retrace l\u2019itin\u00e9raire de vie de Maurice Garrigou, ancien \u00e9tudiant de la facult\u00e9 de Droit de Toulouse.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref18\">[18]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Arch. UT1, 2Z 2 17, p. 175, proposition du doyen C\u00e9zar-Bru. Ce m\u00eame jour est adopt\u00e9 le principe de l\u2019\u00e9rection d\u2019un monument d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Maurice Hauriou. Sur la salle, lire la plaquette \u00e9dit\u00e9e par le CTHDIP en juin 2005, \u00e0 l\u2019occasion des Journ\u00e9es internationales d\u2019Histoire du droit<em>, La salle Maurice-Hauriou. Un lieu de m\u00e9moire \u00e0 l\u2019Universit\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref19\">[19]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; -Registre des proc\u00e8s-verbaux de l\u2019Assembl\u00e9e de la facult\u00e9 de Droit, Arch. UT1, 2Z2- 5 mai 1933. <em>Sic transit<\/em> g<em>loria mundi\u2026 <\/em>Ce lieu, pourtant hautement symbolique, a perdu dans les bouleversements qui ont affect\u00e9 l\u2019Universit\u00e9 aux temps de sa tr\u00e8s forte croissance en effectifs jusqu\u2019au nom de l\u2019ancien doyen. Plus rien n\u2019indique qu\u2019elle fut la salle des Th\u00e8ses de la facult\u00e9, banalis\u00e9e qu\u2019elle est en plusieurs salles de cours. Dommage, tr\u00e8s dommage.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref20\">[20]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; <em>Registre des proc\u00e8s-verbaux du conseil d\u2019Universit\u00e9- Formation pleini\u00e8re <\/em>(sic)<em>&#8211; Du 5 janvier 1971 au 20 d\u00e9cembre 1974, <\/em>30 octobre 1973, pp. 2-3. Registre conserv\u00e9 au Secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral. Le professeur Germain Sicard, historien des institutions, auteur d\u2019une exceptionnelle et novatrice th\u00e8se, <em>Aux origines des soci\u00e9t\u00e9s<\/em> <em>anonymes. Les moulins de Toulouse au Moyen Age<\/em>, Armand Colin, 1958, 408 pages pour sa version imprim\u00e9e dans la collection&nbsp;\u00ab&nbsp;Affaires et gens d\u2019affaires&nbsp;\u00bb, fut le directeur de l\u2019UFR 1<sup>er<\/sup> Cycle Droit, et r\u00e9genta de longues ann\u00e9es les destin\u00e9es de la section Histoire des institutions et des faits sociaux.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref21\">[21]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; S\u00e9ance m\u00e9morable que celle de ce jour. On s\u2019y apostrophe aussi sur la participation ou non de l\u2019Universit\u00e9 aux solennit\u00e9s pr\u00e9vues pour marquer le 750<sup>e<\/sup> anniversaire de sa cr\u00e9ation (1929-1979). Des voix, et des \u00e9crits, y d\u00e9noncent des \u00ab&nbsp;c\u00e9r\u00e9monies \u00e0 la fois humiliantes et somptuaires&nbsp;\u00bb, le tout dans un climat, chez les opposants, de r\u00e9-\u00e9criture de l\u2019histoire assez distrayant. L\u2019Universit\u00e9 Toulouse-Mirail avait d\u00e9j\u00e0 donn\u00e9 son accord de principe, que refusa Sciences sociales, ce qui fit capoter l\u2019ensemble de la manifestation.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les professeurs Boyer, Dupeyroux, Gabolde, Magnol, Mestre, Plassard figurent dans la Galerie de portraits de l\u2019Universit\u00e9. Voir l\u00e0 leur notice biographique.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Paul Couzinet (1900-1977). N\u00e9 \u00e0 Toulouse, il va apr\u00e8s l\u2019agr\u00e9gation \u00eatre d\u00e9tach\u00e9 \u00e0 Hano\u00ef, \u00e9tape alors fr\u00e9quente dans le cursus du jeune universitaire. Il revient en 1938 \u00e0 Toulouse, et y confirme sa veine publiciste, en assurant le cours de Droit international public. Il ne d\u00e9daigne pas non plus l\u2019Histoire des doctrines \u00e9conomiques, qu\u2019il enseigne avec le Droit administratif. Il est le premier directeur de l\u2019IEP de Toulouse, lors de sa cr\u00e9ation (1948), et cela jusqu\u2019en 1955.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le professeur Maurice By\u00e9. N\u00e9 en 1905, est d\u2019abord brillant \u00e9tudiant \u00e0 Lyon. Il y obtient les grades de docteur en Droit et \u00e8s Lettres en 1928. Enseignant en poste \u00e0 Paris, il arrive \u00e0 Toulouse en 1933, et y occupe, non sans difficult\u00e9, la chaire d\u2019Economie politique \u00e0 partir de 1936. En mission au Br\u00e9sil avant 1939, il publie post\u00e9rieurement des ouvrages de r\u00e9f\u00e9rence sur l\u2019\u00e9conomie du d\u00e9veloppement. Il quitte Toulouse pour Paris en 1948, o\u00f9 il poursuit ses enseignements, en \u00e9conomie politique et relations \u00e9conomiques internationales sp\u00e9cialement. Il est un coll\u00e8gue de Max Cluseau, et unique repr\u00e9sentant de cette fili\u00e8re \u00e9conomique dans le choix des d\u00e9dicaces. On peut y voir la transcription \u00e9crasante, et pas seulement du point de vue du symbole, de la pr\u00e9pond\u00e9rance des juristes dans la vieille facult\u00e9, et par proximit\u00e9 dans les premiers pas de la nouvelle Universit\u00e9. Maurice By\u00e9 d\u00e9c\u00e8de en 1968.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref22\">[22]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Pierre Montan\u00e9 de la Roque (1921-1981). Il fait toute sa carri\u00e8re \u00e0 la facult\u00e9 de Droit, et donc plus tard \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Toulouse 1. Publiciste, il \u0153uvre en Droit rural, en International public, et avant les ind\u00e9pendances, professe un cours en L\u00e9gislation d\u2019Afrique du Nord. Grand amateur de rugby, et \u00e0 ce titre ardent partisan de l\u2019entr\u00e9e du sport \u00e0 l\u2019Universit\u00e9, il est aussi porteur des premi\u00e8res ann\u00e9es de la fili\u00e8re AES, fond\u00e9e en 1973.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les \u00e9loges le concernant prononc\u00e9s par le pr\u00e9sident Despax, le professeur Dupeyroux, et par Monsieur Bach, de l\u2019Association sportive de l\u2019Universit\u00e9, dans <em>Annales de l\u2019Universit\u00e9<\/em>, tome XXIX, 1982, pp. I- XII.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref23\">[23]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Jean Dauvillier (1908-1983). Historien du Droit, d\u00e9finitivement en poste \u00e0 Toulouse \u00e0 partir de 1940. Il a profess\u00e9 en des sp\u00e9cialit\u00e9s aussi vari\u00e9es que l\u2019\u00e9conomie politique, le droit canonique, le droit civil, le droit romain. Tr\u00e8s fin connaisseur des chr\u00e9tient\u00e9s orientales, il en \u00e9tait l\u2019un des sp\u00e9cialistes reconnus et influents. Son \u00e9loge dans les <em>Annales de l\u2019Universit\u00e9<\/em>, tome XXI, 1983, par Germain Sicard, pp. I- III.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pierre H\u00e9braud (1905-1983). Arriv\u00e9 \u00e0 la facult\u00e9 de Droit de Toulouse en 1935, privatiste, directeur de l\u2019Institut d\u2019Etudes judiciaires de 1962 \u00e0 1973. Son \u00e9loge dans les <em>Annales de l\u2019Universit\u00e9<\/em>, tome XXXI, 1983, par le professeur Roger Merle&nbsp;; son portrait, et la notice d\u2019accompagnement, dans la Galerie de l\u2019Universit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Jacques Maury (1889-1981). A Poitiers en d\u00e9but de carri\u00e8re (1920), il rejoint Toulouse Il y exerce ses talents de privatiste, dans les cours de Droit civil, de Droit international priv\u00e9. Doyen de la facult\u00e9 de Droit de Toulouse de 1947 \u00e0 1949, il abandonne cette charge pour convenance personnelle, ses coll\u00e8gues lui conf\u00e9rant alors l\u2019honorariat.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pierre Raynaud (1910-1991). N\u00e9 \u00e0 Castres, il est agr\u00e9g\u00e9 en 1938. Il rejoint la facult\u00e9 de Droit de Toulouse et y assure le cours de Droit civil \u00e0 partir de 1941. Apr\u00e8s la Seconde guerre mondiale, il passe quatre ans au Caire (1946-1950), avant de revenir \u00e0 Toulouse, et d\u2019y terminer sa carri\u00e8re. Il est l\u2019auteur remarqu\u00e9 de manuels en droit priv\u00e9, de concert avec le doyen Marty (\u00ab&nbsp;le <em>Marty et Raynaud<\/em>&nbsp;\u00bb, dont la premi\u00e8re mouture, 1957, fut suivie de beaucoup d\u2019autres, et ce jusqu\u2019au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, bible de g\u00e9n\u00e9rations d\u2019\u00e9tudiants privatistes d\u00e9butants). Il est donc le seul \u00e0 avoir \u00e9t\u00e9 honor\u00e9 de son vivant par la distinction accord\u00e9e par ses coll\u00e8gues.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref24\">[24]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Michel Despax (1929-1997), troisi\u00e8me pr\u00e9sident de l\u2019Universit\u00e9 des Sciences sociales de 1978 \u00e0 1983. Ses travaux sur le droit de l\u2019Environnement et le droit social, le droit du travail, firent et font autorit\u00e9, comme ceux d\u2019un ma\u00eetre tr\u00e8s novateur dans ces disciplines.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref25\">[25]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Paul Ourliac (1911-1998). Homme aux multiples et complexes facettes, il fut chef de cabinet de J\u00e9r\u00f4me Carcopino sous Vichy (1941-1942). Celle qu\u2019on pr\u00e9f\u00e8re, et qui ne peut, elle, recevoir que compliments, \u00e9tait celle du Chartiste. Elle lui a donn\u00e9 la passion de la recherche des sources, des textes et de leur \u00e9dition critique. Il se livra \u00e0 cette passion jusqu\u2019apr\u00e8s sa retraite, au sein de l\u2019Institut d\u2019Etudes M\u00e9ridionales, rattach\u00e9 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Toulouse II-le-Mirail. Historien des institutions, il fut aussi le deuxi\u00e8me directeur de l\u2019IEP de Toulouse, jusqu\u2019en 1980, et le maire-adjoint de Toulouse, pendant la premi\u00e8re mandature de Pierre Baudis (1971-1977).<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref26\">[26]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Guy Isaac (1940-2000). N\u00e9 au Maroc \u00e0 Mekn\u00e8s, il re\u00e7oit sa formation universitaire \u00e0 la facult\u00e9 de Droit de Toulouse, et \u00e0 l\u2019Institut d\u2019Etudes Politiques de la m\u00eame ville. Agr\u00e9g\u00e9 en 1968, publiciste, il est professeur titulaire \u00e0 UT1 en 1972. Il en est le quatri\u00e8me pr\u00e9sident de 1983 \u00e0 1989, mandat dont il d\u00e9missionne \u00e0 la suite d\u2019un conflit avec le ministre de l\u2019Education nationale, de la Recherche et des Sports, Lionel Jospin (1988-1991), alors en recherche d\u2019un positionnement toulousain autre que la d\u00e9putation de la Haute-Garonne. Les coll\u00e8gues de Guy Isaac lui conf\u00e8rent l\u2019honorariat de la pr\u00e9sidence. Il se lance alors d\u00e9cid\u00e9ment en politique. Maire-adjoint de Toulouse en charge des relations et des affaires internationales dans l\u2019\u00e9quipe municipale de Dominique Baudis (1989-1993), il est post\u00e9rieurement nomm\u00e9 recteur de l\u2019acad\u00e9mie de Besan\u00e7on (1993-1995), puis de celle de Clermont-Ferrand (1995-1999). Il d\u00e9c\u00e8de brusquement au cours d\u2019une mission \u00e0 Budapest.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref27\">[27]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Mais on peut objecter qu\u2019Albi n\u2019est plus aujourd\u2019hui dans la sph\u00e8re UT1, puisque le Centre Universitaire de Formation et de Recherche Jean-Fran\u00e7ois Champollion est un EPA- Etablissement Public Administratif-, en recherche d\u2019autonomie depuis le d\u00e9cret de cr\u00e9ation de 1997. Le campus d\u2019Albi est install\u00e9 dans l\u2019ancienne caserne Lap\u00e9rouse, largement reconfigur\u00e9e, et est l\u2019un des quatre sites du CUFR (avec Rodez, Castres et Figeac).<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; N\u00e9 \u00e0 Rabastens, Guillaume de Cunh est actif au d\u00e9but du XIV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, et d\u00e9c\u00e8de en 1336.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Jacques-Etienne-Marie Portalis (1746-1807) est d\u00e9cor\u00e9 des plus flatteuses \u00e9pith\u00e8tes, quel que soit son biographe, ou la plume qui effleure sa carri\u00e8re. Avocat au Parlement d\u2019Aix avant la R\u00e9volution, il conna\u00eet des jours difficiles sous le Directoire, qui le fait arr\u00eater et d\u00e9porter alors qu\u2019il est membre du Conseil des Anciens. L\u2019un des p\u00e8res du Code civil, il a pendant les travaux pr\u00e9paratoires de l\u2019\u0153uvre des mots fort durs pour la femme et sa condition juridique&nbsp;: mais ne sont-ils pas ceux de l\u2019opinion alors commune&nbsp;? N\u00e9gociateur du Concordat de 1801, grande affaire du moment et volet essentiel du retour \u00e0 la paix civile pour Bonaparte, il est en charge de l\u2019Int\u00e9rieur et des Cultes au moment de son d\u00e9c\u00e8s. Ce dernier donne l\u2019occasion d\u2019une pompe fun\u00e8bre honor\u00e9e par tous les grands corps de l\u2019Etat.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref28\">[28]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; On a vu supra que la tentative faite par Max Cluseau avait fait long feu. Maurice By\u00e9 est \u00e0 ce jour inconnu dans les couloirs d\u2019UT1. Sur la carri\u00e8re exceptionnelle \u00e0 beaucoup de titres de Jean-Jacques Laffont, l\u2019article paru dans <em>Encyclopaedia universalis,<\/em> <em>Universalia 2005<\/em>, \u00ab&nbsp;Les vies, Jean-Jacques Laffont, 1947-2004&nbsp;\u00bb, p. 453. Le b\u00e2timent concern\u00e9 est, \u00e0 la Manufacture des Tabacs, le M F, dans lequel l\u2019IDEI- Institut d\u2019Economie Industrielle, structure h\u00e9berg\u00e9e par UT1, a pris ses quartiers, accompagn\u00e9 par le GREMAQ-Groupe de Recherche en Economie Math\u00e9matique et Quantitative, non sans liens avec le premier nomm\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Professeur Philippe Delvit : <a>Philippe.Delvit@ut-capitole.fr<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Texte de 2005.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Professeur Philippe Delvit Nommer un lieu, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 marquer son territoire, le faire reconna\u00eetre \u00e0 celui, celle, qui ne saurait de prime abord identifier l\u2019espace. A Toulouse, comme ailleurs, on a su se livrer \u00e0 ce jeu de la reconnaissance. 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