{"id":2732,"date":"2024-02-05T18:11:52","date_gmt":"2024-02-05T17:11:52","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/?p=2732"},"modified":"2025-03-17T06:35:56","modified_gmt":"2025-03-17T05:35:56","slug":"edouard-filhol-1814-1883-un-savant-toulousain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/2024\/02\/05\/edouard-filhol-1814-1883-un-savant-toulousain\/","title":{"rendered":"\u00c9douard Filhol (1814-1883). Un savant toulousain, par Catherine Paquot-Marchal"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"><a href=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-admin\/post.php?post=2768&amp;action=edit\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-admin\/post.php?post=2768&amp;action=edit\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Catherine Paquot- Marchal<\/a><\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">F\u00e9vrier 2024<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"><strong>Citer ce texte : Catherine Marchal, <em>Edouard Filhol (1814-1883). Un savant toulousain<\/em>, Toulouse, Blog Universitas, 2024, 112 p.<\/strong><\/pre>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/FilholB.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2761\" width=\"335\" height=\"499\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/FilholB.jpg 600w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/FilholB-202x300.jpg 202w\" sizes=\"(max-width: 335px) 100vw, 335px\" \/><figcaption><span class=\"has-inline-color has-off-white-color\"><em>Edouard Filho<\/em>l (1814-1883)<\/span><br><span class=\"has-inline-color has-off-white-color\">Museum d&rsquo;histoire naturelle de Toulouse<\/span><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h2><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Sommaire<\/span><\/h2>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Introduction<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Chapitre 1 &#8211; La formation<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Chapitre 2 &#8211; Le professeur<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"><strong>Chapitre 3 &#8211; Le membre de diff\u00e9rentes soci\u00e9t\u00e9s<\/strong><\/span><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"> Chapitre 4 &#8211; Le Mus\u00e9um d\u2019histoire naturelle<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Chapitre 5 &#8211; Les fonctions municipales<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;<\/strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"><strong>Chapitre 6 &#8211; Les diff\u00e9rents travaux scientifiques<\/strong><\/span><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">&nbsp; <span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"><strong>Chapitre 7<\/strong> &#8211; <strong>L\u2019ann\u00e9e 1883<\/strong><\/span><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">&nbsp; \u00c9pilogue<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"><em>Tableau chronologique<\/em><\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Bibliographie chronologique des \u0153uvres d\u2019Edouard Filhol<\/span><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Index des noms propres<\/span><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Cartographie<\/span><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Notes<\/span><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h1><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"><strong>Introduction<\/strong><\/span><\/h1>\n\n\n\n<p>Au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, de nombreux jeunes scientifiques viennent poursuivre leurs \u00e9tudes \u00e0 Paris et souhaitent ensuite obtenir un poste universitaire dans cette ville, ce ne sera pas le cas d\u2019Edouard Filhol.<\/p>\n\n\n\n<p>Il quitte Toulouse pour se pr\u00e9senter \u00e0 l\u2019internat en pharmacie \u00e0 Paris, il est re\u00e7u en 1835, obtient le titre de pharmacien apr\u00e8s avoir soutenu une th\u00e8se en 1838 et est nomm\u00e9 pharmacien en chef \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Beaujon. Mais il souhaite revenir \u00e0 Toulouse o\u00f9 un poste de professeur de chimie et de pharmacie \u00e0 l\u2019\u00e9cole secondaire de m\u00e9decine et de pharmacie n\u2019est pas encore pourvu. Il demande une dispense d\u2019\u00e2ge au roi des Fran\u00e7ais Louis-Philippe qui lui est accord\u00e9e et en 1841, le voici de retour. Dans les ann\u00e9es qui suivent, c\u2019est la facult\u00e9 des sciences qui l\u2019accueille comme professeur de chimie. Puis \u00e0 la mort de Dassier, Directeur de l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine et de pharmacie, c\u2019est lui qui occupe ce poste. Il va jouer un r\u00f4le essentiel pour ces deux \u00e9tablissements des ann\u00e9es 1850 \u00e0 sa mort en 1883. Entre temps, il a soutenu deux autres th\u00e8ses, l\u2019une en chimie en octobre 1844 et l\u2019autre en m\u00e9decine en ao\u00fbt 1848.<\/p>\n\n\n\n<p>Il va aussi participer \u00e0 la vie de Toulouse en \u00e9tant d\u2019abord conseiller municipal puis maire. Il est aussi membre de nombreuses soci\u00e9t\u00e9s toulousaines comme l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres qu\u2019il pr\u00e9sidera pendant cinq ans, membre de la soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decine, chirurgie et pharmacie, &#8211; il en sera le pr\u00e9sident deux fois &#8211; et aussi membre de soci\u00e9t\u00e9s parisiennes, lors de son bref passage \u00e0 Paris, il participe avec d\u2019autres internes en pharmacie \u00e0 la cr\u00e9ation de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9mulation. L\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine l\u2019accueille comme membre correspondant puis comme membre associ\u00e9.&nbsp; Il a aussi apport\u00e9 son concours \u00e0 la justice.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Toutes ces activit\u00e9s ne l\u2019emp\u00eachent pas de mener de nombreuses recherches dans des divers domaines, seul ou avec des collaborateurs. L\u2019\u00e9tude des eaux des Pyr\u00e9n\u00e9es l\u2019ont occup\u00e9 toute sa vie professionnelle, il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9 par l\u2019Acad\u00e9mie des sciences de Paris. Avec Nicolas Joly, il propose \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine de Belgique, un travail sur le lait, ils obtiennent le Grand prix. Avec Baillet, c\u2019est une analyse de l\u2019ivraie qui leur permet de recevoir le prix Barbier de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences de Paris. Les c\u00e9pages des environs de Toulouse retiennent son attention et il en fait une recherche d\u00e9taill\u00e9e avec Timbal-Lagrave. Il recherche le pouvoir d\u00e9colorant de quelques corps. L\u2019\u00e9tude de quelques cas d\u2019empoisonnement par le phosphore, la strychnine et l\u2019antimoine fait qu\u2019il est nomm\u00e9 expert aupr\u00e8s des tribunaux. Enfin, il s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la pal\u00e9ontologie et comme il est \u00e0 l\u2019origine de la cr\u00e9ation du mus\u00e9e d\u2019histoire naturelle de Toulouse, il fait ouvrir une salle des cavernes, la premi\u00e8re au monde et il fonde la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Histoire naturelle de Toulouse et cr\u00e9e un bulletin qui existe toujours.<\/p>\n\n\n\n<p>En juin 1883, Edouard Filhol meurt victime d\u2019un refroidissement. Paul Sabatier lui succ\u00e8de dans la chaire de chimie en 1884 et permet \u00e0 Senderens de terminer le travail commenc\u00e9 avec Edouard Filhol afin de soutenir sa th\u00e8se en 1892.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<h1><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Chapitre 1 <\/span><\/h1>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3><em>1. Les \u00e9tudes<\/em><\/h3>\n\n\n\n<p>Jean Pierre Bernard \u00c9douard Filhol dont le pr\u00e9nom d\u2019usage est \u00c9douard est n\u00e9 le 7 octobre 1814 \u00e0 Toulouse<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a> et est d\u00e9c\u00e9d\u00e9&nbsp; le 25 juin 1883 dans la m\u00eame ville<a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>. Fils d\u2019un chapelier, il est orphelin \u00e0 deux ans<a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a>. En effet son p\u00e8re meurt le 20 janvier 1817, il avait 32 ans et \u00e9tait n\u00e9 \u00e0 Carbonne<a href=\"#_ftn4\">[4]<\/a>. A l\u2019\u00e9poque, il y a de nombreux chapeliers \u00e0 Toulouse.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9douard Filhol fait des \u00e9tudes au coll\u00e8ge royal de Toulouse de 1822 \u00e0 1830 puis il entreprend trois ann\u00e9es d\u2019\u00e9tude de chimie et de pharmacie \u00e0 Toulouse, enfin il va \u00e0 Paris pr\u00e9parer l\u2019internat en pharmacie.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est re\u00e7u 16<sup>e<\/sup> sur 24 \u00e0 l\u2019internat en pharmacie en 1835<a href=\"#_ftn5\">[5]<\/a>. L\u2019internat en pharmacie a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en 1802 mais le premier concours n\u2019a lieu que le 21 f\u00e9vrier 1815, il y eut 20 re\u00e7us. Ce concours d\u2019entr\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00c9cole de pharmacie de Paris comporte une \u00e9preuve \u00e9crite, une preuve orale et une pratique<a href=\"#_ftn6\">[6]<\/a>. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>A son \u00e9poque, l\u2019\u00e9cole est situ\u00e9e rue de l\u2019Arbal\u00e8te. La chimie est enseign\u00e9e par Antoine Alexandre Brutus Bussy (1794-1882), l\u2019histoire naturelle des m\u00e9dicaments par Guibourg (1790-1867), la pharmacie par Louis Ren\u00e9 Le Canu (1800-&nbsp;?), la botanique par Louis Dominique Guiart (1763-1848), la physique par Eug\u00e8ne Soubeiran (1797-1858) et la toxicologie par Joseph Bienaim\u00e9 Caventou (1795-1877), ces deux derniers enseignements sont nouveaux. Pendant les \u00e9tudes, des concours sont ouverts et il y a un prix pour chaque partie des sciences et un pour l\u2019\u00e9cole pratique. Lors du concours du 9 d\u00e9cembre 1837[7], il y a sept prix mais seules quatre m\u00e9dailles d\u2019or sont d\u00e9cern\u00e9es car il n\u2019y a pas de prix en physique et seulement un second prix en toxicologie et en histoire naturelle. \u00c9douard Filhol obtient deux m\u00e9dailles d\u2019or et un second prix. Il est class\u00e9 premier en botanique, il&nbsp; eut \u00e0 traiter de la famille des aurantiac\u00e9es et premier, aussi en chimie ex \u00e6quo avec Amand H\u00e9rouard, la question pos\u00e9e \u00e9tait&nbsp;: \u00ab&nbsp;De la morphine et de la cod\u00e9ine, leurs extractions et pr\u00e9parations.&nbsp; C\u2019est le second prix qui r\u00e9compense son travail en pharmacie sur la diff\u00e9rence qu\u2019il y a entre les pommades et les onguents<a href=\"#_ftn8\">[8]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis il obtient le second prix des h\u00f4pitaux<a href=\"#_ftn9\">[9]<\/a>&nbsp; et est nomm\u00e9 pharmacien en chef \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Beaujon le 8 ao\u00fbt 1838<a href=\"#_ftn10\">[10]<\/a>. A l\u2019\u00e9poque, il y c\u00f4toie deux m\u00e9decins Renaudin et F. Martin-Solon (1795-1856). A l\u2019origine, il s\u2019agit d\u2019un hospice fond\u00e9 en 1784 dans le faubourg du Roule, \u00e0 Paris, destin\u00e9 \u00e0 recevoir des orphelins filles et gar\u00e7ons de la paroisse Saint-Philippe du Roule. Il est transform\u00e9 en h\u00f4pital par d\u00e9cret le 17 janvier 1795 et il prend le nom d\u2019h\u00f4pital Beaujon, nom de son fondateur, Nicolas Beaujon (1716-1786), fermier-g\u00e9n\u00e9ral, Conseiller d\u2019Etat et receveur des finances, en 1803. En 1937, les services sont transf\u00e9r\u00e9s \u00e0 Clichy au nouvel h\u00f4pital Beaujon. Le pharmacien en chef a pour mission de s\u2019occuper des r\u00e9serves de m\u00e9dicaments, de la comptabilit\u00e9 pharmaceutique et de surveiller les internes qui le secondent le 19 juillet 1838,. La pharmacie est situ\u00e9e au rez de chauss\u00e9e, elle est compos\u00e9e de quatre pi\u00e8ces le cabinet du pharmacien, un laboratoire pour les \u00e9l\u00e8ves, un autre laboratoire et une tisanerie qui sert aussi \u00e0 la distribution des m\u00e9dicaments<a href=\"#_ftn11\">[11]<\/a>. &nbsp;Filhol d\u00e9missionne en juin 1841 et revient \u00e0 Toulouse.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 19 juillet 1838, Filhol participe \u00e0 la fondation, avec d\u2019autres internes en pharmacie des h\u00f4pitaux de Paris, de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9mulation pour les sciences pharmaceutiques qui est une association des internes en pharmacie des h\u00f4pitaux de Paris. Ils proposent la pr\u00e9sidence \u00e0 Pierre-Jean Robiquet (1770-1840), membre de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences et administrateur de l\u2019Ecole de pharmacie. Filhol pr\u00e9sente d\u00e8s le 11 octobre 1838, un m\u00e9moire relatif \u00e0 l\u2019action de l\u2019acide chlorhydrique sur les iodates, le 6 juin 1840, une monographie sur le sucre, le 16 octobre 1841 des faits pour servir \u00e0 l\u2019histoire chimique de la r\u00e9sine de copal et le 29 octobre 1844, un texte qui a le m\u00eame titre que sa th\u00e8se de science&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Sur les changements de volume qu\u2019\u00e9prouvent les corps pendant leurs combinaisons<\/em><a href=\"#_ftn12\">[12]<\/a>&nbsp;\u00bb. &nbsp;A son retour \u00e0 Toulouse, il devient membre correspondant de cette soci\u00e9t\u00e9<a href=\"#_ftn13\">[13]<\/a>. En 1846, un recueil trimestriel des travaux de la soci\u00e9t\u00e9 voit le jour. Tous les articles ins\u00e9r\u00e9s doivent \u00eatre lus en s\u00e9ance. Ce recueil cesse de paraitre en 1860, il est remplac\u00e9 par le R\u00e9pertoire de pharmacie<a href=\"#_ftn14\">[14]<\/a>. &nbsp;Lors de la s\u00e9ance annuelle du 31 mars 1860,&nbsp; il est dit \u00ab&nbsp;<em>la Soci\u00e9t\u00e9 a accueilli avec un vif int\u00e9r\u00eat les analyses des notes et m\u00e9moires imprim\u00e9s dont lui ont fait hommage ses associ\u00e9s et correspondants&nbsp; Messieurs Dorvault, Filhol,<\/em> \u2026&nbsp;<a href=\"#_ftn15\">[15]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 15 juin 1839, \u00c9douard Filhol pr\u00e9sente et soutient une th\u00e8se en pharmacie: \u00ab&nbsp;<em>Des ph\u00e9nom\u00e8nes qui se manifestent lors de l\u2019action de l\u2019acide chlorhydrique sur les iodates alcalins, du chlore sur les iodures et des bases alcalines sur le chlorure d\u2019iode<a href=\"#_ftn16\"><strong>[16]<\/strong><\/a><\/em>\u00bb. Il d\u00e9die sa th\u00e8se \u00e0 sa m\u00e8re ainsi qu\u2019\u00e0 Eug\u00e8ne Soubeiran et \u00e0 Monsieur Thierry, pharmacien, charg\u00e9 de la surveillance des laboratoires de la pharmacie centrale. Il pr\u00e9sente successivement l\u2019action de l\u2019acide chlorhydrique sur les iodates de potassium, de sodium, d\u2019ammoniac, de magn\u00e9sium, de calcium, de baryum et de zinc puis l\u2019action du chlore sur les iodures alcalins et pour terminer l\u2019action du chlorure d\u2019iode sur la potasse. Le r\u00e9sultat de la r\u00e9action de la premi\u00e8re partie est l\u2019obtention de chlore, de chlorure d\u2019iode et de chlorure de la base de l\u2019iodate. Si les iodates sont insolubles, il n\u2019y a pas de combinaison des deux chlorures mais si les iodates sont solubles, il peut se former des chloro-sels mais ce n\u2019est pas toujours le cas et \u00c9douard Filhol ne peut pas dire pourquoi. Un chloro-sel est une combinaison de chlorure d\u2019iode et de chlorures alcalins. La r\u00e9action du chlore sur l\u2019iodure de potassium conduit dans un premier temps \u00e0 de l\u2019iode et du chlorure de potassium, si on poursuit la r\u00e9action avec du chlore \u00e0 saturation, l\u2019iode se dissout et un chloro-sel se forme. Les r\u00e9sultats sont identiques avec les iodures de magn\u00e9sium et d\u2019ammonium alors que les iodures de sodium et de baryum ne donnent pas de chloro-sels. La r\u00e9action entre le chlorure d\u2019iode satur\u00e9 par la potasse donne un chloro-sel et pas d\u2019iodate.<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame avec l\u2019amiti\u00e9 et le soutien de Louis Th\u00e9nard (1777-1857), de Michel-Eug\u00e8ne Chevreul (1786-1889), de Jean-Baptiste Dumas (1800-1884) et de Mathieu Orfila (1787-1853), il pr\u00e9f\u00e8re revenir \u00e0 Toulouse. Il \u00e9crit au ministre Pierre Abel Villemain (1790-1870) en 1841&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Je viens d\u2019apprendre qu\u2019une chaire de chimie et de pharmacie est vacante \u00e0 l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine de Toulouse. Ma position me fait vivement d\u00e9sirer, d\u2019obtenir cette place qui m\u2019assurerait un avenir tranquille et honorable, \u00e0 l\u2019aide duquel il me serait facile \u00e0 me livrer \u00e0 des recherches, sur les divers sujets de la chimie m\u00e9dicale, dont l\u2019\u00e9tude occupe depuis longtemps la majeure partie de ma vie\u2026 Je suis n\u00e9 \u00e0 Toulouse, ma m\u00e8re veuve, et de sant\u00e9 faible, habite cette ville&nbsp;; en m\u2019accordant cette place, vous feriez et son bonheur et le mien. Je suis un peu jeune, il est vrai, mais cela vous paraitra moins grave si vous voulez prendre en consid\u00e9ration&nbsp;; qu\u2019en 1838, il y a d\u00e9j\u00e0 presque trois ans l\u2019administration&nbsp; des h\u00f4pitaux m\u2019a confi\u00e9 l\u2019une des charges les plus importantes et qu\u2019elle t\u00e9moignerait, au besoin, du z\u00e8le et de l\u2019exactitude avec lesquels j\u2019ai rempli le devoir qu\u2019elle m\u2019imposait<a href=\"#_ftn17\"><strong>[17]<\/strong><\/a><\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le compte rendu sign\u00e9 Orfila, en date du 17 f\u00e9vrier 1841, d\u2019une \u00e9preuve orale dans laquelle Magnes et Filhol \u00e9taient candidats indique que les deux candidats ont trait\u00e9 la m\u00eame question de chimie pharmaceutique \u00ab&nbsp;le sublim\u00e9 corrosif&nbsp;\u00bb, la conclusion est \u00ab&nbsp;<em>M. Filhol<\/em> <em>a trait\u00e9 le sujet avec ordre et pr\u00e9cision&nbsp;; il a prouv\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait au niveau de cette science et qu\u2019il pourrait d\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent professer avec soin la chimie et la pharmacie<a href=\"#_ftn18\"><strong>[18]<\/strong><\/a><\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 31 mars 1841, une dispense d\u2019\u00e2ge est demand\u00e9e au Roi&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>J\u2019ai l\u2019honneur de solliciter de votre majest\u00e9 une dispense d\u2019\u00e2ge qui permette \u00e0 ce candidat d\u2019\u00eatre appel\u00e9 \u00e0 la chaire de chimie et de pharmacie pour laquelle, son aptitude sp\u00e9ciale le d\u00e9signe\u2026.Sa nomination comme professeur de l\u2019\u00e9cole pr\u00e9paratoire de Toulouse me parait d\u00e9sirable, et je propose avec confiance \u00e0 Votre Majest\u00e9&nbsp; de lui accorder la dispense d\u2019\u00e2ge qui lui est n\u00e9cessaire pour l\u2019obtention du titre de professeur<a href=\"#_ftn19\"><strong>[19]<\/strong><\/a><\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Il regagne Toulouse apr\u00e8s avoir obtenu un poste de professeur de chimie \u00e0 l\u2019\u00e9cole pr\u00e9paratoire de m\u00e9decine et de pharmacie de Toulouse.<\/p>\n\n\n\n<p>Il se marie avec Louise Marie Ameline Bernadet le 18 juin 1842<a href=\"#_ftn20\">[20]<\/a>. Cette derni\u00e8re est n\u00e9e le 1<sup>er<\/sup> f\u00e9vrier 1819 \u00e0 Castelsarrazin et son p\u00e8re est pharmacien.&nbsp; Elle mourra le 21 novembre 1859<a href=\"#_ftn21\">[21]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Leur fils Antoine Pierre Henri na\u00eet le 11 juin 1843 \u00e0 Toulouse<a href=\"#_ftn22\">[22]<\/a>. Ce dernier est nomm\u00e9 pr\u00e9parateur en chimie le 13 novembre 1862. Il commence tr\u00e8s t\u00f4t des recherches sur les fossiles, les premiers m\u00e9moires paraissent dans les Comptes Rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des Sciences, ils traitent de la pierre polie, c\u2019est un travail r\u00e9alis\u00e9 avec Garrigou. Puis il \u00e9tudie avec son p\u00e8re les animaux de l\u2019\u00e9poque quaternaire, en particulier le grand lion des cavernes Felis spelea. Il soutient une th\u00e8se en m\u00e9decine sur la sensibilit\u00e9 r\u00e9currente de la main en 1873. Il entreprend un travail consid\u00e9rable sur les phosphorites du Quercy et obtient une th\u00e8se en sciences naturelles sur ce sujet en 1877. En 1874, il part en mission observer le passage de V\u00e9nus devant le soleil \u00e0 l\u2019ile Campbell. Il recueille des animaux, des plantes et des roches tout en soignant les membres de l\u2019exp\u00e9dition. Il reste dans cette r\u00e9gion o\u00f9 il est victime de fi\u00e8vres. Il est nomm\u00e9 successivement, en 1878 puis en 1879,&nbsp; maitre de conf\u00e9rences de g\u00e9ologie puis professeur \u00e0 la facult\u00e9 des sciences de Toulouse. En 1883, il part sur le Talisman observer les fonds sous-marins, c\u2019est lors de cette mission qu\u2019il apprend la brusque disparition de son p\u00e8re. Cette mission lui permet d\u2019obtenir un poste de sous-directeur au mus\u00e9um d\u2019histoire naturelle de Paris dans le laboratoire de zoologie anatomique en 1885. Puis, il occupe la chaire d\u2019anatomie compar\u00e9e \u00e0 la mort de Georges Pouchet (1833-1894). Il est \u00e0 l\u2019origine de la construction d\u2019une nouvelle galerie d\u2019anatomie compar\u00e9e.&nbsp; Il est \u00e9lu \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des Sciences le 18 janvier 1897 dans la section d\u2019anatomie et zoologie. Henri Filhol meurt le 28 avril 1902<a href=\"#_ftn23\">[23]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3><em>2. Les autres th\u00e8ses<\/em><\/h3>\n\n\n\n<p>Avant 1850, \u00c9douard Filhol reviendra deux fois \u00e0 Paris pour soutenir deux th\u00e8ses, l\u2019une en science, l\u2019autre en m\u00e9decine.<\/p>\n\n\n\n<p>Ayant \u00e9t\u00e9 re\u00e7u \u00e0 la licence es sciences physiques le 19 juin 1840<a href=\"#_ftn24\">[24]<\/a> il peut soutenir ses th\u00e8ses de chimie \u00e0 la facult\u00e9 des sciences de Paris, en 1841. La premi\u00e8re s&rsquo;intitule <em>Faits pour servir \u00e0 l\u2019histoire chimique de la r\u00e9sine de copalet consid\u00e9rations g\u00e9n\u00e9rales sur la nature des r\u00e9sines<\/em>, et la seconde <em>\u00c9tudes sur les changements de volume qu&rsquo;\u00e9prouvent les corps pendant la combinaison<\/em><a href=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-admin\/post.php?post=2732&amp;action=edit#_ftn25\">[25]<\/a> Elle est sign\u00e9e par le Doyen Dumas le 5 octobre. Lors d\u2019une combinaison chimique qu\u2019il r\u00e9alise, il constate que la densit\u00e9 de la combinaison donn\u00e9e par l\u2019exp\u00e9rience est tr\u00e8s souvent diff\u00e9rente de celle trouv\u00e9e par le calcul, si la densit\u00e9 exp\u00e9rimentale est sup\u00e9rieure \u00e0 la densit\u00e9 calcul\u00e9e, il y a contraction, le volume de la combinaison est inf\u00e9rieur \u00e0 la somme des volumes des deux corps<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Corps compos\u00e9<\/td><td>Densit\u00e9 calcul\u00e9e<\/td><td>Densit\u00e9 observ\u00e9e<\/td><td>Coefficient de contraction<\/td><\/tr><tr><td>Chlorure de potassium<\/td><td>1,038<\/td><td>2,028<\/td><td>0,488<\/td><\/tr><tr><td>Chlorure de sodium<\/td><td>1,117<\/td><td>2,180<\/td><td>0,487<\/td><\/tr><tr><td>Chlorure de baryum<\/td><td>2,517<\/td><td>3,860<\/td><td>0,347<\/td><\/tr><tr><td>Chlorure de strontium<\/td><td>1,906<\/td><td>2,940<\/td><td>0,351<\/td><\/tr><tr><td>Chlorure de calcium<\/td><td>1,444<\/td><td>2,240<\/td><td>0,355<\/td><\/tr><tr><td>Chlorure de plomb<\/td><td>3,938<\/td><td>5,800<\/td><td>0,296<\/td><\/tr><tr><td>Chlorure d\u2019argent<\/td><td>3,891<\/td><td>5,550<\/td><td>0,298<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Les coefficients de contraction de divers compos\u00e9s sont exprim\u00e9s par des nombres presque les m\u00eames pour ceux qui ont des analogies chimiques. L\u2019\u00e9tat physique des corps joue un r\u00f4le sur la densit\u00e9, un corps cristallis\u00e9 a toujours la densit\u00e9 la plus forte.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, le 17 ao\u00fbt 1848, Edouard Filhol est docteur en m\u00e9decine, sa th\u00e8se porte sur l\u2019arsenic<a href=\"#_ftn26\">[26]<\/a>. C\u2019est pourquoi, il sera expert aupr\u00e8s des tribunaux. La liste des professeurs, des agr\u00e9g\u00e9s en exercice de la Facult\u00e9 de M\u00e9decine de Paris figure dans la th\u00e8se ainsi que les membres du jury, ce sont comme examinateurs Charles Wurtz (1817-1884) et Favre, agr\u00e9g\u00e9s, Nicolas Adelon (1782-1862), professeur de m\u00e9decine l\u00e9gale et Orfila, professeur de chimie m\u00e9dicale comme pr\u00e9sident du jury. Elle comporte trois parties, d\u2019abord une recherche sur les ars\u00e9nites de potassium, de sodium, de baryum, de calcium, de magn\u00e9sium, de plomb et d\u2019argent. Il fait r\u00e9agir de l\u2019acide ars\u00e9nieux sur un oxyde de ces \u00e9l\u00e9ments. Puis une \u00e9tude sur l\u2019absorption de l\u2019arsenic par les v\u00e9g\u00e9taux, sa distribution dans les organes et son \u00e9limination. Pour les h\u00e9lianthus annuus et pour les dahlias, ce sont les r\u00e9ceptacles qui contiennent le plus d\u2019arsenic puis les feuilles, les fruits, les tiges et enfin les p\u00e9tales. L\u2019acide ars\u00e9nique est plus virulent que l\u2019acide ars\u00e9nieux. Les fruits les moins m\u00fbrs souffrent plus que les autres. L\u2019\u00e9limination de l\u2019arsenic se fait par la racine. La troisi\u00e8me partie concerne un proc\u00e9d\u00e9 de carbonisation susceptible d\u2019\u00eatre utilis\u00e9 lors d\u2019une expertise judiciaire ainsi qu\u2019un proc\u00e9d\u00e9 fort simple qui peut servir de d\u00e9monstration lors d\u2019un cours public. S\u2019il n\u2019y a que quelques taches que l\u2019on suppose dues \u00e0 un compos\u00e9 d\u2019arsenic, il faut mettre de hypochlorite de sodium additionn\u00e9 d\u2019acide sulfurique \u00e9tendu, au bout de 2 minutes il n\u2019y a plus de taches, on ajoute alors une solution concentr\u00e9e d\u2019azotate d\u2019argent neutre, une coloration rouge brique appara\u00eet d\u2019ars\u00e9niate d\u2019argent s\u2019il y avait de l\u2019arsenic dans les taches.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/these.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2810\" width=\"397\" height=\"557\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/these.jpg 320w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/these-214x300.jpg 214w\" sizes=\"(max-width: 397px) 100vw, 397px\" \/><figcaption><span class=\"has-inline-color has-off-white-color\">Premi\u00e8re de couverture de la th\u00e8se de doctorat<\/span><br><span class=\"has-inline-color has-off-white-color\"> d\u2019\u00c9douard Filhol, 1848. <br>Mairie de Toulouse, Biblioth\u00e8que municipale, Fa B 1187 (13)<\/span><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<h1><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Chapitre 2<\/span><\/h1>\n\n\n\n<h3><em>1. <strong>Le professeur \u00e0 l\u2019\u00e9cole pr\u00e9paratoire de m\u00e9decine et de pharmacie de Toulouse puis le directeur<\/strong><\/em><\/h3>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">L&rsquo;\u00e9cole de m\u00e9decine et de pharmacie<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>En 1806, est cr\u00e9\u00e9e l\u2019Ecole imp\u00e9riale de m\u00e9decine et de chirurgie de Toulouse puis en 1820 elle prend le nom d\u2019Ecole secondaire de m\u00e9decine et de pharmacie, enfin le 13 octobre 1840, Louis Philippe signe une ordonnance organisant les Ecoles pr\u00e9paratoires de m\u00e9decine et de pharmacie, nouveau titre port\u00e9 par les Ecoles secondaires<a href=\"#_ftn27\">[27]<\/a>. Les frais sont \u00e0 la charge de la commune. Le budget vot\u00e9 en 1841 est de 24000 francs. &nbsp;Filhol obtient une dispense d\u2019\u00e2ge afin d\u2019occuper la chaire de chimie et de pharmacie de Toulouse qui \u00e9tait sans titulaire depuis 1837. Il y enseignera jusqu\u2019\u00e0 sa mort. En 1855, le r\u00e8glement est modifi\u00e9, les \u00e9l\u00e8ves doivent suivre les cours de chimie et d\u2019histoire naturelle \u00e0 la facult\u00e9 des sciences, les enseignants feront le lien avec la science m\u00e9dicale<a href=\"#_ftn28\">[28]<\/a>, &nbsp;c\u2019est pourquoi la chaire \u00e0 l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine prend le nom de pharmacie et toxicologie le 17 juillet. Les cours \u00e0 la facult\u00e9 de sciences sont assur\u00e9s par trois m\u00e9decins qui sont professeurs \u00e0 l\u2019Ecole de m\u00e9decine, ce sont Filhol, Nicolas Joly (1812-1885) et Dominique Clos (1821-1908)<a href=\"#_ftn29\">[29]<\/a>. Le 13 ao\u00fbt 1870, la chaire qu\u2019il occupe prend le nom de&nbsp;Chimie appliqu\u00e9e \u00e0 la m\u00e9decine et \u00e0 la pharmacie et le 10 mai 1879 chimie et toxicologie. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/Ecole-preparatoire-654x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2756\" width=\"423\" height=\"661\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/Ecole-preparatoire-654x1024.jpg 654w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/Ecole-preparatoire-192x300.jpg 192w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/Ecole-preparatoire-981x1536.jpg 981w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/Ecole-preparatoire-1308x2048.jpg 1308w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/Ecole-preparatoire-scaled.jpg 1635w\" sizes=\"(max-width: 423px) 100vw, 423px\" \/><figcaption><strong><span class=\"has-inline-color has-white-color\">Liste du personnel de l&rsquo;\u00e9cole pr\u00e9paratoire de m\u00e9decine de Toulouse. Archives d\u00e9partementales de la Haute-Garonne<\/span><\/strong><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>En 1830, les professeurs demandent \u00e0 s\u2019installer dans les b\u00e2timents d\u00e9pendant de l\u2019ancien couvent des Carmes D\u00e9chauss\u00e9s &nbsp;situ\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du Jardin des plantes. Ce couvent a \u00e9t\u00e9 confisqu\u00e9 \u00e0 la R\u00e9volution puis donn\u00e9 \u00e0 la ville par Napol\u00e9on 1<sup>er<\/sup> en 1806. En 1833, la municipalit\u00e9 d\u00e9bloque 50000 francs pour faire d\u00e9marrer les travaux qui sont mis en \u0153uvre par Urbain Vitry (1802-1863), architecte de la Ville. Les nouveaux b\u00e2timents sont inaugur\u00e9s le 13 novembre 1837. Le journal de Toulouse d\u00e9crit la nouvelle \u00e9cole \u00ab <em>Elle est situ\u00e9e sur une des plus belles promenades de la ville \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du jardin des plantes (&#8230;). La principale salle dispos\u00e9e en amphith\u00e9\u00e2tre peut contenir un nombreux auditoire (en r\u00e9alit\u00e9 600) (&#8230;), les \u00e9l\u00e8ves y arrivent par un escalier de pierre (&#8230;) conduisant \u00e0 un magnifique vestibule (..). Maintenant notre \u00e9cole a bien le droit de r\u00e9clamer tous les privil\u00e8ges d&rsquo;une Facult\u00e9. C&rsquo;est ce que d\u00e9montre Mr. Ducasse dans son discours<a href=\"#_ftn30\"><strong>[30]<\/strong><\/a><\/em> \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de la rentr\u00e9e de l\u2019ann\u00e9e scolaire 1842-1843, il y a quatorze professeurs r\u00e9tribu\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9cole secondaire de Toulouse, ce sont<a href=\"#_ftn31\">[31]<\/a>&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Intitul\u00e9 de la chaire<\/td><td>Enseignants<\/td><\/tr><tr><td>Chimie et Pharmacie<\/td><td>Filhol<\/td><\/tr><tr><td>Anatomie et physiologie<\/td><td>Naudin<\/td><\/tr><tr><td>Pathologie interne<\/td><td>Gabriel Gr\u00e9goire Lafont-Gouzy (1777- 18&nbsp;??)<\/td><\/tr><tr><td>M\u00e9decine l\u00e9gale et hygi\u00e8ne<\/td><td>Hippolyte Combes (1809-1873)<\/td><\/tr><tr><td>Accouchements<\/td><td>Jean-Marie Augustin Ducasse (1786-1859)<\/td><\/tr><tr><td>Th\u00e9rapeutique et mati\u00e8re m\u00e9dicale<\/td><td>Augustin Dassier (1805-1858)<\/td><\/tr><tr><td>Pathologie externe<\/td><td>Rolland<\/td><\/tr><tr><td>Histoire naturelle m\u00e9dicale<\/td><td>Jean-Baptiste Noulet (1802-1890)<\/td><\/tr><tr><td>Clinique interne<\/td><td>Bessi\u00e8res<\/td><\/tr><tr><td>Clinique externe<\/td><td>Charles Viguerie (1779-1855)<\/td><\/tr><tr><td>Chef des travaux anatomiques<\/td><td>Viguerie jeune<\/td><\/tr><tr><td>Professeurs-adjoints<\/td><td>Paul Dieulafoy, Jean-Baptiste Delaye, Duclos, Ressayre<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Le rapport sur l\u2019Ecole pr\u00e9paratoire de m\u00e9decine et de pharmacie de Toulouse du 24 mai 1842 pr\u00e9cise qu\u2019il y a peu d\u2019auditeurs b\u00e9n\u00e9voles, quelques avocats pour la m\u00e9decine l\u00e9gale. Les salles de cours sont belles, les tables de dissection sont en marbre mais l\u2019\u00e9cole est situ\u00e9e bien loin de l\u2019h\u00f4pital qu\u2019il y a peu de collections scientifiques mais les projets sont nombreux<a href=\"#_ftn32\">[32]<\/a> . En 1843, \u00ab&nbsp;<em>De toutes les \u00e9coles pr\u00e9paratoires celle de Toulouse est la plus florissante\u2026La ville a pourvu par une large dotation \u00e0 l\u2019enseignement, qui est au complet, il para\u00eet \u00eatre fait avec z\u00e8le et talent<a href=\"#_ftn33\"><strong>[33]<\/strong><\/a>&nbsp;<\/em>\u00bb mais en 1851, les conclusions sont plut\u00f4t n\u00e9gatives, la salle de dissection est insuffisante, la biblioth\u00e8que et les collections ne r\u00e9pondent pas \u00e0 l\u2019importance de l\u2019\u00e9tablissement<a href=\"#_ftn34\">[34]<\/a> mais en 1854, \u00ab&nbsp;<em>Cette \u00e9cole est dans un \u00e9tat remarquable de prosp\u00e9rit\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb, l\u2019installation est excellente<a href=\"#_ftn35\">[35]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le nombre d\u2019\u00e9l\u00e8ves inscrits en m\u00e9decine augmente peu \u00e0 peu alors que celui des \u00e9l\u00e8ves en pharmacie est variable :<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Ann\u00e9e<\/td><td>Etudiants en m\u00e9decine<\/td><td>Etudiants en pharmacie<\/td><\/tr><tr><td>1846-1847<\/td><td>81<\/td><td>7<\/td><\/tr><tr><td>1847-1848<\/td><td>80<\/td><td>6<\/td><\/tr><tr><td>1848-1849<\/td><td>102<\/td><td>7<\/td><\/tr><tr><td>1849-1850<\/td><td>116<\/td><td>5<\/td><\/tr><tr><td>1850-1851<\/td><td>130<\/td><td>9<\/td><\/tr><tr><td>1851-1852<\/td><td>149<\/td><td>6<\/td><\/tr><tr><td>185-1853<\/td><td>149<\/td><td>22<\/td><\/tr><tr><td>1853-1854<\/td><td>165<\/td><\/tr><tr><td>1854-1855<\/td><td>184<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p>On constate qu\u2019il n\u2019en est pas de m\u00eame apr\u00e8s 1860&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Nombre d\u2019inscrits<\/td><td>Ann\u00e9e 1863-1864<\/td><td>Ann\u00e9e 1864-1865<\/td><\/tr><tr><td>Doctorat de m\u00e9decine<\/td><td>208<\/td><td>189<\/td><\/tr><tr><td>Officier de sant\u00e9<\/td><td>141<\/td><td>135<\/td><\/tr><tr><td>Pharmaciens de 1<sup>\u00e8re<\/sup> classe<\/td><td>9<\/td><td>9<\/td><\/tr><tr><td>Pharmaciens de 2<sup>\u00e8me<\/sup> classe<\/td><td>71<\/td><td>75<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"653\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/ecole-preparatoire-1-1024x653.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2775\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/ecole-preparatoire-1-1024x653.jpg 1024w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/ecole-preparatoire-1-300x191.jpg 300w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/ecole-preparatoire-1-768x489.jpg 768w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/ecole-preparatoire-1-1536x979.jpg 1536w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/ecole-preparatoire-1-2048x1305.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption><span class=\"has-inline-color has-off-white-color\">L&rsquo;\u00e9cole pr\u00e9paratoire de m\u00e9decine,<\/span><span class=\"has-inline-color has-red-color\"> <\/span><span class=\"has-inline-color has-off-white-color\">vers 1840<br>Mairie de Toulouse, Biblioth\u00e8que municipale, LmC6599 (2)<\/span><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Le professeur<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>C\u2019est encore le journal de Toulouse qui rend compte&nbsp; du choix de Filhol pour repr\u00e9senter les pharmaciens au con gr\u00e8s m\u00e9dical<em> \u00ab&nbsp;MM. les pharmaciens de la ville de Toulouse<\/em> <em>, mardi 21, pour donner leur adh\u00e9sion au congr\u00e8s m\u00e9dical qui doit se r\u00e9unir \u00e0 Paris, et r\u00e9pondre aux diverses questions du programme\u2026M. Filhol a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9\u2026M. le recteur, en accordant l\u2019autorisation qui lui \u00e9tait demand\u00e9e, a f\u00e9licit\u00e9 la commission sur le choix qui avait<\/em> <em>\u00e9t\u00e9 fait<\/em><a href=\"#_ftn36\">[36]<\/a> et le 8 novembre 1845, le ministre \u00e9crit au recteur Auguste Nouzeilles (1798-1881) : \u00ab&nbsp;<em>Monsieur le recteur, par d\u00e9cision en date de ce jour, j\u2019ai accord\u00e9, sur votre rapport, \u00e0 MM. Combest et Filhol, professeurs \u00e0 l\u2019Ecole pr\u00e9paratoire m\u00e9dicale de Toulouse, qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9s par les m\u00e9decins de cette ville pour les repr\u00e9senter au congr\u00e8s m\u00e9dical qui se r\u00e9unit \u00e0 Paris, un cong\u00e9 de trois semaines dont ils ont besoin pour remplir la mission qui leur est confi\u00e9e\u2026<a href=\"#_ftn37\"><strong>[37]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le doyen&nbsp; pr\u00e9sente le cours de chimie le 15 novembre 1849 lors de la rentr\u00e9e solennelle des facult\u00e9s et Ecole de m\u00e9decine,&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>\u2026M. Filhol, apr\u00e8s avoir jet\u00e9 quelques consid\u00e9rations g\u00e9n\u00e9rales sur la Science qu\u2019il est charg\u00e9 d\u2019enseigner, et d\u00e9crit, soit dans leur \u00e9tat d\u2019isolement, soit dans leur \u00e9tat de combinaison, l\u2019oxyg\u00e8ne, l\u2019hydrog\u00e8ne, le soufre, le chlore, l\u2019acide sulfurique, l\u2019air atmosph\u00e9rique et le r\u00f4le qu\u2019il joue dans les combustions, dans la respiration des animaux et des plantes, etc, s\u2019est livr\u00e9 \u00e0 l\u2019examen de la composition g\u00e9n\u00e9rale des mati\u00e8res organiques&nbsp;; des produits qui r\u00e9sultent de l\u2019action de la chaleur sur ces mati\u00e8res et des proc\u00e9d\u00e9s employ\u00e9s&nbsp; pour en op\u00e9rer l\u2019analyse. A cette \u00e9tude a succ\u00e9d\u00e9 celles des acides organiques, des alcalo\u00efdes du quinquina et de l\u2019opium, et des utiles applications que la M\u00e9decine en a faites au lit des malades&nbsp;; accompagnant toujours les consid\u00e9rations purement scientifiques, de consid\u00e9rations pratiques, de mani\u00e8re \u00e0 placer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019histoire du sucre&nbsp;; les moyens propres \u00e0 le d\u00e9couvrir et \u00e0 le doser dans les urines du diab\u00e9tiques&nbsp;; \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des mati\u00e8res colorantes, l\u2019expos\u00e9 des pr\u00e9cautions \u00e0 prendre pour \u00e9viter la d\u00e9perdition de couleur des feuilles, des fleurs employ\u00e9es en M\u00e9decine&nbsp;; et \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019\u00e9tude de la putr\u00e9faction, la conservation des pi\u00e8ces anatomiques, et les proc\u00e9d\u00e9s d\u2019embaumement<a href=\"#_ftn38\"><strong>[38]<\/strong><\/a> <\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Les appr\u00e9ciations port\u00e9es sur Edouard Filhol, par ses sup\u00e9rieurs sont toujours \u00e9logieuses, en 1854&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Parmi les hommes qui, par leur \u00e9locution facile, leur savoir et le succ\u00e8s de leur enseignement contribuent \u00e0 rehausser l\u2019\u00e9cole de Toulouse, nous citerons, Monsieur<\/em> <em>Filhol,<\/em> <em>professeur hors ligne dont il a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 question \u00e0 propos de la facult\u00e9 des sciences et qui occupe en qualit\u00e9 de titulaire la chaire de chimie et de pharmacie de l\u2019\u00e9cole pr\u00e9paratoire<\/em>,\u2026<a href=\"#_ftn39\">[39]<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1856, il semblerait, d\u2019apr\u00e8s la revue th\u00e9rapeutique que Filhol songe \u00e0 aller \u00e0 Montpellier.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab <em>Quant \u00e0 la chaire de chimie m\u00e9dicale, laiss\u00e9e vacante par la retraite de M. Duportat, elle parait beaucoup moins recherch\u00e9e. Si nous sommes bien renseign\u00e9s toutes les candidatures s&rsquo;effaceraient devant celle de M. Filhol professeur \u00e0 la Facult\u00e9 des sciences et \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole de m\u00e9decine de Toulouse. Ce serait, en effet une pr\u00e9cieuse acquisition pour notre \u00c9cole<a href=\"#_ftn40\"><strong>[40]<\/strong><\/a>. Nous pouvons d\u00e9sormais donner comme certaine la candidature de M le professeur Filhol \u00e0 la chaire de chimie m\u00e9dicale, vacante dans la Facult\u00e9 de Montpellier. Nous croyons m\u00eame pouvoir dire que toutes les sympathies de la Facult\u00e9 et du public m\u00e9dical sont acquises \u00e0 l&rsquo;avance \u00e0 ce savant aussi modeste que distingu\u00e9<a href=\"#_ftn41\"><strong>[41]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Mais le recteur de l\u2019acad\u00e9mie de Toulouse r\u00e9pond au ministre le 29 mai 1856&nbsp;:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Je connais les motifs tr\u00e8s honorables qui ont d\u00e9termin\u00e9 M. Filhol \u00e0 se d\u00e9sister de sa candidature\u2026M. Filhol jouit de l\u2019estime, de la confiance, et l\u2019on peut dire de l\u2019affection g\u00e9n\u00e9rale. J\u2019ai insist\u00e9 aupr\u00e8s de lui pour qu\u2019il ne c\u00e9d\u00e2t pas aux sollicitations qui priveraient la facult\u00e9 des sciences de son professeur le plus \u00e9minent, et il a \u00e9t\u00e9 convaincu de toutes les bonnes dispositions que l\u2019administration acad\u00e9mique avait et devait avoir toujours pour un des hommes qui honorent le plus l\u2019acad\u00e9mie. C\u2019est bien librement qu\u2019il a renonc\u00e9 aux avantages de la candidature offerte et la ville de Toulouse qui connait aujourd\u2019hui sa d\u00e9termination lui en sait beaucoup de gr\u00e9.&nbsp;\u2026J\u2019ai t\u00e9moign\u00e9 de toute mon estime pour ce professeur qui r\u00e9pand autour de lui son amour pour la science&nbsp; \u2026<a href=\"#_ftn42\"><strong>[42]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ces motifs doivent \u00eatre dus \u00e0 la mauvaise sant\u00e9 de sa femme. Le 22 novembre 1859, le journal de Toulouse informe ses lecteurs&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>L\u2019honorable directeur de l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine, M. le docteur Filhol, vient d\u2019\u00eatre frapp\u00e9 dans ses affections&nbsp;: Mme Filhol a succomb\u00e9 hier, \u00e0 la suite d\u2019une maladie qui, depuis quelques ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0, laissait peu d\u2019espoir<a href=\"#_ftn43\"><strong>[43]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est pourquoi, on peut lire dans la Revue th\u00e9rapeutique&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Quant \u00e0 la chaire de chimie m\u00e9dicale, la Facult\u00e9 a demand\u00e9 au ministre l&rsquo;autorisation de laisser ouverte la liste d&rsquo;inscription des candidats jusqu&rsquo;au 16 ao\u00fbt ou au 15 novembre prochains. Si nous sommes bien inform\u00e9s&nbsp; la Facult\u00e9, en prenant une semblable d\u00e9cision, a voulu laisser le temps de la r\u00e9flexion aux m\u00e9decins chimistes qui avaient h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 produire leurs candidatures en pr\u00e9sence de l&rsquo;accueil favorable qui avait \u00e9t\u00e9 fait \u00e0 celle de M. le professeur&nbsp; Filhol, que des raisons particuli\u00e8res obligent \u00e0 s&rsquo;en d\u00e9sister et \u00e0 rester \u00e0 Toulouse. Cette d\u00e9cision, du reste, n&rsquo;a rien de d\u00e9favorable aux honorables candidats d\u00e9j\u00e0 inscrits, dont le m\u00e9rite ne saurait \u00eatre contest\u00e9<\/em><a href=\"#_ftn44\">[44]<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Les programmes \u00e9voluent et Filhol pr\u00e9cise en 1879 \u00ab&nbsp;<em>Qui oserait pr\u00e9tendre qu\u2019on peut bien \u00e9tudier la respiration ou la digestion sans le secours de la chimie&nbsp;? \u2026.Plus la m\u00e9decine progresse, plus l\u2019utilit\u00e9 de la physique et de la chimie se fait sentir&nbsp;; aussi, est-ce avec raison que M. le ministre de l\u2019instruction publique vient de rendre les travaux pratiques de physique et de chimie obligatoires pour MM. Les \u00e9tudiants en m\u00e9decine<\/em><a href=\"#_ftn45\">[45]<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Le directeur<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Filhol devient directeur de l\u2019Ecole le 14 ao\u00fbt 1858 en remplacement d\u2019Augustin Dassier. Ce dernier est n\u00e9 en 1805, il entreprend des \u00e9tudes \u00e0 l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine de Toulouse, il les poursuit \u00e0 la facult\u00e9 de m\u00e9decine de Paris, c\u2019est l\u00e0 qu\u2019il obtient un doctorat. En 1841, il est nomm\u00e9 \u00e0 la chaire de th\u00e9rapeutique et mati\u00e8re m\u00e9dicale \u00e0 l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine de Toulouse.<\/p>\n\n\n\n<p>En tant que directeur de l\u2019Ecole, Filhol pr\u00e9sente un rapport lors de la s\u00e9ance solennelle de rentr\u00e9e des facult\u00e9s, il pr\u00e9cise que les cours ont lieu, que les \u00e9l\u00e8ves ont \u00e9t\u00e9 assidus, qu\u2019ils prennent des notes mais que le travail fourni en anatomie est insuffisant. Le 26 novembre 1864, Il dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>C\u2019est avec bonheur que je mets au service de cette jeunesse tout mon temps et toutes mes forces&nbsp;; elle m\u2019accordera, je l\u2019esp\u00e8re, en retour, sa confiance et son affection<\/em>.<a href=\"#_ftn46\">[46]<\/a>&nbsp;\u00bb Il souligne la n\u00e9cessit\u00e9 de rapports \u00e9troits entre l\u2019Ecole et l\u2019administration des h\u00f4pitaux. C\u2019est pourquoi, le pr\u00e9fet le nomme \u00e0 la place d\u2019Antoine Ramel (1805-1869) d\u00e9c\u00e9d\u00e9, membre de la Commission administrative des hospices. En 1865, il pr\u00e9cise que les \u00e9l\u00e8ves se sont bien comport\u00e9s lors de l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de chol\u00e9ra.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1867, Lacointa est secr\u00e9taire agent comptable et les professeurs sont<a href=\"#_ftn47\">[47]<\/a> &nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Intitul\u00e9 de la chaire<\/td><td>Enseignants<\/td><\/tr><tr><td>Pharmacie et toxicologie<\/td><td>Filhol<\/td><\/tr><tr><td>Anatomie et physiologie<\/td><td>Bonamy<\/td><\/tr><tr><td>Pathologie interne<\/td><td>Adrien Gaussail (1807-1876)<\/td><\/tr><tr><td>M\u00e9decine l\u00e9gale<\/td><td>G\u00e9rard Marchant (1813-1881)<\/td><\/tr><tr><td>Accouchements, maladies des femmes et des enfants<\/td><td>Laforgue<\/td><\/tr><tr><td>Th\u00e9rapeutique et mati\u00e8re m\u00e9dicale<\/td><td>Noulet<\/td><\/tr><tr><td>Pathologie externe et m\u00e9decine op\u00e9ratoire<\/td><td>P\u00e9got<\/td><\/tr><tr><td>Clinique interne<\/td><td>Nogu\u00e8s<\/td><\/tr><tr><td>Clinique externe<\/td><td>Estevenet<\/td><\/tr><tr><td>hygi\u00e8ne<\/td><td>Ressaye<\/td><\/tr><tr><td>Professeurs-adjoints<\/td><td>Magnes-Lahens, Joly, Batut, Guitard<\/td><\/tr><tr><td>Professeurs suppl\u00e9ants<\/td><td>Timbal-Lagrave, Batut, Lab\u00e9da, Ripoll, Bonnemaison<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Les \u00e9l\u00e8ves font honneur \u00e0 l\u2019\u00e9cole, Filhol dit le 27 novembre 1873 que deux candidats en moins de dix ans ont \u00e9t\u00e9 re\u00e7us premier au concours de l\u2019internat \u00e0 Paris<a href=\"#_ftn48\">[48]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le rapport du Recteur Claude Perroud, le 30 mai 1882, indique que Filhol songe \u00e0 la retraite&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp; <em>M. Filhol est tr\u00e8s d\u00e9vou\u00e9 \u00e0 l\u2019Ecole de m\u00e9decine, qu\u2019il contribue \u00e0 soutenir par l\u2019autorit\u00e9 de ses travaux et sa constante sollicitude. Il ne trouve pas, chez un trop grand nombre de ses coll\u00e8gues, un concours suffisant. De l\u00e0, des d\u00e9go\u00fbts,&nbsp; \u00e0 la suite desquels il a parl\u00e9 de se retirer. Nous avons&nbsp; pu le faire revenir sur cette d\u00e9termination. Mais l\u2019\u00e2ge commence \u00e0 se faire sentir et si M. Filhol, \u00e0 l\u2019expiration de son mandat triennal, exprimait de nouveau le d\u00e9sir de se retirer, je ne sais s\u2019il ne faudrait pas y consentir<a href=\"#_ftn49\"><strong>[49]<\/strong><\/a><\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Les examens<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Les \u00e9l\u00e8ves de cette \u00e9cole pr\u00e9parent divers examens&nbsp;: m\u00e9decine et pharmacie 1<sup>\u00e8re<\/sup> classe qui permettent d\u2019exercer partout en France, officiers de sant\u00e9 et pharmaciens de 2<sup>\u00e8me<\/sup> classe qui ne peuvent travailler que dans le d\u00e9partement o\u00f9 ils ont pass\u00e9 l\u2019examen, leurs \u00e9tudes \u00e9tant plus br\u00e8ves, plus pratiques que th\u00e9oriques. En 1849, il y a 290 officiers de sant\u00e9 dans la campagne autour de Toulouse. Les enseignes des pharmacies au XIX\u00e8me si\u00e8cle, sont vertes si le pharmacien est de 1<sup>\u00e8re<\/sup> classe et rouges pour la seconde classe<a href=\"#_ftn50\">[50]<\/a>. Cette distinction ne disparaitra qu\u2019en 1898.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>examen<\/td><td>1871-1872<\/td><td>1872-1873<\/td><td>1876-1877<\/td><td>1878-1879<\/td><\/tr><tr><td>Admis<\/td><td>ajourn\u00e9s<\/td><td>Admis<\/td><td>ajourn\u00e9s<\/td><td>Admis<\/td><td>ajourn\u00e9s<\/td><td>Admis<\/td><td>ajourn\u00e9s<\/td><\/tr><tr><td>m\u00e9decine<\/td><td>1<sup>\u00e8re<\/sup> ann\u00e9e<\/td><td>89<\/td><td>4<\/td><td>79<\/td><td>19<\/td><td>46<\/td><td>7<\/td><td>42<\/td><td>12<\/td><\/tr><tr><td>2<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e<\/td><td>49<\/td><td>2<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>0<\/td><td>46<\/td><td>1<\/td><td>33<\/td><td>8<\/td><\/tr><tr><td>3<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e<\/td><td>9<\/td><td>0<\/td><td>15<\/td><td>0<\/td><td>9<\/td><td>1<\/td><td>6<\/td><td>1<\/td><\/tr><tr><td>Pharmacie 1<sup>\u00e8re<\/sup> classe<\/td><td>14<\/td><td>2<\/td><td>17<\/td><td>4<\/td><td>23<\/td><td>0<\/td><td>27<\/td><td>6<\/td><\/tr><tr><td>Officiers de sant\u00e9<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>12<\/td><td>0<\/td><td>6<\/td><td>9<\/td><\/tr><tr><td>Pharmacie 2<sup>\u00e8me<\/sup> classe<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>25<\/td><td>10<\/td><td>36<\/td><td>10<\/td><\/tr><tr><td>Sages-femmes<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>15<\/td><td>0<\/td><td>10<\/td><td>0<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Outre les examens, il y a aussi des prix d\u00e9cern\u00e9s par concours. En 1872, en anatomie physiologie, l\u2019\u00e9preuve porte sur l\u2019absorption cutan\u00e9e, Il y a onze candidats, deux prix et trois accessits sont attribu\u00e9s&nbsp;; en sciences physiques et naturelles, le sujet \u00e0 l\u2019\u00e9crit concerne les caract\u00e8res des l\u00e9gumineuses, \u00ab&nbsp;<em>indiquer les principales esp\u00e8ces employ\u00e9es en m\u00e9decine&nbsp;<\/em>\u00bb et \u00e0 l\u2019oral ce sont les \u00ab&nbsp;<em>propri\u00e9t\u00e9s de l\u2019acide sulfurique, recherches de cet acide en cas d\u2019empoisonnement&nbsp;<\/em>\u00bb, deux prix r\u00e9compensent les candidats<a href=\"#_ftn51\">[51]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1877, l\u2019\u00e9preuve \u00e9crite pour le prix de sciences physiques et sciences naturelles pour les \u00e9tudiants en premi\u00e8re ann\u00e9e de m\u00e9decine est&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Exposer les propri\u00e9t\u00e9s physiques et chimiques du soufre et de l\u2019acide sulfurique<\/em>&nbsp;\u00bb et l\u2019\u00e9preuve orale \u00ab&nbsp;<em>d\u00e9crire les caract\u00e8res de la famille des papaverac\u00e9es. Indiquer les principales esp\u00e8ces employ\u00e9es en m\u00e9decine<\/em><a href=\"#_ftn52\">[52]<\/a>&nbsp;\u00bb&nbsp; et pour le prix de pharmacie, \u00e0 l\u2019\u00e9crit, c\u2019est \u00ab&nbsp;<em>exposer la th\u00e9orie des \u00e9quivalents chimiques<\/em>&nbsp;\u00bb et \u00e0 l\u2019oral \u00ab&nbsp;<em>d\u00e9crire les caract\u00e8res de la famille des rubiac\u00e9es. Indiquer les principales esp\u00e8ces employ\u00e9es en m\u00e9decine<\/em>&nbsp;<a href=\"#_ftn53\">[53]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><strong><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Les prix<\/span><\/em><\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9cole d\u00e9cerne aussi deux autres prix, &nbsp;le prix Lefranc de Pompignan (1709-1784) et le prix Lasserre.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1869, l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine re\u00e7oit un legs important d\u00fb \u00e0 une disposition testamentaire de Monsieur Lefranc de Pompignan. Ce prix Lefranc de Pompignan est d\u00e9cern\u00e9 tous les trois ans \u00e0 l\u2019\u00e9tudiant en m\u00e9decine de famille modeste qui a \u00e9tudi\u00e9 les trois ann\u00e9es \u00e0 Toulouse afin qu\u2019il puisse poursuivre ses \u00e9tudes \u00e0 Paris, il est de mille francs pendant les trois ann\u00e9es.&nbsp; Malheureusement l\u2019\u00e9tudiant qui avait obtenu ce prix il y a trois ans vient de mourir, c\u2019est pourquoi il faut \u00e0 nouveau attribuer le prix<a href=\"#_ftn54\">[54]<\/a> .<\/p>\n\n\n\n<p>Le prix Lasserre est d\u00e9cern\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en 1855. En effet, Auguste-Marie Lasserre, n\u00e9 en 1788 \u00e0 Verdun sur Garonne, de milieu tr\u00e8s modeste est attir\u00e9 par la m\u00e9decine, il vient \u00e0 Toulouse se prive beaucoup et ne peut devenir qu\u2019officier de sant\u00e9, il retourne dans son village natal, ne se marie pas, travaille et m\u00e8ne une vie parcimonieuse. Le 15 d\u00e9cembre 1847, il r\u00e9dige son testament, il l\u00e8gue \u00e0 l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine de Toulouse la somme de six mille francs afin que les int\u00e9r\u00eats servent \u00e0 donner un prix annuel et perp\u00e9tuel de trois cents francs \u00e0 l\u2019officier de sant\u00e9 qui aura suivi trois ann\u00e9es d\u2019\u00e9tudes \u00e0 Toulouse et qui aura satisfait aux divers examens. Lasserre meurt le 26 novembre 1852. Un d\u00e9cret imp\u00e9rial autorise l\u2019Ecole a accept\u00e9 ce legs. C\u2019est Prosper Blanquels qui travaille \u00e0 Artigat-en-Ari\u00e8ge qui obtient le prix<a href=\"#_ftn55\">[55]<\/a>. En 1856, le prix Lasserre n\u2019est pas attribu\u00e9 car il n\u2019y a aucun candidat qui le m\u00e9rite<a href=\"#_ftn56\">[56]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Les demandes de transformation de l&rsquo;\u00e9cole en facult\u00e9<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Les \u00e9lus au Conseil municipal comme le directeur et les professeurs de l\u2019Ecole ont l\u2019ambition de transformer cette Ecole en facult\u00e9 et r\u00e9clament cette transformation depuis le d\u00e9but du si\u00e8cle sans succ\u00e8s. Filhol est sollicit\u00e9 plusieurs fois pour d\u00e9fendre les int\u00e9r\u00eats de l\u2019Ecole \u00e0 Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Dassier le 24 juin en 1855 dit&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<em>\u00abDepuis 1806 (&#8230;), l&rsquo;Ecole a \u00e9t\u00e9 r\u00e9organis\u00e9e 4 fois (&#8230;). A chacune de ces phases (&#8230;), l&rsquo;Ecole s&rsquo;est montr\u00e9e constamment en progr\u00e8s (&#8230;). C&rsquo;est sur cette marche ascendante qu&rsquo;on s&rsquo;est bas\u00e9 toujours pour demander (&#8230;) son \u00e9l\u00e9vation au premier rang de la hi\u00e9rarchie acad\u00e9mique. C&rsquo;est en raison de notre position avanc\u00e9e parmi les Ecoles de France que nos respectueuses supplications sont mont\u00e9es plusieurs fois au tr\u00f4ne pour obtenir une Facult\u00e9 (&#8230;) qui reliant le pass\u00e9 au pr\u00e9sent put r\u00e9tablir la cha\u00eene ininterrompue de l&rsquo;enseignement m\u00e9dical qui commen\u00e7a en 1228 (sic) (&#8230;). Ce V\u0153u (&#8230;) n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 exauc\u00e9!<a href=\"#_ftn57\"><strong>[57]<\/strong><\/a> \u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En 1866, c\u2019est Filhol qui porte la p\u00e9tition traditionnelle au Ministre, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 par ses coll\u00e8gues.<\/p>\n\n\n\n<p>En &nbsp;1876, Monsieur Charles Dreyss (1821-1905), &nbsp;Recteur de l\u2019Acad\u00e9mie de Toulouse a adress\u00e9 \u00e0 Monsieur le Pr\u00e9fet la lettre suivante&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;J\u2019ai l\u2019honneur et je suis heureux de vous faire savoir que, trouvant utile l\u2019action simultan\u00e9e de d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s du personnel de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur, du Conseil municipal et du Conseil g\u00e9n\u00e9ral, pour travailler \u00e0 faire pr\u00e9valoir aupr\u00e8s du Ministre de l\u2019Instruction publiques les titres de Toulouse \u00e0 avoir une Facult\u00e9 de m\u00e9decine et \u00e0 devenir un grand centre universitaire, j\u2019ai convoqu\u00e9 en r\u00e9union g\u00e9n\u00e9rale tout le personnel de cet ordre d\u2019enseignement&nbsp;; \u2026 cette r\u00e9union \u2026a \u00e9mis \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9 le v\u0153u de la cr\u00e9ation \u00e0 Toulouse d\u2019une facult\u00e9 mixte de m\u00e9decine et de pharmacie, qui lui manque, seule, pour qu\u2019elle m\u00e9rite d\u2019\u00eatre constitu\u00e9e en grand centre universitaire, et a d\u00e9sign\u00e9 comme d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s du corps enseignant&nbsp;: 1\u00b0 M. Filhol, directeur de l\u2019Ecole de m\u00e9decine et professeur \u00e0 la Facult\u00e9 des sciences&nbsp;; 2\u00b0 M.<\/em> <em>Dufour, doyen de la Facult\u00e9 de droit, adjoint \u00e0 M. Filhol, parce qu\u2019il doit passer tout le temps des vacances \u00e0 Paris, comme membre du Jury du concours d\u2019agr\u00e9gation de droit<\/em><a href=\"#_ftn58\">[58]<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Henri Ebelot (1831-1902), maire de Toulouse, Dieulafoy, ing\u00e9nieur de la ville, Molinier, conseiller d\u2019\u00e9tat et Filhol sont re\u00e7us par le ministre de l\u2019instruction publique, &nbsp;William Waddington (1826-1894), le 13 f\u00e9vrier 1877, afin de demander la cr\u00e9ation \u00e0 Toulouse d\u2019un centre universitaire<a href=\"#_ftn59\">[59]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Par d\u00e9cret, le 28 novembre 1878, l\u2019Ecole devient facult\u00e9 mixte de m\u00e9decine et de pharmacie<a href=\"#_ftn60\">[60]<\/a>. Il reste \u00e0 construire les b\u00e2timents, la construction ne commencera qu&rsquo;en 1887. En 1889, la nouvelle Facult\u00e9 est presque enti\u00e8rement construite, l&rsquo;Ecole fonctionne d\u00e9sormais dans ses locaux neufs.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, en janvier 1891, une commission vient voir l&rsquo;\u00e9tat des travaux et l&rsquo;organisation de l&rsquo;enseignement. Elle \u00e9tait compos\u00e9e de Paul Brouardel (1837-1906), Charles Bouchard (1837-1915) et d\u2019Odilon Lannelongue (1840-1911). Ils rentrent \u00e0 Paris satisfaits. Le 6 mars 1891, un peu moins de 100 ans apr\u00e8s le d\u00e9cret de la Convention, supprimant toutes les Facult\u00e9s de France, la Facult\u00e9 de M\u00e9decine de Toulouse renait, non pas de ses cendres mais de son enfant naturel, l&rsquo;Ecole de M\u00e9decine, que Toulouse n&rsquo;avait jamais cess\u00e9 d&rsquo;entourer de mille soins<a href=\"#_ftn61\">[61]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9c\u00e8s d\u2019Edouard Filhol, c\u2019est Cyrille Caubet, professeur de pathologie interne qui est nomm\u00e9 le 9 juillet directeur pour trois ans et Aristide Fr\u00e9bault (1842-1929), professeur de pharmacie reprend le poste de Filhol le 25 octobre.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3><em>2. Le professeur de chimie \u00e0 la facult\u00e9 des sciences<\/em><\/h3>\n\n\n\n<h4><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"><em>La facult\u00e9<\/em><\/span><\/h4>\n\n\n\n<p>Henri Molins (1813-1898) devient doyen de la facult\u00e9 des sciences en remplacement de Jean-Pierre Boisgiraud, Il occupe cette fonction jusqu\u2019\u00e0 sa retraite en 1879. C\u2019est un math\u00e9maticien, ancien \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00e9cole normale sup\u00e9rieure, charg\u00e9 de cours en 1837 \u00e0 la facult\u00e9 de Toulouse apr\u00e8s avoir soutenu une th\u00e8se.<\/p>\n\n\n\n<p>Le rapport indique en 1853 \u00ab&nbsp;<em>La Facult\u00e9 des sciences a \u00e9t\u00e9, comme l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, priv\u00e9e du concours de son honorable et savant Doyen, qu\u2019une maladie douloureuse tient \u00e9loign\u00e9 de ses travaux habituels. M. Filhol, qui le remplace avec tant de distinction, pouvait seul diminuer les regrets que cause cette absence. Cette Facult\u00e9 continue de donner \u00e0 300 ou 400 auditeurs b\u00e9n\u00e9voles un enseignement aussi utile que vari\u00e9&nbsp;; il n\u2019y a pas dans les d\u00e9partements de Cours&nbsp; scientifiques&nbsp; suivis avec autant d\u2019empressement<\/em><a href=\"#_ftn62\">[62]<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1854, \u00ab&nbsp;<em>M. le Doyen Boisgiraud, que des infirmit\u00e9s tenaient, depuis deux ans, \u00e9loign\u00e9 de la Facult\u00e9, s\u2019est vu dans la n\u00e9cessit\u00e9 de renoncer \u00e0 l\u2019enseignement\u2026Pour le remplacer dans la direction de cette facult\u00e9&nbsp;, M. le Ministre a fait choix de M. Molins, qui pendant deux ans avait fait les fonctions de doyen. La chaire que M. Boisgiraud a laiss\u00e9e ne restera pas longtemps vacante, et le conseil qui a fait, ainsi que la Facult\u00e9, la pr\u00e9sentation des candidats, esp\u00e8re qu\u2019il sera donn\u00e9 \u00e0 M. Filhol de continuer \u00e0 titre d\u00e9finitif un enseignement qu\u2019il a si bien commenc\u00e9\u2026\u2026Les auditeurs b\u00e9n\u00e9voles de cette Facult\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 un peu moins nombreux cette ann\u00e9e \u00e0 cause de l\u2019application de ces nouveaux programmes et de quelques changements d\u2019heure qu\u2019elle a n\u00e9cessit\u00e9s. Leur nombre a \u00e9t\u00e9 de deux \u00e0 trois cents pour l\u2019ensemble des cours, r\u00e9partis en moyenne de la mani\u00e8re suivante<\/em>&nbsp;<a href=\"#_ftn63\">[63]<\/a>:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Math\u00e9matiques pures<\/td><td>10<\/td><\/tr><tr><td>Math\u00e9matiques appliqu\u00e9es<\/td><td>10<\/td><\/tr><tr><td>Astronomie<\/td><td>25<\/td><\/tr><tr><td>Physique<\/td><td>80<\/td><\/tr><tr><td>Chimie<\/td><td>40<\/td><\/tr><tr><td>Zoologie<\/td><td>35<\/td><\/tr><tr><td>G\u00e9ologie<\/td><td>35<\/td><\/tr><tr><td>Botanique<\/td><td>20<\/td><\/tr><tr><td>Total<\/td><td>255<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>De 1853 \u00e0 1855, Molins fait fonction de doyen et&nbsp; il y a huit chaires<a href=\"#_ftn64\">[64]<\/a>&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>chaire<\/td><td>professeur<\/td><\/tr><tr><td>Math\u00e9matiques pures<\/td><td>Molins<\/td><\/tr><tr><td>Math\u00e9matiques appliqu\u00e9es<\/td><td>Gascheau<\/td><\/tr><tr><td>Physique<\/td><td>Daguin<\/td><\/tr><tr><td>Chimie<\/td><td>Filhol<\/td><\/tr><tr><td>Zoologie<\/td><td>Joly<\/td><\/tr><tr><td>Botanique<\/td><td>Clos<\/td><\/tr><tr><td>Min\u00e9ralogie et g\u00e9ologie<\/td><td>Leymerie<\/td><\/tr><tr><td>astronomie<\/td><td>Petit<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>En 1867, les professeurs sont les m\u00eames sauf en astronomie, c\u2019est monsieur Th\u00e9odore Despeyroux qui occupe cette chaire. Il y a un secr\u00e9taire agent comptable, Monsieur F\u00e9lix Lacointa qui occupe la m\u00eame fonction \u00e0 l\u2019Ecole pr\u00e9paratoire de m\u00e9decine et de pharmacie. Seuls en 1854, Gabriel Gascheau et Petit \u00e9taient d\u00e9cor\u00e9s de la L\u00e9gion d\u2019Honneur alors qu\u2019en 1867, seuls Dominique Clos et Nicolas Joly ne l\u2019avaient pas<a href=\"#_ftn65\">[65]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Les rapports pr\u00e9sent\u00e9s tous les ans lors de la s\u00e9ance solennelle de rentr\u00e9e des facult\u00e9s nous permettent de voir qu\u2019elles sont les aspirations du corps professoral et renseignent aussi sur les examens.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 17 novembre 1859, Molins indique&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Notre mission est double&nbsp;: par l\u2019enseignement nous devons initier notre auditoire aux parties \u00e9lev\u00e9es de la science&nbsp;; par les \u00e9preuves des divers grades, nous sommes institu\u00e9s les juges de l\u2019instruction secondaire, en m\u00eame temps que nous constatons l\u2019aptitude aux \u00e9tudes scientifiques des aspirants au professorat<\/em><a href=\"#_ftn66\">[66]<\/a>&nbsp;\u00bb et il poursuit&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Aimez donc la science, aimez-la pour elle-m\u00eame, sans demander ce qu\u2019elle vous rapportera<a href=\"#_ftn67\"><strong>[67]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.&nbsp; <\/em>En 1864, il pr\u00e9sente un expos\u00e9 sur la nature des cours dispens\u00e9s&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>L\u2019enseignement qui y est donn\u00e9 n\u2019est point une vains p\u00e2ture offerte \u00e0 la curiosit\u00e9&nbsp;; et, s\u2019il emprunte quelque attrait \u00e0 l\u2019exp\u00e9rimentation, il ne saurait d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer en un spectacle frivole qui frapperait les yeux avec m\u00e9diocre profit pour l\u2019intelligence. Il est essentiellement s\u00e9rieux, et ne cherche pas d\u00e8s lors le succ\u00e8s dans la science l\u00e9g\u00e8re et de mauvais aloi. Sans cesser d\u2019\u00eatre m\u00e9thodique avec simplicit\u00e9, accessible \u00e0 un auditoire appropri\u00e9, il sait tenir dignement le rang que lui assigne le but o\u00f9 il doit tendre en conservant ce caract\u00e8re \u00e9lev\u00e9 qui en fait la force et o\u00f9 il puise sa raison d\u2019\u00eatre et toute son importance<a href=\"#_ftn68\"><strong>[68]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.&nbsp; <\/em>Le 20 novembre 1866, il poursuit&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>La science n\u2019est-elle point ce monument imposant, \u0153uvre des plus beaux g\u00e9nies de tous les \u00e2ges, dont les fortes assisses n\u2019ont rien \u00e0 craindre&nbsp; du temps, et dont il ne faut approcher qu\u2019avec respect&nbsp;?<\/em>&nbsp;<a href=\"#_ftn69\">[69]<\/a>\u00bb. <em>&nbsp;<\/em>Le 6 novembre 1872, il pr\u00e9cise<em> \u00abinitier la jeunesse aux principes fondamentaux de la partie scientifique \u00e0 laquelle elle s\u2019est vou\u00e9e&nbsp;; l\u2019\u00e9tablir au milieu de l\u2019atmosph\u00e8re lumineuse o\u00f9 elle doit vivre d\u00e9sormais&nbsp;; lui indiquer la route par laquelle on arrive au savoir, et lui en signaler les accidents pour qu\u2019elle puisse les \u00e9viter et marcher d\u2019un pas s\u00fbr&nbsp;: voil\u00e0 la fin o\u00f9 il faut tendre<a href=\"#_ftn70\"><strong>[70]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb&nbsp;;&nbsp; <\/em>et le 25 novembre 1876&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Par notre enseignement, nous sommes amen\u00e9s \u00e0 retracer l\u2019\u00e9tat de la science, nous en suivons attentivement les progr\u00e8s, en m\u00eame temps que nous nous effor\u00e7ons d\u2019y contribuer \u00e0 l\u2019aide de nos travaux personnels<a href=\"#_ftn71\"><strong>[71]<\/strong><\/a>\u2026&nbsp;\u00bb <\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a de nombreux auditeurs aux cours, leur nombre diminue avec les beaux jours et peu d\u2019\u00e9tudiants.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Nombre des auditeurs b\u00e9n\u00e9voles aux divers cours de la Facult\u00e9<\/td><\/tr><tr><td>Math\u00e9matiques pures<\/td><td>6<\/td><\/tr><tr><td>Math\u00e9matiques appliqu\u00e9es<\/td><td>4<\/td><\/tr><tr><td>Astronomie<\/td><td>De 20 \u00e0 40<\/td><\/tr><tr><td>Physique<\/td><td>De 150 \u00e0 200<\/td><\/tr><tr><td>Chimie<\/td><td>De 40 \u00e0 80<\/td><\/tr><tr><td>Zoologie<\/td><td>De 30 \u00e0 60<\/td><\/tr><tr><td>G\u00e9ologie<\/td><td>De 10 \u00e0 30<\/td><\/tr><tr><td>Botanique<\/td><td>40<\/td><\/tr><tr><td>Total<\/td><td>300 \u00e0 410<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Molins \u00e9crit au maire le 30 novembre 1875 suite \u00e0 la d\u00e9cision du ministre de recruter des \u00e9l\u00e8ves boursiers sur concours&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Et en effet les Facult\u00e9s des sciences n\u2019ont pas d\u2019\u00e9l\u00e8ves r\u00e9guliers comme les Facult\u00e9s de droit et de m\u00e9decine&nbsp;; leurs auditeurs sont b\u00e9n\u00e9voles, ne sont pas assujettis \u00e0 prendre des inscriptions, et par suite ne sont point&nbsp; en communication directe avec les professeurs. Tout autre serait les \u00e9l\u00e8ves boursiers que M. le ministre voudrait attacher aux divers ordres d\u2019enseignement, ce seraient les auditeurs les plus s\u00e9rieux, puisqu\u2019ils auraient \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9s \u00e0 la suite d\u2019un concours<a href=\"#_ftn72\"><strong>[72]<\/strong><\/a>.&nbsp;\u00bb <\/em>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/30nov.1872-b.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2779\" width=\"334\" height=\"551\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/30nov.1872-b.jpg 600w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/30nov.1872-b-181x300.jpg 181w\" sizes=\"(max-width: 334px) 100vw, 334px\" \/><figcaption><span class=\"has-inline-color has-off-white-color\">Rentr\u00e9e solennelle des facult\u00e9s <\/span><br><span class=\"has-inline-color has-off-white-color\">le 30 novembre 1872. <br>Mairie de Toulouse, Biblioth\u00e8que municipale, LmC7388 (15)<\/span><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>En 1878, on institue des ma\u00eetres de conf\u00e9rences, il y a deux postes pour Toulouse, un en chimie et c\u2019est L\u00e9on Joulin qui l\u2019obtient et un en zoologie, c\u2019est Henri Filhol qui est nomm\u00e9<a href=\"#_ftn73\">[73]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Des cours du soir sont particuli\u00e8rement suivis, ce sont Joly, Daguin et Filhol qui les font&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>L\u2019\u00e9clat de l\u2019enseignement, l\u2019affluence vraiment incroyable d\u2019auditeurs aussi assidus que nombreux, peuvent \u00e9videmment \u00eatre \u00e9gal\u00e9s, mais ne seront certainement jamais d\u00e9pass\u00e9s. Les trois cours que Joly, ED. Filhol, Daguin faisaient \u00e0 sept heures et demie du soir \u00e9taient particuli\u00e8rement suivis<a href=\"#_ftn74\"><strong>[74]<\/strong><\/a><\/em>&nbsp;\u00bb. En 1888, des cours sont \u00e0 nouveau propos\u00e9s \u00ab&nbsp;<em>Nous ne saurions trop f\u00e9liciter M. le doyen et MM. Les professeurs d\u2019\u00eatre revenus aux anciens usages, et nous esp\u00e9rons que les cours du soir attireront \u00e0 la facult\u00e9 des sciences un auditoire aussi nombreux que celui qui assistait aux savantes le\u00e7ons des regrett\u00e9s Filhol, Daguin et Joly&nbsp;<a href=\"#_ftn75\"><strong>[75]<\/strong><\/a>\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En novembre 1883, Edouard Benjamin Baillaud parle de Filhol disant que comme professeur, il \u00ab&nbsp;<em>atteignit la perfection<\/em>&nbsp;\u00bb et \u00e9tait un \u00ab&nbsp;<em>savant de premier ordre, \u00e9galement vers\u00e9 dans toutes les branches des sciences physiques et naturelles, professeur attentif \u00e0 tous les progr\u00e8s de la science, soucieux d\u2019en faire imm\u00e9diatement profiter ses \u00e9l\u00e8ves&nbsp;<a href=\"#_ftn76\"><strong>[76]<\/strong><\/a>\u00bb. &nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Le professeur<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>L\u2019obtention de la chaire de chimie<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Rempla\u00e7ant de Jean-Pierre Thomas Boisgiraud (1793-1879), Filhol devient professeur suppl\u00e9ant le 8 novembre 1852 puis charg\u00e9 de cours le 8 septembre 1853 et enfin professeur titulaire de chimie en 1854<a href=\"#_ftn77\">[77]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Boisgiraud est n\u00e9 le 7 mai 1793 \u00e0 Boisgiraud dans la commune de G\u00e9monzac (Charente maritime), fut \u00e9l\u00e8ve \u00e0 l\u2019Ecole polytechnique et nomm\u00e9 le 3 novembre 1827 professeur de physique \u00e0 la Facult\u00e9 des sciences de Toulouse auparavant il a occup\u00e9 les fonctions de pr\u00e9parateur en chimie et r\u00e9p\u00e9titeur en chimie \u00e0 l\u2019Ecole de Saint-Cyr puis celles de professeur de sciences physiques au Coll\u00e8ge royal de Poitiers. Le 10 novembre 1832, \u00e0 sa demande, &nbsp;il est nomm\u00e9 professeur de chimie, doyen de la facult\u00e9 des sciences d\u00e8s le 16 septembre 1838, et il prend sa retraite le 16 septembre 1853. C\u2019est Molins qui devient doyen, lui-m\u00eame remplac\u00e9 en 1879 par Edouard-Benjamin Baillaud (1848-1934). Il meurt le 26 avril 1879 \u00e0 Montplaisir pr\u00e8s de Boisgiraud.<\/p>\n\n\n\n<p>Boisgiraud qui pr\u00e9pare sa succession \u00e9crit \u00e0 Jean-Baptiste Dumas&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Plein de confiance dans la bienveillance que vous avez eu la bont\u00e9 de me t\u00e9moigner en plusieurs occasions, je viens vous prier de nous&nbsp; pr\u00eater votre puissant appui pour nous aider \u00e0 obtenir une bonne nomination pour la chaire de chimie de la facult\u00e9 des sciences de Toulouse. Oblig\u00e9 par ma mauvaise&nbsp; sant\u00e9, qui ne me permet plus de m\u2019acquitter convenablement de l\u2019enseignement qui m\u2019est confi\u00e9, de demander ma retraite, je n\u2019en porte pas moins un vif int\u00e9r\u00eat \u00e0 un \u00e9tablissement dont j\u2019ai eu l\u2019honneur de faire partie pendant vingt six ann\u00e9es pendant lesquelles je l\u2019ai vu grandir et prosp\u00e9rer. C\u2019est le seul int\u00e9r\u00eat qui me guide en ce moment. Nous avons \u00e0 Toulouse un jeune chimiste laborieux et plein d\u2019avenir qui a d\u00e9j\u00e0 fait le cours de la facult\u00e9&nbsp; avec un succ\u00e8s incontestable et que vous connaissez sans doute comme auteur de travaux aussi consciencieux qu\u2019importants. C\u2019est de M. Filhol, professeur \u00e0 l\u2019\u00e9cole secondaire de notre ville, dont je veux parler. J\u2019ai demand\u00e9 \u00e0 Monsieur le ministre de l\u2019Instruction publique en me retirant de bien vouloir le charger du cours de chimie de la facult\u00e9, en attendant les formalit\u00e9s n\u00e9cessaires \u00e0 sa nomination d\u00e9finitive.&nbsp; Je vous serai, bien reconnaissant, Monsieur le S\u00e9nateur, si vous aviez la bont\u00e9 de vous int\u00e9resser aussi \u00e0 la nomination d\u2019un jeune homme&nbsp; qui, par son caract\u00e8re, sa conduite et ses talents, ne peut que faire honneur \u00e0 l\u2019Enseignement<a href=\"#_ftn78\"><strong>[78]<\/strong><\/a><\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Filhol aussi sollicite Dumas&nbsp;le 18 octobre 1853 :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>L\u2019extr\u00eame bienveillance que vous avez daign\u00e9 me t\u00e9moigner \u00e0 plusieurs reprises&nbsp; m\u2019encourage \u00e0 solliciter votre appui dans une circonstance qui doit d\u00e9cider de tout mon avenir. M. Boisgiraud, professeur de chimie \u00e0 la facult\u00e9 des sciences de Toulouse, vient de demander \u00e0 son excellence Monseigneur le Ministre de l\u2019instruction publique, de l\u2019autoriser \u00e0 faire valoir ses droits \u00e0 la retraite, et il a eu la bont\u00e9 de me pr\u00e9venir afin que je puisse faire, en temps utile, la d\u00e9marche n\u00e9cessaire pour obtenir de lui&nbsp; succ\u00e9der\u2026.Il est hors de doute que vous serez consult\u00e9 sur le choix d\u2019un candidat qui devra obtenir la succession de M. Boisgiraud, et je serai bien heureux si votre avis m\u2019est favorable<a href=\"#_ftn79\"><strong>[79]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Dans le dossier de fonctionnaire, il est not\u00e9&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Professeur \u00e0 l\u2019\u00e9cole secondaire de m\u00e9decine, mais seulement charg\u00e9 de cours \u00e0 la facult\u00e9 des sciences, M.Filhol s\u2019est acquis \u00e0 Toulouse la consid\u00e9ration universelle et une sorte de renomm\u00e9e autant par le m\u00e9rite incontestable de son enseignement que par son habilet\u00e9 dans les manipulations. C\u2019est \u00e0 lui que sont confi\u00e9es la plupart des expertises judiciaires, non seulement dans la ville, mais dans une grande partie du ressort de la Cour Imp\u00e9riale<\/em>&nbsp;\u00bb, le rapporteur demande une nomination d\u00e9finitive<a href=\"#_ftn80\">[80]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En juillet 1854, Filhol s\u2019adresse encore \u00e0 Jean-Baptiste Dumas, il l\u2019informe qu\u2019il est class\u00e9 premier par la facult\u00e9 et par le conseil acad\u00e9mique de Toulouse. Sur cette lettre, dans la marge, Dumas \u00e9crit&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>M. Filhol sera un tr\u00e8s bon professeur de facult\u00e9. Il est connu par des recherches tr\u00e8s bien conduites et par une rare pers\u00e9v\u00e9rance dans ses travaux<a href=\"#_ftn81\"><strong>[81]<\/strong><\/a><\/em>&nbsp;\u00bb.<em>&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque Filhol est nomm\u00e9 Chevalier de la l\u00e9gion d\u2019honneur le 16 juin 1856<a href=\"#_ftn82\">[82]<\/a>, c\u2019est Dumas qu\u2019il remercie en ces termes&nbsp;: \u00ab<em>La bienveillance dont vous m\u2019avez honor\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 ce jour me donne la certitude que votre puissante influence n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9trang\u00e8re \u00e0 ce qui vient d\u2019avoir lieu. Permettez-moi, Monsieur, de vous donner l\u2019assurance que je n\u2019oublierai jamais le bien que vous m\u2019avez fait \u00e0 plusieurs reprises et que j\u2019emploierai toutes mes forces pour me montrer digne du patronage&nbsp; que vous daignez m\u2019accorder<a href=\"#_ftn83\"><strong>[83]<\/strong><\/a>\u00bb.<\/em>&nbsp; Il deviendra officier le 12 ao\u00fbt 1866<a href=\"#_ftn84\">[84]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>Une lettre \u00e0 un ancien coll\u00e8gue Moquin-Tandon<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol \u00e9crit le 6 avril 1852&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Mon cher Monsieur, Vous allez trouver mes f\u00e9licitations un peu tardives, mais elles ne sont pas moins sinc\u00e8res pour cela&nbsp;; vous me pardonnerez sans doute de vous avoir t\u00e9moign\u00e9 aussi tard le plaisir que m\u2019a occasionn\u00e9 votre nomination en vous rappelant qu\u2019au moment o\u00f9 je l\u2019ai apprise j\u2019\u00e9tais surcharg\u00e9 de travail et dans l\u2019impossibilit\u00e9 de donner un moment, m\u00eame \u00e0 mes meilleurs amis. Je profite des cong\u00e9s de P\u00e2ques pour r\u00e9parer mes torts envers mes amis. Je pense que vous devez \u00eatre content de votre nouvelle position&nbsp;; j\u2019esp\u00e8re que vous ne vous arr\u00eaterez pas en aussi bon chemin et que nous aurons le plaisir de vous voir monter encore&nbsp;; je le d\u00e9sire beaucoup car vous le m\u00e9ritez, et je d\u00e9sire surtout que vous nous soyez rendu, bien entendu avec une position sup\u00e9rieure. Je poss\u00e8de un ouvrage de Palasson que vous avez eu la bont\u00e9 de me pr\u00eater, en avez-vous besoin&nbsp;? Voulez-vous que je le renvoye bient\u00f4t ou bien pouvez-vous attendre que je trouve une occasion convenable pour vous le faire passer. Je suis un peu plus libre depuis hier, j\u2019en ai fini avec les examens de bachelier&nbsp;; j\u2019ai termin\u00e9 en outre mon cours \u00e0 l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine et je vais me livrer avec une nouvelle ardeur \u00e0 mes \u00e9tudes d\u2019hydrologie. Si vos nouvelles occupations n\u2019absorbent pas tout votre temps, je serai heureux de recevoir de vos nouvelles&nbsp;<a href=\"#_ftn85\"><strong>[85]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Cette lettre doit \u00eatre adress\u00e9e \u00e0 Horace B\u00e9n\u00e9dict Alfred Moquin-Tandon (1804-1863) qui vient d\u2019\u00eatre nomm\u00e9 \u00e0 l\u2019Ecole de m\u00e9decine de Paris \u00e0 la chaire d\u2019histoire naturelle m\u00e9dicale, il \u00e9tait auparavant professeur de botanique \u00e0 la facult\u00e9 des sciences de Toulouse et Pierre Bernard Palasson (1745-1830) a \u00e9crit un ouvrage en 1815 qui a pour titre&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>M\u00e9moires pour servir \u00e0 l\u2019histoire naturelle des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb<\/em>. Henri Molins (1813- 18&nbsp;??), doyen de la facult\u00e9 des sciences annoncera le d\u00e9c\u00e8s de Moquin-Tandon lors de la rentr\u00e9e solennelle des facult\u00e9s le 21 novembre 1863 en ces termes&nbsp;:&nbsp; \u00ab&nbsp;<em>Le vide que ce p\u00e9nible \u00e9v\u00e9nement a fait dans le monde savant n\u2019a pas seulement attrist\u00e9 l\u2019institut et le Facult\u00e9 de m\u00e9decine de Paris&nbsp;; pour la facult\u00e9 de Toulouse, \u00e0 laquelle il avait appartenu pendant vingt ans et qu\u2019il avait honor\u00e9e par ses talents, cette perte a eu, ce me semble, quelque chose de plus amer et de plus personnel&nbsp;; elle a \u00e9t\u00e9 comme un deuil de famille amen\u00e9 par un coup subit et impr\u00e9vu <\/em><a href=\"#_ftn86\">[86]<\/a><em>&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>L\u2019enseignement de l\u2019agriculture<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Depuis une quinzaine d\u2019ann\u00e9es, un cours municipal d\u2019agriculture a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 et c\u2019est Jean-Baptiste Noulet qui en est charg\u00e9. L\u2019Inspecteur g\u00e9n\u00e9ral Louis-Firmin Laferri\u00e8re (1798-1861) met en place un cours de chimie appliqu\u00e9e \u00e0 l\u2019agriculture et c\u2019est Filhol qui prend en charge cet enseignement. Les cours ont lieu le vendredi et l\u2019amphith\u00e9\u00e2tre de la facult\u00e9 des sciences est \u00e0 peine suffisant pour accueillir tous ceux qui souhaitent entendre le professeur<a href=\"#_ftn87\">[87]<\/a>. Le cours est ins\u00e9r\u00e9 dans le Journal de Toulouse, c\u2019est Edmond Timbal-Lagrave qui signe le compte-rendu. Dans un second article, class\u00e9 dans la rubrique Vari\u00e9t\u00e9s, Filhol traite de la composition de l\u2019air et de l\u2019influence de chacun de ses \u00e9l\u00e9ments sur les v\u00e9g\u00e9taux et les animaux<a href=\"#_ftn88\">[88]<\/a>. Puis il pr\u00e9sente l\u2019eau, les irrigations et le drainage<a href=\"#_ftn89\">[89]<\/a>, le sol et sa composition chimique<a href=\"#_ftn90\">[90]<\/a>. Il aborde ensuite la classification des sols et les cendres des v\u00e9g\u00e9taux<a href=\"#_ftn91\">[91]<\/a>, l\u2019assolement<a href=\"#_ftn92\">[92]<\/a> et les engrais<a href=\"#_ftn93\">[93]<\/a>. Le 30 janvier 1861, Dumas rappelle que des cours d\u2019agriculture ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 donn\u00e9s \u00e0 Toulouse et cet enseignement doit \u00eatre appropri\u00e9 aux besoins particuliers de la production de chaque pays<a href=\"#_ftn94\">[94]<\/a>. En 1858, le cours de chimie agricole s\u2019est ouvert le lundi 3 mai \u00e0 7 heures du soir et s\u2019est continu\u00e9 les lundis suivants \u00e0 la m\u00eame heure<a href=\"#_ftn95\">[95]<\/a>. Baillet rappelle dans la notice n\u00e9crologique qu\u2019il consacre \u00e0 Timbal-Lagrave \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres le r\u00f4le qu\u2019il a jou\u00e9&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Enfin, on lui doit encore de nous avoir conserv\u00e9 le souvenir des le\u00e7ons de chimie appliqu\u00e9e \u00e0 l\u2019agriculture que Filhol faites en 1855, et dont il a publi\u00e9, sous forme de brochure, un r\u00e9sum\u00e9 fid\u00e8le<a href=\"#_ftn96\"><strong>[96]<\/strong><\/a><\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>Les rapports<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Tous les rapports indiquent les qualit\u00e9s d\u2019enseignant d\u2019Edouard Filhol.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 16 ao\u00fbt 1858, le recteur Joseph Rocher \u00e9crit&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>M. Filhol apporte dans son enseignement \u00e0 la facult\u00e9 des sciences la sup\u00e9riorit\u00e9 d\u2019esprit, la hauteur de vues, la clart\u00e9 d\u2019exposition, l\u2019excellente m\u00e9thode qui distinguent le cours profess\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine. Il a, sur ma demande, ouvert des conf\u00e9rences qui ont pour objet l\u2019application de la chimie \u00e0 l\u2019agriculture. Ces conf\u00e9rences sont principalement suivies par des hommes du monde heureux&nbsp; d\u2019y trouver les donn\u00e9es propres \u00e0 jeter un jour utile sur une science d\u2019un aussi grand int\u00e9r\u00eat dans un pays o\u00f9 l\u2019agriculture est en retard. M. Filhol jouit, comme professeur de cette facult\u00e9 d\u2019une consid\u00e9ration qui ajoute \u00e0 l\u2019\u00e9clat de ses autres titres<\/em><a href=\"#_ftn97\">[97]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le recteur Roch Roustan (1801-1870) note le 22 juillet 1864&nbsp;:&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;J\u2019ai d\u00e9j\u00e0 eu l\u2019occasion de dire dans les bulletins personnels relatifs \u00e0 la Facult\u00e9 des Sciences tout le bien que je pense et toute l\u2019estime dont jouit ici M. Filhol. Membre du Conseil Municipal, il y a une position honorable et de l\u2019ascendant. On n\u2019a jamais, d\u2019ailleurs, envelopp\u00e9e de plus estimables qualit\u00e9s sous des formes plus douces et plus modestes<\/em><a href=\"#_ftn98\">[98]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 1<sup>er<\/sup> janvier 1869, Victor Duruy (1811-1894), ministre de l\u2019Instruction publique, signe l\u2019arr\u00eat\u00e9 de promotion de M. Filhol, professeur \u00e0 la Facult\u00e9 des Sciences, \u00e0 la premi\u00e8re classe de son emploi<a href=\"#_ftn99\">[99]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut lire le 7 mai 1869&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Excellent professeur, d\u2019un z\u00e8le infatigable, Professeur \u00e0 la Facult\u00e9 des Sciences et \u00e0 l\u2019Ecole de M\u00e9decine, Directeur de ce dernier \u00e9tablissement, Maire de la Ville, Membre de plus de dix Commissions qui se r\u00e9unissent assez fr\u00e9quemment, M. Filhol toujours pr\u00e9sent partout, fait face \u00e0 ses nombreuses occupations et l\u2019on ne peut assez louer son d\u00e9vouement et la mani\u00e8re dont il remplit ses devoirs<\/em><a href=\"#_ftn100\">[100]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1871, \u00ab&nbsp;<em>Chimiste estim\u00e9, a obtenu cette ann\u00e9e une m\u00e9daille d\u2019or dans les concours des Soci\u00e9t\u00e9s savantes. A quitt\u00e9 r\u00e9cemment la mairie o\u00f9 il rencontrait de graves difficult\u00e9s soulev\u00e9es par une opposition des plus hostiles&nbsp;; m\u00e9rite encouragement<\/em><a href=\"#_ftn101\">[101]<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Adolphe Gatien-Arnoult (1800-1886), professeur de philosophie \u00e0 la facult\u00e9 des lettres de Toulouse, recteur de l\u2019acad\u00e9mie de Toulouse de 1871 \u00e0 1873 et souligne le 26 avril 1872 les difficult\u00e9s rencontr\u00e9es \u00e0 la mairie par Filhol tout en soulignant ses qualit\u00e9s professionnelles&nbsp;:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Les Notes donn\u00e9es ci-contre par M. le Doyen de la Facult\u00e9 des Sciences o\u00f9 M. Filhol est aussi professeur, se retrouvent convenablement ici. Le Savoir de M. Filhol comme chimiste et son talent comme professeur sont incontestables et incontest\u00e9s. Il en est de m\u00eame de son exactitude comme administrateur. Mais il laisse \u00e0 d\u00e9sirer pour l\u2019habilet\u00e9 \u00e0 diriger les hommes et \u00e0 les manier. Son caract\u00e8re est susceptible et irritable, sous une apparence de grande douceur. Dans les luttes politico-municipales qui ont \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialement vives \u00e0 Toulouse pendant les derni\u00e8res ann\u00e9es de l\u2019Empire, la conduite de M. Filhol comme conseiller municipal, adjoint et Maire a \u00e9t\u00e9 diversement appr\u00e9ci\u00e9e&nbsp;; mais je ne peux rien en dire m\u2019\u00e9tant toujours trouv\u00e9 dans le camp oppos\u00e9 au sien. M. Le Recteur qui (se joignant alors \u00e0 M. le Doyen) demandait \u00e0 cor et \u00e0 cri ma mise \u00e0 la retraite et me notait peu favorablement, vantait au contraire, outre mesure, le grand d\u00e9vouement de M. Filhol au Gouvernement et aux int\u00e9r\u00eats de la Ville. La Municipalit\u00e9 actuelle (administration et Conseil) aime peu M. Filhol qui ne l\u2019aime gu\u00e8re. Mes rapports avec lui n\u2019ont jamais cess\u00e9 d\u2019\u00eatre bons, quand m\u00eame, ils le sont encore<\/em><a href=\"#_ftn102\">[102]<\/a> \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le rapport \u00e9crit par le recteur Charles Capmas (1818-1898) le 5 juin 1881, est tr\u00e8s \u00e9logieux :&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Malgr\u00e9 son \u00e2ge, M. Filhol s\u2019acquitte parfaitement de toutes ses fonctions. C\u2019est un fonctionnaire sous tous les rapports des plus m\u00e9ritants, et son \u00e9loge n\u2019est plus \u00e0 faire. Il joint \u00e0 ses autres qualit\u00e9s une extr\u00eame modestie et une grande am\u00e9nit\u00e9 de caract\u00e8re<\/em><a href=\"#_ftn103\">[103]<\/a>\u00bb. Quelques jours auparavant, le 15 mai, le Doyen de la Facult\u00e9 des sciences \u00e9crivait&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>M. Filhol, \u00e2g\u00e9 de 67 ans est encore plein d\u2019autorit\u00e9 et d\u2019ardeur. C\u2019est assur\u00e9ment un des professeurs qui honorent le plus la Facult\u00e9 des sciences<\/em>&nbsp;<a href=\"#_ftn104\">[104]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, le 30 mai 1882, le recteur Claude Perroud (1839-1919) souligne le cumul des fonctions&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Savant et ayant l\u2019esprit scientifique&nbsp;; d\u00e9vou\u00e9 \u00e0 son enseignement et \u00e0 l\u2019universit\u00e9&nbsp;; bon et bienveillant&nbsp;; toutes ces qualit\u00e9s font que je ne m\u2019inscris pas contre le cumul des fonctions de Directeur de l\u2019Ecole de m\u00e9decine et de professeur \u00e0 la Facult\u00e9 des sciences qui, en lui-m\u00eame, est un abus<\/em><a href=\"#_ftn105\">[105]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol aura deux \u00e9l\u00e8ves c\u00e9l\u00e8bres&nbsp;: Jean-Baptiste Senderens (1856-1937) avec qui il signera quelques publications et Paul Sabatier (1854-1941). En 1868, Paul Sabatier, \u00e9l\u00e8ve au lyc\u00e9e de Toulouse suit les cours de Daguin et de Filhol \u00e0 la facult\u00e9<a href=\"#_ftn106\">[106]<\/a>, c\u2019est l\u00e0 qu\u2019il prend go\u00fbt aux sciences. Il succ\u00e9dera \u00e0 Filhol dans la chaire de chimie et sera prix Nobel en 1912 pour des travaux effectu\u00e9s avec Senderens.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"><em>Le baccalaur\u00e9at<\/em><\/span><\/h4>\n\n\n\n<p>En plus des cours de chimie, Filhol, comme ses coll\u00e8gues, &nbsp;appartient aux jurys de baccalaur\u00e9at et se d\u00e9place \u00e0 Rodez, Cahors et Tarbes. Molins pr\u00e9cise ce qu\u2019il pense des manuels, le 21 novembre 1860&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Persuadez-vous enfin qu\u2019un savoir, lentement mais s\u00fbrement \u00e9labor\u00e9 par des efforts assidus, peut seul vous \u00e9lever au niveau de l\u2019\u00e9preuve qui vous attend. Qui ne conna\u00eet cependant ces moyens artificiels de pr\u00e9paration, ces recueils complaisants, r\u00e9dig\u00e9s en vue des facilit\u00e9s de la m\u00e9moire, et destin\u00e9s \u00e0 conduire au dipl\u00f4me, on l\u2019esp\u00e8re assur\u00e9ment, dans le moins de temps et avec la moindre somme de connaissance possible&nbsp;? c\u2019est l\u00e0, en effet, la pr\u00e9tention du manuel, ce professeur muet, comme on l\u2019a si bien appel\u00e9, sans esprit et sans \u00e2me, que des \u00e9l\u00e8ves impr\u00e9voyants osent pr\u00e9f\u00e9rer aux hommes de talent, de savoir et de c\u0153ur qui s\u2019\u00e9puisent dans leurs chaires \u00e0 inculquer \u00e0 la jeunesse les saines doctrines de la science <\/em><a href=\"#_ftn107\">[107]<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/baccalaureat-reduit-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2753\" width=\"444\" height=\"676\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/baccalaureat-reduit-1.jpg 600w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/baccalaureat-reduit-1-197x300.jpg 197w\" sizes=\"(max-width: 444px) 100vw, 444px\" \/><figcaption><span class=\"has-inline-color has-white-color\">Filhol, examinateur du baccalaur\u00e9at en 1856.<br> Conseil d\u00e9partemental, Archives d\u00e9partementales de la Haute-Garonne<\/span><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le tableau ci-contre indique le nombre de candidats &nbsp;inscrits au baccalaur\u00e9at es-sciences,&nbsp; de 1851 \u00e0 1879, il fluctue de 88 \u00e0 560, les candidats admis repr\u00e9sentent entre 38% et&nbsp;&nbsp; % des inscrits. Les modalit\u00e9s de l\u2019examen ont \u00e9t\u00e9 plusieurs fois modifi\u00e9es. Le baccalaur\u00e9at restreint est mis en place pour les futurs \u00e9l\u00e8ves de l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine. Un nombre non n\u00e9gligeable de candidats inscrits poss\u00e8de d\u00e9j\u00e0 le baccalaur\u00e9at es-lettres mais le nombre de re\u00e7us est d\u2019environ 50%. Dans leurs rapports les doyens soulignent le peu de s\u00e9rieux de certains candidats dans leur pr\u00e9paration. La consultation des registres d\u2019examen montre aussi que de nombreux candidats inscrits ne se pr\u00e9sentent pas. Les fiches remplies par les examinateurs donnent une id\u00e9e des questions pos\u00e9es ainsi que des appr\u00e9ciations port\u00e9es par le jury qui conclut en donnant une mention ou non. Souvent, ce sont les candidats qui poss\u00e8dent le baccalaur\u00e9at es-lettres qui obtiennent les mentions tr\u00e8s bien et bien. En 1868, par exemple, les questions suivantes sont pos\u00e9es \u00e0 un candidat&nbsp;: condensateur \u00e9lectrique et oxydes m\u00e9talliques, le jury note pour l\u2019\u00e9lectricit\u00e9&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>le candidat r\u00e9pond bien et avec facilit\u00e9, il y a pourtant quelques lacunes<\/em>&nbsp;\u00bb et en chimie&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>le candidat r\u00e9pond facilement et assez bien&nbsp;<\/em>\u00bb, l\u2019ensemble des \u00e9preuves conduit \u00e0 la mention assez bien, en 1869, chaleur sp\u00e9cifique et du soufre, l\u2019appr\u00e9ciation est&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>r\u00e9ponses exactes et compl\u00e8tes<\/em>&nbsp;\u00bb en physique et en chimie \u00ab&nbsp;<em>r\u00e9ponses tr\u00e8s satisfaisantes&nbsp;\u00bb<\/em>, le candidat obtient une mention bien.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le baccalaur\u00e9at \u00e8s sciences d\u00e9livr\u00e9 par la facult\u00e9 des sciences de Toulouse de 1855 \u00e0 1879<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Ann\u00e9e<\/td><td>Nombre total de candidats<\/td><td>Baccalaur\u00e9at complet<\/td><td>Nombre de candidats re\u00e7us<\/td><td>Nombre de candidats au baccalaur\u00e9at restreint<\/td><td>Nombre de candidats re\u00e7us<\/td><td>Candidats ayant d\u00e9j\u00e0 le baccalaur\u00e9at \u00e8s-lettres<\/td><td>Nombre de candidats re\u00e7us<\/td><\/tr><tr><td>inscrits<\/td><td>admis<\/td><\/tr><tr><td>1855<\/td><td>495<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>175<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>66<\/td><td>37<\/td><\/tr><tr><td>1856<\/td><td>465<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>161<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>66<\/td><td>37<\/td><\/tr><tr><td>1857<\/td><td>369<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>141<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1858<\/td><td>442<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>156<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>43<\/td><td>23<\/td><\/tr><tr><td>1859<\/td><td>448<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>184<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>63<\/td><td>37<\/td><\/tr><tr><td>1860<\/td><td>454<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>172<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>85<\/td><td>38<\/td><\/tr><tr><td>1861<\/td><td>529<\/td><td>311<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>175<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>40<\/td><td>13<\/td><\/tr><tr><td>1862<\/td><td>388<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>185<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>67<\/td><td>35<\/td><\/tr><tr><td>1863<\/td><td>465<\/td><td>265<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>138+32<\/td><td>58<\/td><td>32<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1864<\/td><td>396<\/td><td>240<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>138<\/td><td>80<\/td><td>28<\/td><td>139<\/td><td>58<\/td><\/tr><tr><td>1865<\/td><td>410<\/td><td>293<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>151<\/td><td>82<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>155<\/td><td>74<\/td><\/tr><tr><td>1866<\/td><td>335<\/td><td>233<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>154<\/td><td>97<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>155<\/td><td>77<\/td><\/tr><tr><td>1867<\/td><td>281<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>143<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1868<\/td><td>302<\/td><td>220<\/td><td>102<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>82<\/td><td>38<\/td><td>141<\/td><td>75<\/td><\/tr><tr><td>1869<\/td><td>338<\/td><td>229<\/td><td>107<\/td><td>165<\/td><td>109<\/td><td>38<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1870<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1871<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1872<\/td><td>365<\/td><td>237<\/td><td>112<\/td><td>168<\/td><td>128 (116)<\/td><td>56<\/td><td>98<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1873<\/td><td>378<\/td><td>256<\/td><td>105<\/td><td>162<\/td><td>122 (119)<\/td><td>57<\/td><td>93<\/td><td>49<\/td><\/tr><tr><td>1874<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1875<\/td><td>379<\/td><td>291<\/td><td>130<\/td><td>165<\/td><td>88 (76)<\/td><td>35<\/td><td>74<\/td><td>46<\/td><\/tr><tr><td>1876<\/td><td>404<\/td><td>314<\/td><td>138<\/td><td>173<\/td><td>90 (85)<\/td><td>35<\/td><td>82<\/td><td>50<\/td><\/tr><tr><td>1877<\/td><td>404<\/td><td>322<\/td><td>140<\/td><td>173<\/td><td>82<\/td><td>33<\/td><td>76 +(20)<\/td><td>66<\/td><\/tr><tr><td>1878<\/td><td>447<\/td><td>346<\/td><td>142<\/td><td>190<\/td><td>101 (94)<\/td><td>48<\/td><td>106<\/td><td>68<\/td><\/tr><tr><td>1879<\/td><td>563<\/td><td>452<\/td><td>172<\/td><td>217<\/td><td>111<\/td><td>45<\/td><td>110<\/td><td>60<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<h3><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">La licence et les th\u00e8ses<\/span><\/em><\/h3>\n\n\n\n<p>Sur la m\u00eame p\u00e9riode, le nombre de candidats inscrits aux examens de licence varie de 4 \u00e0 20. A l\u2019\u00e9poque, cet examen permettait ensuite d\u2019enseigner. Il y a trois licences, une de sciences math\u00e9matiques, une de sciences physiques et une de sciences naturelles. La pr\u00e9paration est am\u00e9lior\u00e9e en mettant en place des conf\u00e9rences, des exercices \u00e9crits tandis que les \u00e9preuves sont modifi\u00e9es et qu\u2019une partie pratique est mise en place. D\u2019ailleurs Henri Molins pr\u00e9cise&nbsp;:&nbsp;<em>\u00ab Mais nous avons, en outre, des disciples v\u00e9ritables, qui aspirent \u00e0 la licence et r\u00e9clament de nous des soins plus particuliers. C\u2019est donc un groupe choisi, ayant sa destination sp\u00e9ciale, et auquel est r\u00e9serv\u00e9e la science approfondie, avec tous les d\u00e9veloppements qu\u2019exigent les mati\u00e8res simplement \u00e9bauch\u00e9es dans la le\u00e7on publique. La pr\u00e9paration de ces jeunes gens forme une partie essentielle de notre t\u00e2che, et j\u2019ajoute que les r\u00e9sultats en ont \u00e9t\u00e9 jusqu\u2019ici excellents&nbsp;<a href=\"#_ftn108\"><strong>[108]<\/strong><\/a>\u00bb. <\/em>En 1860, sur les douze candidats re\u00e7us, dix ont assist\u00e9 aux cours, aux exercices pratiques des conf\u00e9rences et la plupart pendant deux ans. Le 25 novembre 1865, des exercices \u00e9crits sont propos\u00e9s aux futurs candidats afin de mieux pr\u00e9parer \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de composition, tous les professeurs apportent leur concours. Henri Molins insiste sur deux points&nbsp;: la n\u00e9cessit\u00e9 de d\u00e9velopper un sujet avec m\u00e9thode, de savoir dessiner afin d\u2019\u00e9viter un long d\u00e9veloppement. Le 24 novembre 1868, Henri Molins dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>\u2026certain, d\u2019ailleurs, de r\u00e9unir autour de sa chaire une \u00e9lite d\u2019\u00e9tudiants, que lui importe le nombre&nbsp;? Il ne se demande pas combien ils sont mais ce qu\u2019ils valent<\/em><a href=\"#_ftn109\">[109]<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les remarques g\u00e9n\u00e9rales, le doyen pr\u00e9cise pratiquement tous les ans que l\u2019\u00e9crit est de meilleure qualit\u00e9 que l\u2019oral. En 1869, les sujets pos\u00e9s \u00e0 deux candidats \u00e0 la licence sont, pour le premier candidat, \u00e0 l\u2019\u00e9crit \u00ab&nbsp;<em>Ph\u00e9nom\u00e8nes thermo-\u00e9lectriques. Thermo-multiplicateur&nbsp;; sa graduation. Pyrom\u00e8tres et thermom\u00e8tres \u00e9lectriques&nbsp;; marche de ses instruments<\/em>.&nbsp;\u00bb, &nbsp;\u00e0 l\u2019oral, les questions portaient sur l\u2019optique \u00ab&nbsp;<em>structure de l\u2019\u0153il, th\u00e9orie de la vision, dispersion de la lumi\u00e8re&nbsp;<\/em>\u00bb, et en chimie&nbsp;:&nbsp;\u00ab <em>De l\u2019analyse du bronze. Des synth\u00e8ses en chimie organique.<\/em>&nbsp;\u00bb. Le candidat a aussi \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9 sur les caract\u00e8res des min\u00e9raux et les syst\u00e8mes cristallins en g\u00e9n\u00e9ral. Enfin, l\u2019\u00e9preuve pratique se composait de plusieurs op\u00e9rations chimiques. L\u2019\u00e9preuve \u00e9crite \u00e9tait bonne avec de nombreux dessins repr\u00e9sentant les appareils, les descriptions \u00e9taient exactes. A l\u2019oral, la physique a montr\u00e9 une instruction solide par contre la chimie a \u00e9t\u00e9 moins bien trait\u00e9e, enfin l\u2019\u00e9preuve pratique a donn\u00e9 satisfaction, c\u2019est pourquoi le candidat a obtenu la licence. Le second candidat a du traiter par \u00e9crit les questions suivantes&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Des d\u00e9compositions &nbsp;\u00e9lectro-chimiques. Lois de l\u2019\u00e9lectrolyse. Travail chimique des piles. Lois de la r\u00e9fraction de la lumi\u00e8re d\u00e9montr\u00e9es dans le syst\u00e8me des ondulations. Exp\u00e9rience du d\u00e9placement des franges d\u2019interf\u00e9rences. Application \u00e0 la mesure des indices de r\u00e9fraction.&nbsp;\u00bb <\/em>Cette \u00e9preuve montre des connaissances assez compl\u00e8tes sur les diff\u00e9rents sujets. A l\u2019oral, le candidat doit traiter en physique des chaleurs sp\u00e9cifiques des corps puis de la lunette astronomique, en chimie de l\u2019extraction du fer de ses divers minerais puis de la composition et des principales propri\u00e9t\u00e9s des mati\u00e8res sucr\u00e9es,&nbsp; il a tr\u00e8s bien d\u00e9crit l\u2019exp\u00e9rience permettant de d\u00e9terminer les chaleurs sp\u00e9cifiques ainsi que les diff\u00e9rentes pi\u00e8ces d\u2019une lunette astronomique, il a fait de m\u00eame en chimie en pr\u00e9cisant les proc\u00e9d\u00e9s r\u00e9cents en m\u00e9tallurgie du fer et en pr\u00e9sentant clairement le sujet sur les mati\u00e8res sucr\u00e9es. Par contre, en min\u00e9ralogie, il a eu du mal \u00e0 reconnaitre des esp\u00e8ces<\/p>\n\n\n\n<p>min\u00e9rales peut-\u00eatre \u00e0 cause de sa vue et \u00e0 donner le syst\u00e8me cristallin de la tourmaline. Enfin, \u00e0 l\u2019oral, il a eu \u00e0 pr\u00e9par\u00e9 de l\u2019iode et du chlorure de phosphore, il a satisfait \u00e0 cette \u00e9preuve et a donc \u00e9t\u00e9 re\u00e7u \u00e0 la licence<a href=\"#_ftn110\">[110]<\/a>.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Comme il s\u2019agit d\u2019une facult\u00e9 de province, il y a peu de th\u00e8ses soutenues \u00e0 Toulouse. En 1858, L\u00e9on Soubeiran soutient une th\u00e8se en sciences naturelles. Monsieur Berger, professeur \u00e0 Montpellier soutient une th\u00e8se en math\u00e9matiques en 1863, c\u2019est un ancien \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00e9cole normale sup\u00e9rieure. En 1864, c\u2019est&nbsp; Monsieur Barth\u00e9l\u00e9my, professeur \u00e0 Pau qui soutient une th\u00e8se en sciences naturelles, il poss\u00e8de d\u00e9j\u00e0 les trois licences obtenues, elles aussi \u00e0 Toulouse. En 1872, L\u00e9on Joulin (1838-1928), ancien \u00e9l\u00e8ve de l\u2019Ecole Polytechnique et ing\u00e9nieur des poudres \u00e0 Toulouse pr\u00e9sente deux th\u00e8ses, l\u2019une en physique&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Recherches sur l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 d\u00e9gag\u00e9e dans les actions m\u00e9caniques&nbsp;<\/em>\u00bb, l\u2019autre en chimie&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Recherches sur les doubles d\u00e9compositions salines<\/em>&nbsp;\u00bb. L\u2019ensemble est un travail consid\u00e9rable avec de tr\u00e8s nombreuses exp\u00e9riences mais la r\u00e9daction laisse \u00e0 d\u00e9sirer&nbsp;; par contre les explications donn\u00e9es en r\u00e9ponse aux questions du jury ont \u00e9t\u00e9 satisfaisantes et la mention bien a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9e au nouveau docteur \u00e8s sciences physiques<a href=\"#_ftn111\">[111]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Licences soutenues \u00e0 la facult\u00e9 des sciences de Toulouse de 1855 \u00e0 1879<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Ann\u00e9e<\/td><td>Nombre de candidats inscrits<\/td><td>Sciences math\u00e9matiques<\/td><td>Sciences physiques<\/td><td>Sciences naturelles<\/td><td>Nombre de candidats admis<\/td><td>Sciences math\u00e9matiques<\/td><td>Sciences physiques<\/td><td>Sciences naturelles<\/td><\/tr><tr><td>1855<\/td><td>12<\/td><td>0<\/td><td>8<\/td><td>4<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1856<\/td><td>5<\/td><td>1<\/td><td>1<\/td><td>3<\/td><td>4<\/td><td>0<\/td><td>1<\/td><td>3<\/td><\/tr><tr><td>1857<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1858<\/td><td>9<\/td><td>4<\/td><td>2<\/td><td>3<\/td><td>7<\/td><td>3<\/td><td>1<\/td><td>3<\/td><\/tr><tr><td>1859<\/td><td>10<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>5<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1860<\/td><td>20<\/td><td>7<\/td><td>10<\/td><td>3<\/td><td>12<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1861<\/td><td>10<\/td><td>2<\/td><td>7<\/td><td>1<\/td><td>8<\/td><td>0<\/td><td>7<\/td><td>1<\/td><\/tr><tr><td>1862<\/td><td>6<\/td><td>3<\/td><td>1<\/td><td>0<\/td><td>4<\/td><td>3<\/td><td>1<\/td><td>0<\/td><\/tr><tr><td>1863<\/td><td>12<\/td><td>7<\/td><td>4<\/td><td>1<\/td><td>4<\/td><td>3<\/td><td>0<\/td><td>1<\/td><\/tr><tr><td>1864<\/td><td>14<\/td><td>6<\/td><td>7<\/td><td>1<\/td><td>9<\/td><td>4<\/td><td>4<\/td><td>1<\/td><\/tr><tr><td>1865<\/td><td>7<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>4<\/td><td>2<\/td><td>2<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1866<\/td><td>7<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>4<\/td><td>2<\/td><td>2<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1867<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1868<\/td><td>5<\/td><td>2<\/td><td>3<\/td><td>0<\/td><td>3<\/td><td>0<\/td><td>3<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1869<\/td><td>7<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>5<\/td><td>3<\/td><td>2<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1870<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1871<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1872<\/td><td>4<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>2<\/td><td>1<\/td><td>1<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1873<\/td><td>4<\/td><td>2<\/td><td>1<\/td><td>1<\/td><td>2<\/td><td>1<\/td><td>0<\/td><td>1<\/td><\/tr><tr><td>1874<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1875<\/td><td>5<\/td><td>2<\/td><td>2<\/td><td>1<\/td><td>2<\/td><td>0<\/td><td>2<\/td><td>0<\/td><\/tr><tr><td>1876<\/td><td>6<\/td><td>6<\/td><td>0<\/td><td>0<\/td><td>1<\/td><td>1<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1877<\/td><td>11<\/td><td>6<\/td><td>2<\/td><td>3<\/td><td>6<\/td><td>2<\/td><td>1<\/td><td>3<\/td><\/tr><tr><td>1878<\/td><td>6<\/td><td>6<\/td><td>0<\/td><td>0<\/td><td>3<\/td><td>3<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1879<\/td><td>11<\/td><td>4<\/td><td>5<\/td><td>2<\/td><td>5<\/td><td>1<\/td><td>3<\/td><td>1<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Un collaborateur, Jean Meill\u00e8s<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Jean Meill\u00e8s nait \u00e0 Limoux le 19 juin 1824. Il obtient une licence \u00e8s sciences math\u00e9matiques et accepte un poste \u00e0 l\u2019observatoire de Toulouse comme \u00e9l\u00e8ve astronome. Sa rencontre avec Filhol va modifier sa vie car \u00ab&nbsp;<em>le savant directeur de notre Ecole de m\u00e9decine lui parla de l\u2019avenir de la chimie et des ressources qu\u2019elle pr\u00e9sentait \u00e0 cette \u00e9poque avec tant d\u2019ardeur et tant d\u2019enthousiasme que Melli\u00e8s se d\u00e9cida \u00e0 suivre les conf\u00e9rences pour l\u2019obtention du titre de licenci\u00e9 \u00e8s sciences physiques. Il concourut un an et demi apr\u00e8s, et triompha encore facilement de cette nouvelle \u00e9preuve. Filhol, profond connaisseur de sujets studieux et intelligents, se l\u2019attacha aussit\u00f4t comme pr\u00e9parateur, titre qui devait se changer plus tard en celui de chef des travaux chimiques, qu\u2019il conserva jusqu\u2019\u00e0 la fin de ses jours<a href=\"#_ftn112\"><strong>[112]<\/strong><\/a>\u00bb. <\/em>Il pr\u00e9pare les exp\u00e9riences de cours, met au point des montages ing\u00e9nieux et participe aux recherches de Filhol. Avec son ami Cordurier, il trouve des mines de plomb argentif\u00e8re dans les Pyr\u00e9n\u00e9es ainsi qu\u2019un filon de nickel \u00e0 Artias. Il demande conseil \u00e0 Filhol car il souhaite tout abandonner \u00e0 Toulouse pour exploiter le minerai. Filhol lui conseille d\u00e9j\u00e0 d\u2019attendre la construction de la ligne de chemin de fer jusqu\u2019\u00e0 Saint-B\u00e9at mais Meill\u00e8s part quand m\u00eame. Bient\u00f4t le filon&nbsp; de nickel se r\u00e9v\u00e8le beaucoup moins important que pr\u00e9vu. Meill\u00e8s est oblig\u00e9 de rentrer \u00e0 Toulouse et gr\u00e2ce \u00e0 Filhol il retrouve toutes ses positions et va r\u00e9aliser de nombreux travaux de min\u00e9ralogie.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<h1><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Chapitre 3 : membre de diff\u00e9rentes soci\u00e9t\u00e9s<\/span><\/h1>\n\n\n\n<h3><em>1. A Paris<\/em><\/h3>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">L&rsquo;Acad\u00e9mie royale puis imp\u00e9riale et nationale de m\u00e9decine<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>En 1731, une acad\u00e9mie royale de chirurgie est fond\u00e9e par Louis XV et en 1778, une soci\u00e9t\u00e9 royale de m\u00e9decine voit le jour. Toutes deux disparaissent \u00e0 la r\u00e9volution. En 1820, le premier m\u00e9decin de Louis XVIII, le Baron Antoine Portal (1742-1832), est \u00e0 l\u2019origine de l\u2019acad\u00e9mie royale de m\u00e9decine qui deviendra imp\u00e9riale en 1852 et qui est nationale de nos jours.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s 1847, Filhol sollicite l\u2019Acad\u00e9mie afin de devenir correspondant<a href=\"#_ftn113\">[113]<\/a>, le chemin pour y parvenir sera long. En 1850, le rapporteur de la commission concernant un travail sur les eaux de Luchon conclut&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Enfin lorsque le moment de nommer des correspondants sera arriv\u00e9, nous esp\u00e9rons que l\u2019Acad\u00e9mie voudra bien se rappeler les titres nombreux qui recommandent M. Filhol&nbsp; \u00e0 son suffrage<a href=\"#_ftn114\"><strong>[114]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.<\/em> Cette conclusion figure \u00e0 nouveau dans le compte rendu concernant l\u2019\u00e9tude des eaux des Pyr\u00e9n\u00e9es<a href=\"#_ftn115\">[115]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Il re\u00e7oit une m\u00e9daille d\u2019argent en 1852 accord\u00e9e aux m\u00e9decins inspecteurs des eaux min\u00e9rales. Cette distinction a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9e pour encourager le z\u00e8le des m\u00e9decins et r\u00e9compense les meilleurs travaux re\u00e7us par l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine, celui de Filhol porte sur l\u2019analyse chimique des sources sulfureuses de Bagn\u00e8res-de -Luchon<a href=\"#_ftn116\">[116]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1853, l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine ne d\u00e9cerne pas de prix pour la question pos\u00e9e sur les eaux min\u00e9rales \u00ab&nbsp;<em>Trouver une m\u00e9thode d\u2019exp\u00e9rimentation chimique propre \u00e0 faire connaitre dans les eaux min\u00e9rales les corps simples ou compos\u00e9s, tels<\/em> <em>qu\u2019ils existent r\u00e9ellement \u00e0 l\u2019\u00e9tat normal&nbsp;\u00bb <\/em>mais distribue deux m\u00e9dailles d\u2019encouragement, l\u2019une \u00e0 Ernest Baudrimont d\u2019une valeur de 700 francs, l\u2019autre \u00e0 Edouard Filhol d\u2019une valeur de 300 francs<a href=\"#_ftn117\">[117]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>A la s\u00e9ance du 17 mai 1859, trois candidats se pr\u00e9sentent \u00e0 l\u2019\u00e9lection d\u2019un membre associ\u00e9 national&nbsp;: L\u00e9on Dufour, Jean Girardin et Edouard Filhol. Il y a 58 votants, Dufour obtient 45 suffrages, Girardin 7 et Filhol 6, c\u2019est donc Dufour qui est \u00e9lu<a href=\"#_ftn118\">[118]<\/a>. Edouard Filhol est \u00e9lu correspondant lors de la s\u00e9ance du 16 octobre 1860, les candidats sont Filhol, Favre, Blondlot et Marchand, au premier tour, il obtient 25 suffrages et Favre 20, au second tour il compte 24 suffrages et Favre 14<a href=\"#_ftn119\">[119]<\/a>. Il est \u00e9lu dans la section chimie et pharmacie. Le 11 juillet 1865, il est, \u00e0 nouveau oppos\u00e9 \u00e0 Favre pour devenir membre associ\u00e9 national, il obtient 50 suffrages sur 54 et est \u00e9lu<a href=\"#_ftn120\">[120]<\/a>. &nbsp;L\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, \u00e0 la s\u00e9ance du 10 mai il \u00e9tait oppos\u00e9 \u00e0 Girardin et c\u2019est ce dernier qui avait \u00e9t\u00e9 \u00e9lu avec 45 suffrages contre 18 \u00e0 Filhol<a href=\"#_ftn121\">[121]<\/a>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>A partir de 1879, la pr\u00e9sence en s\u00e9ance d\u2019Edouard Filhol est pr\u00e9cis\u00e9e dans le proc\u00e8s-verbal des s\u00e9ances.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de son d\u00e9c\u00e8s, le Pr\u00e9sident indique&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>ses travaux importants en chimie, et principalement en chimie hydrologique, lui ont promptement donn\u00e9 une grande et l\u00e9gitime notori\u00e9t\u00e9. Il \u00e9tait associ\u00e9 national de l\u2019Acad\u00e9mie depuis 1865<a href=\"#_ftn122\"><strong>[122]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">La Soci\u00e9t\u00e9 de pharmacie de Paris<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Membre&nbsp; correspondant de la Soci\u00e9t\u00e9 de pharmacie de Paris d\u00e8s 1845<a href=\"#_ftn123\">[123]<\/a>, secr\u00e9taire annuel en 1849 et pr\u00e9sident en 1873. Cette soci\u00e9t\u00e9 a vu le jour le 3 ao\u00fbt 1803 et a \u00e9t\u00e9 reconnue d\u2019utilit\u00e9 publique le 5 octobre 1897. Elle deviendra Acad\u00e9mie de pharmacie par d\u00e9cret le 5 septembre 1946 et Acad\u00e9mie nationale de pharmacie en 1989. Edouard Filhol est rapporteur du concours en 1848 et fait d\u00e9cerner \u00e0 Dorvault le grand prix pour son travail sur la magn\u00e9sie.<\/p>\n\n\n\n<p>Au sein de la Soci\u00e9t\u00e9 de pharmacie, l\u2019Union scientifique des pharmaciens de France est cr\u00e9e le 5 juillet 1876 gr\u00e2ce \u00e0 Alexandre Brutus Bussy, pr\u00e9sident honoraire de la Soci\u00e9t\u00e9 des pharmaciens de Paris. La premi\u00e8re r\u00e9union a lieu le 6 avril 1877 \u00e0 l\u2019Ecole sup\u00e9rieure de pharmacie de Paris. Le but de cette union est le perfectionnement de la pharmacie et le progr\u00e8s des sciences aff\u00e9rentes, Bussy a \u00e9crit&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>On peut dire avec raison que la pharmacie a \u00e9t\u00e9 le berceau de la chimie, mais on ne saurait m\u00e9conna\u00eetre que cette derni\u00e8re s\u2019est singuli\u00e8rement \u00e9mancip\u00e9e&nbsp;: la maison maternelle ne suffit plus \u00e0 la contenir aujourd\u2019hui&nbsp;; c\u2019est \u00e0 nous de la suivre dans l\u2019essor glorieux qu\u2019elle a pris, si nous voulons rester dignes de l\u2019honneur de lui avoir donn\u00e9 naissance<\/em><a href=\"#_ftn124\">[124]<\/a>&nbsp;\u00bb. &nbsp;L\u2019Union aura une r\u00e9union annuelle&nbsp; tous les ans \u00e0 Paris au mois d\u2019avril, elle ne s\u2019occupera que de travaux et ds questions scientifiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux notes sont pr\u00e9sent\u00e9es au nom de Filhol&nbsp;: la pr\u00e9sence de l\u2019arsenic dans les bouchons et les tubes en caoutchouc vulcanis\u00e9 du commerce et un nouveau proc\u00e9d\u00e9 pour d\u00e9couvrir &nbsp;de tr\u00e8s faibles quantit\u00e9s d\u2019iode<a href=\"#_ftn125\">[125]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>La pr\u00e9sence de l\u2019arsenic&nbsp; pose un probl\u00e8me pour les expertises chimico-l\u00e9gales. En effet, si on fait r\u00e9agir les mati\u00e8res&nbsp; suspectes&nbsp; dans un ballon bouch\u00e9 avec un bouchon en caoutchouc vulcanis\u00e9, il y aura des traces d\u2019arsenic dans les produits obtenus m\u00eame si les mati\u00e8res utilis\u00e9es n\u2019en contenaient pas et si le bouchon est neuf la quantit\u00e9 est plus importante. Il faut donc proscrire l\u2019utilisation de tels bouchons dans les expertises.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autre part, si le liquide, qui peut contenir de l\u2019iode, est mis en pr\u00e9sence d\u2019hydroxyde de potassium, le produit obtenu subit une vaporisation, puis si on ajoute de l\u2019alcool au r\u00e9sidu sec et on le vaporise \u00e0 nouveau. De l\u2019eau distill\u00e9e est ajout\u00e9e au r\u00e9sidu obtenu. A cette solution aqueuse, on ajoute de l\u2019acide chlorhydrique pur, une petite quantit\u00e9 d\u2019acide chromique et une ou deux gouttes&nbsp; de sulfure de carbone. On agite le m\u00e9lange. L\u2019iode se dissout dans le sulfure de carbone et donne une solution violette plus ou moins intense en fonction de la quantit\u00e9 d\u2019iode.&nbsp; 0,02mg d\u2019iode peut \u00eatre ainsi d\u00e9cel\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1878, \u00e0 la s\u00e9ance annuelle de la Soci\u00e9t\u00e9, le 25 avril, Edouard Filhol figure comme membre et certains de ses travaux sont rappel\u00e9s comme les analyses des eaux d\u2019Alet et d\u2019Aulus ainsi que la formation de la sulfuraire qui a l\u2019aspect d\u2019une chevelure blanche et qui est obtenue en mettant en pr\u00e9sence de l\u2019eau min\u00e9rale de Bagn\u00e8res-de-Luchon et de l\u2019eau froide. Lors de la troisi\u00e8me s\u00e9ance annuelle, le 18 avril 1879, Filhol est \u00e9lu pr\u00e9sident par acclamation<a href=\"#_ftn126\">[126]<\/a>.&nbsp; Filhol et Aristide Fr\u00e9bault ont aussi d\u00e9termin\u00e9 la richesse en tannins d\u2019un certain nombre de plantes, en les transformant en tannates d\u2019\u00e9tain.<\/p>\n\n\n\n<h4><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"><em>La Soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;hydrologie m\u00e9dicale de Paris<\/em><\/span><\/h4>\n\n\n\n<p>Cette soci\u00e9t\u00e9 est cr\u00e9e le 21 d\u00e9cembre 1853 car <em>\u00ab&nbsp;les eaux min\u00e9rales ont pris, depuis peu d\u2019ann\u00e9es, dans la th\u00e9rapeutique, une place importante et impr\u00e9vue peut-\u00eatre, ce qu\u2019expliquent et justifient parfaitement leurs heureuses applications, la confiance plus \u00e9clair\u00e9e que leur accordent la plupart des praticiens, le go\u00fbt des voyages<\/em> <em>r\u00e9pandu dans le public, et la facilit\u00e9 nouvelle des communications<\/em><a href=\"#_ftn127\">[127]<\/a>&nbsp;\u00bb. Elle poss\u00e8de une revue appel\u00e9e \u00ab&nbsp;Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019hydrologie m\u00e9dicale de Paris&nbsp;\u00bb. Edouard Filhol est membre honoraire et adjoint \u00e0 la commission d\u2019analyse \u00e0 partir de 1863. Il pr\u00e9sente de nombreuses notes sur les diff\u00e9rents travaux qu\u2019il effectue sur les eaux min\u00e9rales des d\u00e9partements du Sud de la France. D\u2019ailleurs, il est f\u00e9licit\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 pour son travail sur les eaux de Bar\u00e8ges&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>M. le professeur Filhol avait bien voulu se charger du premier<\/em> (rapport analytique sur les eaux de Bar\u00e8ges), <em>et votre commission d\u2019analyse, d\u00e9rogeant \u00e0 ses habitudes, a voulu que le travail de l\u2019\u00e9minent chimiste conserv\u00e2t devant vous le caract\u00e8re personnel qui lui appartient&nbsp;<a href=\"#_ftn128\"><strong>[128]<\/strong><\/a>\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">La Soci\u00e9t\u00e9 chimique de Paris<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Cette soci\u00e9t\u00e9 na\u00eet \u00e0 Paris en 1857, elle prendra le nom de soci\u00e9t\u00e9 chimique de France en 1906, nom qu\u2019elle porte actuellement. Dans ses bulletins de nombreux travaux de Filhol sont cit\u00e9s, ils portent sur les eaux et la chlorophylle. Ses recherches avec Senderens sont aussi mentionn\u00e9es. Il est indiqu\u00e9 comme membre non r\u00e9sidant en 1872<a href=\"#_ftn129\">[129]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3><em>2. A Toulouse<\/em><\/h3>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol appartient \u00e0 de nombreuses soci\u00e9t\u00e9s r\u00e9gionales ainsi qu\u2019\u00e0 des commissions locales.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 24 avril 1870, \u00e0 la Sorbonne, a lieu la distribution des r\u00e9compenses aux membres des soci\u00e9t\u00e9s savantes des d\u00e9partements. En sciences, les m\u00e9dailles d\u2019or sont donn\u00e9es aux laur\u00e9ats suivants Edouard Filhol, Dominique Godron, doyen de la facult\u00e9 des sciences de Nancy et le P\u00e8re Armand David, missionnaire en Chine<a href=\"#_ftn130\">[130]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">L&rsquo;Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettre<\/span><\/em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">s<\/span> <em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">de Toulouse<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Cette acad\u00e9mie prend ce nom en 1746, disparait \u00e0 la R\u00e9volution et est r\u00e9tablie le 3 ao\u00fbt 1807 avec pratiquement les m\u00eames membres. Quand Edouard Filhol en devient membre, il est le 5<sup>\u00e8me<\/sup> membre de la section de chimie et gr\u00e2ce \u00e0 lui pour la premi\u00e8re fois la classe des sciences est compl\u00e8te. Les autres chimistes sont Jean-Baptiste Pailh\u00e8s, Jean-Pierre Magnes-Lahens, Couseran, Charles Magnes-Lahens fils pharmaciens. C\u2019est Charles Magnes-Lahens qui fit le rapport le 8 mai 1843. Les comptes rendus de cette acad\u00e9mie proposent de nombreux expos\u00e9s faits par Edouard Filhol, ils concernent les diff\u00e9rentes recherches qu\u2019il a entreprises.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la liste des membres au 20 juillet 1843, Edouard Filhol est membre associ\u00e9 ordinaire de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles Lettres de Toulouse dans la seconde section sciences physiques et naturelles en&nbsp; chimie<a href=\"#_ftn131\">[131]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Le pr\u00e9sident<\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il en sera plusieurs fois pr\u00e9sident et aura l\u2019occasion de prononcer le discours d\u2019ouverture de la s\u00e9ance publique annuelle. Ses coll\u00e8gues de l\u2019Ecole de m\u00e9decine et de la facult\u00e9 des sciences Nicolas Joly, Jean-Baptiste Noulet et Dominique Clos ont eux aussi \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sident de cette soci\u00e9t\u00e9 savante.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1854, Edouard Filholest secr\u00e9taire adjoint. Lors des \u00e9lections annuelles, le 15 juin 1854, il en devient le Directeur, Emilien Hamel est Pr\u00e9sident et Henri Molins secr\u00e9taire adjoint<a href=\"#_ftn132\">[132]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 19 juillet 1855, l\u2019Acad\u00e9mie, \u00e0 la demande de M. le Pr\u00e9fet, d\u00e9signe Edouard Filhol pour faire partie de la Commission d\u00e9partementale, charg\u00e9e de visiter l\u2019exposition universelle<a href=\"#_ftn133\">[133]<\/a>. Un rapport est pr\u00e9sent\u00e9 par M. Dup\u00e9rier lors d\u2019une r\u00e9union du Conseil g\u00e9n\u00e9ral. Ce sont messieurs Filhol, Noulet, Planet et Urbain Vitry qui ont repr\u00e9sent\u00e9 le d\u00e9partement et la ville de Toulouse. Le rapporteur poursuit \u00ab&nbsp;<em>M. Filhol vous rend compte des r\u00e9sultats pratiques obtenus dans les sciences chimiques et physiques. Tout le monde sait que ces sciences sont aujourd\u2019hui le point de d\u00e9part de toutes les conqu\u00eates industrielles. Le compte rendu de M. Filhol fait ressortir la situation dominante de la science dont il est l\u2019un des plus habiles repr\u00e9sentants \u00e0 Toulouse. Ses le\u00e7ons et son exemple g\u00e9n\u00e9raliseront dans notre pays la connaissance des proc\u00e9d\u00e9s savants et m\u00e9thodiques pour produire abondamment et \u00e9conomiquement toutes les choses qui d\u00e9pendent des sciences qu\u2019il cultive<a href=\"#_ftn134\"><strong>[134]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb. Edouard <\/em>Filholl fait un rapport sur l\u2019exposition universelle de Paris en 1855, c\u2019est un plaidoyer pour la chimie&nbsp;: \u00ab<em>L\u2019influence que la chimie exerce sur les progr\u00e8s de l\u2019industrie moderne est si grande, qu\u2019il serait difficile de citer une des branches<\/em> <em>de cette industrie qui ne lui soit pas redevable d\u2019aucun perfectionnement\u2026Si nous voulions pousser jusqu\u2019au bout l\u2019\u00e9num\u00e9ration des services que la chimie a rendus \u00e0 l\u2019industrie, nous retrouverions partout son influence bienfaisante et civilisatrice&nbsp;<a href=\"#_ftn135\"><strong>[135]<\/strong><\/a>\u00bb.<\/em> Il d\u00e9crit ensuite diff\u00e9rents produits le charbon moul\u00e9, les allumettes, l\u2019acide sulfurique, le cyanure jaune de potassium et de fer, les bougies st\u00e9ariques, l\u2019acide s\u00e9bacique, l\u2019alcool caprylique, les savons, les mati\u00e8res colorantes, les papiers, les g\u00e9latines, les cuirs et peaux, les ardoise \u00e9maill\u00e9es, le ciment Sorel, les fontes et t\u00f4les \u00e9maill\u00e9es, les produits c\u00e9ramiques, les produits chimiques, l\u2019opium indig\u00e8ne, le caoutchouc, l\u2019amidon, le gluten panifi\u00e9, les vins et diff\u00e9rentes techniques la conservation des bois, la silicatisation des pierres, la conservation des viandes, la conservation des l\u00e9gumes et il termine en pr\u00e9sentant des industries li\u00e9es aux progr\u00e8s de la physique comme la photographie et la galvanoplastie<a href=\"#_ftn136\">[136]<\/a>.&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le discours d\u2019ouverture, le 18 mai 1856, traite de l\u2019industrie toulousaine[137]. \u00c9douard Filhol commence par dire que \u00ab&nbsp;<em>Toulouse<\/em> <em>ne fut jamais une ville florissante par son industrie&nbsp;\u00bb<\/em>. Le travail des m\u00e9taux, du marbre, la carrosserie, des fabriques de papier, de cartons, des usines \u00e0 gaz d\u2019\u00e9clairage, &nbsp;la pr\u00e9paration des \u00e9toffes se sont bien d\u00e9velopp\u00e9s. Une fabrique de bougies st\u00e9ariques vient de s\u2019installer. Mais les machines outils sont \u00e0 peine connues \u00e0 Toulouse, les industries qui se rattachent \u00e0 l\u2019agriculture sont dans un \u00e9tat d\u00e9plorable mais les &nbsp;moyens de communication vont rendre les \u00e9changes plus faciles. Des cours de sciences appliqu\u00e9es vont permettre aussi la vulgarisation des d\u00e9couvertes r\u00e9centes qui seront utiles \u00e0 l\u2019industrie.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le 7 juin 1857, il plaide pour le d\u00e9sint\u00e9ressement&nbsp; du savant, parle de Th\u00e9nard et de la soci\u00e9t\u00e9 qu\u2019il a fond\u00e9e ainsi que de la grandeur de la science. Il dit&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Celui qui aime r\u00e9ellement la science la cultive pour elle-m\u00eame, en dehors de toute pens\u00e9e d\u2019int\u00e9r\u00eat personnel&nbsp;; le seul but qu\u2019il se propose est d\u2019acqu\u00e9rir des connaissances nouvelles et de les livrer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 qui en fera son profit&nbsp;: la seule r\u00e9compense qu\u2019il ambitionne, est de voir le fruit de ses travaux contribuer au bien-\u00eatre de tous&nbsp;\u2026Mais il est permis d\u2019esp\u00e9rer que l\u2019aluminium, ce m\u00e9tal si l\u00e9ger, si ductile, si sonore, si inalt\u00e9rable, sera bient\u00f4t obtenu facilement en quantit\u00e9s consid\u00e9rables et \u00e0 bas prix<a href=\"#_ftn138\"><strong>[138]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de la s\u00e9ance publique annuelle, le 30 mai 1858, son discours porte sur les scientifiques en province. \u00ab&nbsp;<em>Serait-il donc vrai que celui qui n\u2019habite pas Paris est fatalement condamn\u00e9 \u00e0 n\u2019occuper qu\u2019une position secondaire dans le monde savant, quelle que soit d\u2019ailleurs son aptitude au travail et quelque sup\u00e9rieure que soit son intelligence&nbsp;\u00bb&nbsp;?&nbsp;<\/em>et il ajoute \u00ab&nbsp;<em>Pour r\u00e9ussir \u00e0 se cr\u00e9er un nom dans la science, il faut surtout, quand on habite en province, apporter un soin scrupuleux dans le choix des sujets d\u2019\u00e9tude qu\u2019on se propose de poursuivre&nbsp;\u00bb<\/em> mais le manque de biblioth\u00e8que, de mat\u00e9riel ne doivent pas emp\u00eacher la recherche, il faut, comme le pr\u00e9conise le Ministre de l\u2019instruction publique que les recherches int\u00e9ressent les localit\u00e9s. Il souligne que \u00ab&nbsp;<em>Laurent et Gerhardt, dont le monde savant regrette la mort pr\u00e9matur\u00e9e, ont produit, loin de la capitale, des travaux du plus grand m\u00e9rite&nbsp;<a href=\"#_ftn139\"><strong>[139]<\/strong><\/a>\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il est \u00e0 nouveau \u00e9lu, au scrutin secret, Pr\u00e9sident en remplacement de Gatien-Arnoult, le 7 janvier 1864<a href=\"#_ftn140\">[140]<\/a>. Le 11 juin 1865, l\u2019allocution qu\u2019il pr\u00e9sente s\u2019articule autour de trois th\u00e8mes&nbsp;: la science et l\u2019industrie, le r\u00f4le des soci\u00e9t\u00e9s savantes et l\u2019ouverture prochaine du mus\u00e9e<a href=\"#_ftn141\">[141]<\/a>. Pour le premier th\u00e8me, il montre le lien entre la recherche et les applications \u00ab&nbsp;<em>Les travaux de ces savants sont rarement de nature \u00e0 devenir l\u2019objet d\u2019application imm\u00e9diate. Il faut qu\u2019ils soient compl\u00e9t\u00e9s par des hommes qui, consentant \u00e0 descendre des hauteurs de la th\u00e9orie, en \u00e9tudient les d\u00e9tails et en d\u00e9veloppent le c\u00f4t\u00e9 pratique&nbsp;<\/em>\u00bb, le second th\u00e8me prend entre autre le cas particulier l\u2019Acad\u00e9mie de Toulouse qui \u00ab&nbsp;<em>a rendu\u2026d\u2019\u00e9minents services. Les m\u00e9dailles d\u2019encouragement qu\u2019elle distribue, ont d\u00e9termin\u00e9 plusieurs hommes instruits \u00e0 faire des \u00e9tudes s\u00e9rieuses concernant l\u2019histoire ou l\u2019arch\u00e9ologie du Midi de la France. Les sciences naturelles ont aussi profit\u00e9 des recherches entreprises \u00e0 l\u2019occasion de nos concours. De nombreux objets, qui probablement eussent \u00e9t\u00e9 perdus pour la science, nous sont adress\u00e9s tous les jours, et leur d\u00e9couverte compl\u00e8te les notions que nous poss\u00e9dions sur la pal\u00e9ontologie de nos contr\u00e9es&nbsp;\u00bb, <\/em>le dernier th\u00e8me concerne le mus\u00e9e qui va bient\u00f4t ouvrir au public<a href=\"#_ftn142\">[142]<\/a>.<em>&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>Les rapports et les m\u00e9moires<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Le 3 f\u00e9vrier 1848, il fait un rapport sur deux ouvrages&nbsp; de Monsieur Bonjean, pharmacien \u00e0 Chamb\u00e9ry. Un des ouvrages traite des eaux min\u00e9rales d\u2019Aix en Savoie, l\u2019autre rapporte des faits historiques relatifs \u00e0 l\u2019empoissonnement et il propose que Monsieur Bonjean devienne associ\u00e9 correspondant<a href=\"#_ftn143\">[143]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est rapporteur d\u2019un m\u00e9moire de monsieur Clostermans, ing\u00e9nieur des eaux de la ville de Toulouse, \u00ab&nbsp;sur l\u2019engorgement des tuyaux de fonte employ\u00e9s comme conduite d\u2019eau et sur les moyens propres \u00e0 pr\u00e9venir le d\u00e9veloppement des d\u00e9p\u00f4ts ferrugineux qui sont, \u00e0 Toulouse et dans quelques autres grandes villes, la cause principale de cet engorgement&nbsp;\u00bb<a href=\"#_ftn144\">[144]<\/a> . Sur les conduites en fonte, il se d\u00e9pose de l\u2019hydroxyde de fer en plus ou moins grande quantit\u00e9. Si comme \u00e0 Toulouse, la quantit\u00e9 est cons\u00e9quente, il faut envisager de remplacer les tuyaux en fonte. Il est possible de laisser les tuyaux \u00e0 l\u2019air libre pendant une ann\u00e9e, l\u2019hydroxyde de fer se d\u00e9sagr\u00e8ge, les tuyaux peuvent \u00eatre nettoy\u00e9s et remis en place. A Grenoble, des essais ont \u00e9t\u00e9 faits en recouvrant la face int\u00e9rieure des tuyaux par une couche de mortier hydraulique, on constate au bout de deux ans que l\u2019engorgement n\u2019a pas eu lieu. Il sera donc possible de ne pas remplacer les tuyaux.&nbsp; &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Avec ses coll\u00e8gues, Brassine, Joly, Saint-Guilhem, Petit ainsi que Vitry et Larrey, il examine le p\u00e9trin&nbsp; m\u00e9canique de monsieur Cardailhac. Ils se rendent \u00e0 la boulangerie, l\u2019appareil permet une rapidit\u00e9 d\u2019ex\u00e9cution, une \u00e9conomie de main d\u2019\u0153uvre, une grande propret\u00e9<a href=\"#_ftn145\">[145]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>La commission compos\u00e9e de Messieurs Petit, Molins, Filhol et Brassine pr\u00e9sente le m\u00e9moire de M. Jules Guibal relatif \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un nouveau ch\u00e2teau d\u2019eau, devant fournir 300 pouces d\u2019eau filtr\u00e9e. Le rapporteur conclut&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;Nous vous proposons de remercier M. Guibal de son int\u00e9ressante communication, en l\u2019engageant \u00e0 poursuivre des \u00e9tudes auxquelles il apporte du jugement et de la capacit\u00e9, et dont l\u2019application peut-\u00eatre aussi utile qu\u2019avantageuse pour notre cit\u00e9<a href=\"#_ftn146\">[146]<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette m\u00eame ann\u00e9e, Messieurs Couseran, Desbarreaux-Bernard et Filhol pr\u00e9sente un rapport sur le pain de gluten et la semoule de pain de gluten de M. Durand, boulanger \u00e0 Toulouse et sur un fourneau portatif destin\u00e9&nbsp; \u00e0 chauffer le pain de gluten, de mani\u00e8re \u00e0 le rendre agr\u00e9able au consommateur. Ils pr\u00e9cisent \u00ab&nbsp;Ce serait un grand avantage, messieurs, pour les habitants des campagnes de plusieurs d\u00e9partements m\u00e9ridionaux, si l\u2019on pouvait parvenir, \u00e0 peu de frais, \u00e0 am\u00e9liorer le pain des pauvres, et utiliser \u00e0 leur profit une mati\u00e8re \u00e9minemment nutritive, rejet\u00e9e par nos amidonniers, et devenant souvent, dans les grands centres de&nbsp; population, une cause d\u2019insalubrit\u00e9<a href=\"#_ftn147\">[147]<\/a>&nbsp;\u00bb. Un \u00e9chantillon de pain fait avec de la farine de mais et du gluten de bl\u00e9 est pr\u00e9sent\u00e9 par Filhol<a href=\"#_ftn148\">[148]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Il fait un rapport le 28 juillet 1853 sur un m\u00e9moire&nbsp; de M. le capitaine Belleville, du 20\u00e8me l\u00e9ger, relatif \u00e0 l\u2019application de la gutta percha \u00e0 la conservation des grains. La commission engage l\u2019auteur \u00e0 continuer ses exp\u00e9riences<a href=\"#_ftn149\">[149]<\/a>&nbsp;.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ann\u00e9e suivante, il participe \u00e0 de nombreuses commissions, le 12 janvier, &nbsp;il pr\u00e9sente le m\u00e9moire de M. Lajous sur un vin artificiel, la commission demande la poursuite des travaux afin d\u2019apporter \u00e0 cette composition toutes les am\u00e9liorations dont elle para\u00eet susceptible<a href=\"#_ftn150\">[150]<\/a>. Le 9 f\u00e9vrier, il rend compte&nbsp; du m\u00e9moire de M. Timbal-Lagrave, pharmacien, relatif \u00e0 l\u2019Histoire botanique du genre viola, \u00ab&nbsp;<em>Cet habile botaniste a \u00e9tudi\u00e9 les violettes sous le point de vue botanique et m\u00e9dical\u2026Il a reconnu que la belle violette, cultiv\u00e9e dans le pays toulousain,\u2026n\u2019est point originaire de Parme..&nbsp;. mais que le type de cette violette existe, en grande quantit\u00e9, \u00e0 l\u2019\u00e9tat sauvage, dans les bois de nos contr\u00e9es&nbsp;; les pieds sauvages, transplant\u00e9s dans les jardins, et cultiv\u00e9s avec intelligence, ne tardent pas \u00e0 donner ces belles fleurs doubles si recherch\u00e9es pour les bouquets<a href=\"#_ftn151\"><strong>[151]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb<\/em>. Le 22 juin, la m\u00eame commission compos\u00e9e de Filhol, Joly et Noulet \u00e9met un avis favorable sur le travail de Monsieur Timbal-Lagrave intitul\u00e9 M\u00e9moire sur des hybrides d\u2019orchis et hybrides d\u2019orchis et de s\u00e9rapias<a href=\"#_ftn152\">[152]<\/a>. Le 23 f\u00e9vrier, avec M. Astre, il expose le travail de M. Zantedeschi \u00ab&nbsp;<em>La Termocrosi di Melloni dimostrata insussistento e l\u2019autore in opposizione con s\u00e8 stesso&nbsp;\u00bb, <\/em>le sel gemme ne laisse pas passer facilement la chaleur provenant de sources dont la temp\u00e9rature est tr\u00e8s in\u00e9gale<a href=\"#_ftn153\">[153]<\/a>. Messieurs Couseran, Magnes et Filhol pr\u00e9sentent les r\u00e9sultats des exp\u00e9riences men\u00e9es par M. Lidange sur les eaux min\u00e9rales du Gers, celles-ci sont riches en bicarbonate de chaux, ne contiennent ni iode, ni arsenic<a href=\"#_ftn154\">[154]<\/a>. Enfin, le 23 mars, il lit le m\u00e9moire de Jean-Baptiste Noulet qui ne peut assister \u00e0 la s\u00e9ance. Ce m\u00e9moire traite des d\u00e9p\u00f4ts pl\u00e9istoc\u00e8nes des vall\u00e9es sous-pyr\u00e9n\u00e9ennes et sur les fossiles qui en ont \u00e9t\u00e9 retir\u00e9s<a href=\"#_ftn155\">[155]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En mars 1855, Edouard Filhol lit, \u00e0 nouveau une note de Timbal-Lagrave sur le scleranthus polycarpos<a href=\"#_ftn156\">[156]<\/a> et fait hommage d\u2019un travail du m\u00eame auteur sur la flore d\u2019Aquitaine, campanula subpyroenaica<a href=\"#_ftn157\">[157]<\/a>.&nbsp; Le 22 mars, il fait deux rapports, l\u2019un sur un m\u00e9moire relatif \u00e0 la digitale et \u00e0 la digitaline de messieurs Homolle et Quevenne, l\u2019autre sur le trait\u00e9 de l\u2019action physiologique et th\u00e9rapeutique des ferrugineux de monsieur Quevenne<a href=\"#_ftn158\">[158]<\/a>. Le Docteur Armieux, correspondant de l\u2019Acad\u00e9mie, a envoy\u00e9 un manuscrit dans lequel il d\u00e9veloppe la partie botanique de son voyage au Sahara, c\u2019est Filhol qui pr\u00e9sente ce travail<a href=\"#_ftn159\">[159]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Les ann\u00e9es suivantes sa participation aux diverses commissions se font plus rares. Il fait un rapport favorable sur un m\u00e9moire du docteur Puig qui traite des eaux thermales d\u2019Olette, Le 27 juin 1861, &nbsp;des remerciements seront adress\u00e9s \u00e0 l\u2019auteur<a href=\"#_ftn160\">[160]<\/a>. Le 2 mars 1871, il fait un rapport tr\u00e8s favorable sur l\u2019ouvrage de M. Bellucci sur l\u2019ozone<a href=\"#_ftn161\">[161]<\/a>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>Les \u00e9loges<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol prononce l\u2019\u00e9loge de Jean-Pierre Magnes. Il indique les diff\u00e9rents domaines dans lesquels s\u2019est illustr\u00e9 Magnes apr\u00e8s avoir rappel\u00e9 pourquoi il avait choisi la chimie&nbsp;:&nbsp;\u00ab<em>Un go\u00fbt naturel l\u2019entrainait vers l\u2019\u00e9tude des sciences positives&nbsp;; il leur consacrait tous ses moments de loisir, et ne tarda pas \u00e0 former le projet de se vouer d\u2019une mani\u00e8re d\u00e9finitive \u00e0 l\u2019une d\u2019elles&nbsp;: il h\u00e9sita d\u2019bord sur le choix d\u2019une sp\u00e9cialit\u00e9&nbsp;; cependant&nbsp;son h\u00e9sitation fut de courte dur\u00e9e<\/em>&nbsp;; <em>la chimie, nouvellement r\u00e9volutionn\u00e9e par le g\u00e9nie de Lavoisier, attirait \u00e0 elle de nombreuses et belles intelligences&nbsp;; les d\u00e9couvertes qui, dans les temps ordinaires se produisent avec une certaine lenteur, se succ\u00e9daient brillantes et rapides&nbsp;; sur les d\u00e9bris de cette vieille chimie, dont l\u2019\u00e9difice depuis longtemps \u00e9branl\u00e9 venait&nbsp; de s\u2019\u00e9crouler d\u00e9finitivement sous les coups hardis que lui avait port\u00e9s l\u2019illustre et regrettable novateur fran\u00e7ais, s\u2019\u00e9levait une chimie nouvelle et s\u00e9duisante vers laquelle il se laissa d\u00e9cid\u00e9ment entra\u00eener<\/em><a href=\"#_ftn162\">[162]<\/a><em>&nbsp;\u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Il pr\u00e9sente, \u00e0 la demande de l\u2019Acad\u00e9mie de Toulouse, une notice sur la vie et les travaux d\u2019Augustin Dassier<a href=\"#_ftn163\">[163]<\/a>. Dassier, n\u00e9 \u00e0 Toulouse le 5 f\u00e9vrier 1805, obtient un doctorat en m\u00e9decine \u00e0 Paris et revient vivre \u00e0 Toulouse. Il est m\u00e9decin, travaille aussi&nbsp; \u00e0 l\u2019h\u00f4pital. En 1832, il publie un trait\u00e9 sur l\u2019hygi\u00e8ne et l\u2019\u00e9tat sanitaire de Toulouse et pr\u00e9conise la cr\u00e9ation d\u2019un conseil de salubrit\u00e9, celui-ci fut institu\u00e9 en 1838. Il occupe aussi les fonctions de membre du conseil municipal puis d\u2019adjoint \u00e0 la mairie de Toulouse. En 1841, il est nomm\u00e9 \u00e0 la chaire de th\u00e9rapeutique et mati\u00e8re m\u00e9dicale \u00e0 l\u2019\u00e9cole pr\u00e9paratoire de m\u00e9decine et de pharmacie de Toulouse, enfin il devient le directeur de cette Ecole en 1852. Filhol conclut en esp\u00e9rant \u00ab&nbsp;<em>avoir montr\u00e9, en retra\u00e7ant cette vie si simple et pourtant si bien remplie, qu\u2019on peut rendre de grands services sans faire beaucoup de bruit, et laisser, apr\u00e8s une carri\u00e8re modeste et de courte dur\u00e9e, des souvenirs, qui restent comme un doux parfum dans le c\u0153ur de ses amis<\/em>&nbsp;<a href=\"#_ftn164\">[164]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1876, il retrace la vie de Th\u00e9ron de Montaug\u00e9 qui \u00ab&nbsp;<em>avait \u00e9t\u00e9 partag\u00e9e entre le culte de la science et l\u2019accomplissement d\u2019\u0153uvres de bienfaisance&nbsp;\u00bb.<\/em> Il avait fait des \u00e9tudes de droit \u00e0 Toulouse mais \u00ab&nbsp;<em>la culture des champs \u00e9tait sa principale occupation<\/em>&nbsp;\u00bb. Il recherche tous les moyens pour am\u00e9liorer le rendement, s\u2019int\u00e9resse aux trait\u00e9s sign\u00e9s avec des pays \u00e9trangers afin que les tarifs douaniers ne favorisent pas les produits venus de l\u2019\u00e9tranger<a href=\"#_ftn165\">[165]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>Les \u00e9lections<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Le 2 mars 1854, une commission est nomm\u00e9e pour faire un rapport sur les travaux et les titres de M. Clos qui se pr\u00e9sente comme candidat \u00e0 la place d\u00e9clar\u00e9e vacante dans la section d\u2019Histoire naturelle. Monsieur Clos est charg\u00e9 du cours de botanique \u00e0 la facult\u00e9 des sciences&nbsp;; messieurs Filhol, Joly et Noulet sont membres de cette commission<a href=\"#_ftn166\">[166]<\/a>. Le 16 mars, la commission demande l\u2019admission de ce candidat. L\u2019\u00e9lection a lieu \u00e0 bulletin secret, M. Clos devient membre de l\u2019Acad\u00e9mie, associ\u00e9 r\u00e9sidant dans la classe des Sciences, section d\u2019Histoire naturelle<a href=\"#_ftn167\">[167]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de la s\u00e9ance du 26 avril 1855, Timbal-Lagrave&nbsp; pose sa candidature pour une place en section de chimie, Il d\u00e9pose deux nouveaux m\u00e9moires l\u2019un sur des recherches chimiques sur la digitale, l\u2019autre sur des esp\u00e8ces du genre cuperus de la Flore toulousaine<a href=\"#_ftn168\">[168]<\/a>. Edouard Filhol, Jean Couseran, Dominique Clos et Jean-Pierre Magn\u00e8s-Lahens sont charg\u00e9s d\u2019examiner cette candidature. Le 3 mai, Filhol et Clos rendent compte des travaux remis par Edmond Timbal-Lagrave et concluent&nbsp; \u00e0 l\u2019adoption de ce dernier comme membre, le vote a lieu et il est \u00e9lu membre r\u00e9sidant dans la section de chimie<a href=\"#_ftn169\">[169]<\/a>. &nbsp;Timbal-Lagrave, n\u00e9 le 4 mars 1819 \u00e0 Grisolles (Tarn et Garonne), pharmacien, s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la botanique, herborise dans les Pyr\u00e9n\u00e9es et organise des excursions avec ses amis dont Edouard Filhol avec qui il r\u00e9alise un travail sur les c\u00e9pages des environs de Toulouse.<\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>Les sujets de concours et les prix de l\u2019acad\u00e9mie<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol pr\u00e9sente le rapport sur les m\u00e9moires re\u00e7us par l\u2019Acad\u00e9mie pour le concours de 1854. Le sujet \u00e9tait&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>D\u00e9terminer, \u00e0 l\u2019aide des travaux d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9s, et par des exp\u00e9riences nouvelles, le r\u00f4le que joue la composition chimique de l\u2019air, des aliments, de l\u2019eau potable et du sol dans la production du goitre end\u00e9mique&nbsp;<\/em>\u00bb. L\u2019Acad\u00e9mie a re\u00e7u deux m\u00e9moires. La conclusion du premier m\u00e9moire donne \u00e0 la pr\u00e9sence de mati\u00e8re organique dans l\u2019eau de provoquer goitre et cr\u00e9tinisme. Le second m\u00e9moire est tr\u00e8s riche en exp\u00e9riences faites dans diverse r\u00e9gions. L\u2019auteur teste les quantit\u00e9s d\u2019iode dans l\u2019air, l\u2019eau et les aliments. Il pense que l\u2019absence d\u2019iode est la cause du goitre et du cr\u00e9tinisme. La commission propose de donner le prix \u00e0 l\u2019auteur du second m\u00e9moire, d\u2019accorder une mention honorable \u00e0 l\u2019auteur du premier m\u00e9moire et de donner le titre de membre correspondant aux deux auteurs<a href=\"#_ftn170\">[170]<\/a>. Le 22 mai, les billets cachet\u00e9s accompagnant les manuscrits sont ouverts. C\u2019est monsieur Ad. Chatin, professeur \u00e0 l\u2019Ecole de pharmacie de Paris et membre de l\u2019Acad\u00e9mie imp\u00e9riale de m\u00e9decine qui remporte le prix de 500 francs, il est nomm\u00e9 correspondant dans la section de chimie. L\u2019auteur du m\u00e9moire n\u00b01 est un docteur en m\u00e9decine \u00e0 Baume-les-Messieurs (Jura), monsieur Mor\u00e9tin, il devient associ\u00e9 correspondant dans la section de m\u00e9decine et de chirurgie<a href=\"#_ftn171\">[171]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 22 janvier 1863, Edouard Filhol et la commission des m\u00e9dailles d\u2019encouragement sont charg\u00e9s d\u2019examiner l\u2019appareil que Monsieur Alba, orpailleur \u00e0 Toulouse, vient d\u2019inventer pour traiter les sables aurif\u00e8res<a href=\"#_ftn172\">[172]<\/a>. Le 19 f\u00e9vrier, Filhol doit \u00e9mettre un avis sur un rem\u00e8de contre o\u00efdium pr\u00e9sent\u00e9 par monsieur Gommard<a href=\"#_ftn173\">[173]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Les prix de l\u2019Acad\u00e9mie &nbsp;concernent les lettres ou les sciences, de 1850 \u00e0 1865, les questions suivantes sont pos\u00e9es en sciences&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Ann\u00e9es<\/td><td>Mati\u00e8re<\/td><td>Sujets<\/td><\/tr><tr><td>1851<\/td><td>Chimie<\/td><td>R\u00e9sume&nbsp; les travaux les plus remarquables qui ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 ce jour, sur le rapport qui existe entre la composition chimique et l\u2019activit\u00e9 des engrais&nbsp;; discuter la valeur de ces travaux&nbsp;; rechercher si certaines plantes, et surtout les plantes alimentaires, empruntent leur azote, soit en totalit\u00e9, soit en partie, \u00e0 l\u2019atmosph\u00e8re, tandis que d\u2019autres ne l\u2019emprunteraient qu\u2019au sol.<\/td><\/tr><tr><td>1852<\/td><td>Astronomie<\/td><td>G\u00e9n\u00e9raliser, par de nouvelles recherches faites principalement dans les climats o\u00f9 cela n\u2019a pas encore \u00e9t\u00e9 entrepris, l\u2019\u00e9tude des influences lunaires sur les ph\u00e9nom\u00e8nes m\u00e9t\u00e9orologiques.<\/td><\/tr><tr><td>1854<\/td><td>Math\u00e9matiques<\/td><td>Etablir, par la th\u00e9orie, des r\u00e8gles pratiques pour la construction de voutes cylindriques en ma\u00e7onnerie droites ou biaises, on d\u00e9terminera l\u2019\u00e9paisseur qu\u2019il convient de donner \u00e0 la clef, celle des pieds-droits et la forme de l\u2019extrados lorsque l\u2019intrados est connu.<\/td><\/tr><tr><td>1855<\/td><td>Chimie<\/td><td>D\u00e9terminer, \u00e0 l\u2019aide des travaux d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9s et par des exp\u00e9riences nouvelles, le r\u00f4le que joue la composition chimique de l\u2019air, des aliments, de l\u2019eau potable et du sol dans la&nbsp; production du goitre end\u00e9mique.<\/td><\/tr><tr><td>1857<\/td><td>Sciences naturelles<\/td><td>Faire connaitre, \u00e0 l\u2019aide de bonnes descriptions et de figures, les mousse et les lichens qui croissent dans un des d\u00e9partements du bassin sous-pyr\u00e9n\u00e9en.<\/td><\/tr><tr><td>1858<\/td><td>Physique<\/td><td>Recherches sur l\u2019\u00e9lectricit\u00e9<\/td><\/tr><tr><td>1860<\/td><td>M\u00e9decine<\/td><td>Faire conna\u00eetre les r\u00e9sultats positifs dont les exp\u00e9riences physiologiques ont enrichi&nbsp; la m\u00e9decine clinique depuis le commencement du XIXe si\u00e8cle.<\/td><\/tr><tr><td>1861<\/td><td>Astronomie<\/td><td>Appliquer des observations nouvelles et convenablement discut\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9tude des \u00e9toiles variables.<\/td><\/tr><tr><td>1863<\/td><td>Math\u00e9matiques<\/td><td>Etudier au point de vue de leur application et de leur th\u00e9orie, la roue hydraulique \u00e0 axe vertical appel\u00e9e turbine.<\/td><\/tr><tr><td>1864<\/td><td>Chimie<\/td><td>Faire conna\u00eetre les caract\u00e8res physiques et la composition chimique des principales esp\u00e8ces de terre soumise&nbsp; \u00e0 la culture dans le d\u00e9partement de Haute-Garonne.&nbsp;<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Le 22 mai 1864, Edouard Filhol est rapporteur de la commission du grand prix, le sujet \u00e9tant&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Faire conna\u00eetre les caract\u00e8res physiques et la composition chimique des principales esp\u00e8ces de terre soumise&nbsp; \u00e0 la culture dans le d\u00e9partement de Haute-Garonne&nbsp;<\/em>\u00bb, un seul m\u00e9moire ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9, la commission demande de r\u00e9server le prix et d\u2019accorder une m\u00e9daille d\u2019or \u00e0 titre d\u2019encouragement<a href=\"#_ftn174\">[174]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1873, il fait partie de la commission constitu\u00e9e de Messieurs Armieux, Daguin, Leymerie et Musset qui a examin\u00e9 les travaux envoy\u00e9s en vue du concours ouvert pour les m\u00e9dailles d\u2019encouragement, il en est le rapporteur.&nbsp; Il regrette le peu de travaux re\u00e7us et il ajoute \u00ab&nbsp;<em>il y a dans le Midi de la France beaucoup de travailleurs qui pourraient, en nous communiquant leurs observations ou leurs d\u00e9couvertes, nous aider \u00e0 accomplir l\u2019\u0153uvre de d\u00e9centralisation scientifique \u00e0 laquelle nous attachons tous une grande importance, et nous serions heureux de r\u00e9compenser leurs efforts&nbsp;<a href=\"#_ftn175\"><strong>[175]<\/strong><\/a>\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il en est de m\u00eame en 1875, peu de travaux ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie en vue du concours pour les m\u00e9dailles d\u2019encouragement et Edouard Filhol s\u2019en d\u00e9sole. Il pr\u00e9sente les trois travaux et propose deux m\u00e9dailles d\u2019argent, l\u2019une de premi\u00e8re classe, une de seconde classe et une mention honorable<a href=\"#_ftn176\">[176]<\/a>.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est lui qui est, \u00e0 nouveau, en 1883, rapporteur pour le grand prix qui a pour sujet \u00ab<em>Indiquer les proc\u00e9d\u00e9s qui permettent de reconna\u00eetre d\u2019une mani\u00e8re s\u00fbre&nbsp; la falsification des vins<\/em>&nbsp;\u00bb, il n\u2019y a qu\u2019un seul&nbsp; m\u00e9moire de 394 pages, il demande que le prix de 500fr soit accord\u00e9<a href=\"#_ftn177\">[177]<\/a>, le pli cachet\u00e9 contenant le nom de l\u2019auteur du m\u00e9moire est ouvert, il s\u2019agit d\u2019Emile Viard, chimiste \u00e0 Nantes<a href=\"#_ftn178\">[178]<\/a>. Edouard Filhol indique que la r\u00e9colte est moindre \u00e0 cause du phyllox\u00e9ra et de l\u2019o\u00efdium et d\u2019autre part que gr\u00e2ce aux chemins de fer, les vins peuvent&nbsp; \u00eatre export\u00e9s. A Toulouse, de l\u2019eau color\u00e9e \u00e0 la fuchsine a m\u00eame \u00e9t\u00e9 vendue pour du vin, il faut donc que la science r\u00e9agisse. L\u2019auteur du m\u00e9moire indique d\u2019abord la composition g\u00e9n\u00e9rale des vins puis les op\u00e9rations utilis\u00e9es pour les am\u00e9liorer et pour les conserver sans oublier les moyens de pr\u00e9venir les maladies des vins. Puis il indique les diff\u00e9rentes falsifications&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Falsifications<\/td><td>Substances ajout\u00e9es<\/td><\/tr><tr><td>Augmentation de volume<\/td><td>Eau, piquettes\u2026<\/td><\/tr><tr><td>Addition de substances assurant la conservation<\/td><td>Acide tartrique, acide salicylique, pl\u00e2tre, tannin\u2026<\/td><\/tr><tr><td>Addition de substances am\u00e9liorant le go\u00fbt<\/td><td>Carbonates de chaux, de potasse, de soude, noisettes, brou de noix, extraits de cassis, de framboises\u2026<\/td><\/tr><tr><td>Addition de mati\u00e8res colorantes<\/td><td>Sureau, hieble, mauve noire, cochenille, camp\u00eache, d\u00e9riv\u00e9s de l\u2019aniline\u2026<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Pour terminer, il d\u00e9crit les analyses faites, dans chaque cas, pour constater ou non la falsification.<\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Les sciences m\u00e9dicales<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Ces soci\u00e9t\u00e9s sont nombreuses et Edouard Filhol fut membre de la soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decine, chirurgie et pharmacie de Toulouse, de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019hydrologie m\u00e9dicale du midi &nbsp;et de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9mulation et de pr\u00e9voyance des pharmaciens de la Haute-Garonne.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h6><em><span class=\"has-inline-color has-white-color\">La Soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decine, chirurgie et pharmacie de Toulouse<\/span><\/em><\/h6>\n\n\n\n<p>Elle a vu le jour le 2 juillet 1801 et a \u00e9t\u00e9 reconnue d\u2019utilit\u00e9 publique en 1853. En plus d\u2019\u00eatre une soci\u00e9t\u00e9 savante, ses membres peuvent donner des consultations ainsi que des cours de m\u00e9decine gratuits. Edouard Filhol est \u00e9lu membre r\u00e9sident dans la section de pharmacie le 15 d\u00e9cembre 1843. Lors de la s\u00e9ance annuelle publique le 20 mai 1849, il fait le rapport sur le m\u00e9moire pr\u00e9sent\u00e9 pour le prix ordinaire d\u00e9cern\u00e9 par la Soci\u00e9t\u00e9. Ce travail porte sur l\u2019\u00e9tude de la magn\u00e9sie et ses pr\u00e9parations et c\u2019est Fran\u00e7ois Dorvault, pharmacien \u00e0 Paris, qui obtient la m\u00e9daille d\u2019or de deux cents francs<a href=\"#_ftn179\">[179]<\/a>. &nbsp;Edouard Filhol en est le pr\u00e9sident pour deux ann\u00e9es, une premi\u00e8re fois en 1857<a href=\"#_ftn180\">[180]<\/a>, une seconde fois en 1865 et prononce donc le discours lors de la s\u00e9ance publique annuelle. De 1846 \u00e0 1866, il existe un journal de la soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decine et lorsqu\u2019il disparait une nouvelle revue est cr\u00e9\u00e9, c\u2019est la revue m\u00e9dicale<a href=\"#_ftn181\">[181]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>Le pr\u00e9sident<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Le 10 mai 1857, lors de la s\u00e9ance publique annuelle, Edouard Filhol prononce un discours remarquable, \u00ab&nbsp;<em>il \u00e9tait impossible de mieux dire, et, en v\u00e9rit\u00e9, l\u2019on se demandait, apr\u00e8s avoir entendu M. Filhol, s\u2019il n\u2019aurait pas mieux valu que ce savant chimiste e\u00fbt quitt\u00e9 les r\u00e9gions \u00e9lev\u00e9es des sciences pures o\u00f9 il s\u2019est fait une si grande place, pour donner tout son temps \u00e0 la pratique m\u00e9dicale, dont il a entretenu l\u2019assembl\u00e9e en homme si comp\u00e9tent&nbsp;<a href=\"#_ftn182\"><strong>[182]<\/strong><\/a>\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Lors de la s\u00e9ance annuelle du 19 mai 1867, Edouard Filhol s\u2019exprime ainsi&nbsp;: \u00ab\u2026<em>et pour que &nbsp;la Soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decine de Toulouse jou\u00e2t un r\u00f4le en rapport avec la haute position scientifique des membres qui la composent, vous avez d\u00e9cid\u00e9 la cr\u00e9ation d\u2019un journal mensuel o\u00f9 seraient consign\u00e9es les d\u00e9couvertes importantes qui vous seraient communiqu\u00e9es et les discussions scientifiques qui en auraient \u00e9t\u00e9 la cons\u00e9quence. Cette d\u00e9cision \u00e9tait utile \u00e0 tous les points de vue&nbsp;; elle aura pour r\u00e9sultat de permettre aux membres de la soci\u00e9t\u00e9 de prendre date, peu de temps apr\u00e8s leur lecture, pour les faits nouveaux dont ils lui auront donn\u00e9 connaissance, et d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9 elle stimulera le z\u00e8le des membres de tout le corps m\u00e9dical de Toulouse. Guid\u00e9s par une pens\u00e9e g\u00e9n\u00e9reuse, vous avez, d\u2019ailleurs, ouvert les colonnes de ce journal aux m\u00e9decins \u00e9trangers \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 qui auraient \u00e0 publier des travaux originaux ou des observations remarquables\u2026Je m\u2019en suis r\u00e9joui, car la cr\u00e9ation de ce journal \u00e9tait depuis longtemps un de mes r\u00eaves, et je la consid\u00e9rais comme le moyen le plus s\u00fbr de maintenir et d\u2019\u00e9tendre le prestige de la Soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decine\u2026On a g\u00e9n\u00e9ralement le tort de penser que tout journal qui ne vient pas de la capitale, ne peut avoir ni une grande valeur, ni un grand succ\u00e8s. Cette erreur d\u00e9plorable arr\u00eate en province l\u2019esprit d\u2019initiative et ralentit le progr\u00e8s<a href=\"#_ftn183\"><strong>[183]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.&nbsp; <\/em>Ce journal est la Revue m\u00e9dicale de Toulouse qui para\u00eet \u00e0 partir de 1867.<\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>Les sujets de concours et les prix<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Lors de cette s\u00e9ance, il est rappel\u00e9 les questions pos\u00e9es pour les prix. Pour l\u2019ann\u00e9e 1868, il faut \u00ab&nbsp;<em>\u00e9tablir par des exp\u00e9riences, et surtout par des observations cliniques, si la phtisie tuberculeuse est ou non contagieuse. Dans le cas de l\u2019affirmative, quelles sont les cons\u00e9quences pratiques qu\u2019on pourrait en d\u00e9duire&nbsp;\u00bb.<\/em>Pour l\u2019ann\u00e9e 1869, il s\u2019agit de chirurgie <em>\u00ab&nbsp;Appr\u00e9cier, en s\u2019appuyant sur des faits cliniques, les r\u00e9sultats de la chirurgie conservatrice&nbsp;\u00bb,.<\/em>dans les deux cas, le prix est de 300 francs. Enfin pour l\u2019ann\u00e9e 1870, c\u2019est une question de pharmacie qui est reprise car en 1867, le prix n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9, les trois m\u00e9moires re\u00e7us n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 jug\u00e9s suffisants. Le nouvel intitul\u00e9 est \u00ab&nbsp;<em>Des principaux extraits pharmaceutiques et de leurs divers modes de pr\u00e9paration&nbsp;\u00bb.<\/em> Le prix sera de 500 francs. Deux m\u00e9moires ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9s par une m\u00e9daille d\u2019encouragement, l\u2019un a pour titre \u00ab&nbsp;<em>extrait du journal d\u2019un m\u00e9decin rural<\/em>, l\u2019autre est intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;<em>De l\u2019anthrax et de son traitement chirurgical<a href=\"#_ftn184\"><strong>[184]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est au cours de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale qui se tient le 15 mai 1870 qu\u2019Edouard Filhol rend compte du concours puisque la question&nbsp; porte sur la pharmacie. Deux m\u00e9dailles d\u2019or sont &nbsp;d\u00e9cern\u00e9es, l\u2019une de 200francs, l\u2019autre de 100francs ainsi qu\u2019une m\u00e9daille d\u2019encouragement. Les sujets pour les ann\u00e9es 1871 et 1872 sont respectivement \u00ab&nbsp;<em>des dermatoses dans leurs rapports avec les maladies de l\u2019appareil respiratoire&nbsp;\u00bb <\/em>et<em> \u00ab&nbsp;Les maladies de l\u2019ut\u00e9rus sont-elles plus fr\u00e9quentes qu\u2019autrefois&nbsp;? En cas d\u2019affirmative indiquer les moyens de les pr\u00e9venir<a href=\"#_ftn185\"><strong>[185]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.&nbsp;<\/em>&nbsp; C\u2019est \u00e0 nouveau un sujet de pharmacie qui est propos\u00e9 pour l\u2019ann\u00e9e 1874&nbsp;\u00ab <em>De la puret\u00e9 des m\u00e9dicaments chimiques les plus fr\u00e9quemment employ\u00e9s&nbsp;: indiquer les moyens d\u2019essai les plus s\u00fbrs et les plus faciles<a href=\"#_ftn186\"><strong>[186]<\/strong><\/a><\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est encore lui qui est le rapporteur du grand prix en 1877. Le sujet \u00e9tait \u00ab&nbsp;<em>de l\u2019urine pathologique&nbsp;; d\u00e9terminer les caract\u00e8res physiques, chimiques ou microscopiques, et discuter les proc\u00e9d\u00e9s d\u2019analyse employ\u00e9s pour conna\u00eetre ses alt\u00e9rations&nbsp;\u00bb.<\/em> Dans une premi\u00e8re partie g\u00e9n\u00e9rale sur le sujet, il pr\u00e9cise&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>A notre \u00e9poque, il n\u2019est plus permis \u00e0 un m\u00e9decin d\u2019ignorer les moyens propres \u00e0 d\u00e9celer dans l\u2019urine<\/em> <em>l\u2019existence de sucre ou d\u2019albumine, et \u00e0 d\u00e9terminer les variations de quantit\u00e9 de ces substances sous l\u2019influence du traitement. Il serait bon que le m\u00e9decin f\u00fbt assez chimiste pour savoir doser l\u2019ur\u00e9e, l\u2019acide urique, les phosphates etc\u2026et assez exerc\u00e9 au maniement du microscope pour savoir distinguer les globules du sang, du pus\u2026&nbsp;, <\/em>Il y a quatre m\u00e9moires qui sont analys\u00e9s les uns apr\u00e8s les autres, les m\u00e9moires un et deux sont \u00e9limin\u00e9s car ils utilisent des r\u00e9sultats connus sans indiquer leurs sources comme si le travail avait \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 par eux. Le m\u00e9moire n\u00b03 montre des connaissances en chimie insuffisantes. Enfin l\u2019auteur du&nbsp; m\u00e9moire n\u00b04 pr\u00e9sente une m\u00e9thode d\u2019analyse de l\u2019urine qui n\u2019est pas bonne. Edouard Filholconclut au nom de la commission qu\u2019aucun m\u00e9moire ne m\u00e9rite le prix mais que l\u2019auteur du m\u00e9moire n\u00b04 peut \u00eatre r\u00e9compens\u00e9 par une m\u00e9daille d\u2019or d\u2019une valeur de 200 francs<a href=\"#_ftn187\">[187]<\/a>. La Soci\u00e9t\u00e9 accorde cette r\u00e9compense.&nbsp; .<\/p>\n\n\n\n<p>En 1873, Jules Naudin fait un don \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 destin\u00e9 \u00e0 la fondation d\u2019un prix. Ce prix est d\u00e9cern\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en 1875, la question est \u00ab&nbsp;<em>De la conservation des membres dans les plaies p\u00e9n\u00e9trantes des articulations&nbsp;<a href=\"#_ftn188\"><strong>[188]<\/strong><\/a>\u00bb<\/em>. Ce prix est d\u00e9cern\u00e9 tous les deux ans, en 1877, aucun travail n\u2019a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 satisfaisant. La question est remise au concours pour l\u2019ann\u00e9e 1879, le sujet est vaste car il s\u2019agit&nbsp;\u00bb <em>des eaux min\u00e9rales fran\u00e7aises&nbsp;\u00bb<\/em>. Il est pr\u00e9cis\u00e9 que l\u2019on peut se restreindre \u00e0 une monographie d\u2019une station. Le jury est compos\u00e9 de messieurs Armieux, Baillet, Giscaro, Marchant, Molinier, Naudin, Tachard, Albert Timbal-Lagrave et Filhol qui est le rapporteur. Il y a deux m\u00e9moires analys\u00e9s en d\u00e9tail et Filhol conclut \u00ab\u2026<em>vos commissaires ont \u00e9t\u00e9 unanimes pour classer ce m\u00e9moire<\/em> (il s\u2019agit du m\u00e9moire n\u00b02)&nbsp;<em>au premier rang, et le consid\u00e9rer comme l\u2019\u0153uvre d\u2019un homme de beaucoup de m\u00e9rite. Mais il leur a paru qu\u2019il contenait peu de donn\u00e9es nouvelles\u2026Aussi ont-ils pens\u00e9 qu\u2019il n\u2019y avait pas lieu de donner le prix entier, et ils ont l\u2019honneur de vous proposer les conclusions suivantes&nbsp;: 1\u00b0 Il n\u2019y a pas lieu de d\u00e9cerner le prix&nbsp;; 2\u00b0Il y a lieu d\u2019accorder \u00e0 l\u2019auteur du m\u00e9moire n\u00b02 une m\u00e9daille d\u2019or de la valeur de 300 fr. , plus la prime de 200 fr. pour contribuer aux frais d\u2019impression du m\u00e9moire et de lui d\u00e9cerner le titre de membre correspondant&nbsp;; 3\u00b0 D\u2019accorder une mention honorable \u00e0 l\u2019auteur du m\u00e9moire n\u00b01<a href=\"#_ftn189\"><strong>[189]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb. &nbsp;&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En 1883, le concours annuel&nbsp; porte sur <em>\u00ab&nbsp;Des falsifications des boissons alimentaires&nbsp;; des moyens de les reconnaitre et de les r\u00e9primer&nbsp;<\/em>\u00bb, le prix est de 300 francs. Ce sujet aurait d\u00fb beaucoup int\u00e9resser Edouard Filhol puisque les falsifications ont \u00e9t\u00e9 un de ses th\u00e8mes de recherches.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h6><em><span class=\"has-inline-color has-white-color\">La Soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;hydrologie m\u00e9dicale du Midi<\/span><\/em><\/h6>\n\n\n\n<p>Cette soci\u00e9t\u00e9 a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e le 10 mai 1853, elle a pour but d\u2019\u00e9tudier et de d\u00e9velopper toutes les questions qui se rattachent \u00e0 l\u2019hydrologie m\u00e9dicale. Les deux soci\u00e9t\u00e9s de Bordeaux et de Toulouse sont des sections de la soci\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale. La section de Toulouse a pour pr\u00e9sident Dassier, comme secr\u00e9taire Jules Naudin et Edouard Filhol en est membre. Les 15 et 16 mai 1854, le congr\u00e8s se tient \u00e0 Toulouse. La soci\u00e9t\u00e9 compte sur les travaux de ses membres, elle souligne le travail de Filhol sur les eaux des Pyr\u00e9n\u00e9es. Des questions sont mises \u00e0 l\u2019\u00e9tude, elles traitent de l\u2019hygi\u00e8ne hydrologique comme de la chimie des eaux. Pour r\u00e9soudre les probl\u00e8mes pos\u00e9s, il faut faire appel \u00e0 la chimie, \u00e0 la physique, \u00e0 l\u2019hygi\u00e8ne, \u00e0 l\u2019hydrologie sans oublier l\u2019aspect th\u00e9rapeutique. &nbsp;Pour la session 1854-1855, il y a onze questions pos\u00e9es, la premi\u00e8re traite \u00ab&nbsp;De la m\u00e9thode \u00e0 suivre dans les \u00e9tudes hydrologiques&nbsp;\u00bb et la derni\u00e8re des \u00ab&nbsp;Recherches historiques et chimiques sur l\u2019influence qu\u2019on les agents hydrologiques dans la prophylaxie et le traitement de la phtisie&nbsp;\u00bb<a href=\"#_ftn190\">[190]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h6><strong><em><span class=\"has-inline-color has-white-color\">La soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;\u00e9mulation et de pr\u00e9voyance des pharmaciens de la Haute-Garonne<\/span><\/em><\/strong><\/h6>\n\n\n\n<p>Elle est cr\u00e9\u00e9e le 22 f\u00e9vrier 1849, en 1880 elle fusionne avec l\u2019union des pharmaciens du sud-ouest. Filhol est membre de cette soci\u00e9t\u00e9 en 1851.<\/p>\n\n\n\n<p>A la s\u00e9ance g\u00e9n\u00e9rale annuelle du 18 d\u00e9cembre 1856, Edouard Filhol est pr\u00e9sident honoraire. Il fait deux communications, l\u2019une concerne les eaux min\u00e9rales de Castera-Verduzan (Gers), il a trouv\u00e9 dans ces eaux de l\u2019arsenic, du borate de sodium et du sulfate de magn\u00e9sium qui n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 signal\u00e9s auparavant&nbsp;; l\u2019autre traite de l\u2019empoisonnement par l\u2019acide sulfurique, le proc\u00e9d\u00e9 utilisant l\u2019acide iodique comme indicateur de la pr\u00e9sence d\u2019acide sulfureux obtenu par chauffage des mati\u00e8res suspectes qui contiendraient de l\u2019acide sulfurique ne peut \u00eatre retenu car l\u2019acide sulfhydrique et le sulfhydrate d\u2019ammoniac r\u00e9duisent aussi l\u2019acide iodique. Les mati\u00e8res animales en d\u00e9composition donnent naissance \u00e0 de l\u2019acide sulfhydrique<a href=\"#_ftn191\">[191]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1857, M. Viguier, pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9mulation des pharmaciens de l\u2019Est, envoie une circulaire \u00e0 toutes les associations afin de faire un congr\u00e8s pharmaceutique annuel r\u00e9unissant toutes les soci\u00e9t\u00e9s de pharmaciens. Le premier a lieu \u00e0 Lyon, le 19 octobre 1857,&nbsp; le second \u00e0 Rouen, en ao\u00fbt 1858 et le troisi\u00e8me se tient \u00e0 Bordeaux les 17 et 18 ao\u00fbt 1859, Edouard Filhol y est d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 par les pharmaciens de Haute-Garonne, Il est \u00e9lu vice-pr\u00e9sident de ce congr\u00e8s<a href=\"#_ftn192\">[192]<\/a>. En 1863, le congr\u00e8s a lieu \u00e0 Toulouse, seize soci\u00e9t\u00e9s sont repr\u00e9sent\u00e9es. Edouard Filhol est alors pr\u00e9sident honoraire.<\/p>\n\n\n\n<p>A Toulouse, le 20 d\u00e9cembre 1860, il pr\u00e9side la s\u00e9ance et dit&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Ai-je besoin de vous dire, messieurs, que j\u2019ai consid\u00e9r\u00e9 comme un d\u00e9lassement bien doux de passer de temps en temps quelques heures parmi vous, et que vos d\u00e9lib\u00e9rations ont toujours eu pour moi le caract\u00e8re de r\u00e9solutions amicales prises d\u2019un commun accord, et dans l\u2019int\u00e9r\u00eat de tous, par les membres d\u2019une m\u00eame famille&nbsp;? Des occupations officielles m\u2019ont emp\u00each\u00e9 d\u2019accepter le mandat de vous repr\u00e9senter au congr\u00e8s de Reims\u2026Vous avez \u00e9tudi\u00e9, dans vos s\u00e9ances, de nombreuses questions qui int\u00e9ressent toutes au plus haut degr\u00e9 la prosp\u00e9rit\u00e9 de la pharmacie\u2026 L\u2019accord que l\u2019esprit d\u2019association a \u00e9tabli entre les pharmaciens des diverses parties de la France h\u00e2tera, nous devons l\u2019esp\u00e9rer, le moment o\u00f9 la cr\u00e9ation de r\u00e8glements plus en harmonie avec les besoins de notre \u00e9poque, viendra donner satisfaction aux v\u0153ux que vous formez depuis longtemps\u2026 A mon avis, les pharmaciens peuvent beaucoup pour eux-m\u00eames. Le jour o\u00f9 chacun d\u2019eux comprendra qu\u2019il peut \u00eatre \u00e0 la fois un praticien et un homme de science, le jour o\u00f9 du laboratoire du plus grand nombre sortiront des travaux utile, on se pr\u00e9occupera des pharmaciens beaucoup plus qu\u2019on ne le fait aujourd\u2019hui\u2026 Ne sais-je pas que vous \u00eates convaincus aussi bien que moi des avantages que la culture des sciences peut procurer aux pharmaciens&nbsp;?.. permettez-moi de vous remercier, en terminant des nombreux t\u00e9moignages de sympathie que j\u2019ai re\u00e7us de vous. Croyez que j\u2019y suis tr\u00e8s sensible, car je n\u2019oublie pas que j\u2019ai d\u00e9but\u00e9 dans une officine\u2026&nbsp;<a href=\"#_ftn193\"><strong>[193]<\/strong><\/a>\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le 15 d\u00e9cembre 1863, le travail qu\u2019il pr\u00e9sente porte sur la sulfhydrom\u00e9trie. Il met au point un moyen d\u2019analyse qu\u2019il applique aux eaux sulfureuses. Il remplace la liqueur alcoolique de Dupasquier par une solution aqueuse d\u2019iode pr\u00e9par\u00e9e avec de l\u2019eau distill\u00e9e, de l\u2019iodure de potassium et de l\u2019iode. Cette solution est peu alt\u00e9rable et subit moins les variations de temp\u00e9rature. Il analyse la m\u00eame eau \u00e0 l\u2019aide des deux solutions \u00e0 une temp\u00e9rature de 20\u00b0C puis \u00e0 une temp\u00e9rature de 60\u00b0C et il d\u00e9termine la quantit\u00e9 d\u2019iode absorb\u00e9e par litre d\u2019eau.&nbsp; Il r\u00e9alise ce test sur de l\u2019eau de Cauterets provenant de la source de C\u00e9sar.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>temp\u00e9rature<\/td><td>Solution aqueuse (g)<\/td><td>&nbsp;Solution alcoolique (g)<\/td><\/tr><tr><td>20\u00b0C<\/td><td>0,076<\/td><td>0,077<\/td><\/tr><tr><td>60\u00b0C<\/td><td>0,076<\/td><td>0,094<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>&nbsp;L\u2019eau ayant m\u00eame composition \u00e0 20\u00b0C et \u00e0 60\u00b0C, le r\u00e9sultat donn\u00e9 par la solution aqueuse est correct tandis qu\u2019avec la solution alcoolique, \u00e0 une temp\u00e9rature plus \u00e9lev\u00e9e, il y a formation d\u2019iodoforme et c\u2019est la cause essentielle de la diff\u00e9rence observ\u00e9e<a href=\"#_ftn194\">[194]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>La pr\u00e9paration des teintures m\u00e9dicinales l\u2019int\u00e9resse aussi En 1865, Edouard Filhol pr\u00e9sente deux m\u00e9thodes, pour obtenir des teintures m\u00e9dicinales, la mac\u00e9ration ou le d\u00e9placement. La seconde est plus rapide que la premi\u00e8re mais la teinture obtenue par d\u00e9placement se conserve moins bien et il se forme un d\u00e9p\u00f4t. Il faudrait mettre en \u0153uvre des exp\u00e9riences afin d\u2019analyser ce d\u00e9p\u00f4t. Si ce d\u00e9p\u00f4t est une mati\u00e8re inerte du point de vue m\u00e9dical, la teinture conserve alors ses qualit\u00e9s. Edouard Filhol rappelle aussi que l\u2019alcool n\u2019est pas un bon conservateur et que les teintures doivent \u00eatre utilis\u00e9es peu de temps apr\u00e8s leur pr\u00e9paration<a href=\"#_ftn195\">[195]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h6><em><span class=\"has-inline-color has-white-color\">L&rsquo;administration des hospices<\/span><\/em><\/h6>\n\n\n\n<p>En 1864, Edouard Filhol devient administrateur des hospices en remplacement d\u2019Antoine Alexis Ramel d\u00e9c\u00e9d\u00e9. Ce dernier a fait un testament en mars 1864 et l\u00e8gue tous ses biens aux hospices<a href=\"#_ftn196\">[196]<\/a>. Mais il a mis une clause, une maison de sant\u00e9 doit \u00eatre ouverte \u00e0 Bagn\u00e8res-de-Luchon pour les \u00ab&nbsp;artisans honn\u00eates&nbsp;\u00bb, apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es la demeure ayant servi \u00e0 l\u2019Imp\u00e9ratrice et au prince imp\u00e9rial lors de leur venue en 1867 est achet\u00e9e et les malades y sont accueillis en 1878<a href=\"#_ftn197\">[197]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">La soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;horticulture de la Haute-Garonne<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Fond\u00e9e le 22 ao\u00fbt 1853, Edouard Filhol est indiqu\u00e9 comme membre au 30 avril 1854<a href=\"#_ftn198\">[198]<\/a>. Cette soci\u00e9t\u00e9 organise des concours mensuels de cultures maraich\u00e8res, de fruits et de fleurs. Elle organise tous les ans une exposition au cours de laquelle des prix sont distribu\u00e9s. D\u00e8s 1857, il y a 600 soci\u00e9taires<a href=\"#_ftn199\">[199]<\/a>. Plusieurs comit\u00e9s sont cr\u00e9\u00e9s&nbsp;: expositions, examens, p\u00e9pini\u00e8res, jardins maraichers, serres et jardins, de r\u00e9daction<a href=\"#_ftn200\">[200]<\/a>ainsi que des dipl\u00f4mes de jardiniers&nbsp;; cettea m\u00eame ann\u00e9e, Edouard Filhol est conseiller d\u2019administration<a href=\"#_ftn201\">[201]<\/a> . Il sera vice-pr\u00e9sident en 1863<a href=\"#_ftn202\">[202]<\/a> et r\u00e9\u00e9lu jusqu\u2019\u00e0 son d\u00e9c\u00e8s et en 1884, c\u2019est Casimir Baillet qui sera \u00e9lu \u00e0 cette fonction<a href=\"#_ftn203\">[203]<\/a>. En juillet 1864, la session extraordinaire de la soci\u00e9t\u00e9 de botanique de France se tient \u00e0 Toulouse et \u00e0 Luchon<a href=\"#_ftn204\">[204]<\/a>. A partir de 1868, edouard Filholappartient aussi \u00e0 diff\u00e9rents comit\u00e9s, il est membre du comit\u00e9 de r\u00e9daction, deuxi\u00e8me vice-pr\u00e9sident du comit\u00e9 des expositions, pr\u00e9sident du comit\u00e9 d\u2019arboriculture, en 1873, il est vice-pr\u00e9sident du comit\u00e9 maraicher et il y a mise en place d\u2019un enseignement d\u2019horticulture dans les \u00e9coles primaires<a href=\"#_ftn205\">[205]<\/a>. En 1870, il est pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019il y a des jetons de pr\u00e9sence en bronze de 30 centimes<a href=\"#_ftn206\">[206]<\/a>. Lors des inondations des 23 et 24 juin 1875 qui a fait 209 victimes humaines ainsi que 260 gros animaux, la soci\u00e9t\u00e9 verse imm\u00e9diatement aux horticulteurs 3900 francs<a href=\"#_ftn207\">[207]<\/a>. A la s\u00e9ance du 2 juillet 1876, une ombelle d\u2019un Heracleum cultiv\u00e9 dans le jardin d\u2019Edouard Filhol, avenue Frizac est pr\u00e9sent\u00e9e<a href=\"#_ftn208\">[208]<\/a>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"><em>La Soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;agriculture de la Haute-Garonne<\/em><\/span><\/h4>\n\n\n\n<p>Cette soci\u00e9t\u00e9 a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9e le 8 juillet 1798. Edouard Filhol en devient membre \u00e0 partir de janvier 1850<a href=\"#_ftn209\">[209]<\/a>,&nbsp; il en fut vice-pr\u00e9sident et appartient \u00e0 la commission de r\u00e9daction du journal ainsi qu\u2019\u00e0 la commission d\u2019exp\u00e9riences. D\u00e8s 1850, il est rapporteur sur une nouvelle m\u00e9thode de fabrication de fumier de ferme<a href=\"#_ftn210\">[210]<\/a> . En 1851, la commission compos\u00e9e de Noulet, de Papus, Duplan, Dubor et Filhol \u00e9tudie le m\u00e9moire de Girardin relatif aux nouveaux engrais concentr\u00e9s du commerce<a href=\"#_ftn211\">[211]<\/a>. En 1853, il est charg\u00e9 d\u2019analyser quatre \u00e9chantillons d\u2019engrais pris dans le commerce \u00e0 Toulouse. Il y a du fumier de ferme, de la poudrette animale, de la poudrette f\u00e9cale et un engrais. Les diff\u00e9rentes analyses r\u00e9alis\u00e9es lui permettent de classer ces engrais en fonction de la richesse en azote, en phosphates et en quantit\u00e9 de mati\u00e8re organique<a href=\"#_ftn212\">[212]<\/a> (du plus riche au moins riche classement de 1 \u00e0 4).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Engrais<\/td><td>Fumier de ferme<\/td><td>Poudrette animale<\/td><td>Poudrette f\u00e9cale<\/td><td>engrais<\/td><\/tr><tr><td>Azote<\/td><td>3<\/td><td>2<\/td><td>1<\/td><td>4<\/td><\/tr><tr><td>Phosphates<\/td><td>3<\/td><td>1<\/td><td>2<\/td><td>4<\/td><\/tr><tr><td>Mati\u00e8res organiques<\/td><td>1<\/td><td>3<\/td><td>2<\/td><td>4<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Il appartient aussi \u00e0 la commission administrative du Jardin des plantes. Avec Dominique Clos, en 1854, il r\u00e9alise des exp\u00e9riences sur la maladie de la vigne au jardin des plantes. Aucun des moyens mis en \u0153uvre n\u2019est absolument efficace<a href=\"#_ftn213\">[213]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En mars 1857, une note sur la composition chimique de l\u2019eau de la Garonne para\u00eet<a href=\"#_ftn214\">[214]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><strong><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Le conseil de salubrit\u00e9 publique de la ville de Toulouse<\/span><\/em><\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>Ce conseil a \u00e9t\u00e9 mis en place par Joseph Arnoux, maire qui l\u2019a cr\u00e9e le 10 mai 1838. Ce conseil traite des probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 l\u2019assainissement, \u00e0 l\u2019hygi\u00e8ne, \u00e0 la sant\u00e9 publique. Pour chaque secteur concern\u00e9, une commission est saisie, elle \u00e9tudie le dossier, \u00e9ventuellement se rend sur place, le rapporteur souligne les dangers et \u00e9met un avis. Le 2 juillet 1841, le comit\u00e9 d\u00e9lib\u00e8re et demande au maire la nomination de nouveaux membres&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>J\u2019ai l\u2019honneur de vous adresser sous ce pli copie de la d\u00e9lib\u00e9ration par laquelle le conseil de salubrit\u00e9 a d\u00e9cid\u00e9 que trois candidats vous seraient pr\u00e9sent\u00e9s pour le remplacement de M. Dujardin appel\u00e9 aux fonctions de professeur \u00e0 Rennes. Ces candidats sont M. M. Couseran, pharmacien chimiste, Filhol, professeur \u00e0 l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine, Joly, professeur \u00e0 la facult\u00e9 des sciences. Le conseil a en m\u00eame temps exprim\u00e9 le d\u00e9sir qu\u2019il fut nomm\u00e9 deux nouveaux membres choisis parmi les hommes qui s\u2019occupent sp\u00e9cialement des sciences chimiques ou physiques&nbsp;; Il \u00e9prouve le besoin d\u2019accroitre le nombre de ses membres qui sont \u00e0 m\u00eame de traiter les questions qui rentrent dans ces connaissances techniques. J\u2019ai l\u2019honneur de vous transmettre en cons\u00e9quence&nbsp; sa pri\u00e8re \u00e0 cet \u00e9gard<a href=\"#_ftn215\"><strong>[215]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb. <\/em>Le conseil municipal d\u00e9cide de nommer deux nouveaux membres le 5 juillet 1841, ce sont Edouard Filhol et Pinaud, professeur de physique \u00e0 la facult\u00e9 des sciences<a href=\"#_ftn216\">[216]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Le 15 juillet 1843, Filhol est rapporteur d\u2019une commission compos\u00e9e de Jean Couseran et Jean Magn\u00e8s sur des bonbons colori\u00e9s avec des mati\u00e8res v\u00e9n\u00e9neuses. Les chimistes sont interpel\u00e9s et analysent les bonbons. Ils trouvent de l\u2019ars\u00e9nite de cuivre dans un bonbon vert, du chromate de plomb dans un bonbon jaune, de la litharge ou du minium ou du vermillon dans des bonbons rouges. Ils demandent l\u2019interdiction de vendre ces bonbons. Cette proposition est pr\u00e9sent\u00e9e au maire Monsieur Sans, celui-ci prend un arr\u00eat\u00e9 le 23 septembre 1844 interdisant la vente de ces bonbons<a href=\"#_ftn217\">[217]<\/a>. Edouard Filhol est aussi rapporteur pour la construction d\u2019une briqueterie dans un champ sur la route de Caraman<a href=\"#_ftn218\">[218]<\/a> (6 d\u00e9cembre 1845), pour une nouvelle installation d\u2019une fabrique de carton<a href=\"#_ftn219\">[219]<\/a> (3 f\u00e9vrier 1844), les probl\u00e8mes qu\u2019il traite sont souvent li\u00e9s \u00e0 l\u2019industrie et concernent des nuisances dues au bruit et aux odeurs, son avis pour ces deux affaires est favorable. Dans certains cas les avis du voisinage sont contradictoires, la commission peut aller plusieurs fois sur place pour une fabrique de cuir, par exemple, la commission consid\u00e8re que les plaintes sont non fond\u00e9es<a href=\"#_ftn220\">[220]<\/a>(20 avril 1842), quelquefois, l\u2019avis \u00e9mis comporte des prescriptions impos\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019arr\u00eat\u00e9 du 18 d\u00e9cembre 1848 cr\u00e9e un conseil central d\u2019hygi\u00e8ne publique et de salubrit\u00e9 dans chaque d\u00e9partement. Pour le d\u00e9partement de la Haute-Garonne, les membres du bureau sont Billoin, chef du g\u00e9nie, Hippolyte Combes, docteur en m\u00e9decine, Jean Couseran, pharmacien, Augustin Dassier, docteur en m\u00e9decine, Jean-Baptiste Delaye oncle, docteur en m\u00e9decine, Delpon, pharmacien, &nbsp;Jean-Marie Ducasse, Directeur de l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine, Pr\u00e9sident, Joseph Arnoux, ancien maire, manufacturier, vice-pr\u00e9sident, &nbsp;Tibulle Desbarreaux-Bernard, docteur en m\u00e9decine, Faure, v\u00e9t\u00e9rinaire, Edouard Filhol, Joseph Gaussail, docteur en m\u00e9decine, de Lapasse, ancien secr\u00e9taire d\u2019ambassade, Magnes-Lahens, pharmacien, Martineau, chef de division \u00e0 la pr\u00e9fecture, Montet, ing\u00e9nieur en chef du d\u00e9partement, Noulet, docteur en m\u00e9decine, Prince, directeur de l\u2019\u00e9cole v\u00e9t\u00e9rinaire, Soubiran, chef de division \u00e0 la pr\u00e9fecture, V\u00e8ne, ing\u00e9nieur en chef des mines, &nbsp;Viguerie oncle, docteur en chirurgie et Urbain Vitry architecte<a href=\"#_ftn221\">[221]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le travail reste le m\u00eame, des rapports de s\u00e9ance pr\u00e9sentent les cas \u00e9tudi\u00e9s, ils sont tr\u00e8s vari\u00e9s. Le 12 f\u00e9vrier 1859, il s\u2019agit d\u2019une fabrique d\u2019allumettes chimiques, la commission s\u2019est rendue sur place, a visit\u00e9 les locaux o\u00f9 la fabrique doit \u00eatre \u00e9tablie, s\u2019est assur\u00e9e de l\u2019isolement de la maison, l\u2019autorisation est donn\u00e9e. Dans un autre genre, le 14 mai 1859, c\u2019est \u00e0 la demande du pr\u00e9fet que Pierre Dieulafoy, Filhol et Lacassin proposent, pour le transport des cadavres sans embaumement, un double cercueil, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur un cercueil en plomb ou en zinc et un autre ext\u00e9rieur en bois, dans le cercueil int\u00e9rieur, on commencera par mettre une couche de sciure de bois m\u00eal\u00e9 \u00e0 du sulfate de zinc puis le cadavre et \u00e0 nouveau de la sciure de bois et du sulfate de zinc, ensuite le suaire recouvert d\u2019une solution concentr\u00e9e de sulfate de zinc et on fermera le cercueil. Le corps peut ainsi supporter le voyage quel qu\u2019il soit. Cette m\u00e9thode est \u00e0 la fois sans risque sanitaire et n\u2019est pas on\u00e9reuse pour la famille.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a aussi le probl\u00e8me de la vidange des fosses d\u2019aisance, le rapport est fait le 1<sup>er<\/sup> ao\u00fbt 1863 et l\u2019autorisation est temporaire<a href=\"#_ftn222\">[222]<\/a>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"><em>L&rsquo;Inspection des pharmacie<\/em><\/span><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">s<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Led\u00e9cret du 23 mars 1859 institue l\u2019inspection des officines des pharmaciens et des magasins des droguistes par trois membres des conseils d\u2019hygi\u00e8ne publique et de salubrit\u00e9 nomm\u00e9s tous les ans par le pr\u00e9fet. Ces inspecteurs de la pharmacie per\u00e7oivent des frais de visite fix\u00e9s \u00e0 6 francs par pharmacie et \u00e0 4 francs par magasin d\u2019\u00e9picier-droguiste en 1860<a href=\"#_ftn223\">[223]<\/a>. Tibulle Desbarreaux-Bernard, Lacassin et Edouard&nbsp; Filhol sont charg\u00e9s d\u2019\u00e9tudier les eaux potables du d\u00e9partement de la Haute-Garonne en tant que membres du Conseil central d\u2019hygi\u00e8ne et inspecteurs des pharmaciens de ce d\u00e9partement. Ils pr\u00e9cisent que les \u00e9tudes chimiques ont bien \u00e9volu\u00e9 gr\u00e2ce aux m\u00e9thodes et aux appareils,&nbsp; par contre la partie m\u00e9dicale n\u2019a pas fait de grands progr\u00e8s. Lors d\u2019une inspection, ils ont&nbsp; \u00e9tudi\u00e9 cent cinq \u00e9chantillons d\u2019eaux potables de la Haute-Garonne afin de d\u00e9terminer quels facteurs sont \u00e0 l\u2019origine du goitre, ils publient rapidement car Lacassin est d\u00e9c\u00e9d\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Localit\u00e9s<\/td><td>Rivi\u00e8res, sources<\/td><td>Degr\u00e9 hydrotim\u00e9trique<\/td><td>Degr\u00e9 hydrotim\u00e9trique d\u2019une eau ayant bouilli 1\/2h<\/td><td>Quantit\u00e9 d\u2019acide sulfurique satur\u00e9e par un kilogramme d\u2019eau<\/td><td>Quantit\u00e9 de chlorure de sodium contenue dans un kilogramme d\u2019eau<\/td><\/tr><tr><td>Toulouse<\/td><td>Garonne<\/td><td>5 \u00e0 18<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Carbonne<\/td><td>Fontaine<\/td><td>44<\/td><td>20<\/td><td>0,182g<\/td><td>0,101g<\/td><\/tr><tr><td>Lherm<\/td><td>puits<\/td><td>52<\/td><td>42<\/td><td>0,144g<\/td><td>0,131g<\/td><\/tr><tr><td>Villemur<\/td><td>Eau du Tarn<\/td><td>32<\/td><td>16<\/td><td>0,206g<\/td><td>0,060g<\/td><\/tr><tr><td>Buzet<\/td><td>Fontaine<\/td><td>28<\/td><td>18<\/td><td>0,201g<\/td><td>0,043g<\/td><\/tr><tr><td>Gratens<\/td><td>puits<\/td><td>76<\/td><td>42<\/td><td>0,264g<\/td><td>0,178g<\/td><\/tr><tr><td>Caraman<\/td><td>Fontaine de Rolle<\/td><td>36<\/td><td>10<\/td><td>0,264g<\/td><td>0,220g<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Le probl\u00e8me m\u00e9dical pos\u00e9 est celui du goitre, l\u2019eau potable ne semble pas en cause, en effet, ils constatent que plus on se rapproche du bord de mer moins il y a de goitreux. Ils pensent que l\u2019altitude et que la diminution de la pression atmosph\u00e9rique sur un organe comme la thyro\u00efde a peut-\u00eatre de l\u2019importance mais ils soulignent aussi&nbsp; la mis\u00e8re, le manque d\u2019hygi\u00e8ne et l\u2019h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 comme \u00e9tant des facteurs \u00e0 \u00e9tudier<a href=\"#_ftn224\">[224]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"662\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/inspecteur-de-pharmacie-1024x662.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2783\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/inspecteur-de-pharmacie-1024x662.jpg 1024w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/inspecteur-de-pharmacie-300x194.jpg 300w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/inspecteur-de-pharmacie-768x496.jpg 768w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/inspecteur-de-pharmacie-1536x993.jpg 1536w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/inspecteur-de-pharmacie.jpg 1666w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption><span class=\"has-inline-color has-light-brown-color\">Inspecteurs de la pharmacie<br>Mairie de Toulouse &#8211; Biblioth\u00e8que municipale &#8211; P13807<\/span><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"><em>L&rsquo;association des anciens \u00e9l\u00e8ves du lyc\u00e9e<\/em><\/span><\/h4>\n\n\n\n<p>Elle est cr\u00e9\u00e9e en 1872. Edouard Filhol adh\u00e8re \u00e0 cette association, il en sera trois fois pr\u00e9sident en 1881, 1882 et 1883<a href=\"#_ftn225\">[225]<\/a>. Il pr\u00e9side la distribution des prix du Petit Lyc\u00e9e en 1877 et 1881. Un discours sera fait lors de ses obs\u00e8ques par le vice-pr\u00e9sident Paget qui le remplacera \u00e0 la pr\u00e9sidence de l\u2019association. Le 23 mai 1878, une plaque&nbsp;&nbsp;&nbsp; a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9e dans l\u2019\u00e9glise des Jacobins en souvenir des treize anciens \u00e9l\u00e8ves morts au cours de la guerre contre la Prusse en 1870 et 1871.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/distributiondesprix1881-B.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2786\" width=\"376\" height=\"603\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/distributiondesprix1881-B.jpg 600w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/distributiondesprix1881-B-187x300.jpg 187w\" sizes=\"(max-width: 376px) 100vw, 376px\" \/><figcaption><span class=\"has-inline-color has-off-white-color\">Une distribution des prix sous la pr\u00e9sidence d&rsquo;Edouard Filhol en 1881.<br>Mairie de Toulouse, Biblioth\u00e8que municipale, LP15081<\/span><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Le club alpin fran\u00e7ais<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>En 1874, Edouard Filhol est membre de ce club. La section des Pyr\u00e9n\u00e9es centrales ne sera cr\u00e9\u00e9e qu\u2019en 1875 et il est imm\u00e9diatement pr\u00e9sident de cette section<a href=\"#_ftn226\">[226]<\/a>, il y restera jusqu\u2019\u00e0 sa mort. Le club alpin fran\u00e7ais a vu le jour le 2 avril 1874. En 1876, une somme de 500 francs est donn\u00e9e \u00e0 la section des Pyr\u00e9n\u00e9es centrales pour la construction d\u2019une route et d\u2019un abri aux Crabioules, au dessus de la vall\u00e9e du Lys, pr\u00e8s de Luchon, la construction sera achev\u00e9e en 1878. Lors de la c\u00e9l\u00e9bration du cinquantenaire de la section, Charles Fabre \u00e9voque Edouard Filhol&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>\u2026la pr\u00e9sidence du professeur Filhol, c\u00e9l\u00e8bre pour ses analyses des eaux thermales des Pyr\u00e9n\u00e9es, ses recherches sur la pr\u00e9histoire des cavernes de nos r\u00e9gions et bien d\u2019autres travaux dont la liste ne peut trouver ici sa place&nbsp;; l\u2019aimable insistance de mon ma\u00eetre me fit accepter les fonctions de secr\u00e9taire\u2026<a href=\"#_ftn227\"><strong>[227]<\/strong><\/a><\/em>\u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"><em>La Soci\u00e9t\u00e9 acad\u00e9mique franco-hispano-portugaise<\/em><\/span><\/h4>\n\n\n\n<p>En 1878, cette soci\u00e9t\u00e9 est fond\u00e9e \u00e0 Toulouse, Il y a cinq sections agricole, commerciale et industrielle, litt\u00e9raire et artistique, historique et g\u00e9ographique et scientifique. Edouard Filhol est pr\u00e9sident de cette section. En 1880, on compte d\u00e9j\u00e0 300 membres. Un bulletin est publi\u00e9 dans les trois langues. Le 20 mai 1880, Jules Ferry, ministre de l\u2019instruction publique et des beaux arts remercie le pr\u00e9sident de la soci\u00e9t\u00e9 Cl\u00e9ment Sipi\u00e8re en ces termes&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Je m\u2019empresse de vous annoncer que j\u2019ai re\u00e7u le premier num\u00e9ro du Bulletin de la \u00ab&nbsp;Soci\u00e9t\u00e9 acad\u00e9mique Hispano-Portugaise de Toulouse&nbsp;\u00bb que vous m\u2019avez fait l\u2019honneur de m\u2019adresser. Le dessein que forme la nouvelle Soci\u00e9t\u00e9 doit naturellement appeler l\u2019attention des hommes qu\u2019int\u00e9ressent le progr\u00e8s et l\u2019avenir des trois nations sur lesquelles elle s\u2019\u00e9tend<a href=\"#_ftn228\"><strong>[228]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Les sciences sont peu d\u00e9velopp\u00e9es dans le bulletin, un des seuls, Edouard Filhol traite des eaux sulfur\u00e9es du versant espagnol des Pyr\u00e9n\u00e9es. En 1871 avec le docteur Ernest Jeanbernat et Tibulle Timbal-Lagrave, il fait une excursion dans le Val d\u2019Aran et analyse les eaux d\u2019Arties et les sources proches du village de Garros ainsi que celles de Cald\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>sources<\/td><td>Monosulfure de sodium<\/td><\/tr><tr><td>Eaux d\u2019Arties<\/td><td>Source chaude des bains<\/td><td>0,0178<\/td><\/tr><tr><td>Source froide des bains<\/td><td>0,0035<\/td><\/tr><tr><td>Petite source<\/td><td>0,0012<\/td><\/tr><tr><td>ext\u00e9rieure<\/td><td>0,0209<\/td><\/tr><tr><td>Eaux de Garros<\/td><td>Source 1<\/td><td>0,0169<\/td><\/tr><tr><td>Source 2<\/td><td>0,0169<\/td><\/tr><tr><td>Source 3<\/td><td>0,0018<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;Source 4<\/td><td>0,0009<\/td><\/tr><tr><td>Eaux du Val d\u2019Arties<\/td><td>Source la plus chaude<\/td><td>0,0125<\/td><\/tr><tr><td>Source 2<\/td><td>0,0031<\/td><\/tr><tr><td>Eaux de Cald\u00e8s<\/td><td>Etablissement thermal<\/td><td>0,0137<\/td><\/tr><tr><td>Buvette ext\u00e9rieure<\/td><td>0,0136<\/td><\/tr><tr><td>Source temp\u00e9r\u00e9e<\/td><td>0,0158<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Les eaux d\u2019Arties sont comparables \u00e0 celles d\u2019Ax mais elles sont moins chaudes, elles appartiennent au groupe des eaux sulfur\u00e9es sodiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de la s\u00e9ance g\u00e9n\u00e9rale du 14 f\u00e9vrier 1883, Edouard Filhol est nomm\u00e9 d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 pour le prochain congr\u00e8s des soci\u00e9t\u00e9s savantes qui se tiendra \u00e0 la Sorbonne<a href=\"#_ftn229\">[229]<\/a>. Cette soci\u00e9t\u00e9 disparait en 1894<a href=\"#_ftn230\">[230]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\"><em>L&rsquo;expertise aupr\u00e8s des tribunaux<\/em><\/span><\/h4>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol est sollicit\u00e9 aussi en tant que chimiste et m\u00e9decin par la justice afin de d\u00e9terminer apr\u00e8s analyses l\u2019existence de produits suspects.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;A la cour d\u2019assises du Gers, Il est appel\u00e9 par la d\u00e9fense dans l\u2019affaire Lacoste. Madame Lacoste et madame Meillan sont d\u00e9clar\u00e9s innocents. Elles sortent libres \u00e0 l\u2019issue du proc\u00e8s<a href=\"#_ftn231\">[231]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol d\u00e9pose lors du proc\u00e8s concernant l\u2019empoisonnement d\u2019un enfant de dix ans et il conclut que la dose d\u2019arsenic aurait pu tuer dix personnes. Jean Couseran et Bernadet, pharmaciens, confirment la d\u00e9position de Filhol<a href=\"#_ftn232\">[232]<\/a>. Le p\u00e8re de l\u2019enfant est condamn\u00e9 \u00e0 mort et son \u00e9pouse, belle-m\u00e8re de l\u2019enfant,&nbsp; aux travaux forc\u00e9s \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9<a href=\"#_ftn233\">[233]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de l\u2019affaire C\u00e9cile Combettes qui a \u00e9t\u00e9 viol\u00e9e puis assassin\u00e9e, le 16 avril 1847 dans l\u2019ancien cimeti\u00e8re Saint-Aubin, Edouard Filhol est expert aupr\u00e8s du tribunal, il identifie les plantes et terre trouv\u00e9es sur la victime<a href=\"#_ftn234\">[234]<\/a>. Le Fr\u00e8re L\u00e9otade est accus\u00e9, c\u2019est l\u2019accus\u00e9 id\u00e9al. D\u2019ailleurs lors des audiences il y a 95 t\u00e9moins \u00e0 charge et 91 \u00e0 d\u00e9charge et l\u2019accus\u00e9 est condamn\u00e9 aux travaux forc\u00e9s \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9 bien qu\u2019il clame son innocence<a href=\"#_ftn235\">[235]<\/a>.&nbsp; Il meurt au bagne de Toulon le 26 janvier 1850. Le vrai coupable, Jean-Joseph Aspe, n\u2019avouera son crime que beaucoup plus tard, en 1866 apr\u00e8s en avoir commis un autre.&nbsp; Le 16 mars 1866, \u00e0 Toulouse, Edouard Filhol rend un premier rapport dans le proc\u00e8s de Jean-Joseph Aspe pour assassinat. Il conclut que \u00ab&nbsp;<em>la mati\u00e8re brun rouge qui se trouve sur la traverse de derri\u00e8re du charriot est form\u00e9e par du sang. Il en est de m\u00eame de celle qui constitue les taches rouges ou ros\u00e9es qui se trouvent sur les draps de lit, la toile de matelas, la toile de paillasse et la toile du traversin. Le sang qui a produit les taches sur les draps est du sang de mammif\u00e8re&nbsp;\u00bb. <\/em>Le 3 avril, Edouard Filhol rend un second rapport car il a du examiner des meubles, il \u00e9crit&nbsp;:&nbsp;\u00ab<em>Les taches<\/em> <em>observ\u00e9es sur la traverse et sur la tablette inf\u00e9rieure de l\u2019armoire ont \u00e9t\u00e9 produites par du sang. Il en est de m\u00eame de la tache qui existait sur le ruban de fil attach\u00e9 au tablier bleu. Les taches observ\u00e9es sur la porte de l\u2019armoire et sur le pied de la table n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 produites par du sang<a href=\"#_ftn236\"><strong>[236]<\/strong><\/a>&nbsp;<\/em>\u00bb. Le suspect nie avoir tu\u00e9 et d\u00e9capit\u00e9 Marie Guillonet, il est condamn\u00e9 aux travaux forc\u00e9s \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9<a href=\"#_ftn237\">[237]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol intervient aussi \u00e0 la cour d\u2019assisses du Tarn et Garonne \u00e0 Montauban, en juin 1868, lors du proc\u00e8s de deux femmes soup\u00e7onn\u00e9es d\u2019avoir empoisonn\u00e9 leurs maris avec la complicit\u00e9 du fr\u00e8re de l\u2019une d\u2019elle. Monsieur Burguerieu, conseiller \u00e0 la Cour imp\u00e9riale de Toulouse pr\u00e9side les d\u00e9bats. Monsieur Milli\u00e8s-Lacroix, pharmacien \u00e0 Montauban et Filhol, charg\u00e9s de l\u2019expertise chimique, constatent que messieurs Fraysse et Ratier sont morts \u00e0 la suite d\u2019empoisonnement par le phosphore et l\u2019antimoine<a href=\"#_ftn238\">[238]<\/a>. La cour condamne les deux femmes aux travaux forc\u00e9s \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9<a href=\"#_ftn239\">[239]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019audience du 18 mai 1875 de la cour d\u2019assises de la Haute-Garonne, Edouard Filhol fait une d\u00e9position dans l\u2019affaire du crime d\u2019Aucamville en reprenant la conclusion de son rapport \u00ab&nbsp;<em>Quoique la science ne poss\u00e8de aucun moyen sur de distinguer le sang humain du sang de la plupart des mammif\u00e8res, je regarde comme infiniment probable, vu la forme et la dimension des corpuscules , vu la disposition des taches sur les v\u00eatements et leur \u00e9tendue qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 produites par du sang humain<a href=\"#_ftn240\"><strong>[240]<\/strong><\/a><\/em>. Il a constat\u00e9 sur les v\u00eatements du principal suspect Rieubernet des t\u00e2ches de sang en grande quantit\u00e9 et certaines ont \u00e9t\u00e9 lav\u00e9es<a href=\"#_ftn241\">[241]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/Proces8-B.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2790\" width=\"446\" height=\"563\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/Proces8-B.jpg 600w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/Proces8-B-237x300.jpg 237w\" sizes=\"(max-width: 446px) 100vw, 446px\" \/><figcaption><span class=\"has-inline-color has-light-brown-color\">Rapport de M. Filhol au proc\u00e8s Rieubernet <br>Archives d\u00e9partementales de la Haute-Garonne <\/span><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>La m\u00eame ann\u00e9e, le 10 septembre, la cour d\u2019assisses de Montauban a condamn\u00e9 aux travaux forc\u00e9s \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9 la femme Castelnau qui \u00e9tait accus\u00e9e d\u2019avoir administr\u00e9 \u00e0 son mari de la morphine. L\u2019expertise faite par les docteurs Jammes et Estor de Montpellier et par Edouard Filhol a donn\u00e9 raison \u00e0 l\u2019accusation<a href=\"#_ftn242\">[242]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En d\u00e9cembre, Edouard Filhol d\u00e9pose au proc\u00e8s de Marguerite L\u00e9ris dans le Tarn et Garonne. Il a fait l\u2019analyse chimique des organes et a trouv\u00e9 des traces de plomb et de phosphore en quantit\u00e9 suffisante pour un empoisonnement. Elle est condamn\u00e9e \u00e0 mort<a href=\"#_ftn243\">[243]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol est aussi consult\u00e9 par les tribunaux de commerce. Le tribunal de Toulouse lui demande une expertise de vins qui auraient \u00e9t\u00e9 falsifi\u00e9s. Il se rend sur place \u00e0 Villaudric, analyse les vins en litige et conclut \u00e0 la falsification<a href=\"#_ftn244\">[244]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Les autres commissions<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol est aussi membre du Conseil d\u2019administration de l\u2019Institut des jeunes aveugles<a href=\"#_ftn245\">[245]<\/a> qui a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 en 1866. En 1868, c\u2019est la municipalit\u00e9 qui ach\u00e8te un terrain pour construire l\u2019Institut dans le quartier de Montplaisir, le b\u00e2timent est inaugur\u00e9 en 1869<a href=\"#_ftn246\">[246]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Une commission est mise en place le 28 octobre 1874 suite \u00e0 la promulgation de la loi du 9 mai 1874 sur le travail des enfants mineurs dans les manufactures, Edouard Filhol est membre de cette commission pour l\u2019arrondissement de Toulouse<a href=\"#_ftn247\">[247]<\/a>. Cette commission doit \u00eatre renouvel\u00e9e le 18 d\u00e9cembre 1879. Edouard Filhol est, \u00e0 nouveau, membre de cette commission<a href=\"#_ftn248\">[248]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>A partir de 1866, il est membre du conseil de perfectionnement pour l\u2019enseignement secondaire sp\u00e9cial au lyc\u00e9e de Toulouse, il appartient aussi \u00e0 la commission administrative du lyc\u00e9e. Il pr\u00e9side la distribution des prix du Petit Lyc\u00e9e le 9 ao\u00fbt 1867<a href=\"#_ftn249\">[249]<\/a> en tant que maire.<\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol est aussi \u00e0 l\u2019origine de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle de Toulouse et de la&nbsp; Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse. Ces deux soci\u00e9t\u00e9s ont un lien avec le mus\u00e9e d\u2019histoire naturelle de cette ville.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<h1><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Chapitre 4 : Le Museum d&rsquo;histoire naturelle<\/span><\/h1>\n\n\n\n<p>D\u00e8s 1796, Philippe Isidore Picot de Lapeyrouse (1744-1818) souhaite installer un mus\u00e9e d\u2019histoire naturelle \u00e0 Toulouse puis ensuite d\u2019autres savants toulousains comme Jean-Baptiste Noulet ont demand\u00e9 ce mus\u00e9e<a href=\"#_ftn250\">[250]<\/a> ce dernier en deviendra d\u2019ailleurs le directeur en 1872. Enfin, le mus\u00e9e est inaugur\u00e9 le 8 juillet 1865 gr\u00e2ce \u00e0 Edouard Filhol et ouvert au public le 16 juillet.<\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol propose, lors d\u2019une r\u00e9union de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, le 8 mai 1861, des salles dans l\u2019ancien couvent des carmes d\u00e9chauss\u00e9s o\u00f9 est install\u00e9e l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine car il y a des d\u00e9pendances inoccup\u00e9es et d\u00e9j\u00e0 quelques collections<a href=\"#_ftn251\">[251]<\/a>. La proposition de Filhol est reprise par la municipalit\u00e9 qui est propri\u00e9taire des lieux.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/plan-du-museum-627x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2792\" width=\"480\" height=\"784\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/plan-du-museum-627x1024.jpg 627w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/plan-du-museum-184x300.jpg 184w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/plan-du-museum-768x1254.jpg 768w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/plan-du-museum-941x1536.jpg 941w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/plan-du-museum-1254x2048.jpg 1254w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/plan-du-museum.jpg 1380w\" sizes=\"(max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><figcaption><span class=\"has-inline-color has-off-white-color\">Plan du mus\u00e9um<br>Mairie de Toulouse, Biblioth\u00e8que municipale, 1881 (3)<\/span><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est encore \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, le 8 janvier 1863, qu\u2019Edouard &nbsp;Filhol indique que la ville de Toulouse consacre des sommes consid\u00e9rables afin d\u2019\u00e9tablir les collections dans les b\u00e2timents de l\u2019Ecole de m\u00e9decine, que le classement des objets est presque termin\u00e9 et que le mus\u00e9e pourra bient\u00f4t ouvrir au public<a href=\"#_ftn252\">[252]<\/a>. Des cr\u00e9dits importants sont vot\u00e9s&nbsp;: en 1863, 30000 francs pour l\u2019am\u00e9nagement des locaux puis en 1864, 16000 francs et en 1865, 5000 francs pour finaliser les travaux.&nbsp; En 1864, de nombreux dons sont faits au mus\u00e9e, Edouard Filhol les signale \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse. Le 21 avril, ce sont deux cr\u00e2nes humains donn\u00e9s par Monsieur Sambucy-Luzen\u00e7on, le 28 avril divers fossiles provenant de Dieupentale, enfin le 4 mai, F\u00e9lix Garrigou et Martin donnent les objets trouv\u00e9s dans la caverne d\u2019Espalungue pr\u00e8s d\u2019Arrudy (Basses-Pyr\u00e9n\u00e9es)<a href=\"#_ftn253\">[253]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 11 juin 1865, Filhol consacre une grande partie de son allocution lors de la s\u00e9ance publique de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse au mus\u00e9e. Il souligne que la municipalit\u00e9 a toujours soutenu le projet et il remercie les nombreux donateurs. \u00ab&nbsp;<em>Le mus\u00e9e renfermera des objets de zoologie, de min\u00e9ralogie, de g\u00e9ologie et de pal\u00e9ontologie\u2026L\u2019ensemble de ces objets forme un tout consid\u00e9rable et constituera un Mus\u00e9e digne d\u2019une grande ville\u2026je suis heureux d\u2019adresser \u00e0 l\u2019Administration municipale l\u2019expression des sentiments de vive reconnaissance dont nous sommes tous anim\u00e9s \u00e0 son \u00e9gard<a href=\"#_ftn254\"><strong>[254]<\/strong><\/a>\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/depenses-musee-824x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2796\" width=\"441\" height=\"547\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/depenses-musee-824x1024.jpg 824w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/depenses-musee-241x300.jpg 241w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/depenses-musee-768x954.jpg 768w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/depenses-musee-1236x1536.jpg 1236w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/depenses-musee-1648x2048.jpg 1648w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/depenses-musee.jpg 1768w\" sizes=\"(max-width: 441px) 100vw, 441px\" \/><figcaption><span class=\"has-inline-color has-off-white-color\">Les d\u00e9penses du mus\u00e9um en 1865. Mairie de Toulouse, Biblioth\u00e8que municipale, LmD1881<\/span><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Ce mus\u00e9e s\u2019\u00e9tend sur deux galeries au premier \u00e9tage. Les trois R\u00e8gnes y figurent&nbsp;: animal, v\u00e9g\u00e9tal et min\u00e9ral. Les collections initiales comprennent des oiseaux et des mammif\u00e8res des Pyr\u00e9n\u00e9es, des animaux de m\u00e9nagerie, des min\u00e9raux<a href=\"#_ftn255\">[255]<\/a>.&nbsp; Le mus\u00e9e s\u2019enrichit par des achats, des dons ou des \u00e9changes. Ce mus\u00e9e doit aussi assurer la conservation, le classement ainsi que la prospection. Une galerie des cavernes fond\u00e9e par Edouard Filhol est pr\u00e9sent\u00e9e, c\u2019est la premi\u00e8re dans le monde. Il a \u00e9t\u00e9 second\u00e9 par son fils Henri, par Jean-Baptiste Noulet, par Edouard (1801-1871) et Louis (1840-1899) Lartet, par d\u2019Adh\u00e9mar, et par F\u00e9lix Garrigou. Des restes d\u2019animaux du gite d\u2019Infernet (commune de Clermont-le Fort, Haute-Garonne) d\u00e9couverts par Noulet en 1851 sont install\u00e9s dans cette galerie<a href=\"#_ftn256\">[256]<\/a>. Le 25 octobre 1864, Eug\u00e8ne Trutat est nomm\u00e9 conservateur gr\u00e2ce \u00e0 Filhol<a href=\"#_ftn257\">[257]<\/a>, il en deviendra directeur en 1890, c\u2019est un passionn\u00e9 de photographies. &nbsp;Victor Bonhenry (18&nbsp; -1914), taxidermiste quittera Paris et viendra \u00e0 Toulouse \u00e0 la demande d\u2019Edouard Filhol. Il y fera toute sa carri\u00e8re<a href=\"#_ftn258\">[258]<\/a>. &nbsp;<strong>voir tableau peint par Georges Castex en 1894<\/strong>,<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de la s\u00e9ance extraordinaire du Conseil municipal, le 10 mars 1866, Edouard Filhol donne la liste des divers objets donn\u00e9s au mus\u00e9e. Il a obtenu du mus\u00e9um d\u2019histoire naturelle de Paris trente peaux d\u2019oiseaux de la famille des colombides, deux faisans dor\u00e9s de Chine, trois faisans, des objets moul\u00e9s comme une t\u00eate de rhinoc\u00e9ros de Gr\u00e8ce, une t\u00eate d\u2019helladot\u00e9rium et un tibia de dinoth\u00e9rium, de M. L\u00e9on Soubeiran une s\u00e9rie d\u2019oiseaux empaill\u00e9s, de M. Lartet&nbsp; des objets moul\u00e9s correspondant \u00e0 ceux trouv\u00e9s dans les cavernes du P\u00e9rigord. Depuis le 1<sup>er<\/sup> janvier 1866, plus de cinq cents objets ont \u00e9t\u00e9 donn\u00e9s au mus\u00e9e<a href=\"#_ftn259\">[259]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Une commission indique les d\u00e9penses relatives \u00e0 l\u2019installation du mus\u00e9e&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Une somme de cinq mille trois cent trente-neuf francs trente-cinq centimes, a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 par M. le Directeur de l\u2019\u00e9cole de M\u00e9decine, charg\u00e9 par l\u2019ancienne administration municipale de ce p\u00e9nible et difficile travail,\u2026qui a mis toute l\u2019activit\u00e9 de son esprit \u00e0 mener \u00e0 bonne fin l\u2019installation qui, par le grand nombre d\u2019objets que renferme cette galerie, \u00e9tonne l\u2019imagination, alors surtout que l\u2019on sait que tout ce travail a \u00e9t\u00e9 accompli en moins de deux ann\u00e9es&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol rend compte d\u2019une visite faite au mus\u00e9e par messieurs Lartet, Falconer et Christy. Ces savants ont examin\u00e9 les collections du mus\u00e9e, ils se sont int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 la collection d\u2019ossements des cavernes du midi. \u00ab&nbsp;<em>M. Lartet, frapp\u00e9 de la richesse de cette collection, a engag\u00e9 M. Filhol \u00e0 tenter de faire pr\u00e9parer un squelette d\u2019ours des cavernes. M. Filhol ajoute que le v\u0153u de M. Lartet est au moment d\u2019\u00eatre r\u00e9alis\u00e9, gr\u00e2ce \u00e0 la bienveillante g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 de M. de Bertrand d\u2019Artigui\u00e8res, qui a bien voulu l\u2019autoriser \u00e0 faire des fouilles dans la caverne de l\u2019Herm, dont il est propri\u00e9taire<a href=\"#_ftn260\"><strong>[260]<\/strong><\/a>\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La cr\u00e9ation du mus\u00e9e donne naissance \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle de Toulouse qui&nbsp; voit le jour le 24 juillet 1866, ceci \u00e0 l\u2019initiative d\u2019Edouard Filhol avec l\u2019accord de Dominique Clos, Jean-Baptiste Noulet et Nicolas Joly. La premi\u00e8re s\u00e9ance a lieu le 3 ao\u00fbt 1866 \u00e0 l\u2019Ecole de m\u00e9decine, Edouard Filhol en est le Pr\u00e9sident, Eug\u00e8ne Trutat le secr\u00e9taire. En 1867, on compte d\u00e9j\u00e0 96 membres. Elle cr\u00e9e un bulletin qui existe toujours. Edouard Filhol y contribue avec des articles sur les plantes, les fruits, les cavernes et la chimie. Il sera r\u00e9\u00e9lu pr\u00e9sident en 1869.<\/p>\n\n\n\n<p>Des rivalit\u00e9s entre Henri Filhol et Eug\u00e8ne Trutat se font jour et Trutat met en cause Edouard Filhol \u00e0 propos d\u2019objets pr\u00eat\u00e9s \u00e0 l\u2019exposition universelle de Paris en 1867 sur lesquels figure comme nom Filhol ce que conteste Trutat qui se f\u00e2che avec les Filhol. Ce qui explique pourquoi le 15 avril 1870, L\u00e9once Castelbou, adversaire de l\u2019Empire, appartenant \u00e0 la gauche r\u00e9publicaine, &nbsp;pr\u00e9sente le rapport de la commission sur le mus\u00e9e d\u2019histoire naturelle, la commission est compos\u00e9e de messieurs Petit, Monni\u00e9, Tourn\u00e9, Begue&nbsp;; &nbsp;il charge Edouard Filhol \u00ab&nbsp;<em>M. Filhol,\u2026,s\u2019est arrog\u00e9 ill\u00e9galement, sans titre et sans mandat, les fonctions de directeur de votre nouvel \u00e9tablissement scientifique, et qu\u2019en cette qualit\u00e9 il dirige, gouverne, prend, \u00e9change et dispose de tout \u00e0 son gr\u00e9 et selon ses caprices&nbsp;<a href=\"#_ftn261\"><strong>[261]<\/strong><\/a>\u00bb.<\/em>Il demande que les locaux qui sont municipaux soient bien distincts de ceux de l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine qui sont eux aussi municipaux, il demande qu\u2019un gardien soit nomm\u00e9 et log\u00e9<a href=\"#_ftn262\">[262]<\/a>. Henri Filhol envoie d\u2019ailleurs une lettre \u00e0 Trutat dans laquelle il \u00e9crit&nbsp;:&nbsp;\u00ab<em>Il existe dans ce rapport des oublis, des erreurs nombreuses\u2026.leur responsabilit\u00e9 devrait-elle remonter jusqu\u2019\u00e0 M. le rapporteur\u2026.&nbsp;? Je me h\u00e2te de d\u00e9clarer que c\u2019est \u00e0 vous seul qu\u2019elles doivent parvenir, car c\u2019est vous qui, par vos plaintes\u2026avez sollicit\u00e9 de l\u2019administration les attaques dirig\u00e9es contre M. Filhol<\/em><a href=\"#_ftn263\">[263]<\/a>&nbsp;\u00bb.&nbsp;Ensuite, Henri Filhol pr\u00e9cise qu\u2019Eug\u00e8ne Trutat d\u00e9pensait plus que la somme allou\u00e9e par la ville et que son p\u00e8re a du intervenir. Il parle ensuite du diff\u00e9rend avec F\u00e9lix Garrigou instrumentalis\u00e9 par Eug\u00e8ne Trutat qui a jou\u00e9 un double jeu.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/rapportCastelbou-1001x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2798\" width=\"593\" height=\"606\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/rapportCastelbou-1001x1024.jpg 1001w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/rapportCastelbou-293x300.jpg 293w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/rapportCastelbou-768x786.jpg 768w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/rapportCastelbou-1502x1536.jpg 1502w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/rapportCastelbou.jpg 1961w\" sizes=\"(max-width: 593px) 100vw, 593px\" \/><figcaption><span class=\"has-inline-color has-off-white-color\">Rapport Castelbou. <br>Mairie de Toulouse, Biblioth\u00e8que municipale, LmB2189<\/span><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s la d\u00e9faite de Sedan et l\u2019installation de la R\u00e9publique, Edouard Filhol est&nbsp; \u00ab&nbsp;<em>\u00e9vinc\u00e9 de la direction par la politique et la chute de l\u2019empire<\/em><a href=\"#_ftn264\">[264]<\/a>&nbsp;\u00bb. Jean-Baptiste Noulet devient le premier directeur en 1872, Edouard Filhol n\u2019ayant jamais eu le titre. D\u2019ailleurs le budget du mus\u00e9e, en 1869, est de 4300 francs alors qu\u2019en 1872, il est de 10400 francs car il y a un directeur et un gardien \u00e0 r\u00e9tribuer<a href=\"#_ftn265\">[265]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant Edouard Filhol est, \u00e0 nouveau, \u00e9lu \u00e0 la t\u00eate de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle de Toulouse en 1872, mais le 3 f\u00e9vrier, il donne sa d\u00e9mission<a href=\"#_ftn266\">[266]<\/a> suite \u00e0 l\u2019affaire du mus\u00e9e, il entraine avec lui une quinzaine de membres et il fonde une nouvelle soci\u00e9t\u00e9, la Soci\u00e9t\u00e9 des Sciences Physiques et Naturelles de Toulouse, la premi\u00e8re r\u00e9union a lieu le 24 avril 1872. Elle \u00e9dite un bulletin dans lequel Filhol \u00e9crit de nombreux articles. Mais elle disparait en 1895 n\u2019ayant jamais r\u00e9ussi \u00e0 s\u2019imposer vis-\u00e0-vis de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors d\u2019un conseil municipal, \u00ab&nbsp;<em>M. Lannes demande la parole. L\u2019honorable membre dit qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 de d\u00e9poser sur le bureau du Conseil la seconde livraison des travaux publi\u00e9s cette ann\u00e9e par la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles, \u00e0 laquelle le Conseil g\u00e9n\u00e9ral a bien voulu allou\u00e9 une subvention de 300fr. Il fait l\u2019\u00e9loge de cette soci\u00e9t\u00e9 qui<\/em> <em>compte parmi ses membres les savants les plus distingu\u00e9s de Toulouse, tels que MM. Filhol, Timbal-Lagrave et Jeanbernat, et qui m\u00e9rite bien d\u2019\u00eatre encourag\u00e9e dans ses louables efforts, car elle se propose de d\u00e9velopper chez la jeunesse le go\u00fbt des \u00e9tudes scientifiques. Or, faire aimer la science et relever dans notre pays le niveau intellectuel, n\u2019est-ce pas pr\u00e9parer la revanche nationale&nbsp;? N\u2019avons-nous pas succomb\u00e9 dans notre lutte avec l\u2019Allemagne, encore plus \u00e0 cause de notre inf\u00e9riorit\u00e9 scientifique qu\u2019\u00e0 cause de notre inf\u00e9riorit\u00e9 militaire&nbsp;? M. Lannes ajoute que chaque membre du Conseil va avoir un exemplaire du recueil des travaux de la Soci\u00e9t\u00e9 et pourra ainsi en appr\u00e9cier la valeur scientifique&nbsp;; malheureusement l\u2019impression de ce recueil est tr\u00e8s co\u00fbteuse et entra\u00eene la Soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 des d\u00e9penses bien sup\u00e9rieures \u00e0 ses ressources. Aussi l\u2019honorable membre se r\u00e9serve, s\u2019il reste \u00e0 la fin de la session quelques fonds disponibles, de proposer au Conseil d\u2019\u00e9lever de 300fr. \u00e0 500fr. la subvention accord\u00e9e \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles, qui recevra ainsi le m\u00eame encouragement que les autres soci\u00e9t\u00e9s savantes<\/em><a href=\"#_ftn267\">[267]<\/a>&nbsp;\u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<h1><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Chapitre 5 : Les fonctions municipales<\/span><\/h1>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Lors des \u00e9lections municipales de 1860, Edouard Filhol arrive en t\u00eate avec 8823 voix et devient membre du conseil municipal<a href=\"#_ftn268\">[268]<\/a>. A l\u2019\u00e9poque, les membres du conseil municipal ne recevaient aucune indemnit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Auparavant, Edouard Filhol avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9 par le Conseil municipal. \u00ab&nbsp;<em>Une commission, compos\u00e9e de MM. Filhol, Noulet, Planet et Vitry, a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9e par le d\u00e9partement de la Haute-Garonne et par la ville de Toulouse de visiter et d\u2019\u00e9tudier l\u2019Exposition universelle. Cette commission a consign\u00e9 ses observations et ses \u00e9tudes dans des comptes rendus faits avec un soin remarquable, et dont l\u2019impression aurait sans doute une grande utilit\u00e9 d\u2019impulsion et de d\u00e9veloppement pour l\u2019industrie de notre d\u00e9partement et de notre ville<\/em><a href=\"#_ftn269\">[269]<\/a>&nbsp;\u00bb. Edouard Filhol pr\u00e9sente alors le compte rendu qu\u2019il a fait suite \u00e0 la visite de l\u2019exposition. \u00ab&nbsp;<em>M. Filhol vous rend compte des r\u00e9sultats pratiques obtenus dans les sciences chimiques et physiques. Tout le monde sait que ces sciences sont aujourd&rsquo;hui le point de d\u00e9part de toutes les conqu\u00eates industrielles. Le compte rendu de M Filhol fait ressortir la situation dominante de la science dont il est l&rsquo;un des plus habiles repr\u00e9sentants \u00e0 Toulouse. Ses le\u00e7ons et son exemple g\u00e9n\u00e9raliseront dans notre pays la connaissance des proc\u00e9d\u00e9s savants et m\u00e9thodiques pour produire abondamment et \u00e9conomiquement toutes les choses qui d\u00e9pendent des sciences qu&rsquo;il cultive<\/em><a href=\"#_ftn270\">[270]<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1862, il fait partie de la commission compos\u00e9e d\u2019Edmond Caze et de Fourcade qui \u00e9tudie le projet d\u2019extension de l\u2019\u00e9clairage au gaz dans certains quartiers. C\u2019est \u00e0 la s\u00e9ance du 30 juin 1865 qu\u2019 Edouard &nbsp;Filhol pr\u00e9sente le rapport de cette commission. Il faut br\u00fbler convenablement le gaz et mettre des r\u00e9flecteurs afin de renvoyer les rayons lumineux vers le sol. La commission a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 l\u2019essai de nouveaux r\u00e9flecteurs mais la compagnie charg\u00e9e de l\u2019\u00e9clairage de la ville a refus\u00e9 de mettre ces r\u00e9flecteurs. La commission a alors \u00e9tudi\u00e9 ce qui se faisait \u00e0 Paris. Ce sont des becs \u00e0 fente dits papillons, la quantit\u00e9 de lumi\u00e8re d\u00e9pend de la largeur de la fente et la quantit\u00e9 de gaz consomm\u00e9 est de 140L\/h au lieu de 190L\/h. La commission souhaite la mise en place de ce syst\u00e8me<a href=\"#_ftn271\">[271]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol est le rapporteur d\u2019une commission, en 1863, qui a \u00e9tudi\u00e9 le projet de construction d\u2019une tourelle destin\u00e9e \u00e0 recevoir le t\u00e9lescope Foucault \u00e0 l\u2019Observatoire. Un cr\u00e9dit de 2400francs est vot\u00e9<a href=\"#_ftn272\">[272]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais le mandat du conseil municipal se termine le 17 juillet 1865. De nouvelles \u00e9lections ont lieu en &nbsp;juillet. Edouard Filhol figure sur la liste officielle et il obtient 7140 suffrages au premier tour. Au second tour, les 29 et 30 juillet, il n\u2019y a que la liste d\u2019opposition. L\u2019opposition gagne cette \u00e9lection car l\u2019ancienne municipalit\u00e9 est rejet\u00e9e \u00e0 cause des travaux pr\u00e9vus qui sont ruineux pour la ville. Il n\u2019y a que quatre \u00e9lus de l\u2019ancienne municipalit\u00e9, ce sont Jules Amilhau, Edmond de Planet, Edmond Caze et Edouard Filhol. Jules Amilhau devient maire, Caze d\u00e9missionne et de Planet, G. Doum\u00e8ne et Filhol sont nomm\u00e9s adjoints au maire. Jules Amilhau, comme Filhol, \u00e9tait membre du conseil municipal depuis 1860, c\u2019est un notaire n\u00e9 le 12 f\u00e9vrier 1828, mort le 14 octobre 1867. Apr\u00e8s des \u00e9tudes \u00e0 Paris, il revient \u00e0 Toulouse, ach\u00e8te l\u2019\u00e9tude de Ma\u00eetre L\u00e9on, devient suppl\u00e9ant de la justice de paix \u00e0 Saint-Cyprien, administrateur provisoire des biens des ali\u00e9n\u00e9s, maire de Rouffiac avant d\u2019\u00eatre sollicit\u00e9 par la ville de Toulouse o\u00f9 il entre au conseil municipal<a href=\"#_ftn273\">[273]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de la rentr\u00e9e universitaire de 1865, Henri Molins pr\u00e9cise qu\u2019un \u00ab&nbsp;<em>nouveau sujet de satisfaction nous a encore \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 encore r\u00e9cemment, lorsqu\u2019un de nos coll\u00e8gues a \u00e9t\u00e9 rev\u00eatu d\u2019importantes fonctions dans la magistrature municipale de cette cit\u00e9. Pour l\u2019accomplissement d\u2019une pareille t\u00e2che, c\u2019est beaucoup que le d\u00e9vouement, les lumi\u00e8res, un esprit conciliant et mod\u00e9r\u00e9 un ferme attachement au devoir. Toutes ces qualit\u00e9s me sont connues depuis longtemps chez M. Filhol&nbsp;; par elles, il sera&nbsp; \u00e0 la hauteur de toutes les conjectures. Ma sympathie et mes v\u0153ux le suivront dans cette nouvelle voie, et je suis heureux de trouver dans cette solennit\u00e9 l\u2019occasion de lui payer un juste tribu de f\u00e9licitations<\/em><a href=\"#_ftn274\">[274]<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"600\" height=\"776\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/suspension-du-conseil-municipal-B.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2802\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/suspension-du-conseil-municipal-B.jpg 600w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/suspension-du-conseil-municipal-B-232x300.jpg 232w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption><span class=\"has-inline-color has-off-white-color\">Avis de suspension du conseil municipal du 8 ao\u00fbt 1866. Mairie de Toulouse, Biblioth\u00e8que municipale, LmD1545<\/span><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est le 15 novembre 1865 que de nouveaux plans moins co\u00fbteux sont pr\u00e9sent\u00e9s au conseil qui les approuve. L\u2019administration tarde \u00e0 accomplir les formalit\u00e9s, les ouvriers n\u2019ont pas de travail et la municipalit\u00e9 est mise en cause. Lors d\u2019un banquet offert aux industriels ayant pris part \u00e0 l\u2019exposition locale de 1865, Jules Amilhau porte des toasts \u00e0 l\u2019Empereur, \u00e0 l\u2019Imp\u00e9ratrice ainsi qu\u2019au Prince Imp\u00e9rial mais ensuite il regrette que les trois d\u00e9put\u00e9s se soient d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9s de leur ville. Ces derniers r\u00e9agissent et Jules Amilhau r\u00e9plique. Les d\u00e9put\u00e9s interviennent \u00e0 Paris, le ministre de l\u2019int\u00e9rieur fait part de sa profonde d\u00e9sapprobation et le pr\u00e9fet en informe Jules Amilhau qui pr\u00e9f\u00e8re d\u00e9missionner plut\u00f4t que d\u2019\u00eatre destitu\u00e9. Cette d\u00e9mission est accept\u00e9e par le ministre de l\u2019int\u00e9rieur et c\u2019est Edouard Filhol en tant que premier adjoint qui assure l\u2019int\u00e9rim qui pr\u00e9side la s\u00e9ance extraordinaire du 3 juillet 1866<a href=\"#_ftn275\">[275]<\/a>. Le 9 ao\u00fbt 1866, le conseil municipal est suspendu pour deux mois puis un d\u00e9cret le supprime le 29 ao\u00fbt enfin le 15 septembre, c\u2019est une commission municipale qui est nomm\u00e9e sous la direction d\u2019Edouard Filhol<a href=\"#_ftn276\">[276]<\/a>. Lors de la premi\u00e8re r\u00e9union de cette commission, Filhol prend la parole&nbsp;:&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;J\u2019aurais d\u00e9clin\u00e9 l\u2019insigne honneur de diriger les affaires municipales de la ville de Toulouse si je n\u2019avais d\u00fb compter que sur moi-m\u00eame, car je n\u2019ai pas la t\u00e9m\u00e9rit\u00e9 de me croire capable de faire face aux difficult\u00e9s sans nombre que pr\u00e9sente l\u2019accomplissement des devoirs inh\u00e9rents \u00e0 la fonction dont je suis charg\u00e9\u2026..Profond\u00e9ment d\u00e9vou\u00e9 aux int\u00e9r\u00eats de ma ville natale, je la servirai toujours avec bonheur\u2026Aussi, lorsque je refusais, il y a quelques ann\u00e9es, pour rester \u00e0 Toulouse, un avancement inesp\u00e9r\u00e9, pr\u00e9f\u00e9rant \u00eatre aim\u00e9 ici que d\u2019\u00eatre&nbsp; plus riche ou plus honor\u00e9 ailleurs<\/em><a href=\"#_ftn277\">[277]<\/a>&nbsp;\u00bb. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cette commission &nbsp;publie un compte-rendu de la gestion administrative couvrant la p\u00e9riode du 29 septembre 1866 au 14 septembre 1869<a href=\"#_ftn278\">[278]<\/a>. C\u2019est un expos\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral qui indique que cette gestion a \u00e9t\u00e9 suivie par les habitants et par la cour des comptes. Des informations sont fournies sur les d\u00e9penses. Pour les pompiers, quatre cents seaux \u00e0 incendie et une pompe ont \u00e9t\u00e9 achet\u00e9s, les gardes champ\u00eatres sont au nombre de huit. Pour l\u2019\u00e9clairage de la ville, il y a 1681 becs de gaz et 230 becs \u00e0 p\u00e9trole. Une nouvelle distribution des eaux a \u00e9t\u00e9 mise en place et a entrain\u00e9 la cr\u00e9ation de six emplois. Un nouveau ch\u00e2teau d\u2019eau, des bornes-fontaines, des bouches d\u2019arrosage et des canalisations ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s. Il y a aussi les d\u00e9penses relatives \u00e0&nbsp; la salubrit\u00e9, pour l\u2019inspection des viandes, un v\u00e9t\u00e9rinaire a \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9 en d\u00e9cembre 1867. Lors de l\u2019hiver rigoureux de 1867-1868 des bons de pain ont \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9s et des chantiers de charit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 ouverts pour les ouvriers qui avaient du interrompre leurs travaux \u00e0 cause de la rigueur de l\u2019hiver. Une caisse de pr\u00e9voyance a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e afin de faire face aux crises alimentaires, des secours ont \u00e9t\u00e9 donn\u00e9s aux employ\u00e9s de la mairie et de l\u2019octroi dus \u00e0 la chert\u00e9 du pain en 1868. La construction de la Halle aux grains commence en 1862, celle du Palais Mar\u00e9chal en 1863<a href=\"#_ftn279\">[279]<\/a>. Un terrain a \u00e9t\u00e9 achet\u00e9 en septembre 1868 afin de construire un institut pour les jeunes aveugles. Un march\u00e9 \u00e0 bestiaux a \u00e9t\u00e9 construit dans le quartier des minimes, la premi\u00e8re pierre a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9e le 7 f\u00e9vrier 1868 et il a \u00e9t\u00e9 ouvert au public le 11 mai 1869. La plantation de la promenade du cours Dillon est refaite en 1867<a href=\"#_ftn280\">[280]<\/a> . Enfin, elle a pr\u00e9vu des travaux importants afin d\u2019embellir la ville, de rendre la circulation plus facile, de donner du travail aux ouvriers, il y a eu cent treize r\u00e9unions et mille quatre cent quarante trois d\u00e9lib\u00e9rations. Des boulevards et des rues nouvelles ont \u00e9t\u00e9 ouvertes, des rues et des places existantes ont \u00e9t\u00e9 \u00e9largies. Ceci donne \u00e0 Toulouse de l\u2019air, de l\u2019eau et de la lumi\u00e8re<a href=\"#_ftn281\">[281]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de la s\u00e9ance publique annuelle de la soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decine, chirurgie et pharmacie de Toulouse, le 19 mai 1867, Edouard Filhol s\u2019exprime ainsi&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Bien souvent, messieurs, alors que j\u2019\u00e9tais absent, mes pens\u00e9es me ramenaient au milieu de vous, tant\u00f4t parce que j\u2019avais \u00e0 r\u00e9soudre des questions d\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral, pour lesquelles votre concours me semblait utile, tant\u00f4t parce que je cherchais comment je pourrais m\u2019y prendre pour vous t\u00e9moigner ma reconnaissance&nbsp;; et je le devais bien, car si ma sant\u00e9 n\u2019a pas fl\u00e9chi au milieu des fatigues excessives que j\u2019ai d\u00fb subir depuis un an, si j\u2019ai toujours conserv\u00e9 le calme le plus absolu pendant qu\u2019on me calomniait \u00e0 plaisir, alors que l\u2019on tentait infructueusement de me faire oublier mes devoirs en agissant sur moi par l\u2019intimidation, ou que l\u2019on cherchait \u00e0 me lasser en cr\u00e9ant sur mon chemin des difficult\u00e9s sans nombre, c\u2019est que j\u2019ai puis\u00e9 une force invincible dans la puret\u00e9 de mes intentions, et dans les t\u00e9moignages d\u2019estime et d\u2019affection que me donnaient mes amis, et j\u2019en ai d\u2019excellents parmi vous<a href=\"#_ftn282\"><strong>[282]<\/strong><\/a><\/em>\u00bb. <strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>A &nbsp;la chute du Second Empire, Edouard Filhol, consid\u00e9r\u00e9 comme bonapartiste, est d\u00e9mis de ses fonctions par la commission municipale qui proclame la R\u00e9publique le 5 septembre 1870, c\u2019est Adolphe Gatien-Arnoult qui fait fonction de maire jusqu\u2019en mai<a href=\"#_ftn283\">[283]<\/a>. Il avait \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 \u00e0 la chaire de philosophie \u00e0 la facult\u00e9 des lettres de Toulouse en 1830. D\u00e8s 1841, il entre au conseil municipal, est r\u00e9\u00e9lu en 1843, devient premier adjoint, il est \u00e0 nouveau conseiller municipal en 1865. D\u00e9put\u00e9 de 1871 \u00e0 1876, il reprend ses cours et renonce \u00e0 la politique. Il meurt \u00e0 Mont-de-Marsan.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1871, le conseil d\u2019hygi\u00e8ne de la Haute-Garonne \u00e9tudie l\u2019eau qui est alt\u00e9r\u00e9e, elle a mauvais go\u00fbt et une mauvaise odeur, c\u2019est l\u2019envasement du lit de la Garonne qui cr\u00e9e ce probl\u00e8me.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans deux rapports, il est indiqu\u00e9 que \u00ab&nbsp;<em>M. Filhol \u00e9tait l\u2019un des hommes les plus populaire de Toulouse lorsqu\u2019il accepta la fonction de maire avec la mission de faire ex\u00e9cuter l\u2019ouverture des grandes rues et les reconstructions pour lesquelles l\u2019Etat accorde deux millions de subvention&nbsp; \u00e0 la ville. C\u2019\u00e9tait un grand d\u00e9vouement de sa part&nbsp;; il savait que malgr\u00e9 leur utilit\u00e9 ces projets \u00e9taient combattus&nbsp; par une forte opposition&nbsp;; il n\u2019h\u00e9sita pas \u00e0 braver les col\u00e8res que leur ex\u00e9cution devait soulever&nbsp;; entre les vrais int\u00e9r\u00eats de la Ville et la faveur populaire, il se d\u00e9voua&nbsp; aux uns au risque de perdre l\u2019autre<\/em><a href=\"#_ftn284\">[284]<\/a><em>&nbsp;\u00bb <\/em>et dans l\u2019autre \u00ab&nbsp;<em>Il y a quatre ou cinq ans que M. Filhol \u00e9tait le fonctionnaire le plus populaire de la ville. Il y est aujourd\u2019hui l\u2019objet des rancunes les plus acharn\u00e9es et l\u2019on peut ajouter des plus injustes. Il y a eu \u00e0 Toulouse deux opinions sur les grands travaux \u00e0 ex\u00e9cuter&nbsp;; la moins forte par le nombre des adh\u00e9rents et la plus raisonnable peut-\u00eatre, bien qu\u2019elle paraisse avoir commis quelques fautes l\u2019a emport\u00e9 quelques temps par l\u2019appui de la Pr\u00e9fecture, et M. Filhol s\u2019est d\u00e9vou\u00e9 avec autant de courage que de persistance \u00e0 faire pr\u00e9valoir les vues de cette opinion&nbsp;; l\u2019opinion contraire triomphante&nbsp; aux \u00e9lections et qui semble devoir longtemps conserver&nbsp; l\u2019avantage ne peut lui pardonner l\u2019\u00e9chec dans lequel il l\u2019a longtemps tenue<a href=\"#_ftn285\"><strong>[285]<\/strong><\/a><\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<h1><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Chapitre 6 : Les diff\u00e9rents travaux scientifiques<\/span><\/h1>\n\n\n\n<p>Ces travaux sont divers et vari\u00e9s comme le montrent les nombreuses mentions utilis\u00e9es dans les comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences : chimie appliqu\u00e9e, physiologie, t\u00e9ratologie, chimie, physique, chimie v\u00e9g\u00e9tale, anthropologie, pal\u00e9ontologie, chimie analytique, chimie min\u00e9rale. Certains l\u2019ont accompagn\u00e9 toute sa vie de scientifique, d\u2019autres sont des travaux d\u2019\u00e9quipe.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3><em>1. L&rsquo;\u00e9tude des eaux<\/em><\/h3>\n\n\n\n<p>De 1847 et jusqu\u2019\u00e0 1883, Edouard Filhol publie r\u00e9guli\u00e8rement des analyses dans diff\u00e9rentes revues. Il \u00e9tudie de nombreuses sources de la r\u00e9gion car le thermalisme est en plein essor gr\u00e2ce au d\u00e9veloppement des r\u00e9seaux ferr\u00e9s et du soutien de l\u2019Empereur et de l\u2019Imp\u00e9ratrice. Son travail porte sur les propri\u00e9t\u00e9s organoleptiques, physiques et chimiques ainsi que sur l\u2019analyse quantitative afin de montrer ou non l\u2019int\u00e9r\u00eat pour le thermalisme. L\u2019action th\u00e9rapeutique d\u00e9pend de la composition chimique et de l\u2019hygi\u00e8ne de la localit\u00e9 thermale. Les eaux peuvent \u00eatre utilis\u00e9es sous forme de bain, de douche et m\u00eame de bains de vapeur en fonction de leur temp\u00e9rature.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Les eaux min\u00e9rales et le thermalisme<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>L\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine, sollicit\u00e9e par les pouvoirs publics proc\u00e8de aussi \u00e0 des analyses, les r\u00e9sultats sont compar\u00e9s et l\u2019Acad\u00e9mie \u00e9met un avis sur les bienfaits th\u00e9rapeutiques et sur l\u2019exploitation de la source.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s ao\u00fbt 1847, Edouard Filhol analyse sur place les eaux de Siradan (Hautes-Pyr\u00e9n\u00e9es) \u00e0 la demande de M. Dosset, propri\u00e9taire d\u2019un \u00e9tablissement de bains. Il d\u00e9termine la temp\u00e9rature, la nature et la quantit\u00e9 de gaz dissous. Il fait remplir en sa pr\u00e9sence un grand nombre de bouteilles neuves de cette eau afin de les transporter \u00e0 Toulouse bouch\u00e9es et mastiqu\u00e9es afin de terminer l\u2019analyse. Il peut d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9ciser qu\u2019il y a deux types d\u2019eaux, une min\u00e9rale saline non encore analys\u00e9e et une autre ferrugineuse analys\u00e9e en 1812 par Save. L\u2019eau de Siradan est, aussi analys\u00e9e \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine. Dans le compte rendu, on peut lire&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;La r\u00e9putation bien connue de ce jeune professeur, \u00e9l\u00e8ve distingu\u00e9 de l&rsquo;\u00c9cole sp\u00e9ciale de pharmacie de Paris, devait offrir une garantie r\u00e9elle de l&rsquo;exactitude de son analyse. Aussi, \u00e0 l&rsquo;examen de son travail, il nous a \u00e9t\u00e9 facile de reconna\u00eetre que cette analyse m\u00e9ritait toute confiance. Pour nous conformer toutefois aux statuts de l&rsquo;Acad\u00e9mie nous avons voulu par un nouvel examen contr\u00f4ler les r\u00e9sultats annonc\u00e9s sur l&rsquo;eau de la source de Siradan<a href=\"#_ftn286\"><strong>[286]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Les r\u00e9sultats sont concordants&nbsp;:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Analyse de l\u2019Acad\u00e9mie<\/td><td>Analyse de M. Filhol<\/td><\/tr><tr><td>Acide carbonique<\/td><td>peu<\/td><td>0,021<\/td><\/tr><tr><td>Bicarbonates de calcium et de magn\u00e9sium<\/td><td>0,150<\/td><td>0,152<\/td><\/tr><tr><td>Chlorures de calcium, de magn\u00e9sium, alcalins<\/td><td>0,050<\/td><td>0,050<\/td><\/tr><tr><td>Sulfates de calcium, de magn\u00e9sium et de sodium<\/td><td>1,3<\/td><td>1,480<\/td><\/tr><tr><td>Silice et oxyde de fer<\/td><td>0,250<\/td><td>0,218<\/td><\/tr><tr><td>Mati\u00e8res organiques peu \u00e9tudi\u00e9es<\/td><td>0,020<\/td><td>Traces non \u00e9valu\u00e9es<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>L\u2019eau de Mont\u00e9gut-Secla (Haute-Garonne) poss\u00e8de des vertus th\u00e9rapeutiques, c\u2019est une eau alcaline silicat\u00e9e qui peut avoir des effets b\u00e9n\u00e9fiques sur l\u2019estomac, le foie et l\u2019intestin<a href=\"#_ftn287\">[287]<\/a>. Les r\u00e9sultats des analyses faites \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine et par Edouard Filhol sont comparables&nbsp;; le rapporteur souligne que \u00ab&nbsp;<em>ce travail nous a beaucoup aid\u00e9s dans le n\u00f4tre, nous devons l\u2019avouer, et nous sommes heureux d\u2019annoncer qu\u2019\u00e0 des diff\u00e9rences \u00e0 peine sensibles, nos r\u00e9sultats pr\u00e9sentent un grand accord<a href=\"#_ftn288\"><strong>[288]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le 11 janvier 1849, il communique \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie l\u2019analyse qu\u2019il vient de faire de l\u2019eau min\u00e9rale d\u2019Audinac (Ari\u00e8ge), cette eau est l\u00e9g\u00e8rement sulfureuse et contient une petite quantit\u00e9 d\u2019iode<a href=\"#_ftn289\">[289]<\/a>. Il pr\u00e9sente une synth\u00e8se de quelques une de ses \u00e9tudes<a href=\"#_ftn290\">[290]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Analyse d\u2019un litre d\u2019eau (g)<\/td><td>Audinac<\/td><td>Mont\u00e9gut S\u00e9cla<\/td><td>Salies (Haute-Garonne)<\/td><\/tr><tr><td>Source chaude<\/td><td>Source froide<\/td><\/tr><tr><td>Sulfure de calcium<\/td><td>traces<\/td><td>pas<\/td><td>pas<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Chlorure de magn\u00e9sium<\/td><td>0,008<\/td><td>0,016<\/td><td>0,017<\/td><td>0,438<\/td><\/tr><tr><td>Iodure de magn\u00e9sium<\/td><td>traces<\/td><td>Traces<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Carbonate de calcium<\/td><td>0,200<\/td><td>0,151<\/td><td>0,274<\/td><td>0,035<\/td><\/tr><tr><td>carbonate de magn\u00e9sium<\/td><td>0,010<\/td><td>0,004<\/td><td>0,002<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Sulfate de calcium<\/td><td>1,117<\/td><td>0,935<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>3,372<\/td><\/tr><tr><td>Sulfate de magn\u00e9sium<\/td><td>0,496<\/td><td>0,464<\/td><td>0,013<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>oxyde de fer<\/td><td>0,003<\/td><td>0,007<\/td><td>0,001<\/td><td>traces<\/td><\/tr><tr><td>Oxyde de mangan\u00e8se<\/td><td>0,008<\/td><td>0,005<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Alumine<\/td><td>Traces<\/td><td>Traces<\/td><td>0,001<\/td><td>0,025<\/td><\/tr><tr><td>cr\u00e9nate de fer<\/td><td>0,005<\/td><td>0,008<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Silicate de sodium<\/td><td>0,020<\/td><td>0,012<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>0,062<\/td><\/tr><tr><td>Silicate de potassium<\/td><td>Traces<\/td><td>Traces<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Mati\u00e8re organique<\/td><td>0,042<\/td><td>0,058<\/td><td>0,011<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Acide carbonique<\/td><td>0,079<\/td><td>0,142<\/td><td>0,071<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>hydrog\u00e9nocarbonate de sodium<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>0,019<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Bisilicate de sodium<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>0,031<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Bisilicate de potassium<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>0,006<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Chlorure de sodium<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>30,073<\/td><\/tr><tr><td>Chlorure de potassium<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>0,060<\/td><\/tr><tr><td>Bromure de magn\u00e9sium<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>traces<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Avec Pinaud, il entreprend l\u2019analyse chimique de l\u2019eau d\u2019Aulus (Ari\u00e8ge). Cette eau est limpide, inodore, de saveur l\u00e9g\u00e8rement am\u00e8re, de densit\u00e9 1,0027 \u00e0 10\u00b0C. Elle contient des chlorures, des sulfates, de la magn\u00e9sie, de la chaux, du fer et du gaz carbonique.&nbsp; L\u2019analyse quantitative indique pour 10 litres d\u2019eau, 18,177g de sulfate de sodium, 2,093g de sulfate de magn\u00e9sium et 1,268g de carbonate de sodium. Les quantit\u00e9s des autres solides et gaz dissous sont inf\u00e9rieures au gramme<a href=\"#_ftn291\">[291]<\/a> et c\u2019\u2019est en 1852, que l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine rend compte de l\u2019analyse de l\u2019eau min\u00e9rale d\u2019Aulus, cette eau est laxative, diur\u00e9tique et peut-\u00eatre fortifiante, l\u2019autorisation d\u2019exploiter la source est accord\u00e9e \u00e0 son propri\u00e9taire<a href=\"#_ftn292\">[292]<\/a> .<\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol met aussi au point avec Monsieur Fran\u00e7ois, ing\u00e9nieur des mines&nbsp; et Monsieur Chambert, architecte, une buvette portative pour l\u2019eau sulfureuse de la source de Labass\u00e8re (Hautes Pyr\u00e9n\u00e9es) qui est situ\u00e9e \u00e0 16 km de Bagn\u00e8res-de-Bigorre (Hautes Pyr\u00e9n\u00e9es). Cet appareil permet aux malades soign\u00e9s \u00e0 Bagn\u00e8res-de-Bigorre de boire cette eau<a href=\"#_ftn293\">[293]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Il transmet \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine l\u2019analyse&nbsp; chimique des eaux min\u00e9rales sulfur\u00e9es de Bonnes (Basses-Pyr\u00e9n\u00e9es) et demande la v\u00e9rification de ces r\u00e9sultats<a href=\"#_ftn294\">[294]<\/a>. Il r\u00e9pond ainsi \u00e0 une pol\u00e9mique concernant des r\u00e9sultats d\u2019analyse diff\u00e9rents, l\u2019un en 1859 et l\u2019autre en 1861, les premiers r\u00e9sultats n\u2019\u00e9taient pas complets et ne devaient pas \u00eatre publi\u00e9s, les seconds correspondent \u00e0 un travail abouti<a href=\"#_ftn295\">[295]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019analyse des eaux d\u2019Ussat (Ari\u00e8ge), pr\u00e8s de Pamiers, est faite en 1856, ces eaux ont une valeur th\u00e9rapeutique.<\/p>\n\n\n\n<p>Il \u00e9tudie aussi les diff\u00e9rentes sources de Bagn\u00e8res de Bigorre. Il conclut&nbsp;:&nbsp;\u00ab<em>\u2026ces sources sont abondantes, leurs temp\u00e9ratures sont vari\u00e9es&nbsp;; il en est de m\u00eame de leur richesse relative en \u00e9l\u00e9ments min\u00e9ralisateurs&nbsp;: aussi peuvent-elles satisfaire \u00e0 une foule d\u2019indications<a href=\"#_ftn296\"><strong>[296]<\/strong><\/a><\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019eau d\u2019Ax (Ari\u00e8ge) contient de 0,015 \u00e0 0,020g&nbsp; de sulfure de sodium par litre<a href=\"#_ftn297\">[297]<\/a>. Les diff\u00e9rentes sources ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9es et l\u2019autorisation est accord\u00e9e<a href=\"#_ftn298\">[298]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Il entreprend une \u00e9tude compl\u00e8te sur la composition des eaux de Saint-Christau de Lurbe (Pyr\u00e9n\u00e9es atlantiques). Il y a deux \u00e9tablissements et aussi une source sulfureuse. Il \u00e9tudie sur place les cinq sources et d\u00e9termine les gaz dissous et les \u00e9l\u00e9ments min\u00e9ralisateurs. Les substances actives sont en quantit\u00e9 suffisante pour \u00eatre efficaces dans le traitement de plusieurs affections<a href=\"#_ftn299\">[299]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 19 janvier 1865, il rend compte encore d\u2019un travail sur l\u2019eau sal\u00e9e de Camarade (Ari\u00e8ge). Cette eau est exploit\u00e9e. Elle ne contient ni bromure, ni iodure alcalin par contre elle est riche en chlorure de sodium, un litre contient 280 g de ce sel<a href=\"#_ftn300\">[300]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019eau min\u00e9rale de Moudang (Hautes-Pyr\u00e9n\u00e9es) est analys\u00e9e la m\u00eame ann\u00e9e, elle est limpide, incolore, astringente comme les eaux ferrugineuses et a une odeur, celle du soufre. Edouard Filhol conclut en disant qu\u2019elle devrait rendre de grands services \u00e0 la m\u00e9decine gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019association des \u00e9l\u00e9ments sulfureux et ferrugineux<a href=\"#_ftn301\">[301]<\/a>. Un litre de cette eau contient&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Compos\u00e9s<\/td><td>Quantit\u00e9 (g)<\/td><\/tr><tr><td>Acide sulfhydrique<\/td><td>traces<\/td><\/tr><tr><td>Acide carbonique<\/td><td>0,0230<\/td><\/tr><tr><td>Sulfate de protoxyde de fer<\/td><td>0,0420<\/td><\/tr><tr><td>Sulfate de mangan\u00e8se<\/td><td>0,0030<\/td><\/tr><tr><td>Sulfate de calcium<\/td><td>0,0290<\/td><\/tr><tr><td>Sulfate de magn\u00e9sium<\/td><td>0,0080<\/td><\/tr><tr><td>Chlorure de sodium<\/td><td>0,0030<\/td><\/tr><tr><td>Silicate de potassium<\/td><td>0,0220<\/td><\/tr><tr><td>Mati\u00e8re organique<\/td><td>0,0250<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Le propri\u00e9taire des eaux de Canaveilles (Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales) a demand\u00e9 \u00e0 Edouard Filhol d\u2019analyser les eaux et il a transmis le dossier \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine. Ces sont des eaux sulfureuses sodiques et alcalines, elles peuvent \u00eatre exploit\u00e9es<a href=\"#_ftn302\">[302]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 faites par l\u2019Acad\u00e9mie cet hiver et par Edouard Filhol l\u2019\u00e9t\u00e9 sur l\u2019eau de Notre-Dame de Villefranche de Rouergue (Aveyron), les r\u00e9sultats sont concordants<a href=\"#_ftn303\">[303]<\/a>. Cette eau est limpide, elle contient de grandes quantit\u00e9s de sulfates et un peu de chlorures. L\u2019eau de la source de Sourouilles analys\u00e9e par Edouard Filhol et par l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine peut \u00eatre utilis\u00e9e comme boisson et l\u2019eau de cette source exploit\u00e9e m\u00eame si elle contient des traces d\u2019arsenic et de cuivre dus aux terrains travers\u00e9s <a href=\"#_ftn304\">[304]<\/a>. Les eaux de Labass\u00e8re sont sulfureuses d\u2019apr\u00e8s les analyses faites et leur efficacit\u00e9 est reconnue, l\u2019Acad\u00e9mie \u00e9met un avis favorable \u00e0 l\u2019exploitation de cette source \u00e0 usage m\u00e9dical<a href=\"#_ftn305\">[305]<\/a>. Monsieur Raffanel demande l\u2019autorisation d\u2019exploiter la source de Castille commune de Plan pr\u00e8s de Muret, les analyses faites par l\u2019Acad\u00e9mie et par Filhol correspondent, l\u2019autorisation est donn\u00e9e<a href=\"#_ftn306\">[306]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais d\u2019autres sources ne sont pas reconnues comme ayant des vertus th\u00e9rapeutiques. Edouard Filhol analyse la source nouvelle de Cusset,&nbsp; le rapporteur de la commission mise en place \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine, Monsieur Henry, conclut que l\u2019eau de cette source ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une eau min\u00e9rale<a href=\"#_ftn307\">[307]<\/a>. La conclusion est la m\u00eame pour l\u2019eau de Cal\u00e8s dans la commune de Revel (Haute-Garonne) \u00e9tudi\u00e9e par l\u2019Acad\u00e9mie apr\u00e8s l\u2019analyse d\u2019 Edouard Filhol, elle poss\u00e8de une composition chimique sans grand int\u00e9r\u00eat<a href=\"#_ftn308\">[308]<\/a>. Edouard Filhol a fait une analyse sommaire sur l\u2019eau de Gazost (Hautes Pyr\u00e9n\u00e9es) et l\u2019Acad\u00e9mie n\u2019a pas eu assez&nbsp; d\u2019eau min\u00e9rale pour mener \u00e0 bien les diff\u00e9rents&nbsp; essais, la source ne peut donc pas \u00eatre exploit\u00e9e avant une nouvelle analyse<a href=\"#_ftn309\">[309]<\/a>. La source de Lacave (Lot) ne poss\u00e8de pas un d\u00e9bit suffisant pour \u00eatre exploit\u00e9e, les analyses faites par l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine et par Edouard Filhol sont concordantes, il faut de nouveaux travaux de captage pour obtenir l\u2019autorisation d\u2019exploitation<a href=\"#_ftn310\">[310]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1881, l\u2019\u00e9tude porte sur l\u2019eau de la source Barzun (Pyr\u00e9n\u00e9es atlantiques) situ\u00e9e pr\u00e8s de Bar\u00e8ges et qui a \u00e9t\u00e9 amen\u00e9e \u00e0 Luz. Pendant ce trajet l\u2019eau n\u2019a pas subi d\u2019alt\u00e9ration, on peut donc penser que sa valeur th\u00e9rapeutique a \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9e<a href=\"#_ftn311\">[311]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>A la s\u00e9ance du 27 mars 1883, \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine, Edouard Filhol lit une note sur les eaux min\u00e9rales et les boues de Dax et sur la composition d\u2019une nouvelle source min\u00e9rale du d\u00e9partement des Bouches du Rh\u00f4ne. Les eaux de Dax sont remarquables par leur abondance, leur temp\u00e9rature \u00e9lev\u00e9e et leur min\u00e9ralisation. Edouard Filhol analyse les eaux puis les boues de l\u2019\u00e9tablissement des Baignots. Dans un litre d\u2019eau, il trouve&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>compos\u00e9s<\/td><td>Quantit\u00e9 (g)<\/td><\/tr><tr><td>Chlorure de sodium<\/td><td>0,2860<\/td><\/tr><tr><td>Silice<\/td><td>0,0240<\/td><\/tr><tr><td>Sulfate de potassium<\/td><td>0,0240<\/td><\/tr><tr><td>Sulfate de sodium<\/td><td>0,1869<\/td><\/tr><tr><td>Sulfate de calcium<\/td><td>0,1880<\/td><\/tr><tr><td>Carbonate de calcium<\/td><td>0,2314<\/td><\/tr><tr><td>Carbonate de magn\u00e9sium<\/td><td>0,0693<\/td><\/tr><tr><td>Carbonate de protoxyde de fer<\/td><td>0,0012<\/td><\/tr><tr><td>Acide carbonique<\/td><td>0,0500<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Les boues de Dax sont constitu\u00e9es de&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>substance<\/td><td>Quantit\u00e9 (g)<\/td><\/tr><tr><td>Sable siliceux<\/td><td>21,470<\/td><\/tr><tr><td>Argile tr\u00e8s fine<\/td><td>46,030<\/td><\/tr><tr><td>Protosulfure de fer<\/td><td>4,900<\/td><\/tr><tr><td>Sesqui-oxyde de fer<\/td><td>6,140<\/td><\/tr><tr><td>Carbonate de calcium<\/td><td>4,800<\/td><\/tr><tr><td>Carbonate de magn\u00e9sium<\/td><td>0,200<\/td><\/tr><tr><td>Mati\u00e8re organique<\/td><td>16,432<\/td><\/tr><tr><td>Sulfure de cuivre<\/td><td>0,028<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>&nbsp;Pour les boues, il a utilis\u00e9 les techniques d\u2019analyse habituelles puis il les compl\u00e8te par l\u2019analyse spectrale, celle-ci lui permet de d\u00e9celer la pr\u00e9sence en tr\u00e8s faible quantit\u00e9 des corps suivants le rubidium, le baryum, le strontium, le zinc et le cuivre<a href=\"#_ftn312\">[312]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>De nombreuses sources sont organis\u00e9es, en 1882, il y en a une centaine dans les Pyr\u00e9n\u00e9es orientales, soixante neuf en Ari\u00e8ge, soixante quatre en Hautes-Pyr\u00e9n\u00e9es et trente et un en Haute-Garonne et en Basses Pyr\u00e9n\u00e9es<a href=\"#_ftn313\">[313]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">L&rsquo;analyse des diverses sources<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>En 1848, Edouard Filhol offre \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine une notice sur les eaux min\u00e9rales sulfureuses de Vemel (Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales)<a href=\"#_ftn314\">[314]<\/a>. Il offrira aussi, quelques ann\u00e9es plus tard son ouvrage&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;Recherches sur l\u2019alcalinit\u00e9 compar\u00e9e des eaux sulfureuses des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb<a href=\"#_ftn315\">[315]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de la s\u00e9ance du 28 ao\u00fbt 1852, au conseil g\u00e9n\u00e9ral de la Haute-Garonne,&nbsp; \u00ab&nbsp;<em>M. Salles fait, au nom de la deuxi\u00e8me Commission, un rapport sur l\u2019allocation de 200fr demand\u00e9e par M. le Pr\u00e9fet pour honoraires \u00e0 M. le docteur Filhol. Ce savant chimiste avait \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 d\u2019analyser les eaux des sources de Nizors pr\u00e8s de Boulogne. Le Conseil g\u00e9n\u00e9ral a d\u00e9cid\u00e9, l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, que les frais de ce travail seraient \u00e0 la charge du d\u00e9partement\u2026. Les m\u00e9decins du pays remarqu\u00e8rent, en effet, que certaines maladies chroniques avaient \u00e9t\u00e9 radicalement gu\u00e9ries par les bains de Nizors. Ces eaux se distinguent des eaux ordinaires et potables par la quantit\u00e9 de carbonate de chaux et par l\u2019iode qu\u2019elles contiennent&nbsp;; par le d\u00e9gagement de gaz qui se produit au sein de la source&nbsp;; par la mati\u00e8re organique bitumineuse. Elles offrent une analogie avec les eaux de Foncaude (H\u00e9rault)\u2026.. La Commission propose donc d\u2019allouer les 200fr. Elle propose aussi au Conseil d\u2019\u00e9mettre aupr\u00e8s de M. le Ministre de l\u2019int\u00e9rieur, de l\u2019agriculture et du commerce le v\u0153u de voir classer les eaux de Nizors<\/em><a href=\"#_ftn316\">[316]<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol \u00e9tudie en particulier les eaux de Cauterets (Hautes Pyr\u00e9n\u00e9es) et la revue th\u00e9rapeutique du midi s\u2019en fait l\u2019\u00e9cho \u00ab&nbsp;<em>D&rsquo;apr\u00e8s cet habile chimiste, il r\u00e9sulte&nbsp;que:<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>1\u00b0 le soufre se trouve \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de monosulfure dans les eaux sulfureuses naturelles&nbsp;;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>2\u00b0 Qu&rsquo;il existe dans cet \u00e9tat dans les sources de Cauterets ;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>3\u00b0 Que l&rsquo;alcalinit\u00e9 de ces eaux est due \u00e0 un sulfure alcalin ;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>4\u00b0 Que les eaux de Cauterets sont riches en silice et en mati\u00e8re organique;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>5\u00b0 Que les principaux produits de l&rsquo;alt\u00e9ration que subissent les eaux sulfur\u00e9es sodiques, en pr\u00e9sence de l&rsquo;air, lui ont paru consister en des carbonates, des silicates et des hypersulfites de soude ;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>6\u00b0 Que les eaux de Cauterets laissent d\u00e9gager peu d&rsquo;acide sulfhydriqu<\/em>e<a href=\"#_ftn317\">[317]<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>A Doubaon-de-Germs (Hautes-Pyr\u00e9n\u00e9es), il y a cinq sources qui ont toutes \u00e9t\u00e9 analys\u00e9es par Edouard Filhol. Ces eaux appartiennent au groupe des eaux sulfur\u00e9es sodiques, elles se rapprochent des eaux de Labass\u00e8re, elles sont riches en chlorure de sodium et peuvent \u00eatre transport\u00e9es<a href=\"#_ftn318\">[318]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;A l\u2019Acad\u00e9mie de Toulouse, le 24 d\u00e9cembre 1863, il pr\u00e9sente un travail sur quelques eaux min\u00e9rales des Pyr\u00e9n\u00e9es, il souligne l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019eau de Labarthe-de-Rivi\u00e8re (Haute-Garonne) qui est une eau ferrugineuse, une des plus riches de France <a href=\"#_ftn319\">[319]<\/a>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019hydrologie m\u00e9dicale a demand\u00e9 \u00e0 Edouard Filhol d\u2019analyser les eaux de Bar\u00e8ges. L\u2019eau de Bar\u00e8ges est sulfureuse elle ne s\u2019alt\u00e8re qu\u2019avec lenteur alors que l\u2019eau mise en bouteilles s\u2019alt\u00e8re rapidement. A temp\u00e9rature \u00e9gale,&nbsp; l\u2019eau de Bar\u00e8ges est moins alt\u00e9rable que celles de Bagn\u00e8res-de-Luchon et d\u2019Ax.&nbsp; L\u2019air des piscines est pauvre en oxyg\u00e8ne mais ne renferme pas de traces d\u2019acide sulfhydrique<a href=\"#_ftn320\">[320]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Les eaux de Bagn\u00e8res-de-Luchon<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Le ministre de L\u2019agriculture et du commerce, Jean-Baptiste Dumas, transmet \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie le travail d\u2019Edouard Filhol sur les eaux min\u00e9rales de Bagn\u00e8res de Luchon (Haute-Garonne) et fait para\u00eetre la lettre qui accompagnait le travail \u00ab&nbsp;<em>Charg\u00e9 officiellement, par le conseil municipal de Bagn\u00e8res-de-Luchon, de faire l\u2019analyse de toutes les sources d\u2019eaux min\u00e9rales que poss\u00e8de cette commune, je me suis rendu sur les lieux o\u00f9 j\u2019ai d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9 quelque temps\u2026<a href=\"#_ftn321\"><strong>[321]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.<\/em> Il a d\u00e9termin\u00e9 les propri\u00e9t\u00e9s physiques et organoleptiques ainsi que la composition chimique. Les sources sont nombreuses et peuvent \u00eatre class\u00e9es en trois sortes diff\u00e9rentes les eaux sulfureuses, les eaux salines et les eaux ferrugineuses. Il \u00e9tudie les eaux sulfureuses et a effectu\u00e9 environ 400 observations. Les eaux sulfureuses contiennent du monosulfure de sodium, du carbonate de sodium et des traces d\u2019iode et de phosphate de sodium. Les eaux ferrugineuses contiennent de l\u2019arsenic en infime quantit\u00e9<a href=\"#_ftn322\">[322]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis en 1851, il fait d\u00e9poser, par le Docteur Soubeiran, \u00e0 partir du travail sur les eaux de Bagn\u00e8res de Luchon une r\u00e9flexion sur les eaux des Pyr\u00e9n\u00e9es<a href=\"#_ftn323\">[323]<\/a>, ce travail montre que les eaux des diverses localit\u00e9s des Pyr\u00e9n\u00e9es ne se ressemblent pas et que l\u2019analyse d\u2019une seule source ne permet pas d\u2019\u00e9tablir la composition chimique de toutes les autres, donc que l\u2019effet m\u00e9dical doit \u00eatre bien distingu\u00e9 entre les diff\u00e9rents \u00e9tablissements thermaux de Pyr\u00e9n\u00e9es. Puis il envoie un second m\u00e9moire sur les recherches sur les eaux sulfureuses de Bagn\u00e8res-de-Luchon et de Labass\u00e8re, suivies de consid\u00e9rations g\u00e9n\u00e9rales sur les eaux sulfureuses des Pyr\u00e9n\u00e9es<a href=\"#_ftn324\">[324]<\/a>&nbsp;. Dans ce m\u00e9moire il traite de l\u2019analyse quantitative de dix sources, les exp\u00e9riences ayant \u00e9t\u00e9 faites \u00e0 trois reprises sur chaque source \u00e0 Bagn\u00e8res-de-Luchon et d\u2019autres sources ont aussi \u00e9t\u00e9 analys\u00e9es, une trentaine au total. Il y a 25 corps chimiques diff\u00e9rents&nbsp;: sulfures de sodium, de fer, de mangan\u00e8se et de cuivre, chlorure de sodium, sulfates de potassium, de sodium et de calcium, silicates de sodium, de calcium, d&rsquo;aluminium et de mangan\u00e8se, carbonate de sodium, sulfite de sodium, iodure de sodium, phosphates, mati\u00e8re organique, acide sulfhydrique, silice en exc\u00e8s, oxyg\u00e8ne, azote et probablement brome et fluor<a href=\"#_ftn325\">[325]<\/a>. A l\u2019Acad\u00e9mie des sciences de Paris, \u00e0 la s\u00e9ance du 12 juillet 1852, Lallemand, Bussy et Balard rendent compte d\u2019un travail de Filhol sur les eaux min\u00e9rales sulfureuses de Bagn\u00e8res de Luchon et de Labass\u00e8re suivies de consid\u00e9rations g\u00e9n\u00e9rales sue les eaux sulfureuses des Pyr\u00e9n\u00e9es<a href=\"#_ftn326\">[326]<\/a>. Ils concluent leur rapport en ces termes&nbsp;: \u00ab<strong>&nbsp;<\/strong><em>Ils vous proposent de le remercier de sa communication, de l\u2019engager \u00e0 poursuivre, avec la pers\u00e9v\u00e9rance et l\u2019habilet\u00e9 dont il a d\u00e9j\u00e0 fait preuve, la voie dans laquelle il s\u2019est heureusement engag\u00e9, ainsi qu\u2019\u00e0 continuer et \u00e0 \u00e9tendre cette s\u00e9rie d\u2019observations comparatives, mat\u00e9riaux qui, convenablement mis en \u0153uvre, serviront plus tard \u00e0 \u00e9tablir sur ses v\u00e9ritables bases la th\u00e9orie de la production des eaux min\u00e9rales sulfureuses<a href=\"#_ftn327\"><strong>[327]<\/strong><\/a>&nbsp;<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1853, Edouard Filhol donne des indications sur la composition chimique des eaux de Bagn\u00e8res-de-Luchon prises sur les lieux d\u2019emploi, il souhaite analyser l\u2019eau telle que les malades l\u2019emploient et il a entrepris ces exp\u00e9riences sur place pendant les vacances. Il constate une perte en sulfure de la source aux lieux d\u2019utilisation<a href=\"#_ftn328\">[328]<\/a>. Le 10 mars, Filhol indique que les eaux min\u00e9rales de Bar\u00e8ges, Cauterets, Bonnes, Labass\u00e8re et Vichy ainsi que les feldspaths des Pyr\u00e9n\u00e9es et les potasses du commerce contiennent de l\u2019acide borique<a href=\"#_ftn329\">[329]<\/a>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Son travail sur les eaux thermales le conduit \u00e0 \u00e9tudier l\u2019air des piscines, des salles de douche et des \u00e9tuves des \u00e9tablissements de Bagn\u00e8res de Luchon<a href=\"#_ftn330\">[330]<\/a>. L\u2019air est alt\u00e9r\u00e9 par l\u2019acide sulfhydrique qui se d\u00e9gage de l\u2019eau et par le contact de l\u2019eau sulfureuse qui contient du sulfure de sodium qui r\u00e9agit avec l\u2019oxyg\u00e8ne de l\u2019air. Le malade respire un air qui contient moins d\u2019oxyg\u00e8ne que l\u2019air ext\u00e9rieur. D\u2019autre part l\u2019acide sulfhydrique, en pr\u00e9sence d\u2019air, produit de l\u2019eau et du soufre finement divis\u00e9 qui est respir\u00e9 par les patients. Il faut donc des tubes laveurs \u00e0 l\u2019ac\u00e9tate de plomb<a href=\"#_ftn331\">[331]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 17 f\u00e9vrier 1881, il lit un m\u00e9moire sur l\u2019&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>analyse des feldspaths de la vall\u00e9e de Bagn\u00e8res-de-Luchon&nbsp;\u00bb<\/em>, les feldspaths sont constitu\u00e9s principalement de silicate d\u2019alumine et de potasse ce qui est conforme aux r\u00e9sultats expos\u00e9s en 1853<a href=\"#_ftn332\">[332]<\/a> dans l\u2019ouvrage sur les eaux min\u00e9rales des Pyr\u00e9n\u00e9es.&nbsp; Il a analys\u00e9 quatre \u00e9chantillons pris en quatre points diff\u00e9rents, la composition de ces feldspaths est&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Compos\u00e9<\/td><td>Echantillon 1 (g)<\/td><td>Echantillon 2 (g)<\/td><td>Echantillon 3 (g)<\/td><td>Echantillon 4 (g)<\/td><\/tr><tr><td>Silice<\/td><td>67,831<\/td><td>67,800<\/td><td>70,000<\/td><td>67,721<\/td><\/tr><tr><td>Alumine<\/td><td>17,321<\/td><td>17,950<\/td><td>17,122<\/td><td>17,503<\/td><\/tr><tr><td>Potasse<\/td><td>9,030<\/td><td>9,000<\/td><td>7,820<\/td><td>8,973<\/td><\/tr><tr><td>Soude<\/td><td>5,771<\/td><td>5,200<\/td><td>5,021<\/td><td>5,750<\/td><\/tr><tr><td>Chaux<\/td><td>0,027<\/td><td>0,030<\/td><td>0,023<\/td><td>0,032<\/td><\/tr><tr><td>Magn\u00e9sie<\/td><td>0,020<\/td><td>0,020<\/td><td>0,014<\/td><td>0,021<\/td><\/tr><tr><td>Oxyde de fer<\/td><td>Traces<\/td><td>traces<\/td><td>traces<\/td><td>traces<\/td><\/tr><tr><td>Lithine<\/td><td>traces<\/td><td>traces<\/td><td>traces<\/td><td>Traces<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol demande \u00e0 M. Fouqu\u00e9 d\u2019observer ces \u00e9chantillons \u00e0 l\u2019aide du microscope polarisant. Ce dernier en a conclu que ce sont des feldspaths microclines avec des inclusions de filons d\u2019albite et ayant des \u00e9l\u00e9ments accessoires comme le mica, le quartz, la calc\u00e9doine et du talc<a href=\"#_ftn333\">[333]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>La ville de Luchon a honor\u00e9 la m\u00e9moire d\u2019Edouard Filhol, un quai porte son nom.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">L&rsquo;\u00e9tude g\u00e9n\u00e9rale des eaux des Pyr\u00e9n\u00e9es<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol \u00e9crit \u00e0 Jean-Baptiste Dumas afin de lui communiquer les r\u00e9sultats obtenus sur l\u2019\u00e9tude des eaux sulfureuses des Pyr\u00e9n\u00e9es et il sollicite ses conseils<a href=\"#_ftn334\">[334]<\/a>, ayant commenc\u00e9 ses travaux en 1848 et examin\u00e9 plus de 100 sources. Dumas transmet \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine le travail de Filhol. Les exp\u00e9riences men\u00e9es sur les eaux portent sur le principe sulfureux. Pour Edouard Filhol, celui-ci est du \u00ab&nbsp;<em>au monosulfure de sodium accompagn\u00e9 d\u2019une trace insignifiante d\u2019acide sulfhydrique qui provient de la d\u00e9composition du sulfure par l\u2019action combin\u00e9e de l\u2019eau, de l\u2019air et de la silice que l\u2019eau tient en dissolution<\/em><a href=\"#_ftn335\">[335]<\/a>&nbsp;\u00bb. Il recense vingt substances diff\u00e9rentes dans les eaux. Le sulfure de sodium est le seul&nbsp; principe sulfur\u00e9 min\u00e9ralisateur et aussi celui qui est \u00e0 l\u2019origine de l\u2019alcalinit\u00e9. L\u2019Acad\u00e9mie reconnait la valeur de ce travail et \u00e9crit&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Le travail qu&rsquo;il a pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie m\u00e9rite de servir d&rsquo;exemple \u00e0 ceux qui auront \u00e0 s&rsquo;occuper de l&rsquo;\u00e9tude des eaux min\u00e9rales. Votre commission vous propose en cons\u00e9quence de remercier M.Filhol de la communication qu&rsquo;il a faite \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie, de l&rsquo;engager \u00e0 adresser \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie la seconde partie de son m\u00e9moire ; de renvoyer ce premier m\u00e9moire \u00e0 la commission de r\u00e9daction pour \u00eatre imprim\u00e9 dans les travaux de l&rsquo;Acad\u00e9mie<a href=\"#_ftn336\"><strong>[336]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol distingue diff\u00e9rents types d\u2019eaux&nbsp;: les eaux sulfureuses \u00e0 base de sulfure de sodium ou \u00e0 base de sulfure de calcium, les eaux sal\u00e9es, les eaux salines simples, les eaux salines s\u00e9l\u00e9niteuses et les eaux ferrugineuses qui peuvent \u00eatre class\u00e9es en diff\u00e9rents groupes, si le fer se dissout dans l\u2019acide sulfurique, les eaux sont ferrugineuses sulfat\u00e9es, s\u2019il se dissout dans l\u2019acide carbonique, elles sont ferrugineuses carbonat\u00e9es enfin s\u2019il se dissout dans un acide organique nomm\u00e9 acide cr\u00e9nique par Berz\u00e9lius, elles sont ferrugineuses et cr\u00e9nat\u00e9es. Il souligne les probl\u00e8mes de solubilit\u00e9 des sels, chaque sel influe sur la solubilit\u00e9 des autres<a href=\"#_ftn337\">[337]<\/a> . Il fait alors la synth\u00e8se de tous les travaux qu\u2019il a r\u00e9alis\u00e9s sur les diff\u00e9rentes eaux, utilise la sulfhydrom\u00e9trie pour doser les sulfures, emploie une solution aqueuse et non une solution alcoolique, pour l\u2019obtenir, dissout 10g d\u2019iode pur et fondu et 12,5g d\u2019iodure de potassium dans un litre d\u2019eau distill\u00e9e. Cette solution est moins alt\u00e9rable que la solution alcoolique. L\u2019iode d\u00e9compose l\u2019acide sulfhydrique et les monosulfures alcalins pour donner de l\u2019acide iodhydrique et des iodures alcalins en lib\u00e9rant le soufre.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/eauxpotablesLmC2081B.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2805\" width=\"549\" height=\"792\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/eauxpotablesLmC2081B.jpg 600w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/eauxpotablesLmC2081B-208x300.jpg 208w\" sizes=\"(max-width: 549px) 100vw, 549px\" \/><figcaption><span class=\"has-inline-color has-off-white-color\">Les eaux potables dans le d\u00e9partement de la Haute-Garonne. Mairie de Toulouse, Biblioth\u00e8que municipale, LmC2081<\/span><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Un m\u00e9moire sur de \u00ab&nbsp;Nouvelles recherches sur les eaux min\u00e9rales des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb est lu \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des sciences en 1855, c\u2019est la suite du travail de 1852. Ce m\u00e9moire est en cinq parties. Edouard Filhol d\u00e9crit en particulier la m\u00e9thode utilis\u00e9e pour doser les sulfures qu\u2019il appelle la sulfhydrom\u00e9trie renvers\u00e9e, \u00ab&nbsp;<em>Ce proc\u00e9d\u00e9,\u2026, consiste \u00e0 prendre une solution titr\u00e9e d\u2019iodure d\u2019amidon soluble et \u00e0 verser goutte \u00e0 goutte, au moyen d\u2019une burette gradu\u00e9e, l\u2019eau min\u00e9rale dont on veut conna\u00eetre la richesse en sulfure dans un volume d\u00e9termin\u00e9 de solution, jusqu\u2019au moment o\u00f9 elle est enti\u00e8rement d\u00e9color\u00e9e<a href=\"#_ftn338\"><strong>[338]<\/strong><\/a><\/em>.&nbsp; L\u2019iodure d\u2019amidon n\u2019est pas une solution stable et il faut la titrer \u00e0 chaque essai \u00e0 l\u2019aide d\u2019une solution d\u2019hyposulfite de sodium. Ensuite, il a fait passer lentement l\u2019air des salles dans une solution titr\u00e9e d\u2019iodure d\u2019amidon jusqu\u2019\u00e0 compl\u00e8te d\u00e9coloration, d\u00e9terminant la quantit\u00e9 d\u2019acide sulfhydrique contenue dans l\u2019air. Ces analyses ont \u00e9t\u00e9 faites \u00e0 Vernet, Am\u00e9lie-les Bains, Ax, Saint-Sauveur et Bagn\u00e8res-de-Luchon. Puis il s\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019alcalinit\u00e9 des eaux sulfureuses, il constate que les eaux des Pyr\u00e9n\u00e9es orientales sont riches en carbonate de sodium et sont les plus alcalines, celles des Pyr\u00e9n\u00e9es centrales contiennent du silicate de sodium et sont beaucoup moins alcalines et que les eaux de quelques stations ne sont pas alcalines mais qu\u2019elles renferment de l\u2019acide silicique, elles sont plus alt\u00e9rables et ont la propri\u00e9t\u00e9 de blanchir. Edouard Filhol a aussi \u00e9tudi\u00e9e la mati\u00e8re organique appel\u00e9e bar\u00e9gine que l\u2019on trouve principalement dans les eaux de Bar\u00e8ges et qui a la propri\u00e9t\u00e9 de d\u00e9composer les sulfures en donnant de l\u2019acide sulfurique. Pour terminer il pr\u00e9sente l\u2019analyse compl\u00e8te des eaux de Saint-Sauveur, d\u2019Ax et d\u2019Ussat r\u00e9alis\u00e9es sur place. Il insiste sur le fait que dans la m\u00eame localit\u00e9 les eaux des diff\u00e9rentes sources n\u2019ont pas les m\u00eames propri\u00e9t\u00e9s<a href=\"#_ftn339\">[339]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol demande \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des sciences d\u2019accepter que ces diff\u00e9rents travaux sur les eaux sulfureuses des Pyr\u00e9n\u00e9es soient pris en compte pour les prix de m\u00e9decine et de chirurgie pour l\u2019ann\u00e9e 1856<a href=\"#_ftn340\">[340]<\/a>et il re\u00e7oit une r\u00e9compense de 1000 F car il a montr\u00e9 que les eaux sulfureuses des Pyr\u00e9n\u00e9es contiennent du monosulfure de sodium, distinguant deux types d\u2019eau sulfureuse, il a aussi d\u00e9couvert la pr\u00e9sence d\u2019acide borique dans plusieurs eaux des Pyr\u00e9n\u00e9es et dans celles de Vichy enfin il a perfectionn\u00e9 la m\u00e9thode sulfhydrom\u00e9trique de Dupasquier en rempla\u00e7ant la solution alcoolique d\u2019iode par une solution aqueuse d\u2019iodure de potassium<a href=\"#_ftn341\">[341]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1868, une controverse nait entre f\u00e9lix Garrigou et Edouard Filhol au sujet de cette m\u00e9thode<a href=\"#_ftn342\">[342]<\/a>. Filhol envoie une note \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine dans laquelle il cite deux textes de Garrigou, une lettre \u00e9crite en 1862 dans laquelle il note&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Cher et honor\u00e9 &nbsp;ma\u00eetre,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Votre bont\u00e9 toute paternelle et votre savoir se sont donn\u00e9s la main pour guider mes premiers pas dans une science o\u00f9 vous occupez un rang si \u00e9lev\u00e9. Permettez-moi de vous remercier ici d\u2019une mani\u00e8re publique des bont\u00e9s et des soins que vous m\u2019avez prodigu\u00e9. Daignez agr\u00e9er la d\u00e9dicace de mon premier travail comme une marque bien faible de la reconnaissance et de la sinc\u00e8re affection de votre \u00e9l\u00e8ve et bien d\u00e9vou\u00e9 ami&nbsp;\u00bb, <\/em>et un commentaire sur le travail sur leseaux <em>\u00ab&nbsp;Cet \u00e9minent chimiste, \u00e9tudiant les eaux des Pyr\u00e9n\u00e9es, a montr\u00e9, chose aussi d\u00e9licate \u00e0 ex\u00e9cuter qu\u2019utile \u00e0 connaitre, les diff\u00e9rences qui existent entre les eaux des diverses stations des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;<a href=\"#_ftn343\"><strong>[343]<\/strong><\/a>\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Charles Wurtz, Gaspard Chatin et Gobley sont charg\u00e9s de juger le diff\u00e9rend entre Garrigou et Filhol<a href=\"#_ftn344\">[344]<\/a>. A la s\u00e9ance du 19 janvier 1869, il est mentionn\u00e9 que Garrigou a encore \u00e9crit \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie<a href=\"#_ftn345\">[345]<\/a>, enfin la commission rend compte de ses travaux et Garrigou reconnait son erreur<a href=\"#_ftn346\">[346]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 la pol\u00e9mique, Edouard Filhol poursuit ses travaux et emploie comme r\u00e9actif sensible \u00e0 l\u2019alcalinit\u00e9 d\u2019un liquide du nitroprussiate de potassium. Le nitroprussiate de potassium sert \u00e0 distinguer les solutions contenant de l\u2019acide sulfhydrique&nbsp; de celles qui contiennent un sulfure alcalin. Les premi\u00e8res ne changent pas de couleur tandis que les secondes deviennent bleues ou violettes. Un m\u00e9lange de nitroprussiate et d\u2019acide sulfhydrique permet de reconnaitre l\u2019alcalinit\u00e9 d\u2019une solution car ce m\u00e9lange se colore en bleu en pr\u00e9sence de carbonates, d\u2019 hydrog\u00e9nocarbonates, de borates et de silicates alcalins. Il constate aussi que lorsque du nitroprussiate est ajout\u00e9 \u00e0 une eau chaude, la solution demeure incolore alors qu\u2019en refroidissant la couleur bleue apparait. Il pense que des ph\u00e9nom\u00e8nes de dissociation sont en jeu<a href=\"#_ftn347\">[347]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol pr\u00e9sente alors des conf\u00e9rences aux soir\u00e9es scientifiques de la Sorbonne, le 17 d\u00e9cembre 1868, il expose ses recherches sur les \u00ab&nbsp;eaux min\u00e9rales sulfureuses des Pyr\u00e9n\u00e9es<a href=\"#_ftn348\">[348]<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol re\u00e7oit une m\u00e9daille d\u2019or pour ses travaux d\u2019analyse des eaux min\u00e9rales des Pyr\u00e9n\u00e9es le 23 avril 1870, r\u00e9compense d\u00e9cern\u00e9e aux soci\u00e9t\u00e9s savantes des d\u00e9partements et aux personnes dont les travaux scientifiques ont paru le plus int\u00e9ressant<a href=\"#_ftn349\">[349]<\/a>. Monsieur Blanchard, secr\u00e9taire de la section des sciences rend compte des travaux de Filhol&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>\u2026une seule chose \u00e9tait manifeste&nbsp;: la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019\u00e9tudes \u00e0 poursuivre avec patience, avec m\u00e9thode, avec une compl\u00e8te intelligence du sujet. Ces \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 faites par M. Filhol, et l\u2019habile chimiste a fourni les preuves que des eaux ayant en r\u00e9alit\u00e9 beaucoup d\u2019analogie pr\u00e9sentent des diff\u00e9rences consid\u00e9rables<a href=\"#_ftn350\"><strong>[350]<\/strong><\/a>\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol lit un m\u00e9moire intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;<em>Recherches sur la nature des combinaisons sulfur\u00e9es qui min\u00e9ralisent les eaux thermales des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb<\/em>, le 9 mars 1871<a href=\"#_ftn351\">[351]<\/a> et le 16 mars, il r\u00e9pond \u00e0 M. B\u00e9champ sur la nature des compos\u00e9s sulfur\u00e9s qui existent dans les eaux thermales des Pyr\u00e9n\u00e9es. Les eaux sulfureuses contiennent du soufre sous diff\u00e9rents \u00e9tats l\u2019acide sulfhydrique, le sulfhydrate de sulfure, le monosulfure, l\u2019hyposulfite et le sulfate. Filhol reprend les exp\u00e9riences de B\u00e9champ et les interpr\u00e8te de mani\u00e8re diff\u00e9rente, il en conclut que les eaux des Pyr\u00e9n\u00e9es contiennent du monosulfure de sodium ou du sulfhydrate de sulfure<a href=\"#_ftn352\">[352]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 9 d\u00e9cembre 1875, Edouard Filhol pr\u00e9sente un travail sur les eaux potables et min\u00e9rales, mettant en \u0153uvre des exp\u00e9riences afin de contr\u00f4ler les analyses faites. Il pratique la vaporisation par \u00e9vaporation et p\u00e8se le r\u00e9sidu solide qu\u2019il compare au total obtenu pour la composition de l\u2019eau<a href=\"#_ftn353\">[353]<\/a>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de la s\u00e9ance du 6 avril 1880, une communication sur le blanchiment des eaux sulfur\u00e9es est faite par Edouard Filhol<a href=\"#_ftn354\">[354]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Afin de mieux analyser les eaux min\u00e9rales, Edouard Filhol \u00e9tudie l\u2019action des sels de zinc et de mangan\u00e8se sur l\u2019acide sulfhydrique. Il constate que les sels de zinc en pr\u00e9sence d\u2019un sulfhydrate alcalin et d\u2019un exc\u00e8s d\u2019acide sulfhydrique pr\u00e9cipitent l\u2019ensemble du soufre alors qu\u2019il n\u2019en est pas de m\u00eame pour les sels de mangan\u00e8se<a href=\"#_ftn355\">[355]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Les solutions tr\u00e8s dilu\u00e9es de monosulfure alcalin chauff\u00e9es \u00e0 l\u2019abri de l\u2019air en pr\u00e9sence de soufre se transforment en solutions polysulfur\u00e9es, c\u2019est ce que l\u2019on observe avec les eaux sulfur\u00e9es des Pyr\u00e9n\u00e9es<a href=\"#_ftn356\">[356]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de la vingti\u00e8me r\u00e9union des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s des Soci\u00e9t\u00e9s savantes de Paris et des d\u00e9partements \u00e0 la Sorbonne, le 11 avril 1882, Edouard Filhol intervient \u00e0 propos de ses nouvelles recherches sur les eaux sulfureuses thermales des Pyr\u00e9n\u00e9es. Les eaux sulfureuses des Pyr\u00e9n\u00e9es centrales sont \u00e0&nbsp; peine alcalines tandis que celles des Pyr\u00e9n\u00e9es orientales pr\u00e8s du Canigou sont alcalines et contiennent du carbonate de sodium<a href=\"#_ftn357\">[357]<\/a>. Il exprime le souhait de refaire un ouvrage g\u00e9n\u00e9ral sur les eaux puisque son travail est enrichi gr\u00e2ce aux nombreuses exp\u00e9riences faites depuis plus de trente ans. Lors de ses obs\u00e8ques, Joseph Jougla indique qu\u2019Edouard &nbsp;Filhol avait repris les travaux sur les eaux afin de faire paraitre un nouvel ouvrage. Ce livre paraitra en 1888 gr\u00e2ce au Docteur L\u00e9on Joulin, un de ses anciens \u00e9l\u00e8ves et son successeur \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1891, la premi\u00e8re chaire d\u2019hydrologie m\u00e9dicale est cr\u00e9\u00e9e \u00e0 Toulouse \u00e0 la facult\u00e9 mixte de m\u00e9decine et de pharmacie et elle est attribu\u00e9e \u00e0 Garrigou<a href=\"#_ftn358\">[358]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Les diff\u00e9rentes \u00e9tudes sur les eaux<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>L\u2019eau de pluie tomb\u00e9e \u00e0 Toulouse en 1855 contient beaucoup d\u2019ammoniac. Il fait des essais sur 10L d\u2019eau, en janvier, la quantit\u00e9 est de 0,0026g\/L, en f\u00e9vrier 0,0066g\/L. Un litre d\u2019eau de neige, prise \u00e0 la campagne aux environs de Toulouse, ne renferme que 0,00060g d\u2019ammoniac mais l\u2019eau provenant de la neige et r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e sur le sol apr\u00e8s un s\u00e9jour de 36h en a 0,0030g. Les mati\u00e8res dissoutes ne comportent que 2,850g de chlorure de sodium et la quantit\u00e9 de nitrate de sodium est de 3g\/m<sup>3<\/sup> <a href=\"#_ftn359\">[359]<\/a>. L\u2019eau de pluie contient en moyenne 0,0005g d\u2019azote par litre<a href=\"#_ftn360\">[360]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1858, il effectue l\u2019analyse de quelques \u00e9chantillons d\u2019eau provenant d\u2019un drainage effectu\u00e9 dans le Gers<a href=\"#_ftn361\">[361]<\/a> .<\/p>\n\n\n\n<p>Le docteur Vidal qui vit au Japon lui a envoy\u00e9 plusieurs bouteilles d\u2019eaux min\u00e9rales en 1877. Il \u00e9tudie les eaux de Koussats&nbsp; et d\u00e9termine la composition chimique de ces eaux<a href=\"#_ftn362\">[362]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Substances<\/td><td>Quantit\u00e9 (g) Eau source 1<\/td><td>Quantit\u00e9 (g) Eau source 2<\/td><\/tr><tr><td>Sulfate de protoxyde de fer<\/td><td>0,5560<\/td><td>0,5700<\/td><\/tr><tr><td>Sulfate d\u2019alumine<\/td><td>0,9600<\/td><td>0,9640<\/td><\/tr><tr><td>Sulfate de chaux<\/td><td>0,2680<\/td><td>0,2720<\/td><\/tr><tr><td>Sulfate de magn\u00e9sie<\/td><td>0,0570<\/td><td>0,0580<\/td><\/tr><tr><td>Sulfate de soude<\/td><td>0,1600<\/td><td>0,1660<\/td><\/tr><tr><td>Sulfate de potasse<\/td><td>0,0500<\/td><td>0,0460<\/td><\/tr><tr><td>Silice<\/td><td>0,2600<\/td><td>0,2600<\/td><\/tr><tr><td>Acide sulfurique libre<\/td><td>1,8000<\/td><td>1,8000<\/td><\/tr><tr><td>Acide chlorhydrique libre<\/td><td>0,7720<\/td><td>0,7720<\/td><\/tr><tr><td>Phosphate acide de chaux<\/td><td>0,0040<\/td><td>0,0046<\/td><\/tr><tr><td>Iode<\/td><td>0,0050<\/td><td>0,0045<\/td><\/tr><tr><td>fluor<\/td><td>traces<\/td><td>traces<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Ces eaux sont tr\u00e8s diff\u00e9rentes de celles des Pyr\u00e9n\u00e9es, elles demandent une \u00e9tude approfondie.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3><em>2. La chimie v\u00e9g\u00e9tale<\/em><\/h3>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">L\u2019\u00e9tude des fleurs, des fruits et des produits des champs<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p><strong>La mati\u00e8re colorante des fleurs<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>A partir de 1853 et jusqu\u2019en 1881, Edouard Filhol s\u2019int\u00e9resse aux mati\u00e8res colorantes des fleurs<a href=\"#_ftn363\">[363]<\/a>. En 1854, dans les Comptes rendus&nbsp; de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, il pr\u00e9sente des travaux sur l\u2019action de l\u2019ammoniac sur les fleurs blanches, rouges et roses. Il constate que les premi\u00e8res deviennent jaunes et que si l\u2019on ajoute une eau acidul\u00e9e, les fleurs sont blanches \u00e0 nouveau. Il fait bouillir des p\u00e9tales de fleurs blanches dans de l\u2019eau distill\u00e9e puis il ajoute du carbonate de sodium et un peu de sulfate de cuivre, il obtient un liquide de couleur jaune capable de teindre fils et tissus, il joint des \u00e9chantillons \u00e0 son m\u00e9moire. Les fleurs rouges comme le coquelicot soumises \u00e0 de l\u2019eau bouillante ou \u00e0 de l\u2019alcool donnent une solution d\u2019un rouge violac\u00e9. Si on ajoute de l\u2019ammoniac \u00e0 cette solution, celle-ci devient d\u2019un rouge verd\u00e2tre terne, si on ajoute d\u2019abord un acide, la couleur est \u00e9carlate, puis de l\u2019ammoniac, la solution devient violette, il en est de m\u00eame si l\u2019on ajoute directement l\u2019ammoniac sur les fleurs. Ces r\u00e9sultats ne sont pas g\u00e9n\u00e9ralisables \u00e0 toutes les fleurs rouges. Les fleurs roses renferment deux sucs, l\u2019un est incolore en solution acide, l\u2019autre donne une solution rouge. Si on ajoute des alcalis \u00e0 chaque solution, la premi\u00e8re devient jaune et le seconde bleu, le m\u00e9lange des deux donne du vert. Les fleurs bleues en pr\u00e9sence d\u2019ammoniac donnent une teinte verte plus ou moins jaune \u00e0 la solution, cela d\u00e9pend de la teinte bleue initiale. Les fleurs blanches contiennent du quercitrin, mati\u00e8re colorante jaune et cristallisable, les fleurs roses, violettes ou bleues du quercitrin et de la cyanine, glucoside de la famille des anthocyanes enfin les fleurs jaunes du quercitrin, de la xanthine, pigment de la classe des carot\u00e9no\u00efdes et de la xanth\u00e9ine<a href=\"#_ftn364\">[364]<\/a>. Dans presque toutes les fleurs, il existe une substance \u00e0 peine color\u00e9e dans les solutions acides et jaune en pr\u00e9sence d\u2019alcalis. Elle est soluble dans l\u2019eau, l\u2019alcool, l\u2019\u00e9ther, elle n\u2019est pas volatile et on la trouve aussi dans les parties vertes des plantes<a href=\"#_ftn365\">[365]<\/a>. Edouard Filhol compl\u00e8te les premiers r\u00e9sultats le 7 ao\u00fbt 1856 et il pr\u00e9sente ses nouvelles recherches. La substance qui est jaune est la lut\u00e9oline. Cette mati\u00e8re colorante de presque toutes les fleurs jaunes devient verte en pr\u00e9sence d\u2019acide chlorhydrique, bleu avec l\u2019acide nitrique mais l\u2019exc\u00e8s de cet acide fait disparaitre la couleur<a href=\"#_ftn366\">[366]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1859, il indique qu\u2019il a ex\u00e9cut\u00e9 des exp\u00e9riences afin de conserver des fleurs fraiches avec leurs formes et leur couleur. Il montre \u00e0 ses coll\u00e8gues de l\u2019Acad\u00e9mie, \u00e0 Toulouse, des tubes en verre scell\u00e9s aux deux extr\u00e9mit\u00e9s et qui contiennent des fleurs depuis un an, celles-ci n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 alt\u00e9r\u00e9es. Il a plac\u00e9 dans le tube un petit fragment de chaux vive qui absorbe l\u2019eau des plantes et fixe l\u2019acide carbonique ainsi il ne reste plus que l\u2019azote contenu dans l\u2019air. Les fleurs de couleur fragile ne pourront pas \u00eatre conserv\u00e9es. Il pense aux voyages scientifiques et aux naturalistes qui pourront ainsi revenir avec des \u00e9chantillons de plantes fraiches. Messieurs Joly et Clos montrent l\u2019importance de ce travail pour les le\u00e7ons de botanique, il sera possible de montrer des fleurs qui fleurissent \u00e0 n\u2019importe quelle saison de l\u2019ann\u00e9e<a href=\"#_ftn367\">[367]<\/a>.&nbsp; La m\u00eame ann\u00e9e, il lit \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine une note sur le m\u00eame sujet<a href=\"#_ftn368\">[368]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Si l\u2019on traite les fleurs par de l\u2019\u00e9ther, la cyanine se pr\u00e9cipite au fond du r\u00e9cipient et le xanthog\u00e8ne se dissout dans l\u2019\u00e9ther. Le xanthog\u00e8ne est de couleur jaune dissous dans de l\u2019eau, dans un alcool et dans l\u2019\u00e9ther. Il est possible de teinter en jaune les fils et les tissus. Il n\u2019a pas trouv\u00e9 ou bien sous forme de traces du xanthog\u00e8ne dans les racines de radis, les feuilles de chicor\u00e9e, de c\u00e9leri et de chou, les navets, les carottes, les tubercules de pommes de terre. Les foug\u00e8res et certaines mousses en contiennent. La xanthine devient bleue en pr\u00e9sence d\u2019acide chlorhydrique et nitrique<a href=\"#_ftn369\">[369]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019anthocyanine est la mati\u00e8re colorante des fleurs rouges, roses ou bleues suivant &nbsp;que le suc des fleurs est acide ou neutre. Elle est solide, non cristallisable, soluble dans l\u2019eau et l\u2019alcool, insoluble dans l\u2019\u00e9ther, devient verte en pr\u00e9sence d\u2019alcalis<a href=\"#_ftn370\">[370]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019anthoxanthine est une des deux mati\u00e8res colorantes des fleurs jaunes, elle devient verte en pr\u00e9sence d\u2019acide chlorhydrique, bleue par ajout de quelques gouttes d\u2019acide nitrique, dans l\u2019\u00e9ther, elle se partage en deux partie, l\u2019une est soluble dans l\u2019\u00e9ther tandis que l\u2019autre l\u2019est dans l\u2019alcool<a href=\"#_ftn371\">[371]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de la r\u00e9union annuelle des soci\u00e9t\u00e9s savantes, le 19 avril 1865, \u00e0 la Sorbonne, Edouard Filhol pr\u00e9sente un travail sur des mati\u00e8res colorantes v\u00e9g\u00e9tales, il illustre son propos en r\u00e9alisant des exp\u00e9riences fort d\u00e9monstratives<a href=\"#_ftn372\">[372]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Il constate aussi que la mati\u00e8re colorante du jaune d\u2019\u0153uf est tr\u00e8s analogue \u00e0 celle&nbsp; \u00e0 celle des fleurs, c\u2019est la xanthyne qui est analogue \u00e0 la chlorophylle. Si l\u2019on souhaite obtenir un \u0153uf dont le jaune ait une couleur fonc\u00e9e, il faut donner aux poules de l\u2019herbe fraiche<a href=\"#_ftn373\">[373]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 27 juin 1861, edouard Filhol<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;communique la composition chimique des cendres de l\u2019atriplex halimus. Cette plante pousse au voisinage de la mer mais il est possible d\u2019en faire des haies loin de la mer. La cendre r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e \u00e0 partir de la plante cultiv\u00e9e loin de la mer contient une grande quantit\u00e9 de chlore alors que cette plante puise son eau dans un milieu pauvre en sel<a href=\"#_ftn374\">[374]<\/a>.&nbsp; Le 4 juillet, il montre \u00e0 ses coll\u00e8gues de l\u2019Acad\u00e9mie de Toulouse des \u00e9cheveaux de coton teints avec les couleurs obtenues \u00e0 partir d\u2019\u00e9corces de conif\u00e8res&nbsp;: pin, sapin, c\u00e8dre, if\u2026il a obtenu entre autre un beau rose et une nuance cachou susceptibles d\u2019\u00eatre utilis\u00e9s dans l\u2019industrie<a href=\"#_ftn375\">[375]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Il indique un nouveau travail qu\u2019il a entrepris avec le professeur Chatin sur les feuilles d\u2019automne en janvier 1864. Gaspard Chatin remplace Filhol comme pharmacien chef \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Beaujon puis sera professeur \u00e0 l\u2019\u00e9cole de pharmacie avant d\u2019en devenir directeur en 1873. Ces deux savants ont compar\u00e9 des feuilles vertes, jaunes et des feuilles mortes sur le m\u00eame arbre. Les feuilles vertes contiennent moins de substances organiques que les jaunes et elles-m\u00eames moins que les feuilles mortes. Ils pensent que la cellulose est moins abondante dans les feuilles mortes et dans les feuilles jaunes tandis que la quantit\u00e9 de tannin et de mati\u00e8re grasse augmente de la feuille verte \u00e0 la feuille morte. Ils esp\u00e8rent que leur travail va permettre de d\u00e9terminer l\u2019\u00e9poque la meilleure pour r\u00e9colter les plantes destin\u00e9es \u00e0 la m\u00e9decine et \u00e0 l\u2019industrie (teinture)<a href=\"#_ftn376\">[376]<\/a>.&nbsp; Le m\u00eame jour, Edouard Filhol fait une communication sur les \u00e9lytres de certaines sauterelles qui ont une composition chimique comparable \u00e0 la chlorophylle<a href=\"#_ftn377\">[377]<\/a>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>La mati\u00e8re sucr\u00e9e des fleurs<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>A l\u2019Acad\u00e9mie de Toulouse, le 27 d\u00e9cembre 1861, Edouard Filhol expose un travail sur la quantit\u00e9 de sucre contenue dans les fleurs. Il a d\u2019abord recherch\u00e9 combien d\u2019eau renfermait les fleurs, il a trouv\u00e9 de 75 \u00e0 90 % de leur poids. Il a op\u00e9r\u00e9 sur la mati\u00e8re s\u00e8che et la quantit\u00e9 de sucre varie de 12 \u00e0 33%. La couleur des fleurs ne semble pas avoir d\u2019influence. Par contre, les fleurs \u00e9panouies contiennent plus de sucre que les boutons alors que les fleurs fl\u00e9tries en contiennent moins. Ce sucre correspond \u00e0 la vari\u00e9t\u00e9 sucre interverti<a href=\"#_ftn378\">[378]<\/a>. &nbsp;Un sucre interverti est un m\u00e9lange \u00e9quimolaire de glucose et de fructose.<\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>Les fruits de l\u2019Arbutus Unedo<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Les fruits m\u00fbrs de cette plante contiennent beaucoup de sucre qui est incristallisable et l\u00e9vogyre. Il r\u00e9duit le tartrate double de potasse et de cuivre et poss\u00e8de les propri\u00e9t\u00e9s du glucose (sucre de fruits). Ils contiennent de la parapectine, de l\u2019acide m\u00e9tapectique et des traces d\u2019amidon ainsi qu\u2019une mati\u00e8re jaune comparable \u00e0 de la cire et une mati\u00e8re colorante<a href=\"#_ftn379\">[379]<\/a>. La parapectine est un corps isom\u00e8res de la pectine. Les pectines sont des polyosides rattach\u00e9es aux glucides, ils sont uniquement d\u2019origine v\u00e9g\u00e9tale.<\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>Les fruits de l\u2019arbousier<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Les arbouses, fruits de l\u2019arbousier contiennent du glucose, de l\u2019acide m\u00e9tapectique, une substance comparable \u00e0 la cire, des traces d\u2019amidon, une mati\u00e8re colorante et aussi de la parapectine, substance qui n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 signal\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 ce jour dans aucun fruit <a href=\"#_ftn380\">[380]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>La variolaire am\u00e8re<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Ce lichen se trouve sur le charme, le h\u00eatre, le ch\u00e2taignier. Edouard Filhol et Bouchardat pensent que le principe amer contenu dans la plante est de la c\u00e9trarine<a href=\"#_ftn381\">[381]<\/a>. En effet, la c\u00e9trarine est une mati\u00e8re am\u00e8re trouv\u00e9e dans les lichens, cette mati\u00e8re d\u00e9rive des depsidones&nbsp; qui sont des compos\u00e9es aromatiques.<\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>Le mais<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>A la s\u00e9ance du 10 janvier 1867, Edouard Filhol propose \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie un travail sur la composition chimique du mais<a href=\"#_ftn382\">[382]<\/a>. Le mais sert \u00e0 nourrir les hommes et les b\u00eates. La farine de mais comme celle de bl\u00e9 renferme de l\u2019azote, de l\u2019amidon mais aussi une grande quantit\u00e9 de substance grasse. Le cotyl\u00e9don de mais peut s\u2019alt\u00e9rer et donner des moisissures entrainant des maladies chez l\u2019homme. On peut s\u00e9parer les gruaux du cotyl\u00e9don en \u00e9crasant le grain, la farine pr\u00e9par\u00e9e avec les gruaux ne s\u2019alt\u00e8re pas et les cotyl\u00e9dons donnent une huile de mais utilisable. La farine ainsi pr\u00e9par\u00e9e contient encore de l\u2019azote et constitue un aliment complet contenant moins d\u2019huile.<\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>Les courges<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Avec Edmond Timbal-Lagrave, le 26 janvier 1860, Edouard Filhol pr\u00e9sente \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse les r\u00e9sultats d\u2019un travail sur les courges. Il faut distinguer deux types de courges celles \u00e0 chair rouge et celles \u00e0 chair jaune, la mati\u00e8re colorante des courges \u00e0 chair rouge est comparable \u00e0 celle des carottes alors que la mati\u00e8re colorante des courges \u00e0 chair jaune s\u2019apparente \u00e0 la coloration jaune des fleurs jaunes. Les plus grosses sont les plus riches en eau. Les courges \u00e0 chair rouge contiennent plus de f\u00e9cule, cette &nbsp;derni\u00e8re est semblable \u00e0 celle de la pomme de terre. Les courges contiennent aussi du sucre mais en quantit\u00e9 variable, ce sucre est un m\u00e9lange de sucre de canne et de glucose<a href=\"#_ftn383\">[383]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>Le kudzu<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Le kudzu, plante cultiv\u00e9e en Chine et au Japon poss\u00e8de de nombreuses qualit\u00e9s alimentaire, industrielle, ornementale ainsi que des propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9dicales. Edouard Filhol a \u00e9tudi\u00e9 la racine de cette plante et l\u2019a trouv\u00e9e aussi nutritive que la pomme de terre. Un pied de cette plante a \u00e9t\u00e9 introduit en 1875 par la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne<a href=\"#_ftn384\">[384]<\/a> .<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">La chlorophylle<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>De 1863 \u00e0 1878, Edouard Filhol poursuit des recherches sur la chlorophylle. Les solutions de chlorophylle trait\u00e9es par les acides chlorhydrique et organiques perdent leur coloration verte, il reste une mati\u00e8re solide noire et un liquide jaune brun. Ce dernier mis en pr\u00e9sence d\u2019acide chlorhydrique devient vert, si il est filtr\u00e9, une mati\u00e8re jaune demeure sur le filtre et la solution obtenue est bleue. La mati\u00e8re solide noire est amorphe pour les plantes dicotyl\u00e9dones et cristallisable pour les monocotyl\u00e9dones, les cristaux sont observables au microscope&nbsp;; elle est aussi soluble dans diverses solutions, celles-ci observ\u00e9es au spectroscope montrent des bandes d\u2019absorption qui d\u00e9pendent des solvants utilis\u00e9s<a href=\"#_ftn385\">[385]<\/a>, c\u2019est alors qu\u2019il recherche la nature et les propri\u00e9t\u00e9s de la chlorophylle<a href=\"#_ftn386\">[386]<\/a> exposant d\u2019abord la mati\u00e8re verte provenant des feuilles des plantes n\u2019ayant aucune nuance. Pour pr\u00e9parer la chlorophylle, il utilise de l\u2019alcool \u00e0 60\u00b0 bouillant qui la dissout bien et la laisse reposer au refroidissement. Apr\u00e8s plusieurs dissolutions, elle reste m\u00eal\u00e9e \u00e0 une substance grasse qui ne peut-\u00eatre s\u00e9par\u00e9e que par de l\u2019acide chlorhydrique concentr\u00e9. La chlorophylle est tr\u00e8s alt\u00e9rable&nbsp;; la lumi\u00e8re, les acides, les bases et les solvants neutres la transforment. Lorsque les feuilles pr\u00e9sentent une autre coloration que le vert la chlorophylle n\u2019est pas absente, elle est cach\u00e9e par une couche superficielle. Il est possible de le montrer en mettant une feuille color\u00e9e dans un m\u00e9lange d\u2019\u00e9ther et d\u2019acide sulfureux, la couche superficielle de cyanine est d\u00e9color\u00e9e, la feuille de printemps devient verte, celle d\u2019automne jaune.<\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol a s\u00e9par\u00e9 en quatre mati\u00e8res colorantes le pigment chlorophyllien en faisant agir un acide sur une solution alcoolique. Il obtient un corps brun azot\u00e9 insoluble dans l\u2019alcool, un corps jaune, non azot\u00e9, soluble dans l\u2019alcool, un corps bleu en pr\u00e9sence d\u2019exc\u00e8s d\u2019acide chlorhydrique et un corps jaune s\u00e9par\u00e9 du bleu par l\u2019\u00e9ther<a href=\"#_ftn387\">[387]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">L&rsquo;\u00e9tude de l&rsquo;ivraie<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Casimir Bailleul et Edouard Filhol r\u00e9alisent une \u00e9tude sur l\u2019ivraie enivrante ainsi que sur quelques autres esp\u00e8ces du genre lolium. Bailleul est professeur \u00e0 l\u2019Ecole v\u00e9t\u00e9rinaire de Toulouse, la premi\u00e8re partie de leur travail<a href=\"#_ftn388\">[388]<\/a> concerne principalement le lolium temulentum qui poss\u00e8de des propri\u00e9t\u00e9s toxiques connues depuis l\u2019Antiquit\u00e9. Il produit des effets funestes sur l\u2019homme et agit comme un poison narcotique. C\u2019est une plante annuelle de 40 \u00e0 60cm, tr\u00e8s r\u00e9pandue \u00e0 la surface du globe et qui arrive \u00e0 maturit\u00e9 \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque que les c\u00e9r\u00e9ales, on la trouve dans le bl\u00e9, l\u2019orge, le seigle et l\u2019avoine. Avec cette esp\u00e8ce, les exp\u00e9riences, dans cette partie, sont ex\u00e9cut\u00e9es sur des chiens. Les autres lolium sont moins toxiques, ce sont&nbsp; le lolium Linicola Sond, le lolium Perenne L et le Lolium Italieum<a href=\"#_ftn389\">[389]<\/a>. Ils font environ 150 exp\u00e9riences avec les quatre mais plus particuli\u00e8rement avec le premier qui est le plus fr\u00e9quemment m\u00e9lang\u00e9 aux grains&nbsp; de c\u00e9r\u00e9ales. Ils distinguent deux principes dans l\u2019ivraie<a href=\"#_ftn390\">[390]<\/a>. Les deux principes toxiques sont distincts par leurs propri\u00e9t\u00e9s chimiques et leur action physiologique. Une des substances est soluble dans l\u2019eau et insoluble dans l\u2019\u00e9ther et produit des ph\u00e9nom\u00e8nes de prostration, l\u2019autre substance est insoluble dans l\u2019eau et soluble dans l\u2019\u00e9ther et entraine une action stimulante puis une somnolence comparable \u00e0 celle donn\u00e9e par la strychnine.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>composition chimique<\/td><td>Quantit\u00e9 (%) de lolium temulentum<\/td><td>Quantit\u00e9 (%) de lolium linicola Sond<\/td><td>Quantit\u00e9 (%) de lolium Perenne L<\/td><td>Quantit\u00e9 (%) de lolium Italieum<\/td><\/tr><tr><td>Amidon<\/td><td>33,56<\/td><td>30,85<\/td><td>29,60<\/td><td>21,70<\/td><\/tr><tr><td>Huile verte<\/td><td>1,15<\/td><td>1,20<\/td><td>1,95<\/td><td>0,60<\/td><\/tr><tr><td>Mati\u00e8re jaune<\/td><td>1,80<\/td><td>1,54<\/td><td>0,80<\/td><td>0,75<\/td><\/tr><tr><td>Dextrine<\/td><td>1,75<\/td><td>1,20<\/td><td>1,50<\/td><td>1,50<\/td><\/tr><tr><td>Albumine<\/td><td>18,60<\/td><td>14,25<\/td><td>10,50<\/td><td>16,40<\/td><\/tr><tr><td>Mati\u00e8re extractive<\/td><td>24,95<\/td><td>23,29<\/td><td>25,65<\/td><td>23,70<\/td><\/tr><tr><td>Son<\/td><td>15,45<\/td><td>22,00<\/td><td>22,40<\/td><td>27,50<\/td><\/tr><tr><td>Cendres (contiennent du phosphore)<\/td><td>2,74<\/td><td>5,15<\/td><td>5,90<\/td><td>6,00<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Ils r\u00e9alisent aussi des exp\u00e9riences avec le grain, la farine, le son et l\u2019amidon ainsi qu\u2019avec l\u2019huile extraite de l\u2019ivraie par l\u2019\u00e9ther et le produit obtenu en traitant par l\u2019eau l\u2019ivraie pr\u00e9alablement \u00e9puis\u00e9e par l\u2019\u00e9ther. Il y a de la chlorophylle dans l\u2019huile verte et de la xanthine dans la mati\u00e8re jaune.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec l\u2019huile extraite par l\u2019\u00e9ther, on constate chez le chien une salivation abondante, une prostration, des vomissements puis une paralysie avec une contraction des muscles et une acc\u00e9l\u00e9ration de la respiration. Avec l\u2019extrait hydro-alcoolique, l\u2019animal meurt peu apr\u00e8s avoir mang\u00e9 la bouillie. Si l\u2019on prend des grains d\u2019ivraie avant sa maturit\u00e9, il n\u2019y a aucun effet car les deux principes actifs ne &nbsp;sont pr\u00e9sents que dans le grain \u00e0 maturit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils demandent que leur travail soit retenu pour le prix de m\u00e9decine et de chirurgie<a href=\"#_ftn391\">[391]<\/a>.&nbsp; Les commissaires sont Armand Velpeau, Pierre Rayer, Adolpohe Brongniart, Jules Cloquet et Claude Bernard est le rapporteur. Ils obtiennent le prix Barbier qu\u2019ils partageront avec&nbsp; V\u00e9e et Leven, ces derniers ont propos\u00e9 une \u00e9tude sur <em>des recherches chimiques et physiologiques sur un alcalo\u00efde extrait de la f\u00e8ve de calabar<\/em>. Ce prix est d\u00e9cern\u00e9 \u00ab&nbsp;<em>\u00e0 celui qui fera une d\u00e9couverte pr\u00e9cieuse pour la science chirurgicale, m\u00e9dicale, pharmaceutique et dans la botanique ayant rapport avec l\u2019art de gu\u00e9rir<\/em>\u00bb. L\u2019\u00e9tude n\u2019est pas termin\u00e9e mais les premiers r\u00e9sultats sont importants, ils ont extrait de l\u2019ivraie deux principes toxiques distincts par leurs propri\u00e9t\u00e9s et par leur action physiologique et c\u2019est pourquoi le prix leur a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9<a href=\"#_ftn392\">[392]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>La seconde partie de leur travail parait en 1864. Ils ont test\u00e9s les deux principes actifs sur les chats, les solip\u00e8des, les porcs, les ruminants, le rongeurs, les oiseaux de la basse-cour. Dans l\u2019ensemble, ces animaux r\u00e9sistent mieux que les chiens. Pour les porcs, aucun trouble n\u2019est constat\u00e9. Les bovins ne sont sensibles qu\u2019\u00e0 l\u2019injection. Le lolium Italieum n\u2019a aucune activit\u00e9. Ils souhaitent trouver un contre-poison et pour l\u2019instant aucun traitement&nbsp; n\u2019est mis au point<strong>.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Les vins<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Une enqu\u00eate statistique de 1852 indique l\u2019existence de 55000 hectares de vignes dans le d\u00e9partement de Haute-Garonne. L\u2019arrondissement de Toulouse en compte 23000 et poss\u00e8de les meilleurs crus du d\u00e9partement. Certains produits sont achet\u00e9s par le d\u00e9partement de la Gironde et sont vendus sous cette \u00e9tiquette.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s 1846, Edouard Filhol pr\u00e9sente une \u00e9tude faite sur la composition chimique des vins de Haute-Garonne<a href=\"#_ftn393\">[393]<\/a> afin d\u2019avoir des r\u00e9f\u00e9rences pour identifier les falsifications faites aux vins. Il \u00e9tudie seize \u00e9chantillons de vins pris chez des marchands toulousains qui lui ont \u00e9t\u00e9 remis par Monsieur Fran\u00e7ois Sans maire de Toulouse. Edouard Filhol mesure la densit\u00e9, note la couleur des vins \u00e0 l\u2019aide du colorim\u00e8tre de Collardeau, indique l\u2019ann\u00e9e de la r\u00e9colte et prend comme r\u00e9f\u00e9rence l\u2019intensit\u00e9 de la couleur du vin de Villaudric, il d\u00e9termine aussi la richesse des vins en alcool.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Vins de<\/td><td>Ann\u00e9e de la r\u00e9colte<\/td><td>Densit\u00e9 \u00e0 15\u00b0C<\/td><td>Intensit\u00e9 de la couleur<\/td><td>Degr\u00e9 alcoolique \u00e0 15\u00b0C<\/td><\/tr><tr><td>Villaudric<\/td><td>1841<\/td><td>0,992<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>12,58<\/td><\/tr><tr><td>Villaudric<\/td><td>1844<\/td><td>0,993<\/td><td>1,00<\/td><td>11,10<\/td><\/tr><tr><td>Villemur<\/td><td>1844<\/td><td>0,991<\/td><td>1,02<\/td><td>12,33<\/td><\/tr><tr><td>Fronton<\/td><td>1844<\/td><td>0,995<\/td><td>1,00<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>L\u2019Ardenne<\/td><td>1844<\/td><td>0,993<\/td><td>1,01<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Cornebarrieu<\/td><td>1844<\/td><td>0,994<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>10,00<\/td><\/tr><tr><td>L\u00e9guevin<\/td><td>1844<\/td><td>0,992<\/td><td>0,60<\/td><td>10,66<\/td><\/tr><tr><td>Portet<\/td><td>1844<\/td><td>0,995<\/td><td>0,70<\/td><td>9,46<\/td><\/tr><tr><td>Saint-Gaudens<\/td><td>1844<\/td><td>0,996<\/td><td>0,21<\/td><td>10,00<\/td><\/tr><tr><td>Saint-Gaudens<\/td><td>1842<\/td><td>0,993<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>10,10<\/td><\/tr><tr><td>Saint-Gaudens<\/td><td>1842<\/td><td>0,996<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>8,66<\/td><\/tr><tr><td>Saint-Gaudens<\/td><td>1842<\/td><td>0,997<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>8,60<\/td><\/tr><tr><td>Martres<\/td><td>1843<\/td><td>0,991<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>11,16<\/td><\/tr><tr><td>Verfeuil<\/td><td>1844<\/td><td>0,994<\/td><td>0,37<\/td><td>9,13<\/td><\/tr><tr><td>Grenade<\/td><td>1844<\/td><td>0,993<\/td><td>0,71<\/td><td>10,33<\/td><\/tr><tr><td>L\u00e9vignac<\/td><td>1844<\/td><td>0,992<\/td><td>0,87<\/td><td>10,33<\/td><\/tr><tr><td>Avignonet<\/td><td>1844<\/td><td>0,992<\/td><td>0,28<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Revel<\/td><td>1844<\/td><td>0,994<\/td><td>0,56<\/td><td>8,63<\/td><\/tr><tr><td>Revel<\/td><td>1844<\/td><td>0,994<\/td><td>0,38<\/td><td>8,35<\/td><\/tr><tr><td>Revel<\/td><td>1844<\/td><td>0,995<\/td><td>0,38<\/td><td>8,25<\/td><\/tr><tr><td>Merville<\/td><td>1844<\/td><td>0,998<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>10,60<\/td><\/tr><tr><td>Merville<\/td><td>1841<\/td><td>0,9946<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>10,65<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Il recherche aussi les mati\u00e8res colorantes qui ont pu \u00eatre ajout\u00e9es aux vins et teste le suc de m\u00fbre, de baies d\u2019hy\u00e8ble, de sureau, de tro\u00e8ne, la teinture de tournesol, l\u2019infusion de camp\u00eache, de bois du br\u00e9sil et de coquelicot.<\/p>\n\n\n\n<p>Il d\u00e9termine la quantit\u00e9 de tartre ainsi que la quantit\u00e9 de divers sels<a href=\"#_ftn394\">[394]<\/a>. Il \u00e9tudie les moyens propres \u00e0 d\u00e9celer l\u2019addition d\u2019alun dans les vins. Les vins naturels contiennent de l\u2019alumine qui s\u2019y trouve probablement \u00e0 l\u2019\u00e9tat de tartrate et du sulfate de potassium. Il faut donc faire une analyse quantitative du vin afin de pouvoir affirmer qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 sophistiqu\u00e9<a href=\"#_ftn395\">[395]<\/a>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Un trait\u00e9 de libre \u00e9change est sign\u00e9 le 23 janvier 1860 entre les Anglais et les Fran\u00e7ais. Les taxes douani\u00e8res sont abolies sur les mati\u00e8res premi\u00e8res et sur de nombreux produits alimentaires. Dans ce cadre, afin de promouvoir les vins de la Haute-Garonne, le pr\u00e9fet Boselli&nbsp; a mis en place une commission d\u00e9partementale charg\u00e9e de parcourir le bordelais et de mentionner les am\u00e9liorations \u00e0 introduire.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Le nouveau trait\u00e9 avec l&rsquo;Angleterre semble devoir favoriser la production des vins dans la Haute-Garonne. La pr\u00e9vision des avantages qui pourraient r\u00e9sulter, pour le d\u00e9partement, d&rsquo;un d\u00e9bouch\u00e9 consid\u00e9rable, si la qualit\u00e9 des vins appelait les demandes de l&rsquo;ext\u00e9rieur, m&rsquo;a paru donner un int\u00e9r\u00eat actuel et tout sp\u00e9cial \u00e0 la recherche des moyens<\/em> <em>d&rsquo;une fabrication perfectionn\u00e9e. J&rsquo;ai institu\u00e9 \u00e0 cet effet une commission dont les membres, en raison de leurs travaux scientifiques ou de leur exp\u00e9rience dans la viticulture, pr\u00e9sentent \u00e0 l&rsquo;administration toutes les garanties d\u00e9sirables. MM, Filhol, Fr\u00e9d\u00e9ric Ligni\u00e8res, Jules Gleizes, de Papus et Pr\u00e9vost ont bien voulu accepter le mandat de se transporter dans les d\u00e9partements voisins o\u00f9 la pr\u00e9paration des vins est le mieux entendue, et d\u00e9consigner, dans un rapport qui serait ult\u00e9rieurement port\u00e9 \u00e0 la connaissance du public, les dispositions nouvelles \u00e0 introduire dans la culture de la vigne et dans la pr\u00e9paration des vins de la Haute-Garonne, pour donner \u00e0 ces derniers le m\u00e9rite et la valeur des produits plus appr\u00e9ci\u00e9s que les n\u00f4tres en France et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. L&rsquo;ex\u00e9cution de ce programme devant exiger des d\u00e9placements dont les frais ont incontestablement un caract\u00e8re d&rsquo;int\u00e9r\u00eat d\u00e9partemental, j&rsquo;ai l&rsquo;honneur de vous proposer d&rsquo;ouvrir un cr\u00e9dit de 600f destin\u00e9 \u00e0 couvrir cette d\u00e9pense<\/em>&nbsp;\u00bb<a href=\"#_ftn396\">[396]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le rapport d\u00fb \u00e0 Edouard Filhol comprend deux parties, la premi\u00e8re traite de la viticulture, la seconde de la pr\u00e9paration du vin. Il est incontestable que la cuvaison et sa dur\u00e9e sont la p\u00e9riode la plus importante de la fabrication du vin. Edouard Filhol pr\u00e9cise&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>La cuvaison doit \u00eatre attentivement surveill\u00e9e. La dur\u00e9e en est plus ou moins longue, selon les ann\u00e9es et certaines conditions sp\u00e9ciales \u00e0 la vendange. Il est impossible d\u2019\u00e9tablir une r\u00e8gle fixe et invariable \u00e0 cet \u00e9gard&nbsp;; cependant les viticulteurs reconnaissent&nbsp; qu\u2019il y a convenance et m\u00eame avantage \u00e0 d\u00e9cuver lorsque&nbsp; la fermentation est termin\u00e9e<\/em>\u2026.<a href=\"#_ftn397\">[397]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Cette commission pr\u00e9cise quels sont les c\u00e9pages \u00e0 favoriser, indique que l\u2019\u00e9tude de la taille doit \u00eatre faite, qu\u2019il faut planter chaque c\u00e9page \u00e0 part afin que les raisins murissent tous \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, que les raisins doivent \u00eatre cueillis murs, \u00e9grapper avant de les mettre dans les cuves dans lesquelles aucune trace de lie ou de tartre ne doit subsister, enfin cette commission demande la cr\u00e9ation d\u2019une \u00e9cole de viticulture<a href=\"#_ftn398\">[398]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans divers vins de la Haute-Garonne, la composition chimique&nbsp; a donn\u00e9 les r\u00e9sultats suivants<a href=\"#_ftn399\">[399]<\/a>&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>compos\u00e9<\/td><td>mimima<\/td><td>maxima<\/td><\/tr><tr><td>Tartrate de potassium<\/td><td>0,840<\/td><td>2,425<\/td><\/tr><tr><td>Tartrate de calcium<\/td><td>0,024<\/td><td>0,072<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;Tartrate d\u2019alumine<\/td><td>0,025<\/td><td>0,048<\/td><\/tr><tr><td>Tartrate de fer<\/td><td>0,027<\/td><td>0,131<\/td><\/tr><tr><td>Chlorures alcalins<\/td><td>0,078<\/td><td>0,259<\/td><\/tr><tr><td>Sulfate de potassium<\/td><td>0,083<\/td><td>0,463<\/td><\/tr><tr><td>Sulfate de calcium<\/td><td>0,012<\/td><td>0,128<\/td><\/tr><tr><td>Phosphate de calcium<\/td><td>0,300<\/td><td>0,700<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Dans une \u00e9tude faite sur les c\u00e9pages en 1862 avec Edouard Timbal-Lagrave (1819-1888) qui porte sur deux r\u00e9gions&nbsp;: Portet situ\u00e9 dans la plaine au sud de Toulouse o\u00f9 Edouard Filhol poss\u00e8de un vignoble et les coteaux au nord de Toulouse, expos\u00e9s au sud \u00e0 Grisolles d\u2019o\u00f9 Edmond Timbal-Lagrave est natif.&nbsp; Ce sont les c\u00e9pages \u00e0 raisins noirs qui sont les plus r\u00e9pandus aux environs de Toulouse. Ils prennent des raisins \u00e0 maturit\u00e9, ils les \u00e9crasent et les \u00e9tendent avec 9 fois le volume de mo\u00fbt \u00e0 l\u2019aide d\u2019eau distill\u00e9e puis ils utilisent la liqueur cupropotassique bouillante<a href=\"#_ftn400\">[400]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>c\u00e9pages<\/td><td>lieux<\/td><td>Sucre dans un litre de mo\u00fbt<\/td><\/tr><tr><td>N\u00e9gret<\/td><td>Portet<\/td><td>191g<\/td><\/tr><tr><td>N\u00e9gret<\/td><td>Pr\u00e8s de Grisolles<\/td><td>209g<\/td><\/tr><tr><td>Mourastel<\/td><td>Portet<\/td><td>170g<\/td><\/tr><tr><td>Mourastel<\/td><td>Pr\u00e8s de Grisolles<\/td><td>171g<\/td><\/tr><tr><td>Morterille<\/td><td>Portet<\/td><td>209g<\/td><\/tr><tr><td>Morterille<\/td><td>Pr\u00e8s de Grisolles<\/td><td>209g<\/td><\/tr><tr><td>Bouchal\u00e8s<\/td><td>Portet<\/td><td>184g<\/td><\/tr><tr><td>Grosse m\u00e9rille<\/td><td>Pr\u00e8s de Grisolles<\/td><td>180g<\/td><\/tr><tr><td>Ferrandil<\/td><td>Portet<\/td><td>220g<\/td><\/tr><tr><td>Piquepoule<\/td><td>Pr\u00e8s de Grisolles<\/td><td>164g<\/td><\/tr><tr><td>Spiran<\/td><td>Pr\u00e8s de Grisolles<\/td><td>209g<\/td><\/tr><tr><td>Blanquette<\/td><td>Portet<\/td><td>200g<\/td><\/tr><tr><td>Blanquette<\/td><td>Pr\u00e8s de Grisolles<\/td><td>220g<\/td><\/tr><tr><td>Mauzac rouge<\/td><td>Pr\u00e8s de Grisolles<\/td><td>230g<\/td><\/tr><tr><td>Mauzac blanc<\/td><td>Portet<\/td><td>180g<\/td><\/tr><tr><td>Mauzac blanc<\/td><td>Pr\u00e8s de Grisolles<\/td><td>230g<\/td><\/tr><tr><td>Plant de Marseille<\/td><td>Portet<\/td><td>184g<\/td><\/tr><tr><td>Plant de Gr\u00e8ce<\/td><td>Portet<\/td><td>180g<\/td><\/tr><tr><td>Plant de Gr\u00e8ce<\/td><td>Pr\u00e8s de Grisolles<\/td><td>180g<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Les raisins cultiv\u00e9s sur les coteaux de Grisolles sont plus sucr\u00e9s que ceux de la plaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Toujours avec Edmond Timbal-Lagrave, Edouard Filhol expose les recherches effectu\u00e9es sur les c\u00e9pages cultiv\u00e9s dans les d\u00e9partements de la Haute-Garonne, du Lot, du Tarn et Garonne, de l\u2019Aube, de l\u2019H\u00e9rault et des Pyr\u00e9n\u00e9es orientales<a href=\"#_ftn401\">[401]<\/a>. Ils \u00e9tudient la richesse en sucre et en acide de diff\u00e9rents c\u00e9pages, ils dosent le sucre \u00e0 l\u2019aide de la liqueur de Fehling et l\u2019acide \u00e0 l\u2019aide d\u2019une solution titr\u00e9e de soude en pr\u00e9sence de tournesol comme indicateur color\u00e9. Ils \u00e9tudient des c\u00e9pages \u00e0 raisins noirs, \u00e0 raisins gris ou roses, \u00e0 raisins blancs et \u00e0 raisins muscat ou parfum\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>C\u2019est une consciencieuse \u00e9tude de toutes les vari\u00e9t\u00e9s que pr\u00e9sentait alors la vigne dans nos contr\u00e9es sont pass\u00e9es en revue et caract\u00e9ris\u00e9es d\u2019une mani\u00e8re pr\u00e9cise, en m\u00eame temps que, par de nombreuses analyses, les auteurs font conna\u00eetre la composition du jus des raisins au moment de la vendange, et en tirent des cons\u00e9quences relativement \u00e0 la qualit\u00e9 du vin qu\u2019elles produisent. Aujourd\u2019hui que la plupart de ces c\u00e9pages sont menac\u00e9s de dispara\u00eetre, le travail de Filhol et de Timbal reste comme un tableau fid\u00e8le de l\u2019\u00e9tat de la vigne \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit<a href=\"#_ftn402\"><strong>[402]<\/strong><\/a>.\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le 19 janvier 1865, Edouard Filhol pr\u00e9sente \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de Toulouse l\u2019analyse qu\u2019il vient de faire sur la cendre des sarments de vigne atteints d\u2019o\u00efdium. Ces sarments lui ont \u00e9t\u00e9 remis par son coll\u00e8gue Clos, la cendre contient 6% de potasse alors que la cendre des sarments non atteints d\u2019o\u00efdium en contient 20%. Une discussion s\u2019engage et des solutions sont propos\u00e9es comme mettre sous forme d\u2019engrais de la potasse afin d\u2019\u00e9viter l\u2019apparition de l\u2019o\u00efdium<a href=\"#_ftn403\">[403]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1882, Edouard Filhol expose les observations faites sur les quantit\u00e9s d\u2019acide et de sucre et contenues dans les raisins r\u00e9colt\u00e9s dans le midi aux diverses \u00e9poques de leur d\u00e9veloppement.&nbsp; Loin de la maturit\u00e9, les raisins sont acides et contiennent beaucoup d\u2019eau, la quantit\u00e9 diminue lorsque le sucre apparait et l\u2019acidit\u00e9 diminue elle aussi. Pour cela il a \u00e9tudi\u00e9 les raisins provenant de ses vignes \u00e0 Portet et de son jardin de Toulouse. Il y a le chasselas, la mortarille et le bouchal\u00e8s. Les raisins les plus sucr\u00e9s donnent des vins riches en alcool, ceux qui sont r\u00e9colt\u00e9s dans les r\u00e9gions plus froides donnent des vins peu alcooliques, acides et de qualit\u00e9 inf\u00e9rieure<a href=\"#_ftn404\">[404]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3><em>3. La toxicologie<\/em><\/h3>\n\n\n\n<p>Bien avant sa th\u00e8se en m\u00e9decine, soutenue en 1848 et portant sur l\u2019arsenic, Edouard Filhol s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la toxicologie. En 1842, il propose une analyse des capsules de Papaver Rhoeas, met en \u00e9vidence la morphine dans les fleurs de pavot soit dans leur suc soit dans leur extrait, la quantit\u00e9 d\u00e9pend du climat. Dans les capsules de coquelicot r\u00e9colt\u00e9es avant leur maturit\u00e9, le suc est acide et la quantit\u00e9 de morphine est infime<a href=\"#_ftn405\">[405]<\/a> .<\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">L&rsquo;arsenic<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>C\u2019est en 1844 qu\u2019il expose \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse son travail sur l\u2019arsenic<a href=\"#_ftn406\">[406]<\/a>. Dans ce m\u00e9moire, Edouard Filhol rappelle les proc\u00e9d\u00e9s utilis\u00e9s et d\u00e9crit un nouveau protocole exp\u00e9rimental. Paul Flandrin et Dauger sont cit\u00e9s par l\u2019Acad\u00e9mie des sciences et Mathieu Orfila, plus r\u00e9cemment, par l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine. Il faut que l\u2019arsenic ne soit pas sous une forme facilement volatilisable, qu\u2019il soit soluble dans l\u2019eau et facilement s\u00e9parable des mati\u00e8res organiques dans lesquelles il se trouve engag\u00e9. C\u2019est sous la forme d\u2019acide ars\u00e9nique qu\u2019il peut \u00eatre transform\u00e9 en ars\u00e9niate de potassium tr\u00e8s soluble dans l\u2019eau et plus facilement s\u00e9par\u00e9 de la mati\u00e8re organique. Mais c\u2019est cette partie qui est la plus complexe pour le chimiste. Il existe deux proc\u00e9d\u00e9s. Une carbonisation qui ne laisse qu\u2019un r\u00e9sidu de charbon qui ne g\u00eane pas le chimiste pour d\u00e9terminer la quantit\u00e9 d\u2019arsenic. Il conclut que le proc\u00e9d\u00e9 de carbonisation \u00e0 l\u2019acide sulfurique pr\u00e9conis\u00e9 par Flandrin et Dauger peut entrainer des pertes d\u2019arsenic si le chimiste n\u2019est pas exp\u00e9riment\u00e9 alors que la carbonisation par le nitre employ\u00e9e par Orfila ne pr\u00e9sente pas cet inconv\u00e9nient.&nbsp; L\u2019autre proc\u00e9d\u00e9 se fait sans carbonisation. Il reprend les travaux de Jaquelain puis d\u2019Hugo Reinsh. Monsieur Jaquelain fait passer un courant de chlore dans la mati\u00e8re qui contient de l\u2019arsenic afin de s\u00e9parer les constituants&nbsp; puis l\u2019acide ars\u00e9nieux ayant \u00e9t\u00e9 transform\u00e9 en acide ars\u00e9nique, il r\u00e9agit avec de l\u2019acide sulfurique plac\u00e9 dans un appareil de Marsh. Hugo Reinsh utilise le cuivre qu\u2019il fait r\u00e9agir avec la mati\u00e8re suspecte, l\u2019arsenic se d\u00e9pose sur le cuivre et ensuite il utilise l\u2019appareil de Marsh avec de l\u2019hydrog\u00e8ne. L\u2019inconv\u00e9nient principal de ce proc\u00e9d\u00e9 est qu\u2019il ne permettra pas ensuite de tester cette mati\u00e8re suspecte pour d\u00e9couvrir un empoisonnement avec un compos\u00e9 du cuivre. C\u2019est un anglais James Marsh qui mit au point cet appareil qui permet de d\u00e9celer des quantit\u00e9s infimes d\u2019arsenic. Edouard Filhol place la mati\u00e8re suspecte dans un creuset en pr\u00e9sence d\u2019hydroxyde de potassium qu\u2019il chauffe jusqu\u2019\u00e0 dissolution compl\u00e8te. Il laisse refroidir la solution qui contient de l\u2019ars\u00e9nite de potassium puis fait passer un courant de chlore qui conduit \u00e0 l\u2019ars\u00e9niate de potassium tandis que les mati\u00e8res organiques coagulent. Ensuite, la solution obtenue est plac\u00e9e dans un appareil de Marsh travers\u00e9 par de l\u2019acide chlorhydrique. Des taches d\u2019arsenic se d\u00e9posent.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol propose,&nbsp; \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie, une note sur quelques faits relatifs \u00e0 l\u2019histoire de l\u2019arsenic, il indique un nouveau mode op\u00e9ratoire, Il place, dans une capsule identique \u00e0 celles sur laquelle se trouvent les taches, un m\u00e9lange d\u2019hypochlorite de potassium et d\u2019acide sulfurique dilu\u00e9 puis il la recouvre avec la capsule qui porte les taches. Au bout de quelques minutes, les taches ont disparu, il faut alors verser du nitrate d\u2019argent dans cette capsule, il se forme alors un pr\u00e9cipit\u00e9 rouge brique d\u2019ars\u00e9niate d\u2019argent<a href=\"#_ftn407\">[407]<\/a>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il indique aussi une m\u00e9thode de s\u00e9paration de l\u2019arsenic et de l\u2019antimoine. Dans un appareil \u00e0 d\u00e9gagement d\u2019hydrog\u00e8ne fonctionnant avec du zinc et de l\u2019acide sulfurique \u00e9tendu, un compos\u00e9 arsenical soluble r\u00e9agit et de l\u2019ars\u00e9niure d\u2019hydrog\u00e8ne est obtenu. Si on remplace le compos\u00e9 arsenical par un compos\u00e9 soluble d\u2019antimoine, il se forme de l\u2019antimoniure d\u2019hydrog\u00e8ne. Quand l\u2019hydrog\u00e8ne est obtenu \u00e0 partir de l\u2019action d\u2019une solution concentr\u00e9e de potasse caustique sur le zinc ou sur de l\u2019aluminium, les compos\u00e9s arsenicaux r\u00e9agissent tandis que ceux d\u2019antimoine ne donnent pas d\u2019antimoniure d\u2019hydrog\u00e8ne. C\u2019est une m\u00e9thode de s\u00e9paration de l\u2019arsenic et de l\u2019antimoine<a href=\"#_ftn408\">[408]<\/a>.&nbsp; &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Les autres travaux<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>La falsifications des farines alimentaires<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>En juillet 1847, le maire de Carcassonne envoie une lettre \u00e0 Edouard Filhol afin qu\u2019il contr\u00f4le les farines utilis\u00e9es dans les boulangeries. C\u2018est pourquoi il propose ensuite, une note sur les falsifications qu\u2019on fait subir aux farines alimentaires et sur les moyens de les reconna\u00eetre<a href=\"#_ftn409\">[409]<\/a>.&nbsp; Il r\u00e9alise des m\u00e9langes de diff\u00e9rentes farines (froment, mais, pois, haricots, etc\u2026) dans lesquels la farine de froment est pr\u00e9pond\u00e9rante et il les observe au microscope, il ne peut pas d\u00e9duire de cette observation la nature de la farine minoritaire. La farine de mais jaunit en pr\u00e9sence d\u2019une solution de potasse caustique, c\u2019est la seule, il est donc possible de l\u2019identifier dans un m\u00e9lange. On ajoute \u00e0 des farines des l\u00e9gumineuses (pois, f\u00e8ves, haricots, etc\u2026) et de l\u2019eau distill\u00e9e ti\u00e8de et on laisse mac\u00e9rer une heure puis on filtre la solution, le filtrat est pr\u00e9cipit\u00e9 par des traces d\u2019acide ac\u00e9tique et par des sels de chaux. La farine de froment pure ne r\u00e9agit pas avec ces r\u00e9actifs, c\u2019est donc un moyen de mettre en \u00e9vidence les m\u00e9langes de farines.<\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>La conservation des cadavres<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol entreprend aussi des exp\u00e9riences afin de conserver les cadavres. Il utilise une solution concentr\u00e9e de nitrate de zinc qui ne rend pas les muscles bruns comme la solution de sulfate de zinc. Cette solution est inject\u00e9e par une carotide dans le syst\u00e8me vasculaire. Certains cadavres ont d\u00e9j\u00e0 un an de conservation et sont en parfait \u00e9tat<a href=\"#_ftn410\">[410]<\/a>, ils ne r\u00e9pandent aucune odeur et conservent leur souplesse<a href=\"#_ftn411\">[411]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1851, Edouard Filhol envoie une lettre \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des sciences et fait une r\u00e9clamation de priorit\u00e9 \u00e0 l\u2019occasion d\u2019un m\u00e9moire r\u00e9cent de M. Falcony sur l\u2019emploi du sulfate de zinc pour la conservation des mati\u00e8res animales. Il pr\u00e9cise que Falcony n\u2019est pas le premier et que lui-m\u00eame \u00e0 r\u00e9aliser des exp\u00e9riences d\u00e8s 1845 sur les cadavres destin\u00e9s \u00e0 l\u2019Ecole de m\u00e9decine de Toulouse en employant du sulfate de zinc seul en injections, il a d\u2019ailleurs publi\u00e9 une note dans le journal de chimie m\u00e9dicale de Paris en 1846, il a dissous 500g de sulfate de zinc dans 2L d\u2019eau et ceci a permis la conservation d\u2019un cadavre \u00e0 l\u2019air pendant un mois<a href=\"#_ftn412\">[412]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>Les empoisonnements<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Ensuite il met au point quelques r\u00e9actions propres \u00e0 mettre en \u00e9vidence l\u2019existence da la strychnine et il recherche les alcalo\u00efdes dans des&nbsp; cas d\u2019empoisonnement<a href=\"#_ftn413\">[413]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s l\u2019empoisonnement par le phosphore de Jean Causs\u00e9<a href=\"#_ftn414\">[414]<\/a>, Edouard Filhol publie en 1852 avec Jean Couseran un rapport sur un cas d\u2019empoisonnement par le phosphore<a href=\"#_ftn415\">[415]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l\u2019ouvrage de Fourcade sur les plantes m\u00e9dicinales indig\u00e8nes, les notes toxicologiques sont d\u2019Edouard Filhol<a href=\"#_ftn416\">[416]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors du d\u00e9c\u00e8s de madame Touza, Edouard Filhol ne trouve pas de mati\u00e8res v\u00e9n\u00e9neuses mais une substance cristalline qui n\u2019a pas les caract\u00e8res de la strychnine mais qui se comporte \u00e0 la mani\u00e8re des alcalo\u00efdes v\u00e9g\u00e9taux<a href=\"#_ftn417\">[417]<\/a>. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong><u>Sophistications des caf\u00e9s<\/u><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol communique \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de Toulouse son travail sur les moyens de reconnaitre les sophistications des caf\u00e9s en 1875<a href=\"#_ftn418\">[418]<\/a>. Les sophistications sont nombreuses et vari\u00e9es, elles consistent dans l\u2019addition \u00e0 la poudre de caf\u00e9, de chicor\u00e9e torr\u00e9fi\u00e9e, de carottes, de glands grill\u00e9s, de bl\u00e9, d\u2019orge, de f\u00e8ves, qu\u2019on a fait br\u00fbler comme le caf\u00e9 lui-m\u00eame. Pour d\u00e9terminer les fraudes on peut faire un examen au microscope, les cellules des produits sont diff\u00e9rentes de celles du caf\u00e9, un examen des propri\u00e9t\u00e9s physiques. Il est aussi possible de verser la poudre dans de l\u2019eau, le caf\u00e9 flotte et colore peu le liquide alors que les produits ajout\u00e9s tombent au fond et colorent l\u2019eau rapidement mais cela ne permet pas de dire quel est le produit utilis\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3><em>4. L&rsquo;antropologie<\/em><\/h3>\n\n\n\n<p>C\u2019est la p\u00e9riode o\u00f9 l\u2019on continue \u00e0 d\u00e9couvrir puis \u00e0 interpr\u00e9ter les fouilles dans les grottes et les cavernes. Sur la r\u00e9gion toulousaine, Jean-Baptiste Noulet a \u00e9t\u00e9 un pr\u00e9curseur qui a, d\u00e8s 1851, \u00e9mis des hypoth\u00e8ses malheureusement ceci est rest\u00e9 au stade r\u00e9gional<a href=\"#_ftn419\">[419]<\/a>.&nbsp; C\u2019est Jacques Boucher de Perthes qui, le premier en France, a fait admettre l\u2019existence d\u2019un homme pr\u00e9historique et qui est \u00e0 l\u2019origine de la science pr\u00e9historique.<strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9gion de l\u2019Ari\u00e8ge est la plus riche des Pyr\u00e9n\u00e9es en ce qui concerne les restes du quaternaire. De nouvelles recherches sont entreprises et Edouard Filhol participe aux fouilles avec son fils, F\u00e9lix Garrigou et Ram\u00e8s dans les cavernes de Lombrive et de Lherm (Ari\u00e8ge)<a href=\"#_ftn420\">[420]<\/a>ainsi que dans la grotte du mas d\u2019Azil (Ari\u00e8ge)<a href=\"#_ftn421\">[421]<\/a>. Le ministre de l\u2019instruction publique, Victor Duruy donne des sommes importantes pour les fouilles de la caverne de Lherm<a href=\"#_ftn422\">[422]<\/a>. Dans celle de Lombrive, il y a des d\u00e9bris humains ainsi que des ossements d\u2019ours, de chien, de cheval, d\u2019aurochs, de cerf qui montrent le peuplement \u00e0 la p\u00e9riode quaternaire<a href=\"#_ftn423\">[423]<\/a>. F\u00e9lix Garrigou a, en particulier, retir\u00e9 deux cr\u00e2nes humains de cette caverne et Edouard Filhol pr\u00e9sente cette d\u00e9couverte \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des sciences de Toulouse le 5 f\u00e9vrier 1863<a href=\"#_ftn424\">[424]<\/a>. Auparavant, le 8 janvier, il avait d\u00e9pos\u00e9&nbsp; et montr\u00e9 \u00e0 ses coll\u00e8gues des silex taill\u00e9s sous forme de couteaux ou de pointes de fl\u00e8ches, des m\u00e2choires, des dents ayant appartenus \u00e0 des ruminants, des bois de cerfs, des os d\u2019oiseaux , ces objets ont \u00e9t\u00e9 recueillis pr\u00e8s de Bruniquel par Eug\u00e8ne Trutat<a href=\"#_ftn425\">[425]<\/a>. De m\u00eame dans la caverne du Mas-d\u2019Azil, les premiers explorateurs furent l\u2019Abb\u00e9 Pouech, Edouard Filhol et F\u00e9lix Garrigou<a href=\"#_ftn426\">[426]<\/a>. Des bois de rennes, des silex taill\u00e9s, des ossements humains et de divers animaux ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts &nbsp;par Filhol<a href=\"#_ftn427\">[427]<\/a>. Les cavernes sont saines, il y a une seule pi\u00e8ce situ\u00e9e de 1 \u00e0 2 m sous terre. On y trouve des cendres, des os d\u2019animaux, des pointes de fl\u00e8ches. Filhol &nbsp;trouve un f\u00e9mur de mastodonte \u00e0 Roquelaure dans le Gers entre deux bancs calcaire dans une couche d\u2019argile<a href=\"#_ftn428\">[428]<\/a>. Il constate que dans les Pyr\u00e9n\u00e9es, il n\u2019y a pas de m\u00e9taux.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/cavernedeLombrive2-B-546x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2808\" width=\"452\" height=\"847\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/cavernedeLombrive2-B-546x1024.jpg 546w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/cavernedeLombrive2-B-160x300.jpg 160w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/cavernedeLombrive2-B.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 452px) 100vw, 452px\" \/><figcaption><span class=\"has-inline-color has-off-white-color\">Caverne de Lombrives. Mairie de Toulouse, Biblioth\u00e8que municipale, LmB359<\/span><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autres cavernes sont fouill\u00e9es hors de l\u2019Ari\u00e8ge. La caverne de Gazel \u00e0 Sall\u00e8les Cabard\u00e8s (Aude)&nbsp;a \u00e9t\u00e9 visit\u00e9e d\u00e8s 1836. C\u2019est en 1867 qu\u2019Edouard Filhol y fait aussi des fouilles, il trouve des os de rennes et d\u2019animaux du pal\u00e9olithique ainsi que des objets en os et en silex<a href=\"#_ftn429\">[429]<\/a>. Il \u00e9tudie quelques objets que l\u2019Abb\u00e9 Carri\u00e8re a recueilli dans le cimeti\u00e8re romain d\u2019Auterive (Haute-Garonne), ce sont des dents de b\u0153uf, des os de moutons, un morceau de bois, un petit morceau de verre\u2026<a href=\"#_ftn430\">[430]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Emile Cartailhac (1845-1921) qui fait ses \u00e9tudes \u00e0 Toulouse, est remarqu\u00e9 par Edouard Filhol et consacre sa vie aux \u00e9tudes pr\u00e9historiques. Sa premi\u00e8re publication parait en 1865, il cr\u00e9e la revue \u00ab&nbsp;Mat\u00e9riaux pour l\u2019histoire de l\u2019homme&nbsp;\u00bb, en 1869.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019exploration du massif d\u2019Arbas permet \u00e0 Edouard Filhol de constater qu\u2019il existe des grottes, comme celle de Bourusse qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 habit\u00e9es et dans lesquelles il y a&nbsp; des d\u00e9bris d\u2019animaux&nbsp; et des grottes comme celle de P\u00e8ne-Blanque qui ont \u00e9t\u00e9 habit\u00e9es. Dans cette grotte, il ya des os d\u2019animaux, des restes de l\u2019industrie primitive et des ossements humains caract\u00e9ristiques des types&nbsp; mongolo\u00efde et celtique <a href=\"#_ftn431\">[431]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Des cr\u00e2nes toulousains beaucoup plus r\u00e9cents sont donn\u00e9s par Edouard Filhol \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019anthropologie de Paris. Ils ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9s par Trutat dans la s\u00e9pulture des P\u00e8res dominicains aux Jacobins. Il y a deux types de cr\u00e2nes, le type brachyc\u00e9phale mongolo\u00efde et le type arien dolichoc\u00e9phale. Il y a aussi des cr\u00e2nes r\u00e9sultant du m\u00e9lange des deux autres. Un cr\u00e2ne de femme venant aussi de Toulouse est de type pur celtique<a href=\"#_ftn432\">[432]<\/a>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est en 1868 qu\u2019Edouard Filhol rend compte \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de Toulouse d\u2019un travail relatif \u00e0 l\u2019\u00e9tude compar\u00e9e des ossements du Felis spoelea trouv\u00e9s dans la caverne de Lherm (Ari\u00e8ge) et les ossements des esp\u00e8ces actuelle du m\u00eame genre. Ce grand chat des cavernes a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit de fa\u00e7on minutieuse, les ossements au nombre de 200 sont bien conserv\u00e9s. Dawkins pense que ce chat pourrait \u00eatre un lion, par contre Goldfus et Cuvier le classent dans une esp\u00e8ce \u00e0 part car certains caract\u00e8res le rapprochent du tigre. Si l\u2019on compare les t\u00eates du Felis spoelea et du lion actuel, le cr\u00e2ne du lion fossile est plus petit mais comparable par contre les os sont plus longs et plus gros. Edouard Filhol souhaite continuer cette \u00e9tude en comparant le f\u00e9mur et le p\u00e9ron\u00e9<a href=\"#_ftn433\">[433]<\/a>.&nbsp; Lors de la s\u00e9ance g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019assembl\u00e9es des Soci\u00e9t\u00e9s savantes des d\u00e9partements, le 23 avril 1870, M. Blanchard, secr\u00e9taire de la section des sciences, rappelle les recherches faites dans l\u2019Ari\u00e8ge&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Avec un esprit d\u2019initiative et une pers\u00e9v\u00e9rance qui m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre lou\u00e9s, M. Filhol a fait ex\u00e9cuter dans les cavernes de l\u2019Ari\u00e8ge, et surtout dans la grotte de L\u2019herm, des fouilles qui ont donn\u00e9 de pr\u00e9cieux r\u00e9sultats. A c\u00f4t\u00e9 d\u2019objets de l\u2019industrie primitive de l\u2019homme, ont \u00e9t\u00e9 rencontr\u00e9s des d\u00e9bris de redoutables animaux aujourd\u2019hui&nbsp; enti\u00e8rement disparus<a href=\"#_ftn434\"><strong>[434]<\/strong><\/a><\/em>\u00bb. En 1871, Edouard Filhol publie un travail sur les animaux de l\u2019\u00e9poque quaternaire avec le squelette du \u00ab&nbsp;grand&nbsp;\u00bb lion des cavernes Felis speloea avec son fils Henri<a href=\"#_ftn435\">[435]<\/a>, ce lion est plus petit que le lion actuel.&nbsp; Albert Gaudry dans son ouvrage \u00ab&nbsp;Les anc\u00eatres de nos animaux dans les temps g\u00e9ologiques rappelle cette d\u00e9couverte et donne une repr\u00e9sentation du cr\u00e2ne de cet animal<a href=\"#_ftn436\">[436]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol fouille aussi la grotte de Bize dans laquelle il y a des silex, des ossements orn\u00e9s de dessins g\u00e9om\u00e9triques en relief et une vingtaine de dents de loup perfor\u00e9es et r\u00e9unies<a href=\"#_ftn437\">[437]<\/a>. Dans la grotte de Montfort, pr\u00e8s de Saint-Lizier, en 1873, des ossements humains, des poteries romaines ainsi que des bracelets de bronze sont trouv\u00e9s&nbsp; et M. Filhol a remis quelques objets au mus\u00e9e<a href=\"#_ftn438\">[438]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>La collection d\u2019Edouard Filhol contient quelques objets datant de l\u2019\u00e2ge de la pierre au Japon, ce sont des pierres taill\u00e9es, des pointes de traits et une hachette. Ces objets ont \u00e9t\u00e9 pr\u00eat\u00e9s pour l\u2019exposition des sciences anthropologiques<a href=\"#_ftn439\">[439]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 son fils, Edouard Filhol a re\u00e7u de M. Haas, directeur du mus\u00e9e de Craighelhurel en Nouvelle Z\u00e9lande, des ossements de dinormis qui est un oiseau gigantesque disparu. Deux squelettes entiers ont \u00e9t\u00e9 donn\u00e9s \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 de sciences physique et naturelles qui en fait don au mus\u00e9e<a href=\"#_ftn440\">[440]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3><em>5. Le pouvoir d\u00e9colorant de certains compos\u00e9s<\/em><\/h3>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Dans une premi\u00e8re recherche, Edouard Filhol a d\u00e9montr\u00e9 que le charbon n\u2019est pas le seul corps qui poss\u00e8de cette propri\u00e9t\u00e9 d\u2019absorber les substances dissoutes dans les liquides<a href=\"#_ftn441\">[441]<\/a>. De nombreux compos\u00e9s sont d\u00e9colorants plus par l\u2019\u00e9tat de division que par les qualit\u00e9s chimiques, la d\u00e9coloration \u00e9tant un ph\u00e9nom\u00e8ne physique<a href=\"#_ftn442\">[442]<\/a>. Le fer r\u00e9duit par l\u2019hydrog\u00e8ne, le soufre pr\u00e9cipit\u00e9 et l\u2019arsenic ainsi qu\u2019une foule de corps compos\u00e9s ont ce pouvoir d\u00e9colorant.&nbsp; Il donne un tableau r\u00e9sultant de ses exp\u00e9riences en prenant l\u2019indice 100 pour la d\u00e9coloration par le charbon animal lav\u00e9 \u00e0 l\u2019acide sulfurique et a utilis\u00e9 le colorim\u00e8tre \u00e0 double lunette de Collardeau. Il op\u00e8re \u00e0 diff\u00e9rentes temp\u00e9ratures&nbsp; et montre que les r\u00e9sultats ne sont pas les m\u00eames. Il utilise les solutions color\u00e9es suivantes&nbsp;: la teinture de tournesol, le sulfindigotate de soude, du vin rouge, la d\u00e9coction de bois du Br\u00e9sil, de la m\u00e9lasse \u00e9tendue de dix fois son poids d\u2019eau<a href=\"#_ftn443\">[443]<\/a>&nbsp;.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>compos\u00e9s<\/td><td>Teinture de tournesol<\/td><td>II<\/td><td>Vin rouge<\/td><td>D\u00e9coction de bois du Br\u00e9sil<\/td><td>M\u00e9lasse<\/td><\/tr><tr><td>Froid<\/td><td>Chaud<\/td><td>A froid<\/td><td>F<\/td><td>C<\/td><td>F<\/td><td>C<\/td><td>F<\/td><td>C<\/td><\/tr><tr><td>Charbon<\/td><td>100<\/td><td>100<\/td><td>100<\/td><td>100<\/td><td>100<\/td><td>100<\/td><td>100<\/td><td>100<\/td><td>100<\/td><\/tr><tr><td>Hydrate de fer pur<\/td><td>128,90<\/td><td>96,86<\/td><td>1,97<\/td><td>54,54<\/td><td>52,80<\/td><td>100<\/td><td>100<\/td><td>51,91<\/td><td>56,24<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;Alumine<\/td><td>116,00<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>9,91<\/td><td>60,60<\/td><td>20,00<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>23,07<\/td><td>42,18<\/td><\/tr><tr><td>Phosphate de chaux<\/td><td>109,00<\/td><td>89,78<\/td><td>1,97<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>0<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>49,15<\/td><td>42,18<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;Fer r\u00e9duit par l\u2019hydrog\u00e8ne<\/td><td>97,89<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>100<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Soufre<\/td><td>26,67<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>0<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>oxyde de mangan\u00e8se<\/td><td>88,90<\/td><td>73,98<\/td><td>13,80<\/td><td>72,72<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>33,33<\/td><td>66,67<\/td><td>23,07<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Indigo<\/td><td>80,00<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>12,50<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>12,59<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Oxyde de zinc<\/td><td>80,00<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>6,55<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Acide stannique<\/td><td>69,86<\/td><td>20,18<\/td><td>0<\/td><td>51,78<\/td><td>33,34<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>31,84<\/td><td>37,50<\/td><\/tr><tr><td>Acide antimonique<\/td><td>66,66<\/td><td>33,62<\/td><td>1,97<\/td><td>51,78<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>0<\/td><td>51,91<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Chromate de plomb<\/td><td>69,86<\/td><td>60,53<\/td><td>2,92<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>80,76<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>litharge<\/td><td>66,66<\/td><td>20,18<\/td><td>3,85<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>80,00<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Sulfure d\u2019antimoine<\/td><td>59,25<\/td><td>50,44<\/td><td>0<\/td><td>63,64<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>12,59<\/td><td>25,96<\/td><\/tr><tr><td>Sulfate de plomb<\/td><td>50,00<\/td><td>20,18<\/td><td>13,80<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>71,50<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>75,52<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Protochlorure de mercure<\/td><td>22,22<\/td><td>23,28<\/td><td>0<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>Sulfure de plomb (artificiel)<\/td><td>128,90<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>16,67<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>93,23 &nbsp;<\/td><td>100<\/td><td>78,26<\/td><td>84,37<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Ces mati\u00e8res essay\u00e9es sont des m\u00e9taux, des non m\u00e9taux, des acides, des bases, des sels neutres et des mati\u00e8res organiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 19 janvier 1854, Edouard Filhol est d\u00e9sign\u00e9 par l\u2019ordre du travail \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de Toulouse. Il pr\u00e9sente les nouvelles exp\u00e9riences qu\u2019il a faites sur les pouvoirs d\u00e9colorants et absorbants. Le s\u00e9l\u00e9nium, le tellure, le bore, le silicium, le cobalt, l\u2019or et le platine poss\u00e8dent un pouvoir absorbant bien prononc\u00e9. Certains corps compos\u00e9s insolubles dans l\u2019eau absorbent les substances dissoutes dans l\u2019eau<a href=\"#_ftn444\">[444]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1855, c\u2019est la seconde partie de son travail qu\u2019il d\u00e9veloppe. Les recherches portent sur le pouvoir absorbant du charbon et des corps insolubles, \u00e9tudie l\u2019influence de la concentration de la liqueur color\u00e9e, de l\u2019alcalinit\u00e9 de la solution et insiste sur l\u2019\u00e9tat physique des corps qui influence leurs propri\u00e9t\u00e9s chimiques<a href=\"#_ftn445\">[445]<\/a>. Ces travaux sont d\u00e9crits dans le journal de Toulouse qui rapporte la communication faite \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des sciences de Toulouse<a href=\"#_ftn446\">[446]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3>6. Travaux avec Nicolas Joly<\/h3>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">L&rsquo;\u00e9tude chimique du lait<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>En 1851, Edouard Filhol pr\u00e9sente \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de Toulouse, un travail qu\u2019il a r\u00e9alis\u00e9 avec Nicolas Joly (1812-1885). Cette \u00e9tude a pour titre \u00ab&nbsp;Faits pour servir \u00e0 l\u2019\u00e9tude chimique du lait&nbsp;\u00bb<a href=\"#_ftn447\">[447]<\/a>.Nicolas Joly est un zoologiste, professeur \u00e0 la facult\u00e9 des sciences de Toulouse depuis 1843, adjoint au maire, membre du conseil d\u2019arrondissement qui d\u00e9missionne le 4 novembre 1848 et se consacre \u00e0 ses travaux. Il sera membre correspondant de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences dans la section d\u2019anatomie et de zoologie le 8 juin 1875.<\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol et Nicolas Joly proposent un m\u00e9moire \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie royale de m\u00e9decine de Belgique suite au concours propos\u00e9 pour les ann\u00e9es 1851-1853. La question pos\u00e9e est \u00ab&nbsp;<em>Exposer l\u2019\u00e9tat de nos connaissances sur le lait. D\u00e9terminer par des exp\u00e9riences nouvelles l\u2019influence qu\u2019exercent sur la composition et sur la s\u00e9cr\u00e9tion de ce liquide animal, les divers genres d\u2019alimentation et l\u2019ingestion de mati\u00e8res m\u00e9dicamenteuses<\/em>\u00bb. Le m\u00e9moire de 180 pages a pour titre \u00ab&nbsp;<em>Recherches sur le lait<\/em>&nbsp;\u00bb, ils re\u00e7oivent le Grand Prix <a href=\"#_ftn448\">[448]<\/a>, soit une somme de 600 francs.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce m\u00e9moire en neuf parties, ils commencent par un historique puis ils abordent une partie anatomique suivie d\u2019une partie physiologique et traitent de l\u2019influence des aliments. Ils \u00e9tudient ensuite la s\u00e9cr\u00e9tion anormale du lait chez les femmes, chez les mammif\u00e8res, ils donnent des exemples. Ils consid\u00e8rent le lait comme l\u2019aliment naturel du nouveau-n\u00e9, ils insistent sur l\u2019influence des \u00e9motions morales sur le lait, sur l\u2019influence de l\u2019\u00e2ge de la m\u00e8re sur la composition du lait, sur l\u2019influence des m\u00e9dicaments, de l\u2019exercice et du repos, du chaud et du froid. La qualit\u00e9 du lait est primordiale pour le nourrisson. Il faut donc bien choisir la nourrice. La beaut\u00e9 de ses dents indique de bonnes digestions donc une bonne sant\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne les animaux, les vaches de plein air ont un lait plus clair, moins abondant et moins riche en beurre que celles qui sont nourries \u00e0 l\u2019\u00e9table avec les m\u00eames aliments. Ils comparent chimiquement le lait de vache et le lait de la femme. Les \u00e9l\u00e9ments inorganiques du lait sont&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>El\u00e9ments inorganiques<\/td><td>Lait de vache<\/td><td>Lait de femme<\/td><\/tr><tr><td>Phosphate de chaux<\/td><td>0,387 &nbsp;<\/td><td>0,395<\/td><\/tr><tr><td>Chlorure de potassium<\/td><td>0,341<\/td><td>0,135<\/td><\/tr><tr><td>Chlorure de sodium<\/td><td>0,081<\/td><td>0,041<\/td><\/tr><tr><td>Phosphate de magn\u00e9sium<\/td><td>0,087<\/td><td>0,027<\/td><\/tr><tr><td>Phosphate de fer<\/td><td>Traces<\/td><td>Traces<\/td><\/tr><tr><td>Fluorure de calcium<\/td><td>Traces<\/td><td>Traces<\/td><\/tr><tr><td>Phosphate de sodium<\/td><td>rien<\/td><td>Traces<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Ils en concluent que la diff\u00e9rence provient de l\u2019alimentation.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils d\u00e9crivent un monstre pygom\u00e8le, de l\u2019esp\u00e8ce bovine suivie de l\u2019analyse chimique du lait fourni par chacun des individus composants&nbsp;\u00bb, c\u2019est Isidore Geoffroy Saint-Hilaire qui a utilis\u00e9 ce terme de pygom\u00e8le pour d\u00e9signer un mammif\u00e8re qui poss\u00e8de un ou deux membres accessoires, plac\u00e9s derri\u00e8re ou entre les membres pelviens normaux<a href=\"#_ftn449\">[449]<\/a>. &nbsp;Ils rendent compte aussi des analyses faites sur le lait d\u2019une vache pygom\u00e8le c\u2019est-\u00e0-dire ressemblant \u00e0 deux animaux ensemble une vache et un taureau lactif\u00e8re&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Constituants<\/td><td>Trayon droit<\/td><td>Trayon gauche<\/td><td>parasite<\/td><\/tr><tr><td>Beurre<\/td><td>6,700<\/td><td>6,800<\/td><td>1,180<\/td><\/tr><tr><td>Cas\u00e9ine<\/td><td>6,120<\/td><td>6,250<\/td><td>4,830<\/td><\/tr><tr><td>Sucre<\/td><td>3,480<\/td><td>3,480<\/td><td>2,160<\/td><\/tr><tr><td>Mati\u00e8res extractives et sels<\/td><td>3,480<\/td><td>3,480<\/td><td>91,830<\/td><\/tr><tr><td>Eau<\/td><td>80,220<\/td><td>79,990<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s physiques du lait sont normales par contre le lait du taureau contient moins de beurre et moins de sucre. A l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, ils pr\u00e9cisent que le lait du taureau parasite de la vache pygom\u00e8le ressemble au lait du bouc<a href=\"#_ftn450\">[450]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>L&rsquo;Acad\u00e9mie royale de m\u00e9decine de Bruxelles vient d&rsquo;accorder une m\u00e9daille d&rsquo;or \u00e0 un M\u00e9moire \u00e9crit par MM. Joly et Filhol, professeurs \u00e0 notre Facult\u00e9 des Sciences ; ce M\u00e9moire, qui avait pour titre : Recherches chimiques, physiologiques et m\u00e9dicales sur le lait de la femme et des femelles de mammif\u00e8res, avait \u00e9t\u00e9 adress\u00e9 \u00e0 ce corps savant en r\u00e9ponse \u00e0 une question de prix qu&rsquo;il avait propos\u00e9e. Cette distinction, qui \u00e9mane du premier corps m\u00e9dical de Belgique, ne surprendra personne. M. Filhol, par ses importants travaux sur la chimie, M. Joly, par ses longues et patientes \u00e9tudes sur les diverses branches de la zoologie, ont acquis depuis longtemps l&rsquo;estime de tous les hommes qui s&rsquo;occupent des sciences. La r\u00e9compense flatteuse que l&rsquo;Acad\u00e9mie royale de Bruxelles leur d\u00e9cerne, prouve que la m\u00e9decine et la physiologie sont aussi famili\u00e8res \u00e0 MM. Filhol et Joly, que les sciences qu&rsquo;ils professent avec un si l\u00e9gitime succ\u00e8s<\/em><a href=\"#_ftn451\">[451]<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019Acad\u00e9mie de Toulouse, en janvier 1853, ils donnent les r\u00e9sultats de l\u2019analyse d\u2019un lait de femme qui a accouch\u00e9 depuis huit mois et n\u2019a jamais allait\u00e9. Ce lait contient une forte quantit\u00e9 d\u2019albumine et de sel marin,&nbsp; peu de sucre et pas de cas\u00e9ine. Le m\u00eame jour, ils poursuivent avec l\u2019analyse du lait d\u2019une chienne qui n\u2019a jamais port\u00e9. Les r\u00e9sultats sont comparables aux pr\u00e9c\u00e9dents<a href=\"#_ftn452\">[452]<\/a>. Le 4 mai, ils compl\u00e8tent leur travail sur les analogies de l\u2019\u0153uf et du lait. Le lait de truie ne contient que de l\u2019albumine<a href=\"#_ftn453\">[453]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Les Yaks ont \u00e9t\u00e9 amen\u00e9s de Chine au Jardin des Plantes de Paris par le consul de France Monsieur de Montigny et Nicolas Joly indique \u00ab&nbsp;<em>Aid\u00e9 de l\u2019habile collaboration de mon ami M. le professeur Filhol, avec le concours duquel j\u2019ai d\u00e9j\u00e0 analys\u00e9 le lait de plusieurs mammif\u00e8res, j\u2019ai obtenu d\u2019un premier essai des r\u00e9sultats qui porteraient \u00e0 penser que le lait d\u2019yak est plus riche en principe sucr\u00e9 que celui de la vache. Nous y avons trouv\u00e9 en revanche, peu de beurre<\/em>\u2026<a href=\"#_ftn454\">[454]<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Le lait de brebis<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Ils analysent aussi le lait de cinq races diff\u00e9rentes de brebis appartenant au m\u00eame propri\u00e9taire et nourries de la m\u00eame mani\u00e8re. Le lait de la brebis de race du Lauraguais est le plus riche avec celui de la brebis de Tarascon qui n\u2019est qu\u2019une vari\u00e9t\u00e9 de la race lauraguaise alors que lait de la brebis anglaise est le plus pauvre.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Race dishley<\/td><td>southdown<\/td><td>m\u00e9rinos<\/td><td>lauraguaise<\/td><td>De Tarascon<\/td><\/tr><tr><td>Cas\u00e9ine<\/td><td>7,50<\/td><td>7,90<\/td><td>6,50<\/td><td>9,02<\/td><td>8,30<\/td><td>8,05<\/td><\/tr><tr><td>Beurre<\/td><td>5,00<\/td><td>3,70<\/td><td>4,00<\/td><td>7,60<\/td><td>10,40<\/td><td>10,40<\/td><\/tr><tr><td>Sucre<\/td><td>5,80<\/td><td>5,35<\/td><td>4,61<\/td><td>4,37<\/td><td>4,16<\/td><td>4,16<\/td><\/tr><tr><td>Mati\u00e8re extractive et sels<\/td><td>0,70<\/td><td>0,55<\/td><td>0,69<\/td><td>0,61<\/td><td>0,16<\/td><td>0,16<\/td><\/tr><tr><td>Eau<\/td><td>81,00<\/td><td>82,50<\/td><td>84,20<\/td><td>78,40<\/td><td>76,88<\/td><td>77,23<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>La quantit\u00e9 de beurre est tr\u00e8s diff\u00e9rente d\u2019une race \u00e0 l\u2019autre. Ces observations n\u2019ont pu \u00eatre multipli\u00e9es et ces r\u00e9sultats ne peuvent \u00eatre g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9s pour l\u2019instant<a href=\"#_ftn455\">[455]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Un \u00e9l\u00e9phant femelle<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Un \u00e9l\u00e9phant femelle est mort \u00e0 Toulouse le 6 mai 1852 peut-\u00eatre d\u2019une attaque d\u2019apoplexie<a href=\"#_ftn456\">[456]<\/a>. Ils examinent la graisse et les concr\u00e9tions trouv\u00e9es dans le corps de cet animal. Ils recherchent la composition des ganglions indur\u00e9s, ils renferment de la mati\u00e8re organique, du phosphate et du carbonate de chaux. La graisse fond \u00e0 28\u00b0C, elle contient de la margarine et de l\u2019ol\u00e9ine. Elle a la consistance de l\u2019huile d\u2019olive, elle peut donner une bonne pommade, un savon \u00e0 d\u00e9tacher et un savon de toilette<a href=\"#_ftn457\">[457]<\/a>. <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3><em>7. Les travaux avec Senderens<\/em><\/h3>\n\n\n\n<p>Jean-Baptiste Senderens vint \u00e0 Toulouse poursuivre sa formation scientifique, il est remarqu\u00e9 par Edouard Filhol, ils collaborent et publient ensemble de 1881 \u00e0 la mort d\u2019Edouard Filhol en 1883. Jean-Baptiste Senderens est pr\u00eatre&nbsp; et en 1883, il devient directeur de l\u2019\u00e9cole sup\u00e9rieure des sciences \u00e0 l\u2019Institut catholique de Toulouse, en 1888, il obtient un doctorat de philosophie. Apr\u00e8s la mort d\u2019Edouard Filhol, il poursuit ses travaux avec Paul Sabatier et ils d\u00e9couvrent ensemble la catalyse h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne. En 1905, ils recevront le prix Jecker de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences.<strong> <\/strong>Entre-temps, il soutient une th\u00e8se en chimie en 1892.<\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol et Jean-Baptiste Senderens \u00e9tudient l\u2019action du soufre sur diverses solutions m\u00e9talliques et montrent que les r\u00e9sultats ne sont pas g\u00e9n\u00e9ralisables. Ils ont travaill\u00e9 avec des sels d\u2019argent, de plomb et de cuivre. Le sulfate d\u2019argent en pr\u00e9sence de soufre tr\u00e8s divis\u00e9 \u00e0 chaud est d\u00e9compos\u00e9, on obtient du sulfure d\u2019argent et de l\u2019acide sulfurique, les r\u00e9actions sont comparables avec l\u2019azotate, le carbonate, l\u2019oxalate et l\u2019ac\u00e9tate d\u2019argent par contre le chlorure d\u2019argent n\u2019est pas d\u00e9compos\u00e9 ainsi que les sulfates de plomb et de cuivre. Ils expliquent ces r\u00e9sultats \u00e0 l\u2019aide de la thermochimie de Berthelot<a href=\"#_ftn458\">[458]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1881 et en 1882<a href=\"#_ftn459\">[459]<\/a> paraissent trois notes. La premi\u00e8re traite du phosphate et de l\u2019ars\u00e9niate sesquisodique. Tous deux cristallisent dans une solution visqueuse<a href=\"#_ftn460\">[460]<\/a>. La seconde sur quelques ars\u00e9niates neutres au tournesol. L\u2019ars\u00e9niate sesquisodique chauff\u00e9 perd son eau de cristallisation<a href=\"#_ftn461\">[461]<\/a>. La troisi\u00e8me sur les phosphates neutres au tournesol. Si on verse une solution de soude caustique pure tr\u00e8s lentement dans de l\u2019acide phosphorique pur en pr\u00e9sence de teinture de tournesol, il est possible d\u2019obtenir la teinte de la teinture de tournesol \u00e0 la neutralit\u00e9 mais ce point est tr\u00e8s difficile \u00e0 d\u00e9terminer. Cette solution peut-\u00eatre concentr\u00e9e en la chauffant doucement mais elle ne donnera pas de cristaux lors du refroidissement. Par contre, si la vaporisation s\u2019effectue dans une machine pneumatique, de beaux cristaux se forment constitu\u00e9s par la combinaison d\u2019une mol\u00e9cule de phosphate monosodique et d\u2019une mol\u00e9cule de phosphate disodique<a href=\"#_ftn462\">[462]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1883, deux m\u00e9moires sont pr\u00e9sent\u00e9s par Berthelot, ils concernent un travail sur l\u2019action du soufre sur les oxydes puis sur les phosphates alcalins<a href=\"#_ftn463\">[463]<\/a>. Ils \u00e9tudient l\u2019action du soufre sur la potasse et la soude \u00e0 l\u2019\u00e9tat solide ou en solution, il se forme des sulfures et des hyposulfites et montrent que plus la solution est dilu\u00e9e plus il est difficile d\u2019obtenir une&nbsp; r\u00e9action. Lorsqu\u2019il n\u2019y a que 0,4g d\u2019oxyde dissous, il n\u2019y a pas de r\u00e9action ni \u00e0 chaud, ni \u00e0 froid, m\u00eame si le temps est tr\u00e8s important<a href=\"#_ftn464\">[464]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le soufre finement divis\u00e9 n\u2019agit pas \u00e0 froid sur les phosphates trisodiques ou tripotassiques, par contre, \u00e0 chaud, il y a formation de polysulfures et d\u2019hyposulfite alcalin ainsi que d\u2019un phosphate disodique ou dipotassique, si l\u2019action est prolong\u00e9e pendant de nombreux jours, c\u2019est un phosphate sesquisodique qui est obtenu.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3><em>8. Les autres travaux<\/em><\/h3>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">L&rsquo;iode<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol d\u00e9crit aussi la pr\u00e9paration de l\u2019iodoforme<a href=\"#_ftn465\">[465]<\/a>. Il utilise du carbonate de sodium, de l\u2019iode, de l\u2019eau et de l\u2019alcool. Avec 100g d\u2019iode, il obtient de 42 \u00e0 45g d\u2019iodoforme. Son obtention est donc plus \u00e9lev\u00e9e que dans les m\u00e9thodes pr\u00e9c\u00e9dentes et ainsi plus \u00e9conomique. En 1846, il indique l\u2019action de l\u2019iode sur des solutions de carbonate de potassium, de sodium et d\u2019ammoniac<a href=\"#_ftn466\">[466]<\/a>. Les r\u00e9actions sont comparables.<\/p>\n\n\n\n<p>Une note sur l\u2019action qu\u2019exerce l\u2019iode sur les sulfures insolubles est lue \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine, elle est due \u00e0 Edouard Filhol et Jean Meill\u00e8s<a href=\"#_ftn467\">[467]<\/a>. Les sulfures r\u00e9agissent avec l\u2019iode pour donner un iodure et du soufre. Si la r\u00e9action a lieu entre deux corps \u00e0 l\u2019\u00e9tat sec et finement pulv\u00e9ris\u00e9s, il peut y avoir une forte \u00e9l\u00e9vation de la temp\u00e9rature. Si l\u2019iode est dissous, la r\u00e9action est moins vive. Les sulfures naturels r\u00e9agissent plus lentement que les sulfures artificiels. Le 3 juin 1869, ils donnent lecture de leur travail \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de Toulouse<a href=\"#_ftn468\">[468]<\/a>. C\u2019est l\u2019analyse des eaux sulfureuses \u00e0 l\u2019aide de l\u2019iode qui est \u00e0 l\u2019origine de cette \u00e9tude. Ils ont fait r\u00e9agir l\u2019iode \u00e0 sec \u00e0 la temp\u00e9rature ordinaire puis \u00e0 une temp\u00e9rature plus \u00e9lev\u00e9e dans les solutions suivantes l\u2019eau, l\u2019alcool, l\u2019\u00e9ther, le sulfure de carbone et le chloroforme. Ils ont \u00e9tudi\u00e9s les sulfures naturels et les sulfures artificiels. Les recherches entreprises sur l\u2019action de l\u2019iode sur les sulfures insolubles conduisent aux produits suivants un iodure m\u00e9tallique et du soufre libre que l\u2019iode soit dissous dans l\u2019eau, le sulfure de carbone, l\u2019alcool, l\u2019\u00e9ther ou le chloroforme \u00e0 froid, la r\u00e9action est tr\u00e8s vive, il y a une \u00e9l\u00e9vation de la temp\u00e9rature. Les sulfures test\u00e9s sont le sulfure de mangan\u00e8se, de zinc, de fer, de nickel, de cobalt, d\u2019\u00e9tain, de bismuth, de plomb et de cuivre<a href=\"#_ftn469\">[469]<\/a>&nbsp;.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><em><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Divers<\/span><\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol pr\u00e9sente sa m\u00e9thode de pr\u00e9paration de l\u2019oxyde de carbone<a href=\"#_ftn470\">[470]<\/a>. Il fait r\u00e9agir 20g de sucre de canne avec 80g d\u2019 acide sulfurique concentr\u00e9 \u00e0 chaud et il obtient environ 2L de dioxyde de carbone&nbsp;. Il r\u00e9ussit la m\u00eame op\u00e9ration avec du sucre de f\u00e9cule et de l\u2019amidon. C\u2019est un proc\u00e9d\u00e9 simple, pratique et surtout \u00e9conomique.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec Jean Couseran et Jean Magnes, il analyse quelques fragments d\u2019une cloche en fonte de Saint-Pierre de Moissac \u00e0 la demande de l\u2019Acad\u00e9mie de Toulouse<a href=\"#_ftn471\">[471]<\/a>.&nbsp; Cette cloche a \u00e9t\u00e9 coul\u00e9e en 1263, elle a \u00e9t\u00e9 refondue parce qu\u2019elle \u00e9tait cass\u00e9e et rendait un son d\u00e9sagr\u00e9able. Quatre analyses ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es afin de d\u00e9terminer les quantit\u00e9s d\u2019\u00e9tain et de cuivre dans l\u2019alliage. Cette cloche ne contient ni zinc, ni antimoine, ni or.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>\u00e9chantillon<\/td><td>Poids de l\u2019alliage (g)<\/td><td>Acide stannique (g)<\/td><td>Oxyde de cuivre (g)<\/td><td>Etain (%)<\/td><td>Cuivre (%)<\/td><\/tr><tr><td>1<\/td><td>2,217<\/td><td>0,685<\/td><td>2,101<\/td><td>24,3<\/td><td>75,7<\/td><\/tr><tr><td>2<\/td><td>5,071<\/td><td>1,560<\/td><td>4,807<\/td><td>24,32<\/td><td>75,68<\/td><\/tr><tr><td>3<\/td><td>1,695<\/td><td>0,515<\/td><td>1,625<\/td><td>23,89<\/td><td>76,11<\/td><\/tr><tr><td>4<\/td><td>4,045<\/td><td>1,244<\/td><td>3,840<\/td><td>24,18<\/td><td>75,82<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol s\u2019int\u00e9resse aussi aux a\u00e9rolithes. Le 9 d\u00e9cembre 1858, un a\u00e9rolithe est tomb\u00e9 \u00e0 Montr\u00e9jeau (Haute-Garonne), un fragment de 40 kg a creus\u00e9 un crat\u00e8re de 1,5m de profondeur. Il a \u00e9t\u00e9 analys\u00e9 par Edouard Filhol et Alexandre Leymerie. Il&nbsp; est gris cendr\u00e9, se casse facilement, sa texture est grossi\u00e8re, de nombreux petits grains sont visibles \u00e0 l\u2019\u0153il nu, sa densit\u00e9 est de 3,30, attire une aiguille aimant\u00e9e. Il est constitu\u00e9 de 85,98g de silicates,&nbsp; de 9,02g d\u2019un alliage m\u00e9tallique et de 5g de pyrites<a href=\"#_ftn472\">[472]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est, \u00e0 Seyrac (Haute-Garonne,) que tombe un a\u00e9rolithe le 14 mai 1864, et c\u2019est avec Jean Melli\u00e8s qu\u2019Edouard &nbsp;Filhol entreprend de d\u00e9terminer la composition chimique. Il contient des sulfates et des chlorures de potassium, de sdium, d\u2019ammoniac, de ccalcium et de magn\u00e9sium ainsi que des traces d\u2019hyposulfite et aussi du soufre sans oublier une proportion plus ou moins grande d\u2019eau en fonction du fragment \u00e9tudi\u00e9 dans l\u2019a\u00e9rolithe<a href=\"#_ftn473\">[473]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, Edoard Filhol \u00e9tudie aussi les doubles d\u00e9compositions qui se produisent lorsqu\u2019on fait agir des sels en pr\u00e9sence d\u2019eau. Le sulfate de plomb se pr\u00eate bien aux doubles d\u00e9compositions. Si l\u2019on ajoute une petite quantit\u00e9 d\u2019eau \u00e0 un m\u00e9lange de sulfate de plomb et d\u2019iodure de potassium, il se forme un sel double hydrat\u00e9 qui est un iodure double de potassium et de plomb. Si on ajoute \u00e0 nouveau de l\u2019eau, le sel se d\u00e9compose en iodure de plomb et en sulfate de potassium. Si maintenant ce sont le sulfate de potassium et l\u2019iodure de plomb que l\u2019on met en pr\u00e9sence d\u2019eau, il se forme de l\u2019iodure de potassium et du sulfure de plomb, un exc\u00e8s d\u2019eau conduit \u00e0 la r\u00e9action inverse mais la transformation n\u2019est pas compl\u00e8te. Les r\u00e9sultats sont les m\u00eames si l\u2019on utilise le sulfate de sodium. Avec les m\u00eames quantit\u00e9s initiales de sulfate de plomb et d\u2019iodure de sodium&nbsp; mais avec des quantit\u00e9s d\u2019eau diff\u00e9rente, on obtient<a href=\"#_ftn474\">[474]<\/a>&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Eau (g)<\/td><td>Sulfate de sodium (g)<\/td><td>Sulfate de plomb (g)<\/td><td>Iodure de sodium (g)<\/td><td>Iodure de plomb (g)<\/td><\/tr><tr><td>200<\/td><td>0,250<\/td><td>0,983<\/td><td>0,970<\/td><td>0,816<\/td><\/tr><tr><td>500<\/td><td>0,151<\/td><td>1,196<\/td><td>1,180<\/td><td>0,492<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>En&nbsp; avril, lors du congr\u00e8s agricole, edouard Filhol parle des phosphates de calcium et de leur r\u00f4le en agriculture. Le phosphore joue un r\u00f4le consid\u00e9rable dans la nature. Il pr\u00e9cise les modifications que les phosphates doivent subir afin d\u2019\u00eatre assimil\u00e9s par les v\u00e9g\u00e9taux. Il conseille aux agriculteurs de les utiliser pour am\u00e9liorer les terrains mais en faisant attention \u00e0 la nature du terrain<a href=\"#_ftn475\">[475]<\/a>. A Montauban, le 8 mai 1877, \u00e0 l\u2019invitation du pr\u00e9sident de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019agriculture du Tarn et Garonne, Edouard Filhol fait une conf\u00e9rence sur les phosphates qui sont une des richesses de la r\u00e9gion. Il indique que les phosphates entre dans la composition de tous les animaux et aussi des plantes. Il montre des \u00e9chantillons de phosphates fossiles&nbsp;. Le journal de Toulouse rend compte de cette conf\u00e9rence&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Le savant et sympathique professeur a trait\u00e9 cette question avec son talent habituel et avec cette modestie qui est un des signes de son grand m\u00e9rite. Pendant toute la conf\u00e9rence, qui a dur\u00e9 deux heures environ, l\u2019attention soutenue des auditeurs a du prouver \u00e0 M. Filhol combien l\u2019int\u00e9r\u00eat de tous \u00e9tait grand d\u2019entendre de sa bouche l\u2019historique des phosphates, une des richesses de notre d\u00e9partement <a href=\"#_ftn476\"><strong>[476]<\/strong><\/a><\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<h1><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Chapitre 7 : L&rsquo;ann\u00e9e 1883<\/span><\/h1>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>En cette ann\u00e9e 1883, Edouard Filhol a encore de nombreuses activit\u00e9s, il est toujours directeur et professeur \u00e0 l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine et de pharmacie, professeur \u00e0 la facult\u00e9 des sciences, il continue d\u2019appartenir \u00e0 de nombreuses soci\u00e9t\u00e9s savantes comme membre et il est encore pr\u00e9sident du Club alpin, de l\u2019Institut des jeunes aveugles, de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture et de la soci\u00e9t\u00e9 des pharmaciens du sud-ouest<a href=\"#_ftn477\">[477]<\/a>.&nbsp; Il est toujours inspecteur des&nbsp; pharmacies et c\u2019est au cours d\u2019une inspection qu\u2019il prend &nbsp;froid et qu\u2019il souffre d\u2019une fluxion de poitrine<a href=\"#_ftn478\">[478]<\/a> . Il participe quand m\u00eame le 21 juin \u00e0 une r\u00e9union de la soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decine de Toulouse et il prend la parole afin de soutenir la candidature d\u2019Aristide Fr\u00e9bault, la revue m\u00e9dicale en rend compte&nbsp;:&nbsp;\u00ab<em>Dans la s\u00e9ance du 21 juin 1883, M. le professeur Filhol prit la parole apr\u00e8s la lecture du travail de M. Fr\u00e9bault et je ne crois pas trahir le secret&nbsp;de vos d\u00e9lib\u00e9rations en rappelant ici<\/em> <em>l\u2019\u00e9loge que le regrett\u00e9 directeur<\/em> <em>de l\u2019Ecole de m\u00e9decine fit de son collaborateur et de son coll\u00e8gue. Cet \u00e9loge fut tellement significatif, il y avait dans son expression un tel caract\u00e8re d\u2019ardente conviction, que la Soci\u00e9t\u00e9 s\u2019en montra vivement impressionn\u00e9e<a href=\"#_ftn479\"><strong>[479]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb, <\/em>alors que quelques jours auparavant il avait \u00e9t\u00e9 pris d\u2019un malaise lors d\u2019un cours \u00e0 la facult\u00e9 des sciences qu\u2019 il a \u00e9t\u00e9 incapable de terminer. Il meurt quelques jours plus tard, le 25 juin, son fils est en mission &nbsp;sur le Talisman et il ne peut donc pas \u00eatre pr\u00e9sent.<\/p>\n\n\n\n<p>Ses obs\u00e8ques ont lieu le mercredi 27 juin, elles \u00ab&nbsp;<em>ont donn\u00e9 lieu \u00e0 une imposante manifestation, qui empruntait un caract\u00e8re plus profond\u00e9ment triste encore \u00e0 cette douloureuse circonstance que son fils unique, M. Henri Filhol, n\u2019avait pu assister aux derniers instants de son p\u00e8re et ne conduisait pas sa d\u00e9pouille mortelle \u00e0 sa derni\u00e8re demeure. Il \u00e9tait alors parmi les savants qui faisaient, sur le Talisman, l\u2019exploration scientifique des c\u00f4tes d\u2019Espagne et d\u2019Afrique<a href=\"#_ftn480\"><strong>[480]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le journal de Toulouse rend compte des obs\u00e8ques. Le cort\u00e8ge s\u2019est reform\u00e9 apr\u00e8s le service religieux \u00e0 l\u2019\u00e9glise Saint-Exup\u00e8re, trop petite pour contenir toute l\u2019assistance, pour se rendre au cimeti\u00e8re de Terre Cabade. De nombreux discours ont \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9s&nbsp;: M.&nbsp; Basset fils au nom des \u00e9tudiants, M. Bonamy, doyen du corps enseignant de l\u2019\u00e9cole \u00ab<em>Ce travail prodigieux, de tous les jours, usait insensiblement son organisation, qui n\u2019\u00e9tait pas des plus robustes&nbsp;; ses forces diminuaient \u00e0 vue d\u2019\u0153il. Nous lui conseillions de restreindre ses occupations&nbsp;; c\u2019\u00e9tait en vain. Il nous r\u00e9pondait que son cerveau \u00e9tait bien \u00e9quilibr\u00e9, qu\u2019il pouvait marcher encore, et que, plus tard, il s\u2019arr\u00eaterait<a href=\"#_ftn481\"><strong>[481]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.<\/em>&nbsp;, M. Baillaud doyen de la facult\u00e9 des sciences, le Docteur Jougla au nom de la soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decine, chirurgie et pharmacie de Toulouse \u00ab<em>En dehors des tributs acad\u00e9miques annuels, il communiquait \u00e0 ses coll\u00e8gues de nombreux m\u00e9moires et plusieurs notes ayant tous pour sujets des questions de chimie m\u00e9dicale, de pharmacie ou d\u2019hygi\u00e8ne. Leur lecture \u00e9tait toujours accueillie avec le plus d\u2019int\u00e9r\u00eat et la d\u00e9f\u00e9rence particuli\u00e8re que m\u00e9ritaient les travaux de celui qui n\u2019avait pas tard\u00e9 \u00e0 prendre rang parmi les savants les plus en vue<a href=\"#_ftn482\"><strong>[482]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb<\/em>&nbsp;, le Docteur Lab\u00e9da, pr\u00e9sident de l\u2019association des m\u00e9decins de la Haute-Garonne \u00ab<em>la pr\u00e9sence au milieu de nous de ce ma\u00eetre, aim\u00e9 comme on aime un p\u00e8re indulgent, admir\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9gal des plus grands savants, v\u00e9n\u00e9r\u00e9 comme la probit\u00e9 m\u00eame, \u00e9tait pour notre \u0153uvre, aux yeux de tous, la cons\u00e9cration du pass\u00e9, un gage pour l\u2019avenir, et pour chacun de nous dans le pr\u00e9sent une joie toujours promise \u00e0 nos r\u00e9unions, car on se flattait d\u2019y rencontrer et d\u2019y traiter, dans les termes d\u2019une cordiale&nbsp; confraternit\u00e9, le ma\u00eetre illustre\u2026&nbsp;<a href=\"#_ftn483\"><strong>[483]<\/strong><\/a>\u00bb<\/em>, M. Tujague, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la soci\u00e9t\u00e9 des pharmaciens du Sud-Ouest, M. Paget, vice-pr\u00e9sident de l\u2019Association des anciens \u00e9l\u00e8ves du lyc\u00e9e de Toulouse \u00ab<em>Au milieu des \u00e9tudiants, sortis hier du Lyc\u00e9e, comme aupr\u00e8s des hommes qui, \u00e0 de longues distances, viennent chercher dans notre Association le souvenir \u00e9mu des jeunes ann\u00e9es. Edouard Filhol \u00e9tait bien, en effet, le premier par la bont\u00e9, par la s\u00fbret\u00e9 du conseil, et par une charit\u00e9 infinie que lui seul voulait ignorer<a href=\"#_ftn484\"><strong>[484]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb<\/em>, M. Lazerge, pr\u00e9sident de la soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles \u00ab<em>Gr\u00e2ce \u00e0 la prodigieuse vari\u00e9t\u00e9 de ses connaissances et \u00e0 la puissance de son talent, il avait su imprimer \u00e0 nos travaux la plus heureuse impulsion. Le courant d\u2019\u00e9mulation qu\u2019il avait ainsi provoqu\u00e9 parmi les membres de la Soci\u00e9t\u00e9 rendait nos s\u00e9ances pleines d\u2019attrait et d\u2019int\u00e9r\u00eat&nbsp;<a href=\"#_ftn485\"><strong>[485]<\/strong><\/a>\u00bb.<\/em>&nbsp;, M. Sipi\u00e8re, pr\u00e9sident de la soci\u00e9t\u00e9 franco-hispano-portugaise<a href=\"#_ftn486\">[486]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors des obs\u00e8ques Joseph Jougla regrette que le dernier travail d\u2019Edouard &nbsp;Filhol sur les eaux min\u00e9rales des Pyr\u00e9n\u00e9es ne puisse \u00eatre \u00e9dit\u00e9 mais en 1888, \u00ab&nbsp;<em>gr\u00e2ce \u00e0 des soins pieux, la litt\u00e9rature m\u00e9dicale va s\u2019enrichir prochainement d\u2019une \u00e9dition enti\u00e8rement refondue des Recherches sur les eaux min\u00e9rales des Pyr\u00e9n\u00e9es du regrett\u00e9 Edouard Filhol, qui a dirig\u00e9 pendant trente ans l\u2019enseignement m\u00e9dical \u00e0 Toulouse<a href=\"#_ftn487\"><strong>[487]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le 28 juin, c\u2019est l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse qui rend hommage \u00e0 Edouard Filhol. Messieurs Clos et Dum\u00e9ril sont charg\u00e9s de pr\u00e9senter les condol\u00e9ances de l\u2019Acad\u00e9mie \u00e0 la famille&nbsp; et le 5 juillet, Monsieur Clos rend compte de la d\u00e9marche qu\u2019il a faite avec Monsieur Dum\u00e9ril aupr\u00e8s de la famille d\u2019Edouard Filhol<a href=\"#_ftn488\">[488]<\/a> tandis que Joseph Joulin demande de passer dans la section des sciences physiques et naturelles sous-section de chimie<a href=\"#_ftn489\">[489]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est \u00e0 la s\u00e9ance du 1<sup>er<\/sup> juillet 1883 que l\u2019annonce du d\u00e9c\u00e8s d\u2019Edouard Filhol est faite \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>L\u2019un de nos plus chers et honor\u00e9s vice-pr\u00e9sidents, M. Edouard Filhol\u2026.vient de nous \u00eatre enlev\u00e9 par une courte maladie survenue au milieu d\u2019une vieillesse peu avanc\u00e9e et encore pleine d\u2019activit\u00e9s\u2026\u2026.En sa qualit\u00e9 de maire, il avait puissamment contribu\u00e9 \u00e0 nous faire obtenir la dotation qui nous est allou\u00e9e sur le budget municipal. Il aimait les plantes et l\u2019horticulture qui touche par tant de c\u00f4t\u00e9s \u00e0 la science. La vue des fleurs de ce jardin soigneusement entretenu qui entourait sa demeure, lui procurait seule quelques instants de d\u00e9lassement au milieu de ses travaux absorbants<\/em>&nbsp;<a href=\"#_ftn490\">[490]<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de la s\u00e9ance publique de la soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decine, le pr\u00e9sident, le Docteur Armieux s\u2019exprime ainsi&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>M. le professeur Filhol, une des gloires scientifiques de notre ville et de notre pays a \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9 en quelques jours \u00e0 l\u2019estime du monde savant, \u00e0 l\u2019affection de tous ceux qui le connaissaient, \u00e0 la reconnaissance enfin de ses \u00e9l\u00e8ves. Vous avez tous pr\u00e9sent \u00e0 l\u2019esprit le spectacle \u00e9mouvant des fun\u00e9raires que firent \u00e0 votre coll\u00e8gue l\u2019universit\u00e9 et la Science. Vous vous souvenez de ce long cort\u00e8ge accompagnant \u00e0 se derni\u00e8re demeure l\u2019homme de bien toujours pr\u00eat \u00e0 rendre service, le professeur aim\u00e9 de plusieurs g\u00e9n\u00e9rations d\u2019\u00e9l\u00e8ves, le coll\u00e8gue affable et bienveillant\u2026 Je dois me borner \u00e0 indiquer les raisons qui rendaient particuli\u00e8rement sensible pour la Soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decine \u00e0 laquelle il appartenait depuis plus de quarante ans<a href=\"#_ftn491\"><strong>[491]<\/strong><\/a><\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles l\u2019\u00e9voque de la mani\u00e8re suivante&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Cet homme de bien qui s\u2019\u00e9tait d\u00e9vou\u00e9 \u00e0 la science et \u00e0 sa ville natale, sacrifiant tout pour servir la premi\u00e8re et refusant les postes les plus \u00e9lev\u00e9s pour se consacrer plus \u00e9troitement \u00e0 la seconde<a href=\"#_ftn492\"><strong>[492]<\/strong><\/a>.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, c\u2019est Dominique Clos, pr\u00e9sident de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture qui lit le 16 f\u00e9vrier 1884 lors d\u2019une r\u00e9union des membres de cette soci\u00e9t\u00e9 la notice n\u00e9crologique sur Edouard Filhol, il commence par retracer la carri\u00e8re et les nombreuses activit\u00e9s d\u2019Edouard &nbsp;Filhol puis il insiste surtout sur les diff\u00e9rents travaux de recherche entrepris par ce savant<a href=\"#_ftn493\">[493]<\/a>. Et c\u2019est Baillet qui devient vice-pr\u00e9sident \u00e0 la place d\u2019Edouard Filhol.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h1><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">Epilogue<\/span><\/h1>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Filhol, toulousain de naissance et de c\u0153ur, refuse de quitter Toulouse malgr\u00e9 des offres plus brillantes. C\u2019est un homme aux go\u00fbts simples, modeste, d\u2019une grande bont\u00e9, un c\u0153ur g\u00e9n\u00e9reux, d\u2019une haute valeur morale et scientifique, un grand travailleur. Il est veuf de bonne heure et reporte tout son amour sur son fils dont il est tr\u00e8s fier. Il aime herboriser dans la campagne et poss\u00e8de un grand amour pour la nature, il participe d\u2019ailleurs \u00e0 des herborisations organis\u00e9es par Edouard Timbal-Lagrave.<\/p>\n\n\n\n<p>De cette vie, nous pouvons retenir sa passion pour le travail, sa t\u00e9nacit\u00e9 et sa disponibilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Le travail semble avoir dirig\u00e9 sa vie, son occupation favorite a surement \u00e9t\u00e9 la recherche m\u00eame si la vari\u00e9t\u00e9&nbsp; de ses activit\u00e9s nous \u00e9tonne.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est aussi le Ma\u00eetre incontest\u00e9 de la chimie toulousaine de 1850 \u00e0 1883, et en m\u00eame temps min\u00e9ralogiste, hydrologue, pal\u00e9ontologue, d\u00e9fenseur de l\u2019homme fossile. Ses recherches ont toujours un lien avec l\u2019int\u00e9r\u00eat local. Il a mis ses connaissances en chimie au service de la m\u00e9decine et de la pharmacie. Il joue un r\u00f4le capital pour la facult\u00e9 des sciences et l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine, il \u00ab&nbsp;<em>donnait \u00e0 l\u2019enseignement de la chimie un tr\u00e8s vif attrait, gr\u00e2ce au choix et au succ\u00e8s de ses exp\u00e9riences, gr\u00e2ce surtout \u00e0 la merveilleuse clart\u00e9 de sa parole. A l\u2019entendre exposer les nouvelles d\u00e9couvertes<\/em>, <em>les auditeurs les trouvaient naturelles et en quelque sorte oblig\u00e9es, tant il savait bien les rattacher aux travaux ant\u00e9rieurs, les interpr\u00e9ter et les coordonner<a href=\"#_ftn494\"><strong>[494]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.&nbsp;<\/em> Il \u00e9tudiait les travaux de ses coll\u00e8gues, refaisait les exp\u00e9riences et modifiait le protocole afin de l\u2019am\u00e9liorer. Il suivait l\u2019\u00e9volution des sciences afin de rendre ses cours plus int\u00e9ressants pour ses \u00e9tudiants \u00ab&nbsp;<em>avec sa voix faible qui enveloppait de fortes pens\u00e9es, raconter aux intimes qu\u2019il avait d\u00fb r\u00e9apprendre la chimie pour pouvoir l\u2019enseigner selon la th\u00e9orie nouvelle, et qu\u2019il \u00e9tudiait tous les jours pour se tenir au courant des d\u00e9couvertes de tous les jours<a href=\"#_ftn495\"><strong>[495]<\/strong><\/a>&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il se battra jusqu\u2019au bout pour faire aboutir la transformation de l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine et pharmacie en facult\u00e9 de m\u00e9decine, il verra avant de mourir un premier r\u00e9sultat avec l\u2019obtention d\u2019une facult\u00e9 mixte de m\u00e9decine et de pharmacie.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme pour d\u2019autres personnages son implication politique sous le second empire a conduit \u00e0 son \u00e9viction de la mairie et du mus\u00e9e apr\u00e8s 1870. Deux charges qu\u2019il avait accept\u00e9es sans aucune r\u00e9tribution. Ceci a du l\u2019affecter mais il a poursuivi son travail et a fond\u00e9 une nouvelle soci\u00e9t\u00e9 scientifique, la soci\u00e9t\u00e9 &nbsp;des sciences physiques et naturelles de Toulouse qui lui a surv\u00e9cu quelques ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Edouard&nbsp; Filhol approchait de la retraite et son laboratoire particulier dans sa demeure lui aurait permis de continuer ses recherches et aussi de travailler avec des jeunes gens qu\u2019il acceptait.Ulysse Lala a eu ce bonheur et il reconnait \u00ab&nbsp;<em>l\u2019honneur d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 admis par Ed. Filhol \u00e0 travailler sous sa pr\u00e9cieuse direction, durant nos \u00e9tudes en vue de la licence \u00e8s sciences physiques, dans son laboratoire particulier de l\u2019avenue Frizac o\u00f9 nous avons connu les docteurs Fr\u00e9bault et Doumer, actuellement professeurs aux facult\u00e9s de m\u00e9decine de Toulouse et de Lille, et le chanoine Senderens, laur\u00e9at de l\u2019Institut, professeur de chimie et directeur de l\u2019Ecole des sciences de l\u2019Institut catholique de Toulouse&nbsp;<a href=\"#_ftn496\"><strong>[496]<\/strong><\/a>\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Son successeur \u00e0 la facult\u00e9 des sciences, nomm\u00e9 trente ans apr\u00e8s lui, en 1884, n\u2019est autre que Paul Sabatier qui lui aussi restera fid\u00e8le \u00e0 Toulouse et qui fera du laboratoire de chimie toulousain une r\u00e9f\u00e9rence internationale.<\/p>\n\n\n\n<p>Et comme l\u2019a \u00e9crit le professeur Vincent Brustier&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Le toulousain Edouard Filhol\u2026 &nbsp;qui a laiss\u00e9 la r\u00e9putation d&rsquo;un savant chimiste, d&rsquo;un profond \u00e9rudit, d&rsquo;un administrateur averti, et d&rsquo;un homme de bien, reste une des gloires les plus authentiques de la science pharmaceutique fran\u00e7aise<\/em><a href=\"#_ftn497\">[497]<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><strong><br><\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><span class=\"has-inline-color has-light-brown-color\">Tableau chronologique<\/span><\/h3>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>1814<\/td><td>7 octobre<\/td><td>Naissance \u00e0 Toulouse de Jean-Pierre Bernard Edouard Filhol<\/td><\/tr><tr><td>1817<\/td><td>20 janvier<\/td><td>D\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re<\/td><\/tr><tr><td>1822<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>D\u00e9but des \u00e9tudes au coll\u00e8ge royal de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>1834<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>Pr\u00e9pare l\u2019internat en pharmacie \u00e0 Paris<\/td><\/tr><tr><td>1835<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>Re\u00e7u 16<sup>\u00e8me<\/sup> sur 24 \u00e0 l\u2019internat en pharmacie de Paris<\/td><\/tr><tr><td>1837<\/td><td>9 d\u00e9cembre<\/td><td>1<sup>er<\/sup> prix de chimie, 2<sup>\u00e8me<\/sup> prix de pharmacie et 1<sup>er<\/sup> prix d\u2019histoire naturelle d\u00e9cern\u00e9s par l\u2019\u00e9cole de pharmacie de paris<\/td><\/tr><tr><td>1838<\/td><td>19 juillet<\/td><td>Participe \u00e0 la fondation de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9mulation pour les sciences pharmaceutiques<\/td><\/tr><tr><td>8 ao\u00fbt<\/td><td>Nomm\u00e9 pharmacien en chef \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Beaujon<\/td><\/tr><tr><td>11 septembre<\/td><td>Premi\u00e8re communication \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9mulation sur l\u2019action de l\u2019acide chlorhydrique sur les iodates<\/td><\/tr><tr><td>1839<\/td><td>15 juin<\/td><td>Re\u00e7u Docteur en pharmacie<\/td><\/tr><tr><td>1840<\/td><td>19 juin<\/td><td>Obtient la licence es sciences physiques<\/td><\/tr><tr><td>1841<\/td><td>31 mars<\/td><td>D\u00e9p\u00f4t d\u2019une demande de dispense d\u2019\u00e2ge au roi afin d\u2019obtenir un poste de professeur \u00e0 l\u2019\u00e9cole pr\u00e9paratoire de m\u00e9decine et de pharmacie de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>juin<\/td><td>D\u00e9missionne de l\u2019h\u00f4pital Beaujon<\/td><\/tr><tr><td><\/td><td><\/td><td>Obtient sa th\u00e8se : \u00ab Etude sur les changements de volume qu\u2019\u00e9prouvent les corps pendant la combinaison \u00bb, Th\u00e8se de Chimie, Paris, Fain et Thunot, 1841, 46 p.<\/td><\/tr><tr><td>5 juillet<\/td><td>Membre du conseil de salubrit\u00e9 publique de la ville de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Est nomm\u00e9 professeur de chimie \u00e0 l\u2019\u00e9cole pr\u00e9paratoire de m\u00e9decine et de pharmacie de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>1842<\/td><td>18 juin<\/td><td>Mariage avec Louise Marie Ameline Bernadet<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Nomm\u00e9 membre du conseil de salubrit\u00e9 de la ville de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>1843<\/td><td>11 juin<\/td><td>Naissance de son fils Antoine, Pierre, Henri<\/td><\/tr><tr><td>juin<\/td><td>Elu membre associ\u00e9 ordinaire \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettes de Toulouse dans la section de chimie<\/td><\/tr><tr><td>15 d\u00e9cembre<\/td><td>Elu membre r\u00e9sident de la soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decine, chirurgie et pharmacie de Toulouse dans la section de pharmacie<\/td><\/tr><tr><td>1844<\/td><td>octobre<\/td><td>Obtient le Doctorat es sciences physiques<\/td><\/tr><tr><td>1845<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>Devient membre correspondant de la soci\u00e9t\u00e9 de pharmacie de Paris<\/td><\/tr><tr><td>1846<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>Etudie la composition chimique des vins de Haute-Garonne<\/td><\/tr><tr><td>1847<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>Membre de la soci\u00e9t\u00e9 nationale d\u2019agriculture<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>R\u00e9alise des exp\u00e9riences afin de montrer la falsification des farines<\/td><\/tr><tr><td>1848<\/td><td>17 ao\u00fbt<\/td><td>Obtient le Doctorat en m\u00e9decine<\/td><\/tr><tr><td>18 d\u00e9cembre<\/td><td>Membre du conseil central d\u2019hygi\u00e8ne publique et de salubrit\u00e9 cr\u00e9\u00e9 dans chaque d\u00e9partement par arr\u00eat\u00e9<\/td><\/tr><tr><td>1850<\/td><td>janvier<\/td><td>Membre de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019agriculture de la Haute-Garonne<\/td><\/tr><tr><td>1851<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>Membre de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9mulation et de pr\u00e9voyance des pharmaciens&nbsp; de la Haute-Garonne<\/td><\/tr><tr><td>1852<\/td><td>8 novembre<\/td><td>Nomm\u00e9 professeur de chimie suppl\u00e9ant \u00e0 la facult\u00e9 des sciences<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Re\u00e7oit une m\u00e9daille d\u2019argent de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine pour son travail sur les eaux sulfureuses de Bagn\u00e8res-de-Luchon<\/td><\/tr><tr><td>1853<\/td><td>8 septembre<\/td><td>Devient charg\u00e9 de cours de chimie \u00e0 la facult\u00e9 des sciences<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Re\u00e7oit une m\u00e9daille d\u2019encouragement d\u00e9cern\u00e9e par l\u2019acad\u00e9mie de m\u00e9decine pour son travail sur les eaux min\u00e9rales<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Membre de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019hydrologie m\u00e9dicale du midi<\/td><\/tr><tr><td>1854<\/td><td>30 avril<\/td><td>Membre de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne<\/td><\/tr><tr><td>2 d\u00e9cembre<\/td><td>Professeur de chimie titulaire \u00e0 la facult\u00e9 des sciences<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Membre de la commission d\u2019exp\u00e9riences de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019agriculture de la Haute-Garonne<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Nomm\u00e9 expert aupr\u00e8s du tribunal<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Secr\u00e9taire adjoint \u00e0 l\u2019acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>1855<\/td><td>17 juillet<\/td><td>A l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine, la chaire prend le nom de pharmacie et toxicologie<\/td><\/tr><tr><td>19 juillet<\/td><td>Fait partie de la commission d\u00e9partementale charg\u00e9e de visiter l\u2019exposition universelle qui se tient \u00e0 Paris<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Pr\u00e9sident de l\u2019acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Donne un cours de chimie appliqu\u00e9e \u00e0 l\u2019agriculture<\/td><\/tr><tr><td>1856<\/td><td>18 mai<\/td><td>Prononce le discours d\u2019ouverture de la s\u00e9ance publique de l\u2019acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>16 juin<\/td><td>Est fait Chevalier de la L\u00e9gion d\u2019honneur<\/td><\/tr><tr><td>18 d\u00e9cembre<\/td><td>Pr\u00e9sident honoraire de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9mulation et de pr\u00e9voyance des pharmaciens&nbsp; de la Haute-Garonne<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Re\u00e7oit le prix de m\u00e9decine et de chirurgie&nbsp; de 1000 fr d\u00e9cern\u00e9 par l\u2019Acad\u00e9mie des sciences<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>Re\u00e7oit avec Nicolas Joly le Grand Prix de l\u2019acad\u00e9mie royale de m\u00e9decine de Belgique<\/td><\/tr><tr><td>1857<\/td><td>10 mai<\/td><td>Prononce le discours lors de la s\u00e9ance annuelle&nbsp; de la soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decine, chirurgie et pharmacie de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>7 juin<\/td><td>Prononce le discours d\u2019ouverture de la s\u00e9ance publique de l\u2019acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Donne lecture du rapport sur l\u2019exposition universelle tenue \u00e0 Paris en 1855 \u00e0 l\u2019acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>1858<\/td><td>9 mai<\/td><td>Prononce le discours lors de la s\u00e9ance annuelle&nbsp; de la soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decine, chirurgie et pharmacie de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>30 mai<\/td><td>Prononce le discours d\u2019ouverture de la s\u00e9ance publique de l\u2019acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>14 ao\u00fbt<\/td><td>Devient Directeur de l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine en remplacement de Dassier d\u00e9c\u00e9d\u00e9<\/td><\/tr><tr><td>1859<\/td><td>Mars<\/td><td>Devient inspecteur des pharmacie<\/td><\/tr><tr><td>17-18 ao\u00fbt<\/td><td>Vice-pr\u00e9sident du congr\u00e8s pharmaceutique tenu \u00e0 Bordeaux<\/td><\/tr><tr><td>21 novembre<\/td><td>D\u00e9c\u00e8s de Madame Filhol<\/td><\/tr><tr><td>1860<\/td><td>16 octobre<\/td><td>Elu membre correspondant national de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine au second tour avec 24 voix sur 40 dans la 4<sup>\u00e8me<\/sup> division<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Elu&nbsp; membre du conseil municipal<\/td><\/tr><tr><td>1861<\/td><td>8 mai<\/td><td>Propose des salles \u00e0 l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine pour installer un mus\u00e9e d\u2019histoire naturelle<\/td><\/tr><tr><td>1863<\/td><td>ao\u00fbt<\/td><td>Pr\u00e9sident honoraire du congr\u00e8s pharmaceutique tenu \u00e0 Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Membre honoraire et adjoint \u00e0 la commission d\u2019analyse de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019hydrologie m\u00e9dicale de Paris<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Expose les recherches entreprises avec Edmond Timbal-Lagrave sur les c\u00e9pages cultiv\u00e9s dans les d\u00e9partements du midi<\/td><\/tr><tr><td>1864<\/td><td>7 janvier<\/td><td>Elu pr\u00e9sident de l\u2019acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Vice-pr\u00e9sident de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Devient administrateur des hospices<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Obtient avec C\u00e9lestin Bailleul le prix de m\u00e9decine et de chirurgie de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences<\/td><\/tr><tr><td>1865<\/td><td>11 juin<\/td><td>Prononce le discours d\u2019ouverture de la s\u00e9ance publique de l\u2019acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>8 juillet<\/td><td>Inauguration du mus\u00e9e d\u2019histoire naturelle<\/td><\/tr><tr><td>11 juillet<\/td><td>Elu membre associ\u00e9 national de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine<\/td><\/tr><tr><td>16 juillet<\/td><td>Mus\u00e9e ouvert au public<\/td><\/tr><tr><td>31 juillet<\/td><td>Elu lors de l\u2019\u00e9lection municipale et nomm\u00e9 premier adjoint<\/td><\/tr><tr><td>1866<\/td><td>3 juillet<\/td><td>Pr\u00e9side la s\u00e9ance extraordinaire du conseil municipal apr\u00e8s la d\u00e9mission du maire<\/td><\/tr><tr><td>juillet<\/td><td>Participe \u00e0 la cr\u00e9ation de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>12 ao\u00fbt<\/td><td>Devient Officier de la l\u00e9gion d\u2019Honneur<\/td><\/tr><tr><td>15 septembre<\/td><td>Devient maire de Toulouse apr\u00e8s la mise en place de la commission municipale<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Obtient avec Casimir Baillet pour leurs travaux sur l\u2019ivraie le prix Barbier de l\u2019acad\u00e9mie des sciences<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>R\u00e9\u00e9lu vice-pr\u00e9sident de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Membre du conseil d\u2019administration de l\u2019Institut des jeunes aveugles<\/td><\/tr><tr><td>1867<\/td><td>19 mai<\/td><td>Prononce le discours lors de la s\u00e9ance annuelle&nbsp; de la soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decine, chirurgie et pharmacie de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>1868<\/td><td>17 d\u00e9cembre<\/td><td>Pr\u00e9sente une conf\u00e9rence sur les eaux sulfureuses des Pyr\u00e9n\u00e9es lors d\u2019une soir\u00e9e scientifique \u00e0 la Sorbonne<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Pr\u00e9sident du comit\u00e9 d\u2019arboriculture de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne<\/td><\/tr><tr><td>1869<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>R\u00e9\u00e9lu vice-pr\u00e9sident de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne<\/td><\/tr><tr><td>1870<\/td><td>23 avril<\/td><td>Re\u00e7oit une m\u00e9daille d\u2019or comme membre de soci\u00e9t\u00e9s savantes des d\u00e9partements<\/td><\/tr><tr><td>13 ao\u00fbt<\/td><td>Par d\u00e9cret, la chaire \u00e0 l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine prend le nom de chimie appliqu\u00e9e \u00e0 la m\u00e9decine et \u00e0 la pharmacie<\/td><\/tr><tr><td>1871<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>Publie un travail r\u00e9alis\u00e9 avec son fils sur le \u00ab&nbsp;grand&nbsp;\u00bb lion des cavernes<\/td><\/tr><tr><td>1872<\/td><td>janvier<\/td><td>Elu pr\u00e9sident de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>3 f\u00e9vrier<\/td><td>D\u00e9missionne de la pr\u00e9sidence de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>24 avril<\/td><td>Fonde la soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Membre non r\u00e9sident de la soci\u00e9t\u00e9 chimique de Paris<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Ind\u00e9pendance du mus\u00e9e d\u2019histoire naturelle, Jean-Baptiste Noulet en devient le premier directeur<\/td><\/tr><tr><td>1874<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>Dans l\u2019ouvrage de Fourcade sur les plantes m\u00e9dicinales indig\u00e8nes, les notes toxicologiques sont dues \u00e0 Filhol<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Devient membre du club alpin<\/td><\/tr><tr><td>1875<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>R\u00e9\u00e9lu vice-pr\u00e9sident de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Pr\u00e9sident de la section des Pyr\u00e9n\u00e9es centrales du club alpin<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Communique ses travaux sur les sophistications des caf\u00e9s<\/td><\/tr><tr><td>1876<\/td><td>5 juillet<\/td><td>Participe \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019union des pharmaciens de France<\/td><\/tr><tr><td>1878<\/td><td>28 novembre<\/td><td>Par d\u00e9cret, l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine devient facult\u00e9 mixte de m\u00e9decine et de pharmacie<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Pr\u00e9sident de la soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Membre de la soci\u00e9t\u00e9 acad\u00e9mique franco hispano-portugaise de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>1879<\/td><td>18 avril<\/td><td>Elu pr\u00e9sident par acclamation lors de la troisi\u00e8me r\u00e9union de l\u2019union des pharmaciens de France<\/td><\/tr><tr><td>10 mai<\/td><td>A l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine, la chaire prend le nom de chimie et toxicologie<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Pr\u00e9sident de la soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>1881<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>R\u00e9\u00e9lu vice-pr\u00e9sident de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Pr\u00e9sident de l\u2019association des anciens \u00e9l\u00e8ves du lyc\u00e9e<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>D\u00e9c\u00e8s \u00e0 Toulouse<\/td><\/tr><tr><td>1883<\/td><td>25 juin<\/td><td>Nomination de Cyrille Caubet, professeur de pathologie interne, comme directeur de l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine<\/td><\/tr><tr><td>9 juillet<\/td><td>Nomination de Aristide Fr\u00e9bault comme professeur de chimie et de toxicologie \u00e0 l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine<\/td><\/tr><tr><td>25 octobre<\/td><td>Nomination de Paul Sabatier comme professeur de chimie \u00e0 la facult\u00e9 des sciences<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1884<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>A l\u2019acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, L\u00e9on Joulin demande \u00e0 occuper la place laiss\u00e9e vacante par le d\u00e9c\u00e8s de Filhol<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Notice n\u00e9crologique \u00e9crite par Dominique Clos, pr\u00e9sident de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne<\/td><\/tr><tr><td>1888<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>Nouvel ouvrage sur les eaux des Pyr\u00e9n\u00e9es, \u0153uvre posthume,&nbsp; publi\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 L\u00e9on Joulin<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3><span class=\"has-inline-color has-light-brown-color\">Bibliographie chronologique des oeuvres d&rsquo;Edouard Filhol<\/span><\/h3>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1839<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Des ph\u00e9nom\u00e8nes qui se manifestent lors de l\u2019action de l\u2019acide chlorhydrique sur les iodates alcalins, du chlore sur les iodures et des bases alcalines sur le chlorure d\u2019iode&nbsp;\u00bb, Th\u00e8se de pharmacie, Paris, Fain et Thunot, 44p., <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie2, t<em>.<\/em>25, p.431 et 506,<em>&nbsp; Erdmann\u2019s Journal f<\/em><em>\u016b<\/em><em>r praktische&nbsp; Chemie, <\/em>t.18, p.457<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1841<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0La r\u00e9sine de copal, et consid\u00e9rations g\u00e9n\u00e9rales sur la nature des r\u00e9sines, Paris, Facult\u00e9 des sciences.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Etude sur les changements de volume qu\u2019\u00e9prouvent les corps pendant la combinaison \u00bb, Th\u00e8se de Chimie, Paris, Fain et Thunot, 1841,  46 p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1842<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Faits pour servir \u00e0 l\u2019histoire chimique de la r\u00e9sine de copal&nbsp;\u00bb, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie3, t<em>.<\/em>1, p.301 et 507, <em>Erdmann\u2019s Journal f<\/em><em>\u016b<\/em><em>r praktische&nbsp; Chemie, <\/em>t.27, p.252, <em>Liebigs Annalen, <\/em>t.44, p.323<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse des capsules de <em>Papaver Rhoeas<\/em>&nbsp;\u00bb, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie3, t<em>.<\/em>2, p.510<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1844<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;De l\u2019action que l\u2019iode exerce&nbsp; sur quelques sels et des produits qui en r\u00e9sultent&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.29, p.761, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie3, t.6, p.418, \u00ab&nbsp;Note sur la pr\u00e9paration de l\u2019oxyde de carbone&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie3, t.1, p.164<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la pr\u00e9paration de l\u2019iodoforme&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie3, t.1, p.166<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Etude sur la valeur relative des divers proc\u00e9d\u00e9s employ\u00e9s pour d\u00e9couvrir l\u2019arsenic dans le cas d\u2019empoisonnement&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie3, t.1, p.59<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la pr\u00e9paration de l\u2019oxyde de carbone&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie3, t.1, p.164<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1845<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;De l\u2019action que l\u2019iode exerce&nbsp; sur quelques sels et des produits qui en r\u00e9sultent&nbsp;\u00bb<em>, Erdmann\u2019s Journal f<\/em><em>\u016b<\/em><em>r praktische&nbsp; Chemie, <\/em>t.35, p.382<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la composition des hydrates cristallisables de baryte et de strontiane&nbsp;\u00bb, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie3, t.7, p.271, <em>Erdmann\u2019s Journal f<\/em><em>\u016b<\/em><em>r praktische&nbsp; Chemie, <\/em>t.36, p.35<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la pr\u00e9paration de l\u2019iodoforme&nbsp;\u00bb, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie3, t.7, p.267<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la pr\u00e9paration de l\u2019oxyde de carbone&nbsp;\u00bb, <em>Erdmann\u2019s Journal f<\/em><em>\u016b<\/em><em>r praktische&nbsp; Chemie,<\/em> t.36, p.60<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1846<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;De l\u2019action que l\u2019iode exerce&nbsp; sur quelques sels\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie3, t.2, p.53<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Etude sur la composition chimique des vins du d\u00e9partement de la Haute-Garonne&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie3, t.2, p.156, <em>Journal de chimie m\u00e9dicale, <\/em>t.2, p.251<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur un appareil frigorifique \u00e0 l\u2019usage des pharmaciens&nbsp;\u00bb,&nbsp;Toulouse, A. Manavit, 6p.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Pr\u00e9paration \u00e9conomique de l\u2019oxyde de carbone&nbsp;\u00bb, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie3, t.9, p.137<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1847<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Etude sur le rapport qui existe entre le poids atomique, la forme cristalline et la densit\u00e9 des corps&nbsp;\u00bb, <em>Annales de chimie et de physique, <\/em>s\u00e9rie3,&nbsp; t.21, p.415, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.24, p. 1149<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur les falsifications qu\u2019on fait subir aux farines alimentaires et sur les moyens de les reconna\u00eetre&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie3, t.3, p.35<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Etude sur les mati\u00e8res azot\u00e9es de la farine&nbsp;\u00bb, <em>Annales de chimie et de physique, <\/em>s\u00e9rie3,&nbsp; t.21, p. 187<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note \u00e0 Dumas sur la pr\u00e9sence de l\u00e9gumine dans la farine de bl\u00e9&nbsp;\u00bb, <em>Journal de chimie m\u00e9dicale, <\/em>t.3, p.665<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse de l\u2019eau de Siradan&nbsp;\u00bb, Saint-Gaudens, imp.&nbsp; J.-P.S. Abadie, 36 p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1848<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Etude sur l\u2019arsenic&nbsp;\u00bb, Th\u00e8se de m\u00e9decine, Paris, Rignoux, 44p., <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie3, t.14, p.331 et 401, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie3, t.4, p. 146<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse des d\u00e9p\u00f4ts de plusieurs sources ferrugineuses et de quelques terrains riches en oxyde de fer&nbsp;\u00bb, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie3, t.13, p. 13<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1849<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Sur les eaux sulfureuses thermales des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb, <em>Annales de chimie et de physique, <\/em>s\u00e9rie3,&nbsp; t.27, p.490<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse de quelques eaux min\u00e9rales&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie3, t.5, p. 123<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse de l\u2019eau min\u00e9rale d\u2019Audinac&nbsp;(Ari\u00e8ge)\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie3, t.5, p. 50<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse de l\u2019eau min\u00e9rale alcaline de Mont\u00e9gut-S\u00e9cla&nbsp;\u00bb, Toulouse, H\u00e9nault, 16p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1850<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Sur les eaux min\u00e9rales de Bagn\u00e8res-de-Luchon&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.30, p.735, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie3, t.18, p.177, <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine, <\/em>A14, t.15, p.1035, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie3, t.6, p.242<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse des eaux de S\u00e9cla&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine, <\/em>A14, t.15, p.419<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Des propri\u00e9t\u00e9s physiques et organoleptiques des eaux de Bagn\u00e8res-de-Luchon&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie3, t.6, p.29<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1851<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Nouvelles recherches sur les eaux des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.31, p.693<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Recherches sur les eaux sulfur\u00e9es de Bagn\u00e8res-de-Luchon et de Labass\u00e8re, suivies de consid\u00e9rations g\u00e9n\u00e9rales sur les eaux sulfureuses des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie3, t.20, p.81, <em>Journal de chimie m\u00e9dicale, <\/em>s\u00e9rie3, t.7, p.743, <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine, <\/em>A15, t.16, p.703, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie4, t.1, p.137<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<strong>1852<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Recherches sur le pouvoir d\u00e9colorant du charbon et de plusieurs autres corps&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.34, p.247, <em>Annales de chimie et de physique, <\/em>s\u00e9rie3,&nbsp; t.35, p.206, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie3, t.21, p.416, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie4, t.2, p.33, <em>Poggendorfs Annalen<\/em>, t.86, p.330<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp;Note sur la composition de l\u2019air des piscines, des salles de douches et des \u00e9tuves de Bagn\u00e8res-de-Luchon&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.34, p.679<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la sulfhydrom\u00e9trie&nbsp;\u00bb, <em>Journal de chimie m\u00e9dicale, <\/em>s\u00e9rie3, t.8, p.579<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1853<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;De la constitution chimiques des eaux de Bagn\u00e8res-de-Luchon prises sur les lieux d\u2019emploi&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie4, t.3, p.170<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Eaux min\u00e9rales des Pyr\u00e9n\u00e9es. Recherches comprenant l\u2019\u00e9tude de l\u2019action th\u00e9rapeutique, la constitution chimique des eaux et la comparaison des ressources que les principaux \u00e9tablissements des Pyr\u00e9n\u00e9es offrent aux m\u00e9decins&nbsp;\u00bb, Toulouse, Chauvin et Feill\u00e8s, Paris, Masson, 540p.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse chimique de quelques \u00e9chantillons d\u2019engrais pris dans la commune de Toulouse, <em>Journal d\u2019agriculture pratique et d\u2019\u00e9conomie rurale pour le midi de la France, <\/em>s\u00e9rie3, t.4, p.20<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse de l\u2019eau d\u2019une source r\u00e9cemment d\u00e9couverte \u00e0 Siradan (Hautes-Pyr\u00e9n\u00e9es), Saint-Gaudens, imp. Veuve Tajan, 16p.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Existence d\u2019acide borique dans certaines eaux min\u00e9rales ainsi que dans les feldspaths de Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie4, t.3, p.280<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1854<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp;Observations sur la mati\u00e8re colorantes des fleurs&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.30, p.194, <em>Erdmann\u2019s Journal f<\/em><em>\u016b<\/em><em>r praktische &nbsp;Chemie,<\/em> t.63, p.78<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Rapport sur un m\u00e9moire de M. Lidange, intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;Recherches sur les eaux thermales du Gers&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie4, t.4, p.398<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Notice sur les eaux min\u00e9rales de Carmaux (Tarn), Albi, 12p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1855<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00abRecherches sur le pouvoir absorbant du charbon et des corps insolubles en g\u00e9n\u00e9ral&nbsp;\u00bb,&nbsp; <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie4, t.5, p.1<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la composition chimique de l\u2019eau de pluie tomb\u00e9e aux environs de Toulouse pendant le 1er semestre de l\u2019ann\u00e9e 1855&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.41, p.838<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Nouvelles recherches sur les eaux min\u00e9rales des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.41, p.693<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Recherches pour d\u00e9terminer la composition chimique des eaux sulfureuses des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie4, t.5, p.433<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1856<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse chimique des eaux min\u00e9rales d\u2019Ussat&nbsp;\u00bb, Pamiers, imp. Verg\u00e9, 24p.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Nouvelles recherches sur les mati\u00e8res colorantes des fleurs&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie4, t.6, p.436<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Existence de l\u2019ammoniaque dans certaines eaux sulfureuses&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie4, t.6, p.437<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1857<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Rapport sur l\u2019Exposition universelle de Paris en 1855, 2\u00e8me partie, Industries diverses dont les progr\u00e8s sont li\u00e9s \u00e0 ceux de la chimie et de la physique, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie5, t.1, p.53<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Pr\u00e9sence des azotates dans les eaux de la Garonne&nbsp;\u00bb, &nbsp;<em>Journal d\u2019agriculture pratique et d\u2019\u00e9conomie rurale pour le midi de la France, <\/em>s\u00e9rie3, t.8, p.148<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur le safran cultiv\u00e9 aux environs de Toulouse&nbsp;\u00bb, <em>Journal d\u2019agriculture pratique et d\u2019\u00e9conomie rurale pour le midi de la France, <\/em>s\u00e9rie3, t.8, p.169<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<strong>1858<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse chimique de divers \u00e9chantillons d\u2019eau provenant d\u2019un drainage ex\u00e9cut\u00e9 dans le d\u00e9partement du Gers&nbsp;\u00bb, <em>Journal d\u2019agriculture pratique et d\u2019\u00e9conomie rurale pour le midi de la France, <\/em>s\u00e9rie3, t.9, p.85,<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Recherches sur les mati\u00e8res colorantes v\u00e9g\u00e9tales&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie5, t.2, p.443<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1859<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Recherches sur l\u2019alcalinit\u00e9 compar\u00e9e des eaux sulfureuses des Pyr\u00e9n\u00e9es et sur la composition chimique des atmosph\u00e8res m\u00e9dicamenteuses utilis\u00e9es dans les principaux \u00e9tablissements thermaux des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie3, t.35, p.425, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie5, t.3, p.46, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie3, t.35, p.423<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur les falsifications que l\u2019on fait subir au vitriol bleu&nbsp;\u00bb, <em>Journal d\u2019agriculture pratique et d\u2019\u00e9conomie rurale pour le midi de la France, <\/em>s\u00e9rie3, t.10, p.373<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Conservation des fleurs fraiches&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie5, t.3, p.469<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1860<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur les proc\u00e9d\u00e9s employ\u00e9s par les chimistes pour constater l\u2019empoisonnement par le phosphore&nbsp;\u00bb, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie3, t.37, p.167<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur quelques mati\u00e8res colorantes v\u00e9g\u00e9tales&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.50, p.545 et 1182 <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie3, t.37, p.282, et t.38, p.21, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie5, t.4, p.225<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Nouvelles exp\u00e9riences sur les mati\u00e8res colorantes des fleurs&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie5, t.4, p.561<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;D\u00e9termination de la composition chimique des fruits de l\u2019arbousier&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie5, t.4, p.526&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1861<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00abAnalyse des eaux min\u00e9rales de Bagn\u00e8res-de-Bigorre&nbsp;\u00bb, Bagn\u00e8res-de-Bigorre, imp. de Dossun, 32p.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp;Analyse des eaux min\u00e9rales de Bonnes&nbsp;\u00bb, Toulouse, Bonnal et Gibrac, 19p.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Travail relatif \u00e0 la mati\u00e8re sucr\u00e9e des fleurs&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie5, t.5, p.441<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Exp\u00e9riences sur la mati\u00e8re colorante du jaune d\u2019\u0153uf&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie5, t.5, p.463<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Composition chimique des cendres de l\u2019<em>atriplex halimus&nbsp;\u00bb, M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie5, t.5, p.464<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Nouvelles exp\u00e9riences sur les mati\u00e8res colorantes des fleurs et des v\u00e9g\u00e9taux&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie5, t.5, p.465<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1863<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse des eaux min\u00e9rales de Saint-Christau-de- Lurbe&nbsp;\u00bb, Pau, imp. De Vignancour, 20p., <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie6, t.1, p.592<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse des eaux min\u00e9rales de Bar\u00e8ges&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie6, t.1, p. 170, <em>Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019hydrologie m\u00e9dicale de Paris, <\/em>t.9, p.357<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur deux cranes humains retir\u00e9s de la caverne de Lombrive (Ari\u00e8ge)&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie6, t.1, p.596<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1864<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp;Analyse de l\u2019eau ferrugineuse de Labarthe-de-Rivi\u00e8re&nbsp;\u00bb, Toulouse, Chauvin, 12p.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la sulfhydrom\u00e9trie&nbsp;\u00bb, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie3, t.45, p.393<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la constitution de la chlorophylle&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 botanique de France, <\/em>t.11, p.XXII&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la mati\u00e8re colorante des fleurs&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 botanique de France, <\/em>t.11, p.XXIII, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie6, t.2, p.425&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp; Travail relatif \u00e0 quelques eaux min\u00e9rales des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie6, t.2, p.423<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Recherches sur l\u2019emploi de liqueurs sulfhydrom\u00e9triques&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie6, t.2, p.424<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1865<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur les tannins&nbsp;\u00bb, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie4, t.1, p.346<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur deux eaux min\u00e9rales des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb, <em>Journal de chimie m\u00e9dicale, <\/em>s\u00e9rie5, t.1, p.248<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse de l\u2019eau min\u00e9rale de Moudang (Hautes-Pyr\u00e9n\u00e9es)&nbsp;\u00bb, Vichy, A. Wallon, 35p., <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie6, t.3, p.214<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse de l\u2019eau sal\u00e9e de Camarade (Ari\u00e8ge)&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie6, t.3, p.535<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Recherches sur les propri\u00e9t\u00e9s chimiques de la chlorophylle&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.61, p.371, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie4, t.2, p.307<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse de la cendre de sarments de vigne&nbsp;atteints d\u2019o\u00efdium\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie6, t.3, p.490<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1866<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la pr\u00e9paration des teintures m\u00e9dicinales&nbsp;\u00bb, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie4, t.4 p.22<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1867<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la composition chimique du mais&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie6, t.5, p.50<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur les propri\u00e9t\u00e9s chimiques de la chlorophylle&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle de Toulouse<\/em>, t.1, p.33<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse sulfhydrom\u00e9trique des sources et des piscines de Bar\u00e8ges, pratiqu\u00e9e par M. le professeur Filhol, les 18 et 19 septembre 1862&nbsp;: avant les travaux du nouveau captage, <em>Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019hydrologie m\u00e9dicale de Paris,<\/em> t.13, p.109 <em>&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1868<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Sur l\u2019emploi du nitroprussiate de potasse comme r\u00e9actif&nbsp;de l\u2019alcalinit\u00e9\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.66, p.1155, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie4, t.8, p.389<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Recherches sur les mati\u00e8res colorantes des fleurs&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle de Toulouse<\/em>, t.2, p.65<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Recherches sur la chlorophylle&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.66, p.1218, <em>Annales de chimie et de physique,<\/em> s\u00e9rie5,&nbsp; <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie6, t.6, p.408<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Recherches sur la mati\u00e8re colorante verte des plantes&nbsp;\u00bb,&nbsp; <em>Annales de chimie et de physique, <\/em>s\u00e9rie4,&nbsp; t.14, p.332<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la sulfhydrom\u00e9trie, Toulouse, Douladoure, 8p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1869<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Les eaux sulfureuses des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb, <em>Revue des cours scientifiques, <\/em>t.6, p.104<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;F\u00e9mur de mastodonte trouv\u00e9 \u00e0 Roquelaure (Gers)&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle de Toulouse<\/em>, t.3, p.150<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1870<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Nouvelles observations sur les eaux min\u00e9rales sulfureuses naturelles (1869)&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie7, t.2, p.162<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Ossements trouv\u00e9s dans les grottes de Haute-Garonne&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle de Toulouse<\/em>, t.4, p.17<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la composition des ossements fossiles trouv\u00e9s dans la caverne de Lherm (Ari\u00e8ge), <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle de Toulouse<\/em>, t.4, p.152<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00abNouvelles recherches sur les eaux sulfureuses thermales des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb, Paris, imp. Martinet, 16p., <em>Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019hydrologie m\u00e9dicale de Paris, <\/em>t.16, p.43&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1871<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Recherches sur la nature des compos\u00e9es sulfur\u00e9s qui existent dans les eaux thermales sulfureuses des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie7, t.3, p.172<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur une mati\u00e8re colorante particuli\u00e8re aux plantes du genre amaranthe&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle de Toulouse<\/em>, t.5, p.8<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp;Consid\u00e9rations sur la nature de l\u2019ozone&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie7, t.3, p.294<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Sur un proc\u00e9d\u00e9 nouveau pour s\u00e9parer le chlore de l\u2019iode dans les eaux min\u00e9rales&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie7, t.3, p.426<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1872<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Notes sur quelques r\u00e9actions propres \u00e0 d\u00e9celer la strychnine&nbsp;\u00bb, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie4, t.15, p.56<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Nouvelles recherches sur les eaux de Bonnes&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie7, t.4, p.279<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Sur l\u2019\u00e9tat du soufre dans les eaux min\u00e9rales des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Association fran\u00e7aise pour l\u2019avancement des sciences, <\/em>t.1, p.351<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp;Maturation des fruits&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle de Toulouse<\/em>, t.6, p.238<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp;Phosphorites de Caylus&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle de Toulouse<\/em>, t.6, p.234<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Ars\u00e9niure de fer \u00e0 Salau (Ari\u00e8ge), <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle de Toulouse<\/em>, t.6, p.241<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Quelques renseignements sur la coloration des feuilles des amaranthac\u00e9es&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle de Toulouse<\/em>, t.6, p.233<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1873<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Compte-rendu d\u2019une excursion scientifique aux sources de la Garonne et de la Nogu\u00e9ra-Pallaresa (Catalogne), <em>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse, <\/em>t.1, p.101<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Anomalie d\u2019une grappe de raisin&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse, <\/em>t.1, p.312<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Minerais de cuivre des environs de Labastide-de-S\u00e9rou (Ari\u00e8ge), <em>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse, <\/em>t.1, p.15<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Du principe min\u00e9ralisateur des eaux sulfureuses des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse, <\/em>t.1, p.22<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;La v\u00e9rit\u00e9 sur la nouvelle distribution d\u2019eau de la ville de Toulouse&nbsp;\u00bb, Toulouse, 44p., <em>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse, <\/em>t.1, p.161<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Nouvelles recherches sur l\u2019hydrologie sulfureuse&nbsp; pyr\u00e9n\u00e9enne&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse, <\/em>t.1, p.221<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse de quelques roches recueillies pendant la course g\u00e9ologique de Tonnac \u00e0 Vindrac&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse, <\/em>t.1, p.234<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse d\u2019un calcaire dolomitique appartenant au carbonif\u00e8re d\u2019Aulus&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse, <\/em>t.1, p.242<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp;Recherches sur la nature du compos\u00e9 sulfur\u00e9 qui min\u00e9ralise les eaux thermales des Pyr\u00e9n\u00e9es, et sur les effets que la dilution produit sur les solutions des sulfures alcalins&nbsp;\u00bb, <em>Annales de chimie et de physique, <\/em>s\u00e9rie4,&nbsp; t.28, p.529<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp;Recherches sur les doubles d\u00e9compositions qui s\u2019accomplissent entre certains sels solubles et certains sels insolubles&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie7, t.5, p.204<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1874<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Nouvelles observations au sujet de la composition des eaux de Bagn\u00e8res-de-Luchon&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.79, p.768<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la composition chimique des eaux sulfureuses thermales des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb, <em>Annales de chimie et de physique, <\/em>s\u00e9rie5,&nbsp; t.3, p.536<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la nature du compos\u00e9 sulfur\u00e9 qui min\u00e9ralise les eaux thermales des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.79, p.610<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la chlorophylle&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.79, p.612, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie4, t.20, p.345, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, s\u00e9rie7, <\/em>t.6, p.607<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp;Recherches sur la mati\u00e8re colorante brune qui se s\u00e9pare de la chlorophylle en pr\u00e9sence de certains acides&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse, <\/em>t.2, p.525<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse de l\u2019eau min\u00e9rale ferrugineuse, ars\u00e9nicale et iodur\u00e9e de Bagn\u00e8res-de-Luchon (quartier de Sourrouil), Luchon, imp. Sarthe, 12p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1875<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Recherches sur les divers moyens de reconna\u00eetre les sophistications du caf\u00e9&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, s\u00e9rie7, <\/em>t.7, p.169<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1876<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp;Analyse de diverses eaux min\u00e9rales du Japon&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse, <\/em>t.3, p.184<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur l\u2019action que l\u2019hydrog\u00e8ne naissant exerce en pr\u00e9sence des alcalins sur les compos\u00e9s d\u2019arsenic ou d\u2019antimoine\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie7, t.8, p.350, <em>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse, <\/em>t.3, p.136<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Recherches sur les moyens de reconna\u00eetre les sophistications du caf\u00e9&nbsp;\u00bb, <em>Les Mondes, <\/em>t.39, p.520<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la nature du principe sulfur\u00e9 des eaux min\u00e9rales des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019association fran\u00e7aise pour l\u2019avancement des sciences, <\/em>t.5, p.346<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Sur un nouveau moyen de s\u00e9paration de l\u2019arsenic et de l\u2019antimoine&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019association fran\u00e7aise pour l\u2019avancement des sciences, <\/em>t.5, p.351<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Du contr\u00f4le des analyses d\u2019eaux potables et d\u2019eaux min\u00e9rales&nbsp;\u00bb, &nbsp;<em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie7, t.8, p.1<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Eaux min\u00e9rales de Bonnes&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine, <\/em>A40, s\u00e9rie2, t.5, p.1139<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1877<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Existence de l\u2019arsenic dans les bouchons et les tubes en caoutchouc vulcanis\u00e9 du commerce&nbsp;\u00bb, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie4, t.25, p.572, <em>Bulletin de l\u2019Union scientifique des pharmaciens de France, <\/em>1<sup>\u00e8re<\/sup> ann\u00e9e, p.36<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp;Note sur un nouveau proc\u00e9d\u00e9 pour d\u00e9couvrir de tr\u00e8s faibles quantit\u00e9s d\u2019iode&nbsp;\u00bb, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie4, t.25, p.487, <em>Bulletin de l\u2019Union scientifique des pharmaciens de France, <\/em>1<sup>\u00e8re<\/sup> ann\u00e9e, p.37<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Recherches sur la composition chimique des eaux min\u00e9rales de Koussats (Japon)&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie7, t.9, p.116<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp;Nouvelle analyse des eaux min\u00e9rales d\u2019Alet (Aude), Vichy, imp. Wallon, 14p.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Recherches sur la composition chimique des eaux min\u00e9rales sulfur\u00e9es de Bonnes (Basses Pyr\u00e9n\u00e9es), Toulouse, imp. de Vialelle, 19p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1878<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse de l\u2019eau min\u00e9rale d\u2019Aulus (Ari\u00e8ge), source de MM. Calvet et Laporte&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse, <\/em>t.4, p.22, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie4, t.28, p.87, <em>Bulletin de l\u2019Union scientifique des pharmaciens de France, <\/em>2<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, p.45&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la formation de la sulfuraire dans l\u2019eau min\u00e9rale de Bagn\u00e8res-de-Luchon&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse, <\/em>t.4, p.1<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la quantit\u00e9 de tannin contenue dans les fleurs d\u2019hypocistes&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse, <\/em>t.4, p.27<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Consid\u00e9rations sur la mani\u00e8re dont on doit envisager, dans l\u2019\u00e9tat actuel de la science, la nature du compos\u00e9 sulfur\u00e9 qui min\u00e9ralise les eaux thermales des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse, <\/em>t.4, p.302<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur l\u2019action que l\u2019hydrog\u00e8ne naissant exerce sur les compos\u00e9s d\u2019arsenic, d\u2019antimoine ou de phosphore, en pr\u00e9sence des alcalis, Toulouse, Douladoure, 4p.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp;Analyse de l\u2019eau d\u2019Alet (Aude)&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de l\u2019Union scientifique des pharmaciens de France, <\/em>2<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, p.44<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse de diverses eaux min\u00e9rales du Japon&nbsp;\u00bb, Toulouse, Douladoure, 15p.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Recherches sur les doubles d\u00e9compositions qui s\u2019accomplissent entrer certains sels solubles et certains sels insolubles&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie7, t.5, p.204<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1879<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur l\u2019action que l\u2019acide sulfurique exerce sur les sels de zinc et de mangan\u00e8se&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie8, t.1, p.129<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse de l\u2019eau min\u00e9rale d\u2019Aulus (Ari\u00e8ge), source de MM. Calvet et Laporte, Toulouse, Douladoure, 7p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1880<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp;Blanchiment des eaux sulfur\u00e9es&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine, <\/em>A44, t.9, p.243<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1881<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Action du soufre sur les sulfures alcalins en solution tr\u00e8s dilu\u00e9e&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.93, p.590, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie5, t.4, p.548<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp;Sur quelques feldspaths de la vall\u00e9e de Bagn\u00e8res-de-Luchon (Haute-Garonne)&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.92, p.1059, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie8, t.3, p.183<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la composition chimique de l\u2019eau min\u00e9rale de Bar\u00e8ges, source Barzun prise dans le nouvel \u00e9tablissement thermal \u00e0 Luz&nbsp;\u00bb, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie5, t.4, p.546<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Consid\u00e9rations sur la mani\u00e8re dont on doit envisager la nature du compos\u00e9 sulfur\u00e9 qui min\u00e9ralise les eaux thermales des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;\u00bb, Toulouse, Douladoure-Privat, 35p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1882<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp;Observations sur les quantit\u00e9s de sucre et sur les quantit\u00e9s d\u2019acides contenues dans les raisins r\u00e9colt\u00e9s dans le midi aux diverses \u00e9poques de leur d\u00e9veloppement&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie8, t.4, p.314<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1883<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Etude sur les eaux min\u00e9rales et les boues de Dax&nbsp;(Landes)\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie8, t.5, p.191<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1888<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Recherches sur les eaux min\u00e9rales des Pyr\u00e9n\u00e9es&nbsp;(\u0153uvre posthume publi\u00e9e par les soins de M. le Docteur L\u00e9on Joulin\u00bb, Paris, Masson, <em>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse, <\/em>t.7, p.79<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec Casimir C\u00e9lestin Baillet<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1860<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Etude sur l\u2019ivraie enivrante (<em>Lolium temulentum<\/em>)et sur quelques autres esp\u00e8ces du genre <em>Lolium<\/em>&nbsp;\u00bb, Toulouse, Pradel et Blanc, 110p.,<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note relative \u00e0 des exp\u00e9riences sur des lapins et des chiens avec le grain de <em>Lolium temulentum&nbsp;\u00bb<\/em>, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie5, t.4, p.544<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1863<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Etudes sur l\u2019ivraie enivrante (<em>Lolium temulentum<\/em>)et sur quelques autres esp\u00e8ces du genre <em>Lolium<\/em>&nbsp;\u00bb, Toulouse, Pradel et Blanc, 112p., <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie3, t.44, p.278<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1864<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp;Etudes sur la composition et les propri\u00e9t\u00e9s toxiques de quelques esp\u00e8ces du genre Lolium&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie6, t.2, p.435<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec J. Camboulives<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1854<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Notice sur les eaux min\u00e9rales de Carmaux (Tarn), et analyse de ces eaux, 12p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec Gaspard Adolphe Chatin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1860<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Composition chimique des fruits d\u2019arbousier&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie5, t.4, p.525<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1863<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Composition chimique des fruits d\u2019arbousier&nbsp;\u00bb,<em> Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.57, p.39<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Sur les principes imm\u00e9diats et la&nbsp; mati\u00e8re colorante des v\u00e9g\u00e9taux&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 de botanique, <\/em>t.10, p.316<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Sur les mati\u00e8res colorantes des feuilles&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.57, p.39,<em> m\u00e9moires de la soci\u00e9t\u00e9 de&nbsp; biologie, <\/em>t.5, p.73<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1864<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Composition chimique des feuilles d\u2019automne&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie6, t.2, p.425<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec Dominique Clos<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1854<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Rapport sur des exp\u00e9riences test\u00e9es au jardin des plantes de Toulouse sur la maladie de la vigne&nbsp;\u00bb, <em>Journal d\u2019agriculture pratique et d\u2019\u00e9conomie rurale pour le midi de la France, <\/em>s\u00e9rie3, t.5, p.511<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec Couseran<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1851<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Rapport sur un cas d\u2019empoisonnement par le phosphore (empoisonnement de Jean Causs\u00e9), imp. Montaubin, 6p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec Jean Couseran et Jean Magn\u00e8s<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1848<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse de fragments d\u2019une cloche de l\u2019\u00e9glise Saint-Pierre \u00e0 Moissac&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie3, t.4, p.35<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec Henri Filhol<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1869<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Ost\u00e9ologie compar\u00e9e du lion, du tigre et du <em>Felis spelea<\/em>&nbsp;\u00bb, <em>Mat\u00e9riaux pour l\u2019histoire primitive et naturelle de l\u2019Homme<\/em>, t.5, p.167<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1870<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Description des ossements de <em>Felis spelea<\/em> d\u00e9couverts dans la caverne de Lherm (Ari\u00e8ge)&nbsp;\u00bb,&nbsp; <em>Annales de la Soci\u00e9t\u00e9 de sciences naturelles,&nbsp; <\/em>t.14, art.4<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1871<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Description des ossements de <em>Felis spelea<\/em> d\u00e9couverts dans la caverne de Lherm (Ari\u00e8ge)&nbsp;\u00bb,&nbsp; Paris, Masson, 120p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec Henri Filhol, Ernest Jeanbernat et Edouard Timbal-Lagrave<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1875<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Exploration scientifique du massif d\u2019Arbas (Haute-Garonne)&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse,&nbsp; <\/em>t.2, p.367, Toulouse, Douladoure, 114p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec le Docteur Fontan<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>187&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Notice sur les eaux min\u00e9rales et sur l\u2019\u00e9tablissement thermal de Ganties (Haute-Garonne) suivie de l\u2019analyse chimique de la source de Ganties et du rapport du Docteur Fontan, Toulouse, Hebrail, 8p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec Jules Fran\u00e7ois et Edmond Chambert<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1851<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Thermes de Bagn\u00e8res de Luchon, d\u00e9partement de la Haute-Garonne&nbsp;: note explicative des nouveaux appareils, des salles livr\u00e9s au service pour la saison 1851&nbsp;\u00bb, Toulouse, Bonnal et Gibrac, 23p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec Aristide Fr\u00e9bault<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1879<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Richesse en tanins d\u2019un certains nombre de plantes&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de l\u2019Union scientifique des pharmaciens de France, <\/em>3<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, p.19<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec Gustave Fr\u00e9jacques<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1861<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Eaux min\u00e9rales de Campagne (Aude)&nbsp;: analyse chimique, note m\u00e9dicale, Limoux, J. Boute<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1882<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Eaux min\u00e9rales de Campagne (Aude)&nbsp;: analyse chimique, note m\u00e9dicale, Perpignan, imp. Tall\u00e8s, 31p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1889<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Eaux min\u00e9rales de Campagne (Aude)&nbsp;: analyse chimique, note m\u00e9dicale, Narbonne, imp. Caillard, 30p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec Gustave Fr\u00e9jacques et Jules Fran\u00e7ois<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1861<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Eaux min\u00e9rales de Campagne (Aude)&nbsp;: analyse chimique, note m\u00e9dicale, Limoux, Boute, 28p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec Ernest Jeanbernat<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1865<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse chimique de l\u2019eau min\u00e9rale du rocher de Foix (Ari\u00e8ge)&nbsp;\u00bb, Vincennes, imp.Vve P. Juin, 4p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec Nicolas Joly<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1851<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Faits pour servir \u00e0 l\u2019\u00e9tude chimique du lait&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie4, t.1, p.374<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1852<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse du lait d\u2019un monstre pygom\u00e8le form\u00e9 d\u2019une vache et d\u2019un taureau parasites&nbsp;\u00bb, <em>Annales de chimie et de physique, <\/em>s\u00e9rie3, t.36, p.355, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie3, t.21, p.343, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.34, p.640<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Etudes chimiques et physiologiques sur la graisse et les concr\u00e9tions trouv\u00e9es dans le corps d\u2019un \u00e9l\u00e9phant mort r\u00e9cemment \u00e0 Toulouse&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.35, p.393, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, s\u00e9rie4, <\/em>t.2, p.317<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Description d\u2019un monstre pygom\u00e8le de l\u2019esp\u00e8ce bovine, suivie de l\u2019analyse chimique du lait fourni par chacun des deux individus composants&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.34, p.640, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie4, t.2, p.121<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1853<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Exemples remarquables de s\u00e9cr\u00e9tion laiteuse. Analyse du lait dans deux cas anormaux&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.36, p.571<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analogies qui existent entre le lait, l\u2019\u0153uf et la graine&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie4, t.3, p.280<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1856<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Recherches sur le lait&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moire de l\u2019Acad\u00e9mie royale de m\u00e9decine de Belgique, <\/em>m\u00e9moires savants \u00e9trangers, t.3, Bruxelles, J.B. de Mortier, 179p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1858<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse du lait de brebis appartenant \u00e0 diff\u00e9rentes races&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.47, p.1013<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec L\u00e9on Joulin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1880<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Recherches sur les polysulfures alcalins&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie8, t.2, p.181<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec J-A Lacassin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1862<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Quantit\u00e9 d\u2019arsenic contenu dans les acides du commerce&nbsp;\u00bb, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie3, t.42, p.402<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec J-A Lacassin et Tibulle Desbarreaux-Bernard<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1864<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Les eaux potables dans le d\u00e9partement de la Haute-Garonne&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie6, t.2, p.113<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec Alexandre Leymerie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1859<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur a\u00e9rolithe de Montrejeau&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.48, p.193 et 348, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie5, t.2, p.443<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec Jean Melli\u00e8s<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1864<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la composition chimique de l\u2019a\u00e9rolithe du 14 mai 1864&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie6, t.2, p.379<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1868<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Action que l\u2019iode exerce sur divers sulfures&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.67, p.1199<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1869<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00abRecherches sur l\u2019action que l\u2019iode exerce sur les sulfures insolubles&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie7, t.1, p.238, <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle de Toulouse<\/em>, t.3, p.144<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1871&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00abAction de l\u2019iode sur les sulfures insolubles&nbsp;\u00bb, <em>Annales de chimie et de physique, <\/em>s\u00e9rie4, t.22, p.58<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1872<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur les essais sulfhydrom\u00e9triques faits \u00e0 Ax en 1871&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences naturelles de Toulouse, <\/em>t.6, p.68<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1873<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Sulfuration des eaux de Carcani\u00e8res (Ari\u00e8ge), <em>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse, <\/em>t.1, p.15<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec Pinaud<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1848<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse chimique de l\u2019eau min\u00e9rale d\u2019Aulus, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie3, t.4, p.73<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec Oscar R\u00e9veil<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1861<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse chimiques des sources sulfureuses thermales de Cauterets&nbsp;(appartenant \u00e0 la vall\u00e9e)\u00bb, Tarbes, Telmon, 30p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec Saint-Plancat<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1878<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note sur la composition chimique des vinaigres blancs vendus dans le d\u00e9partement de la Haute-Garonne&nbsp;\u00bb, <em>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse, <\/em>t.4, p.298<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec Jean-Baptiste Senderens<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1881<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Action du soufre sur diverse solutions m\u00e9talliques&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.93, p.152<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Note relative \u00e0 une nouvelle s\u00e9rie de phosphates et d\u2019ars\u00e9niates&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.93, p.388<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1882<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Sur quelques phosphates neutres au tournesol&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.94, p.649<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Sur quelques ars\u00e9niates neutres au tournesol&nbsp;\u00bb,<em> Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.94, p.343, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie5, t.6, p.257<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1883<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Action du soufre sur les oxydes&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.96, p.839, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie5, t.7, p.480<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Action du soufre sur les phosphates alcalins&nbsp;\u00bb, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences,<\/em> t.96, p.1051, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>s\u00e9rie5, t.8, p.16<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Analyse des nouvelles sources min\u00e9rales de Bagn\u00e8res-de-Bigorre&nbsp;\u00bb, Bagn\u00e8res-de-Bigorre, imp. P\u00e9r\u00e9, &nbsp;19p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec le Docteur Sentein<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1849<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Bains d\u2019Audinac (Ari\u00e8ge) pr\u00e8s de Saint-Girons&nbsp;: notice sur le nouvel \u00e9tablissement thermal suivie&nbsp; de l\u2019analyse de ses eaux et d\u2019une dissertation sur ses propri\u00e9t\u00e9s&nbsp;\u00bb, Toulouse, Bonnal et Gibrac, 24p. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1869<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Bains d\u2019Audinac (Ari\u00e8ge) pr\u00e8s de Saint-Girons&nbsp;: notice sur le nouvel \u00e9tablissement thermal suivie&nbsp; de l\u2019analyse de ses eaux et d\u2019une dissertation sur ses propri\u00e9t\u00e9s&nbsp;\u00bb, Toulouse, imp.Treille et Cie, 24p. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec&nbsp; Edouard Timbal-Lagrave<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1859<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;herborisation dans les bois de Lacroix-Falgarde&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie5, t.3, p.480<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1860<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Sur la valeur alimentaire compar\u00e9e de diverses esp\u00e8ces ou vari\u00e9t\u00e9s de courges&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie5, t.4, p.530<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1862<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;M\u00e9moire sur les c\u00e9pages cultiv\u00e9s dans le d\u00e9partement de la Haute-Garonne&nbsp;\u00bb, <em>Journal d\u2019agriculture pratique et d\u2019\u00e9conomie rurale pour le midi de la France,&nbsp;????<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Etudes sur quelques c\u00e9pages cultiv\u00e9s dans les d\u00e9partements de la Haute-Garonne et du Tarn-et-Garonne, Toulouse, Douladoure, 13p.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1863<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Recherches sur les c\u00e9pages cultiv\u00e9s dans les d\u00e9partements de la Haute-Garonne, du Lot, du Tarn et Garonne, de l\u2019Aude, de l\u2019H\u00e9rault et des Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales&nbsp;\u00bb, <em>Annales de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne, <\/em>10<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, p.95<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Excursion scientifique \u00e0 Bagn\u00e8res-de Luchon faite \u00e0 la suite de la 7\u00e8me session du congr\u00e8s pharmaceutique&nbsp;\u00bb, Toulouse, Feilles<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Etude sur les c\u00e9pages cultiv\u00e9s dans le d\u00e9partement de la Haute-Garonne et dans quelques autres d\u00e9partements du midi de la France&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>s\u00e9rie6, t.1, p.603<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3><span class=\"has-inline-color has-light-brown-color\">Index des noms propres<\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Adelon Nicolas (1782-1862)<\/p>\n\n\n\n<p>Amieux Maurice Etienne (1807-1865)<\/p>\n\n\n\n<p>Amilhau Jules (1825-1867)<\/p>\n\n\n\n<p>Arnoux Joseph (1791-<\/p>\n\n\n\n<p>Astre Gaston (1896-1975)<\/p>\n\n\n\n<p>Baillaud Edouard (1848-1934)<\/p>\n\n\n\n<p>Baillet Casimir (1820-1900)<\/p>\n\n\n\n<p>Bailleul C\u00e9lestin (1820-1900)<\/p>\n\n\n\n<p>Balard Antoine-J\u00e9r\u00f4me(1802-1876)<\/p>\n\n\n\n<p>Baudrimont Ernest (1821-1885)<\/p>\n\n\n\n<p>Batut Arthur (1846-1918)<\/p>\n\n\n\n<p>Beaujon Nicolas (1716-1786)<\/p>\n\n\n\n<p>B\u00e9camp Antoine (1816-1908)<\/p>\n\n\n\n<p>Belleville<\/p>\n\n\n\n<p>Bellucci Giuseppe (1844-1921)<\/p>\n\n\n\n<p>Berger de Xivrey Jules (1801-1863)<\/p>\n\n\n\n<p>Bernard Claude (1813-1878)<\/p>\n\n\n\n<p>Bernadet Louise Marie Ameline (1819&nbsp;? 1856)<\/p>\n\n\n\n<p>Bessi\u00e8res VOIR ACADEMIE<\/p>\n\n\n\n<p>Bidart<\/p>\n\n\n\n<p>Blancard Hippolyte (1843-1924)<\/p>\n\n\n\n<p>Blanquels&nbsp; Prosper<\/p>\n\n\n\n<p>Blondlot Nicolas (1808-1877)<\/p>\n\n\n\n<p>Boisgiraud Jean-Pierre (1793-1879)<\/p>\n\n\n\n<p>Bonamy Eug\u00e8ne Charles (1808-1861)<\/p>\n\n\n\n<p>Bonhenry Victor (1837-1913)<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Bonjean Joseph (1810-1896)<\/p>\n\n\n\n<p>Bonnemaison Julien (1824-1889)<\/p>\n\n\n\n<p>Bouchard Charles (1837-1915)<\/p>\n\n\n\n<p>Boucher de Perthes Jacques (1788-1868)<\/p>\n\n\n\n<p>Brassine Emile (1805-1884)<\/p>\n\n\n\n<p>Brongniart Adolphe (1801-1876)<\/p>\n\n\n\n<p>Brouardel Paul (1837-1906)<\/p>\n\n\n\n<p>Bussy Alexandre Brutus (1794-1882)<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Calloud Charles (1821-1874)<\/p>\n\n\n\n<p>Capmas Charles (1818-1898)<\/p>\n\n\n\n<p>Cardeihac<\/p>\n\n\n\n<p>Cartailhac Emile (1845-1921)<\/p>\n\n\n\n<p>Caubet Cyrille (1844-<\/p>\n\n\n\n<p>Castelbou L\u00e9once (1822-1887)<\/p>\n\n\n\n<p>Caze Edmond (1839-1907)<\/p>\n\n\n\n<p>Caventou Joseph Bienaim\u00e9 (1795-1877)<\/p>\n\n\n\n<p>Chambert Edmond (1811-1881)<\/p>\n\n\n\n<p>Chappuis Thomas (1822-1897)<\/p>\n\n\n\n<p>Chatin Gaspard Adolphe (1813-1901)<\/p>\n\n\n\n<p>Chevreul Michel-Eug\u00e8ne (1786-1889)<\/p>\n\n\n\n<p>Christy Henry (1810-1865)<\/p>\n\n\n\n<p>Cloquet Jules (1790-1883)<\/p>\n\n\n\n<p>Clos Dominique (1821-1908)<\/p>\n\n\n\n<p>Clostermans<\/p>\n\n\n\n<p>Collardeau Charles (1769-1869)<\/p>\n\n\n\n<p>Combes Hippolyte (1809-1873)<\/p>\n\n\n\n<p>Cordurier<\/p>\n\n\n\n<p>Couseran Jean (1797-1883)<\/p>\n\n\n\n<p>Daguin Pierre-Adolphe (1814-1884)<\/p>\n\n\n\n<p>Dassier Augustin (1805-1858)<\/p>\n\n\n\n<p>Dauget<\/p>\n\n\n\n<p>David Armand (1826-1900)<\/p>\n\n\n\n<p>Delaye Jean-Baptiste (1789-1878)<\/p>\n\n\n\n<p>Deleute<\/p>\n\n\n\n<p>Desbarreaux-Bernard Tibulle (1798-1880)<\/p>\n\n\n\n<p>Despeyroux Th\u00e9odore (1815-1883)<\/p>\n\n\n\n<p>Dieulafoy Pierre (1800-1868)<\/p>\n\n\n\n<p>Dorvault Fran\u00e7ois (1815-1879)<\/p>\n\n\n\n<p>Doum\u00e8ne<\/p>\n\n\n\n<p>Dreyss Charles (1821-1905)<\/p>\n\n\n\n<p>Dubor Georges de (1848-1931)<\/p>\n\n\n\n<p>Ducasse Jean-Marie Augustin (1786-1859)<\/p>\n\n\n\n<p>Duclos Pierre-Louis (1783-1853)<\/p>\n\n\n\n<p>Dufour L\u00e9on (1780-1865)<\/p>\n\n\n\n<p>Dumas Jean-Baptiste (1800-1884)<\/p>\n\n\n\n<p>Dupasquier Alphonse (1793-1848)<\/p>\n\n\n\n<p>Duplan Joseph (1791-1873)<\/p>\n\n\n\n<p>Duportat Armand (1814-1887)<\/p>\n\n\n\n<p>Duruy Victor (1811-1894)<\/p>\n\n\n\n<p>Ebelot Henri (1831-1902)<\/p>\n\n\n\n<p>Est\u00e9venet Laurent (1810-1867)<\/p>\n\n\n\n<p>Falconer Hugh (1808-1865)<\/p>\n\n\n\n<p>Falcony<\/p>\n\n\n\n<p>Favre Pierre-Antoine (1813-1880)<\/p>\n\n\n\n<p>Fermond Charles (1810-1875&nbsp;?)<\/p>\n\n\n\n<p>Filhol Antoine Pierre Henri (1843-1902)<\/p>\n\n\n\n<p>Ferry Jules (1832-1893)<\/p>\n\n\n\n<p>Flandrin Paul (1811-1902)<\/p>\n\n\n\n<p>Fouqu\u00e9 Ferdinand (1828-1904)<\/p>\n\n\n\n<p>Fourcade<\/p>\n\n\n\n<p>Fran\u00e7ois Jules (1808-1890)<\/p>\n\n\n\n<p>Fr\u00e9bault Aristide (1842-1929)<\/p>\n\n\n\n<p>Garrigou F\u00e9lix (1835-1920)<\/p>\n\n\n\n<p>Gascheau Gabriel (1798-1883)<\/p>\n\n\n\n<p>Gatien-Arnoult Adolphe (1800-1886)<\/p>\n\n\n\n<p>Gaussail Joseph Marie Adrien (1807-1876)<\/p>\n\n\n\n<p>Girardin Jean (1803-1884)<\/p>\n\n\n\n<p>Giscaro<\/p>\n\n\n\n<p>Goblet Ren\u00e9 (1828-1905)<\/p>\n\n\n\n<p>Godron Dominique Alexandre (1807-1880)<\/p>\n\n\n\n<p>Gommard<\/p>\n\n\n\n<p>Guiart Louis Dominique (1763-1848)<\/p>\n\n\n\n<p>Guibal Jules<\/p>\n\n\n\n<p>Guibourg (1790-1867)<\/p>\n\n\n\n<p>Guilbert Auguste (1782-1855)<\/p>\n\n\n\n<p>Guitard isidore (1821-1878)<\/p>\n\n\n\n<p>Hamel Emilien (1809-1889)<\/p>\n\n\n\n<p>Haas<\/p>\n\n\n\n<p>H\u00e9rouard Amand<\/p>\n\n\n\n<p>Homolle Eug\u00e8ne (1808-1883)<\/p>\n\n\n\n<p>Jaquelain<\/p>\n\n\n\n<p>Jeanbernat Ernest (1835-1883)<\/p>\n\n\n\n<p>Joly Nicolas (1812-1885)<\/p>\n\n\n\n<p>Jougla Joseph (1846-1886)<\/p>\n\n\n\n<p>Joulin L\u00e9on (1838-1928)<\/p>\n\n\n\n<p>Lab\u00e9da Aristide (1838-1907)<\/p>\n\n\n\n<p>Lacassin J.-A.<\/p>\n\n\n\n<p>Lacointa F\u00e9lix (<\/p>\n\n\n\n<p>Laferri\u00e8re Louis (1798-1861)<\/p>\n\n\n\n<p>Lafont-Gouzy Gabriel Gr\u00e9goire (1777- 18&nbsp;??)<\/p>\n\n\n\n<p>Lajous<\/p>\n\n\n\n<p>Lallemant<\/p>\n\n\n\n<p>Lamothe Martial (1820-1883) A VERIFIER<\/p>\n\n\n\n<p>Lannelongue Odilon (1840-1911)<\/p>\n\n\n\n<p>Lannes Jean Joseph (1825-1895) A VERIFIER<\/p>\n\n\n\n<p>Larrey Auguste (1790-1871) A VERIFIER<\/p>\n\n\n\n<p>Lartet Edouard (1801-1871)<\/p>\n\n\n\n<p>Lartet Louis (1840-1899)<\/p>\n\n\n\n<p>Lasserre Auguste-Marie (1788-1852)<\/p>\n\n\n\n<p>Le Canu Louis (1800-1871)<\/p>\n\n\n\n<p>Lefranc de Pompignan Jean-Jacques (1701-1784)<\/p>\n\n\n\n<p>Leudet Lucien (1831-1922) A VERIFIER<\/p>\n\n\n\n<p>Leven<\/p>\n\n\n\n<p>Leymerie Alexandre (1801-1878)<\/p>\n\n\n\n<p>Lhermitte<\/p>\n\n\n\n<p>Lidange<\/p>\n\n\n\n<p>Limousin Stanislas (1831-1887)<\/p>\n\n\n\n<p>Louis Philippe 1<sup>er<\/sup> (1773-1850)<\/p>\n\n\n\n<p>Louis XV (1710-1774)<\/p>\n\n\n\n<p>Louis XVIII (1755-1824)<\/p>\n\n\n\n<p>Marchand<\/p>\n\n\n\n<p>Magnes Jean Polycarpe<\/p>\n\n\n\n<p>Magn\u00e8s-Lahens Jean-Pierre<\/p>\n\n\n\n<p>Magn\u00e8s-Lahens Charles<\/p>\n\n\n\n<p>Manzini J.<\/p>\n\n\n\n<p>Marchant G\u00e9rard (1813-1881)<\/p>\n\n\n\n<p>Marsh James (1794-1846)<\/p>\n\n\n\n<p>Martin-Solon Fernand (1795-1856)<\/p>\n\n\n\n<p>Meill\u00e8s Jean (1824-<\/p>\n\n\n\n<p>Molinier Jean-Baptiste (1827-1904)<\/p>\n\n\n\n<p>Molins Henri (1813-1898)<\/p>\n\n\n\n<p>Moquin-Tandon Horace (1804-1863)<\/p>\n\n\n\n<p>Musset<\/p>\n\n\n\n<p>Napol\u00e9on 1<sup>er<\/sup> (1769-1821)<\/p>\n\n\n\n<p>Naudin Pierre (1783-1865)<\/p>\n\n\n\n<p>Nogu\u00e8s Paul Adolphe (18&nbsp;??-19&nbsp;??) A VERIFIER<\/p>\n\n\n\n<p>Noulet Jean-Baptiste (1802-1890)<\/p>\n\n\n\n<p>Nouzeilles Auguste (1798-1881)<\/p>\n\n\n\n<p>Orfila Mathieu (1787-1853)<\/p>\n\n\n\n<p>Pailh\u00e8s Jean-Baptiste (1769-1845)<\/p>\n\n\n\n<p>Planet Edmond de (&nbsp;&nbsp;&nbsp; -1891)<\/p>\n\n\n\n<p>Palasson Pierre Bernard (1745-1830)<\/p>\n\n\n\n<p>P\u00e9got Marc (18&nbsp;??-1882)<\/p>\n\n\n\n<p>Pelletier J. (1788-1842)<\/p>\n\n\n\n<p>Perroud Claude (1839-1919)<\/p>\n\n\n\n<p>Petit<\/p>\n\n\n\n<p>Picot de Lapeyrousse isidore (1744-1818)<\/p>\n\n\n\n<p>Pinaud<\/p>\n\n\n\n<p>Portal &nbsp; Antoine (1742-1832)<\/p>\n\n\n\n<p>Pouchet Georges (1833-1894)<\/p>\n\n\n\n<p>Pouech<\/p>\n\n\n\n<p>Poumar\u00e8de Jean-Andr\u00e9 (1815-1869)<\/p>\n\n\n\n<p>Puig Michel (18&nbsp;??-19&nbsp;??) A VERIFIER<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u00e9venne Th\u00e9odore Auguste (1806-1855)<\/p>\n\n\n\n<p>Raffanel<\/p>\n\n\n\n<p>Ramel Antoine Alexis (1805-1869)<\/p>\n\n\n\n<p>Rayer Pierre Fran\u00e7ois (1793-1867)<\/p>\n\n\n\n<p>Reinsh Hugo<\/p>\n\n\n\n<p>Renaudin<\/p>\n\n\n\n<p>Ressayre Jean-Jacques (1809-1879) A VERIFIER<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9veil Pierre (1821-1865)<\/p>\n\n\n\n<p>Ripoll Jean-Marie (1822-1891)<\/p>\n\n\n\n<p>Robiquet Pierre-Jean (1770-1840)<\/p>\n\n\n\n<p>Rocher Joseph (1794-1864)<\/p>\n\n\n\n<p>Rolland Eug\u00e8ne (1846-1909) A VERIFIER<\/p>\n\n\n\n<p>Roustan Roch (1801-1870)<\/p>\n\n\n\n<p>Sabatier Paul (1854-1941)<\/p>\n\n\n\n<p>Saint-Guilhem P.-D. (1802-1869)<\/p>\n\n\n\n<p>Salles E.<\/p>\n\n\n\n<p>Sans Fran\u00e7ois (1795-<\/p>\n\n\n\n<p>Senderens Jean-Baptiste (1856-1937)<\/p>\n\n\n\n<p>Sipi\u00e8re Cl\u00e9ment (1866 A VERIFIER<\/p>\n\n\n\n<p>Soubeiran Eug\u00e8ne(1797-1858)<\/p>\n\n\n\n<p>Soubeiran Jean-L\u00e9on (1827-1892)<\/p>\n\n\n\n<p>Souville Jean Dominique (1814-1885)<\/p>\n\n\n\n<p>Tachard<\/p>\n\n\n\n<p>Th\u00e9nard Louis (1777-1857)<\/p>\n\n\n\n<p>Th\u00e9ron de Montaug\u00e9 Louis (1830-1875)<\/p>\n\n\n\n<p>Thierry<\/p>\n\n\n\n<p>Timbal-Lagrave Edmond (1819-1888)<\/p>\n\n\n\n<p>Trutat&nbsp; Eug\u00e8ne 1840-1910)<\/p>\n\n\n\n<p>V\u00e9e Am\u00e9d\u00e9e Alexandre (1834-1897)<\/p>\n\n\n\n<p>Velpeau Armand Louis (1795-1867)<\/p>\n\n\n\n<p>V\u00e9ron Antoine<\/p>\n\n\n\n<p>Viard<\/p>\n\n\n\n<p>Viguerie Charles (1779-1855) A voir<\/p>\n\n\n\n<p>Viguerie Charles (1810-1867)<\/p>\n\n\n\n<p>Viguier Alexandre Louis (1790-1867) A VERIFIER<\/p>\n\n\n\n<p>Vitry Urbain (1802-1863)<\/p>\n\n\n\n<p>Waddington William (1826-1894)<\/p>\n\n\n\n<p>Wurtz Charles (1817-1884)<\/p>\n\n\n\n<p>Zantedeschi Francesco (1797-1873) <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<strong><br><\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2><span class=\"has-inline-color has-light-brown-color\">Les sources (en rouge)<\/span><\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/Carte-1024x725.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2820\" width=\"819\" height=\"579\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/Carte-1024x725.jpg 1024w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/Carte-300x212.jpg 300w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/Carte-768x544.jpg 768w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/Carte-1536x1087.jpg 1536w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/Carte.jpg 1599w\" sizes=\"(max-width: 819px) 100vw, 819px\" \/><figcaption><span class=\"has-inline-color has-red-color\">Titre.<\/span> <br>Carte r\u00e9alis\u00e9e par Caherine Marchal, 2024. <span class=\"has-inline-color has-red-color\">Ec<\/span><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong><em>L\u00e9gende<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>les sources (en rouge)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>num\u00e9ro<\/td><td>Nom<\/td><td>Pr\u00e8s de \u2026.<\/td><\/tr><tr><td>1<\/td><td>Siradan<\/td><td>Au sud de Saint-Gaudens<\/td><\/tr><tr><td>2<\/td><td>Ussat<\/td><td>Tarascon sur Ari\u00e8ge<\/td><\/tr><tr><td>3<\/td><td>Bagn\u00e8res de Bigorre<\/td><td>Lourdes<\/td><\/tr><tr><td>4<\/td><td>Bagn\u00e8res de Luchon<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>5<\/td><td>Cauterets<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>6<\/td><td>Saint-Christau de Lurbe<\/td><td>Au nord d\u2019Oloron Sainte-Marie<\/td><\/tr><tr><td>7<\/td><td>Carmaux<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>8<\/td><td>Bonnes<\/td><td>Sur le gave d\u2019Oloron<\/td><\/tr><tr><td>9<\/td><td>Campagne<\/td><td>Au nord de Quillan<\/td><\/tr><tr><td>10<\/td><td>Mont\u00e9gut-S\u00e9cla<\/td><td>Muret<\/td><\/tr><tr><td>11<\/td><td>Cal\u00e8s<\/td><td>Gourdon (Lot)<\/td><\/tr><tr><td>12<\/td><td>Argut<\/td><td>Saint-B\u00e9at<\/td><\/tr><tr><td>13<\/td><td>Ax<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>14<\/td><td>Canaveilles<\/td><td>Entre Prades et Mont-Louis<\/td><\/tr><tr><td>15<\/td><td>Notre-Dame de Villefranche de Rouerge<\/td><td>Aveyron<\/td><\/tr><tr><td>16<\/td><td>Lacave<\/td><td>A l\u2019ouest de Saint-Girons<\/td><\/tr><tr><td>17<\/td><td>Dax<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Labarthe de Rivi\u00e8re<\/td><td>Sud-Ouest de Saint-Gaudens<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Audinac<\/td><td>Nord-est de Saint-Girons<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Aulus<\/td><td>Ari\u00e8ge<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Labass\u00e8re<\/td><td>Bagn\u00e8res de Bigorre<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Castille<\/td><td>Muret<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Sourouilles<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Vemel<\/td><td>Pyr\u00e9n\u00e9es orientales<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Cusset<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Grottes et caverses (en jaune)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>num\u00e9ro<\/td><td>lieu<\/td><td>Pr\u00e8s de \u2026.<\/td><\/tr><tr><td>1<\/td><td>Gazel<\/td><td>Nord-est de Carcassonne (commune de Sall\u00e8les-Cabard\u00e8s)<\/td><\/tr><tr><td>2<\/td><td>Roquelaure<\/td><td>Nord de Auch<\/td><\/tr><tr><td>3<\/td><td>Arbas<\/td><td>Au sud de Saint-Gaudens<\/td><\/tr><tr><td>4<\/td><td>Lombrives<\/td><td>Au sud de Tarascon sur Ari\u00e8ge (Ussat-les-Bains)<\/td><\/tr><tr><td>5<\/td><td>Saleich<\/td><td>A l\u2019ouest de Saint-Gaudens<\/td><\/tr><tr><td>6<\/td><td>L\u2019herm<\/td><td>A l\u2019ouest de Foix<\/td><\/tr><tr><td>7<\/td><td>Mas d\u2019Azil<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>VIGNOBLES<\/p>\n\n\n\n<p>Grisolles et Portet (en bleu)<\/p>\n\n\n\n<p>Montr\u00e9jeau au sud-ouest de Saint-Gaudens<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<h2><span class=\"has-inline-color has-light-orange-color\">NOTES <\/span><\/h2>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Archives municipales, Acte de naissance, 1814, p.229<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> Archives municipales, Acte de d\u00e9c\u00e8s, 1883, p.257, n\u00b02036<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> P. Wolff dir., <em>Les toulousains dans l\u2019histoire<\/em>, Toulouse, Privat, 1984, p.318<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a> Archives municipales, Acte de d\u00e9c\u00e8s, 1817, p.17<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a> A. Goris, <em>Centenaire de l\u2019internat en pharmacie, Paris<\/em>, imp.de la Cour d\u2019Appel, 1920, 891p., annuaireCXV<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a> Professeur Grimbert, <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire de la pharmacie<\/em>, Paris, vol.8, n\u00b026, 1920, p.195-199<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\">[7]<\/a> G. Dillemann, <em>Revue d\u2019histoire de la pharmacie, <\/em>les prix de l\u2019\u00e9cole de pharmacie de Paris (1804-1841), Paris, 73<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0265, 1985, p.180<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref8\">[8]<\/a> A. Goris, <em>Centenaire de l\u2019internat en pharmacie<\/em>, Paris, imp.de la Cour d\u2019Appel, 1920, p.121<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref9\">[9]<\/a> Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref10\">[10]<\/a> Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref11\">[11]<\/a> C. Fournel, <em>L\u2019h\u00f4pital Beaujon<\/em>, Paris, Dentu, 1884, p.53<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref12\">[12]<\/a> <em>Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9mulation pour les sciences pharmaceutiques<\/em>, Paris, Lacour et Cie, 1848, tome 1, 250p.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref13\">[13]<\/a> <em>Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9mulation pour les sciences pharmaceutiques<\/em>, Paris, Pillet fils ain\u00e9, 1858, tome 2, 319p.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref14\">[14]<\/a> Guitard, <em>Deux si\u00e8cles de presse au service de la pharmacie et 50 ans de l\u2019Union pharmaceutique, <\/em>Paris, 1913, 2<sup>\u00e8me<\/sup> \u00e9dition, p.112<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref15\">[15]<\/a> <em>Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9mulation pour les sciences pharmaceutiques<\/em>, Paris, Pillet fils ain\u00e9, 1860, tome 3, p.LXVI<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref16\">[16]<\/a> E. Filhol, <em>Des ph\u00e9nom\u00e8nes qui se manifestent lors de l\u2019action de l\u2019acide chlorhydrique sur les iodates alcalins, du chlore sur les iodures et des bases alcalines sur le chlorure d\u2019iode, <\/em>Th\u00e8se de pharmacie, Paris, Fain et Thunot, 1839, 44p.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref17\">[17]<\/a> Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref18\">[18]<\/a> Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref19\">[19]<\/a> Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref20\">[20]<\/a> Archives municipales, acte de mariage, 1842, n\u00b0 378<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref21\">[21]<\/a> Archives municipales, acte de d\u00e9c\u00e8s, 1859, n\u00b0 2506<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref22\">[22]<\/a> Archives municipales, Acte de naissance, 1843, p.122, n\u00b0 901<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref23\">[23]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine, <\/em>Paris, 1902, n\u00b0 47, p.516<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref24\">[24]<\/a> Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref25\">[25]<\/a> Maire Albert, <em>Catalogue des th\u00e8ses de sciences souteneues en France de 1810 \u00e0 1890<\/em>, Ed. Welter, Paris, 1892, p. 23 (premi\u00e8re th\u00e8se) et 26 (deuxi\u00e8me th\u00e8se).  Premi\u00e8re th\u00e8se <em>Faits pour servir \u00e0 l\u2019histoire chimique de la r\u00e9sine de copalet consid\u00e9rations g\u00e9n\u00e9rales sur la nature des r\u00e9sines<\/em>, facult\u00e9 des sciences de Paris, 1841, 48 p. Deuxi\u00e8me th\u00e8se\u00a0: <em>\u00c9tudes sur les changements de volume qu&rsquo;\u00e9prouvent les corps pendant la combinaison, facult\u00e9 des sciences de Paris<\/em>, 1841, 46 p.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref26\">[26]<\/a> E. Filhol, <em>Etudes sur l\u2019arsenic, <\/em>Th\u00e8se pour le Doctorat en m\u00e9decine, Paris, Rignoux, 1848, 44p.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref27\">[27]<\/a> J. Barbot, <em>Les chroniques de la facult\u00e9 de m\u00e9decine du XIII au XIX<\/em>, Dirion, Paris, 1905, p.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref28\">[28]<\/a> Conseil G\u00e9n\u00e9ral de la Haute-Garonne<em>, Rapport de Monsieur Achille Delorme<\/em>, <em>Pr\u00e9fet du d\u00e9partement, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1855, p.26<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref29\">[29]<\/a> A. Dassier, <em>Proc\u00e8s verbal de la rentr\u00e9e solennelle des facult\u00e9s et \u00e9cole de m\u00e9decine, <\/em>Toulouse, Chauvin, 17 nov. 1856<em>, <\/em>p.60<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref30\">[30]<\/a> <em>Journal politique et litt\u00e9raire de Toulouse et de la Haute Garonne,&nbsp; <\/em>26 \u00e8me ann\u00e9e, n\u00b0160, 15 novembre 1837, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref31\">[31]<\/a> Almanach royal et national, Paris, 1843, p.498<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref32\">[32]<\/a> Archives nationales, F\/17\/13068<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref33\">[33]<\/a> Archives nationales, F\/17\/13069<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref34\">[34]<\/a> Archives nationales, F\/17\/13070<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref35\">[35]<\/a> Archives nationales, F\/17\/13070<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref36\">[36]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 41<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0251, vendredi 24 octobre 1845, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref37\">[37]<\/a> Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref38\">[38]<\/a> Ducasse, <em>Proc\u00e8s verbal de la rentr\u00e9e solennelle des facult\u00e9s et \u00e9cole de m\u00e9decine, <\/em>Toulouse, Douladoure, 15 nov. 1849<em>, <\/em>p.4<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref39\">[39]<\/a> Archives nationales, F\/17\/13070<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref40\">[40]<\/a> Docteur L. Saurel, <em>Revue th\u00e9rapeutique du midi<\/em>, Gazette m\u00e9dicale de Montpellier, Montpellier, 1856,&nbsp; t.10, s\u00e9r.2, t.7, p.116<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref41\">[41]<\/a> Docteur L. Saurel, <em>Revue th\u00e9rapeutique du midi<\/em>, Gazette m\u00e9dicale de Montpellier, Montpellier, 1856,&nbsp; t.10, s\u00e9r.2, t.7, p.144<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref42\">[42]<\/a>Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref43\">[43]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, mardi 22 novembre 1859, 54 \u00e8me ann\u00e9e, n\u00b0323, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref44\">[44]<\/a>Docteur L. Saurel, <em>Revue th\u00e9rapeutique du midi<\/em>, Gazette m\u00e9dicale de Montpellier, Montpellier, 1856,&nbsp; t.10, s\u00e9r.2, t.7, p.284<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref45\">[45]<\/a> E. Filhol, <em>Compte-rendu des travaux de l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1878-1879, <\/em>Toulouse, Privat, 27 nov. 1879<em>, <\/em>p.51<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref46\">[46]<\/a> E. Filhol, <em>Rapport sur les travaux de l\u2019\u00e9cole pr\u00e9paratoire de m\u00e9decine de Toulouse pendant l\u2019ann\u00e9 1863-1864, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1865,<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref47\">[47]<\/a> Almanach imp\u00e9rial, Paris, 1867, p.589<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref48\">[48]<\/a> E. Filhol, <em>Compte-rendu des travaux de l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1872-1873 , <\/em>Toulouse, Privat, 27 nov. 1873, p. 19<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref49\">[49]<\/a> Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref50\">[50]<\/a> J. Imbert, <em>Revue d\u2019histoire de la pharmacie, <\/em>Cinq si\u00e8cles de pharmacie hospitali\u00e8re en France, Paris, 1996, 84<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0312, p.111<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref51\">[51]<\/a> E. Filhol, <em>Compte-rendu des travaux de l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1871-1872, <\/em>Toulouse, Privat, 30 nov. 1872, p.75<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref52\">[52]<\/a> E. Filhol, <em>Compte-rendu des travaux de l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1876-1877 , <\/em>Toulouse, Privat, 6 d\u00e9c. 1877, p.53<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref53\">[53]<\/a> E. Filhol, <em>Compte-rendu des travaux de l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1876-1877 , <\/em>Toulouse, Privat, 6 d\u00e9c. 1877, p.56<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref54\">[54]<\/a> E. Filhol, <em>Compte-rendu des travaux de l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1876-1877, <\/em>Toulouse, Privat, 6 d\u00e9c. 1877, p.82<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref55\">[55]<\/a> A. Dassier, <em>Proc\u00e8s verbal de la rentr\u00e9e solennelle des facult\u00e9s et \u00e9cole de m\u00e9decine, <\/em>Toulouse, Chauvin, 1<sup>er<\/sup> D\u00e9c. 1855<em>, <\/em>p.58<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref56\">[56]<\/a> A. Dassier, <em>Proc\u00e8s verbal de la rentr\u00e9e solennelle des facult\u00e9s et \u00e9cole de m\u00e9decine, <\/em>Toulouse, Chauvin, 17 nov. 1856<em>, <\/em>p.63<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref57\">[57]<\/a> J. Arlet, <em>L\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine de Toulouse (1801-1891)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref58\">[58]<\/a>Conseil G\u00e9n\u00e9ral de la Haute-Garonne<em>, Rapport de Monsieur Achille Delorme<\/em>, <em>Pr\u00e9fet du d\u00e9partement, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1876, p.76<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref59\">[59]<\/a> <em>Le Petit journal, <\/em>Paris, Chassigneul, 14 f\u00e9vrier 1877, n\u00b05164, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref60\">[60]<\/a> <em>Journal &nbsp;de Toulouse<\/em>, 2d\u00e9cembre 1878<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref61\">[61]<\/a> J. Arlet, <em>L\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine de Toulouse (1801-1891)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref62\">[62]<\/a> Conseil G\u00e9n\u00e9ral de la Haute-Garonne<em>, Rapport de Monsieur Migneret<\/em>, <em>Pr\u00e9fet du d\u00e9partement, <\/em>Toulouse, Douladoure,, 1853, p.24<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref63\">[63]<\/a> Conseil G\u00e9n\u00e9ral de la Haute-Garonne<em>, Rapport de Monsieur Migneret<\/em>, <em>Pr\u00e9fet du d\u00e9partement, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1854, p.7<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref64\">[64]<\/a> Almanach imp\u00e9rial, Paris, 1854, p.504<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref65\">[65]<\/a> Almanach imp\u00e9rial, Paris, 1867, p.589<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref66\">[66]<\/a> H. Molins, <em>Rapport sur les travaux de la facult\u00e9 des sciences de Toulouse pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1858-1859 pr\u00e9sent\u00e9 le 17 novembre 1859 en s\u00e9ance solennelle de rentr\u00e9e des facult\u00e9s<\/em>, Toulouse, Chauvin, 1859, p. 6<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref67\">[67]<\/a> H. Molins, <em>Rapport sur les travaux de la facult\u00e9 des sciences de Toulouse pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1858-1859 pr\u00e9sent\u00e9 le 17 novembre 1859 en s\u00e9ance solennelle de rentr\u00e9e des facult\u00e9s<\/em>, Toulouse, Chauvin, 1859, p. 14<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref68\">[68]<\/a> H. Molins, <em>Rapport sur les travaux de la facult\u00e9 des sciences de Toulouse pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1863-1864 pr\u00e9sent\u00e9 le 26 novembre 1864 en s\u00e9ance solennelle de rentr\u00e9e des facult\u00e9s<\/em>, Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1864, p. 4<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref69\">[69]<\/a> H. Molins, <em>Rapport sur les travaux de la facult\u00e9 des sciences de Toulouse pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1865-1866 pr\u00e9sent\u00e9 le 20 novembre 1866&nbsp; en s\u00e9ance solennelle de rentr\u00e9e des facult\u00e9s<\/em>, Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1866, p.3<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref70\">[70]<\/a> H. Molins, <em>Rapport sur les travaux de la facult\u00e9 des sciences de Toulouse pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1871-1872 pr\u00e9sent\u00e9 le 6 novembre 1872 en s\u00e9ance solennelle de rentr\u00e9e des facult\u00e9s<\/em>, Toulouse, Privat, 1872, p.3<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref71\">[71]<\/a> H. Molins, <em>Rapport sur les travaux de la facult\u00e9 des sciences de Toulouse pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1875-1876 pr\u00e9sent\u00e9 le 25 novembre 1876 en s\u00e9ance solennelle de rentr\u00e9e des facult\u00e9s<\/em>, Toulouse, Privat, 1876, p.4<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref72\">[72]<\/a> Lettre archives municipales<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref73\">[73]<\/a> H. Molins, <em>Rapport sur les travaux de la facult\u00e9 des sciences de Toulouse pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1877-1878 pr\u00e9sent\u00e9 le 7 d\u00e9cembre 1878 en s\u00e9ance solennelle de rentr\u00e9e des facult\u00e9s<\/em>, Toulouse, Privat, 1878, p. 6<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref74\">[74]<\/a> <em>Revue des Pyr\u00e9n\u00e9es et de la France m\u00e9ridionale, <\/em>1910, t. 22,p.290<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref75\">[75]<\/a> <em>Gazette des h\u00f4pitaux de Toulouse, <\/em>Toulouse, imp. Vialelle et Cie, 3 novembre 1888, n\u00b044, p.452<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref76\">[76]<\/a> B. Baillaud, <em>Rapport sur les travaux de la facult\u00e9 des sciences de Toulouse pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1882-1883 pr\u00e9sent\u00e9 le&nbsp;? d\u00e9cembre 1883 en s\u00e9ance solennelle de rentr\u00e9e des facult\u00e9s<\/em>, Toulouse, Privat, 1883<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref77\">[77]<\/a> Docteur L. Saurel, <em>Revue th\u00e9rapeutique du midi journal des sciences m\u00e9dicales pratiques<\/em>, 1854, t.6, s\u00e9r.2, t.3, p.64<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref78\">[78]<\/a> Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref79\">[79]<\/a> Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref80\">[80]<\/a> Archives nationales, F\/17\/13069<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref81\">[81]<\/a> Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref82\">[82]<\/a> Archives nationales, LH\/971\/65<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref83\">[83]<\/a> Archives de l\u2019Acad\u00e9mie des Sciences, Archives&nbsp; Dumas<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref84\">[84]<\/a> Archives nationales, LH\/971\/65<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref85\">[85]<\/a> Dossier Filhol, lettre dat\u00e9e du 6 avril 1852, pas de destinataire mentionn\u00e9, Biblioth\u00e8que du Museum d\u2019histoire naturelle de Paris<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref86\">[86]<\/a> H. Molins, <em>Rapport sur les travaux de la facult\u00e9 des sciences de Toulouse pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1862-1863 pr\u00e9sent\u00e9 le&nbsp;21 novembre 1863 en s\u00e9ance solennelle de rentr\u00e9e des facult\u00e9s<\/em>, Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1863, p.3<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref87\">[87]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 51<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, 1<sup>er<\/sup> mars 1855, p.4<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref88\">[88]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 51<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, 6 mars 1855, p.4<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref89\">[89]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 51<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, 16 mars 1855, p.3<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref90\">[90]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 51<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, 23 mars 1855, p.3&nbsp;; 4 avril, p.3&nbsp;; 2 mai 1855, p.3<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref91\">[91]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 51<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, 24 mai 1855, p.3<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref92\">[92]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 51<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, 9 juin 1855, p.3<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref93\">[93]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 51<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, 15 juin 1855, p.3<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref94\">[94]<\/a> Archives nationales, F\/17\/13071<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref95\">[95]<\/a> <em>Journal de Toulouse<\/em>, Toulouse, Bonnal et Gibrac, 54<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0114, dimanche 25 avril 1858, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref96\">[96]<\/a> Baillet, Notice sur la vie et les travaux d\u2019Edouard Timbal-Lagrave, <em>M\u00e9moires de l\u2019acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse,&nbsp;Douladoure-Privat, 1889, s\u00e9r.9, t.1, p.514<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref97\">[97]<\/a> Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref98\">[98]<\/a> Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref99\">[99]<\/a> Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref100\">[100]<\/a> Archives nationales, Dossier de Fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref101\">[101]<\/a> Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref102\">[102]<\/a> Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref103\">[103]<\/a> Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref104\">[104]<\/a> Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref105\">[105]<\/a> Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref106\">[106]<\/a>&nbsp; Carmichel, <em>Centenaire de Sabatier<\/em>, 1854-1954,&nbsp; Toulouse, Privat, 1954<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref107\">[107]<\/a> H. Molins, <em>Rapport sur les travaux de la facult\u00e9 des sciences de Toulouse pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1859-1860 pr\u00e9sent\u00e9 le 21 novembre 1860 en s\u00e9ance solennelle de rentr\u00e9e des facult\u00e9s<\/em>, Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1860, p. 9<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref108\">[108]<\/a> H. Molins, <em>Rapport sur les travaux de la facult\u00e9 des sciences de Toulouse pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1863-1864 pr\u00e9sent\u00e9 le 26 novembre 1864 en s\u00e9ance solennelle de rentr\u00e9e des facult\u00e9s<\/em>, Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1864, p.5<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref109\">[109]<\/a> H. Molins, <em>Rapport sur les travaux de la facult\u00e9 des sciences de Toulouse pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1867-1868 pr\u00e9sent\u00e9 le 24 novembre 1868 en s\u00e9ance solennelle de rentr\u00e9e des facult\u00e9s<\/em>, Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1865, p. 5<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref110\">[110]<\/a>H. Molins, <em>Rapport sur les travaux de la facult\u00e9 des sciences de Toulouse pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1868-1869 pr\u00e9sent\u00e9 le&nbsp;23 novembre 1869 en s\u00e9ance solennelle de rentr\u00e9e des facult\u00e9s<\/em>, Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1869, p. 8&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref111\">[111]<\/a> H. Molins, <em>Rapport sur les travaux de la facult\u00e9 des sciences de Toulouse pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1871-1872 pr\u00e9sent\u00e9 le 6 novembre 1872 en s\u00e9ance solennelle de rentr\u00e9e des facult\u00e9s<\/em>, Toulouse, Rives et Privat, 1872, p. 4<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref112\">[112]<\/a> Timbal-Lagrave, Eloge de M. J. Melli\u00e8s, <em>M\u00e9moires de l\u2019acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse<em>,<\/em>&nbsp;Douladoure-Privat, 1889, s\u00e9r.9, t.1, p.553<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref113\">[113]<\/a><em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie royale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1847-1848, A12, T13, p.467<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref114\">[114]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie royale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1849-1850, A14, T15, p.1045<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref115\">[115]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie royale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1850-1851, A15, T16, p.970<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref116\">[116]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie nationale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1852-1853, A17, T18, p.256<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref117\">[117]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie nationale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1853-1854, A18, T19, p.184<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref118\">[118]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie imp\u00e9riale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1858-1859, A23, T24, p.858<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref119\">[119]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie imp\u00e9riale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1860-1861, A25, T26, p. 58<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref120\">[120]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie imp\u00e9riale, de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1864-1865, A29, T30, p. 969<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref121\">[121]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie imp\u00e9riale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1863-1864, A28, T29, p. 715<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref122\">[122]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Masson, 1883, A 47, s\u00e9r.2, T&nbsp;12, p.828<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref123\">[123]<\/a> <em>Journal de pharmacie et de chimie<\/em>, Paris, Masson, 1845, s\u00e9r.3, t.7, p.387<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref124\">[124]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Union scientifique des pharmaciens de France, 1877-1881, <\/em>S\u00e9ance annuelle du 6 avril 1877, Arnous de Rivi\u00e8re, Paris, 1877, p.10<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref125\">[125]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Union scientifique des pharmaciens de France, 1877-1881, <\/em>S\u00e9ance annuelle du 6 avril 1877, Arnous de Rivi\u00e8re, Paris, 1877, p.36<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref126\">[126]<\/a> A. Pontier, <em>Histoire de la pharmacie<\/em>, Paris, Doin, 1900, p.532<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref127\">[127]<\/a> <em>Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019hydrologie m\u00e9dicale de Paris, <\/em>Paris, Bailli\u00e8re, 1854-1855, t.I, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref128\">[128]<\/a> <em>Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019hydrologie m\u00e9dicale de Paris, <\/em>Paris, Bailli\u00e8re, 1863-1864, t.X, p.29<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref129\">[129]<\/a> <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 chimique de Paris<\/em>, Paris,&nbsp;Hachette, 1872, nouv. s\u00e9r., t.17, p.VI<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref130\">[130]<\/a> <em>Le Petit Journal, <\/em>Paris, Chassigneul, , 25 avril 1870, n\u00b02671, p.2<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref131\">[131]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1839-1841, s\u00e9r.&nbsp;?, t.&nbsp;?, p.vij<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref132\">[132]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1854, s\u00e9r.4, t.5, p.479<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref133\">[133]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1855, s\u00e9r.4, t.5, p.417<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref134\">[134]<\/a> Conseil g\u00e9n\u00e9ral de la Haute-Garonne<em>, Rapport de M. C. West, pr\u00e9fet du d\u00e9partement, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1856, p.97<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref135\">[135]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1857, s\u00e9r.5, t.1, p.53<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref136\">[136]<\/a> <em>Revue des soci\u00e9t\u00e9s savantes de France,<\/em> Paris, Paul Dupont, 1857, t.2, p.628<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref137\">[137]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1856, s\u00e9r.4, t.6 p.157-168<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref138\">[138]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1857, s\u00e9r.5, t.1 p.370<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref139\">[139]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1858, s\u00e9r.5, t.2, p.313<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref140\">[140]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure 1864, s\u00e9r.6, t.2, p.425<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref141\">[141]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1865, s\u00e9r.6, t.3, p.428<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref142\">[142]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure 1865, s\u00e9r.6, t.3, p.428<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref143\">[143]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1848, s\u00e9r.3, t.4, p.102<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref144\">[144]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1849, s\u00e9r.3, t.5, p.38<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref145\">[145]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1851, s\u00e9r.4, t.2, p.212<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref146\">[146]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1853, s\u00e9r.4, t.4, p.165<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref147\">[147]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1853, s\u00e9r.4, t.4, p.228<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref148\">[148]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1853, s\u00e9r.4, t.4, p.278<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref149\">[149]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1853, s\u00e9r.4, t.4, p.430<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref150\">[150]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1854, s\u00e9r.4, t.5, p.117<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref151\">[151]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1854, s\u00e9r.4, t.5, p.120<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref152\">[152]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1854, s\u00e9r.4, t.5, p.480<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref153\">[153]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1854, s\u00e9r.4, t.5, p.124<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref154\">[154]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1854, s\u00e9r.4, t.5, p.398<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref155\">[155]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1854, s\u00e9r.4, t.5, p.465<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref156\">[156]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1855, s\u00e9r.4, t.5, p.384<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref157\">[157]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1855, s\u00e9r.4, t.5, p.385<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref158\">[158]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1855, s\u00e9r.4, t.5, p.385<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref159\">[159]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1855, s\u00e9r.4, t.5, p.392<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref160\">[160]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1861, s\u00e9r.5, t.5, p.464<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref161\">[161]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1871, s\u00e9r.6, t.8, p.412<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref162\">[162]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1848, s\u00e9r.3, t.4, p.113<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref163\">[163]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1863, s\u00e9r.6, t.1, p.207<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref164\">[164]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1863, s\u00e9r.6, t.1, p.214<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref165\">[165]<\/a> E. Filhol,<em> M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1876, s\u00e9r.7, t.&nbsp;8, p.L<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref166\">[166]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1854, s\u00e9r.4, t.5, p.460<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref167\">[167]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1854, s\u00e9r.4, t.5, p.464<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref168\">[168]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1855, s\u00e9r.4, t.5, p.390<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref169\">[169]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, 51<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, 13 mai 1855, p.2<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref170\">[170]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1855, s\u00e9r.4, t.5, p.248<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref171\">[171]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1855, s\u00e9r.4, t.5, p.399<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref172\">[172]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure 1863, s\u00e9r.6, t.1, p.595<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref173\">[173]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure 1863, s\u00e9r.6, t.1, p.596<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref174\">[174]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1864, s\u00e9r.6, t.2, p. 180<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref175\">[175]<\/a> E. Filhol,<em> M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1873, s\u00e9r.7, t.&nbsp;5, p.410<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref176\">[176]<\/a> E. Filhol,<em> M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1875, s\u00e9r.7, t.&nbsp;7, p.XXXVIII<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref177\">[177]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure-Privat, 1883, s\u00e9r.8, t.5, p.37-43<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref178\">[178]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure-Privat, 1883, s\u00e9r.8, t.5, p.285<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref179\">[179]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 45<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e,&nbsp; n\u00b0131, lundi 21 mai 1849, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref180\">[180]<\/a> <em>Revue des soci\u00e9t\u00e9s savantes de France et de l\u2019\u00e9tranger<\/em>, Paris, P. Dupont, 1857, t.2, p.603<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref181\">[181]<\/a> J. Barbot, <em>Les chroniques de la facult\u00e9 de m\u00e9decine du XIII au XIX, <\/em>Toulouse, Dirion, 1905, t.2, p.152<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref182\">[182]<\/a> <em>Revue des soci\u00e9t\u00e9s savantes des d\u00e9partements, de la &nbsp;France et de l\u2019\u00e9tranger<\/em>, Paris, P. Dupont, 1857, t.4, p.695<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref183\">[183]<\/a> E. Filhol, <em>Revue m\u00e9dicale de Toulouse, <\/em>Toulouse, A. Armaing, 1867, 1<sup>\u00e8re<\/sup> ann\u00e9e, p.8<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref184\">[184]<\/a> <em>Revue m\u00e9dicale de Toulouse, <\/em>Toulouse, A. Armaing, 1867, 1<sup>\u00e8re<\/sup> ann\u00e9e, p.62<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref185\">[185]<\/a> <em>Revue m\u00e9dicale de Toulouse, <\/em>Toulouse, A. Armaing, 1870, 4<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, p.159<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref186\">[186]<\/a> [186] <em>Revue m\u00e9dicale de Toulouse, <\/em>Toulouse, louis et Douladoure, 1872, 6<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, p.160<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref187\">[187]<\/a> <em>Revue m\u00e9dicale de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1877, t.XI, p.22-30<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref188\">[188]<\/a> <em>Revue m\u00e9dicale de Toulouse, <\/em>Toulouse, Louis et Douladoure, 1874, t.VIII, p.158<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref189\">[189]<\/a> <em>Revue m\u00e9dicale de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1879, t.XIII, p.68-103<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref190\">[190]<\/a><em>Soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decine du midi appliqu\u00e9e \u00e0 l\u2019hydrologie, <\/em>Bordeaux,&nbsp; G. Gounouilhon imp., 1853, p._<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref191\">[191]<\/a> <em>Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9mulation et de pr\u00e9voyance des pharmaciens de la Haute-Garonne, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1857, p.21<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref192\">[192]<\/a> <em>Journal de pharmacie de Bordeaux<\/em>, Bordeaux, Gonnouillon, 1859, p.266<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref193\">[193]<\/a> <em>Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9mulation et de pr\u00e9voyance des pharmaciens de la Haute-Garonne, <\/em>Toulouse, Dupin, 1860, p.4-8<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref194\">[194]<\/a> <em>Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9mulation et de pr\u00e9voyance des pharmaciens de la Haute-Garonne, <\/em>Toulouse, Chauvin, 1863, p.25<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref195\">[195]<\/a> <em>Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9mulation et de pr\u00e9voyance des pharmaciens de la Haute-Garonne, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1865, p.22<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref196\">[196]<\/a> Hospices civils de Toulouse, p.31<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref197\">[197]<\/a> J. Frexinos, <em>Les h\u00f4pitaux de Toulouse, <\/em>Toulouse, Privat, 1999, p.101<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref198\">[198]<\/a> <em>Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac<em>, <\/em>1854, p.69<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref199\">[199]<\/a> <em>Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1857, p.ii<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref200\">[200]<\/a> <em>Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1857, p.ij<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref201\">[201]<\/a> <em>Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1857, p.29<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref202\">[202]<\/a> <em>Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1863, p.61<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref203\">[203]<\/a> <em>Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1884, p.25<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref204\">[204]<\/a> <em>Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1865, p.34<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref205\">[205]<\/a><em>Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1873, p.32<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref206\">[206]<\/a> <em>Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1870, p.52<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref207\">[207]<\/a> <em>Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1875, p.169<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref208\">[208]<\/a> <em>Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1876, p.131<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref209\">[209]<\/a> <em>Revue des soci\u00e9t\u00e9s savantes de France et de l\u2019\u00e9tranger, <\/em>Paris, P. Dupont, 1857, t.2, p.628<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref210\">[210]<\/a> <em>Journal d\u2019agriculture pratique et d\u2019\u00e9conomie rurale pour le midi de la France<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1850, s\u00e9r.3, t. 1, p.334<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref211\">[211]<\/a> <em>Journal d\u2019agriculture pratique et d\u2019\u00e9conomie rurale pour le midi de la France<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1851, s\u00e9r.3,&nbsp; t. 2, p.173<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref212\">[212]<\/a> <em>Journal d\u2019agriculture pratique et d\u2019\u00e9conomie rurale pour le midi de la France<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1853, s\u00e9r.3,&nbsp; t. 4, p.20<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref213\">[213]<\/a> <em>Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1854, p.511<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref214\">[214]<\/a> <em>Journal d\u2019agriculture pratique et d\u2019\u00e9conomie rurale pour le midi de la France<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1853, s\u00e9r.3,&nbsp; t. 8, p.&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref215\">[215]<\/a> Archives municipales<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref216\">[216]<\/a> Archives municipales<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref217\">[217]<\/a> A. Dassier, <em>Travaux du conseil de salubrit\u00e9 de la ville de Toulouse<\/em>, Toulouse, Chauvin, 1847, p.49-52<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref218\">[218]<\/a> A. Dassier, <em>Travaux du conseil de salubrit\u00e9 de la ville de Toulouse<\/em>, Toulouse, Chauvin, 1847, p.59<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref219\">[219]<\/a> A. Dassier, <em>Travaux du conseil de salubrit\u00e9 de la ville de Toulouse<\/em>, Toulouse, Chauvin, 1847, p.60<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref220\">[220]<\/a> A. Dassier, <em>Travaux du conseil de salubrit\u00e9 de la ville de Toulouse<\/em>, Toulouse, Chauvin, 1847, p.90<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref221\">[221]<\/a> Docteur J. Delaye, <em>Rapport g\u00e9n\u00e9ral sur les travaux du conseil central d\u2019hygi\u00e8ne publique et de salubrit\u00e9 de la Haute-Garonne du 13 juillet 1849 au 31 d\u00e9cembre 1864<\/em>, Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1865, p.17-18<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref222\">[222]<\/a> Archives d\u00e9partementales, M276<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref223\">[223]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref224\">[224]<\/a> E.Filhol, Desbarreaux-Bernard, Lacassin, <em>M\u00e9moires de l\u2019acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>les eaux potables dans le d\u00e9partement de la Haute-Garonne, Toulouse, Douladoure, 1864, s\u00e9r.6, t.2, p.113<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref225\">[225]<\/a> Association des anciens \u00e9l\u00e8ves du lyc\u00e9e de Toulouse fond\u00e9e en 1872, annuaire 1901, Toulouse, Chauvin, 1901, p.31<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref226\">[226]<\/a><em>Annuaire du club alpin fran\u00e7ais, <\/em>Paris, Hachette, 1882,p.104<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref227\">[227]<\/a> <em>Annuaire du cinquantenaire de la section des Pyr\u00e9n\u00e9es centrales du Club alpin fran\u00e7ais 1876-1926, <\/em>Toulouse, imp. Ouvri\u00e8re, 1928, p.XI<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref228\">[228]<\/a> <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 hispano-portugaise, <\/em>Toulouse, Leroux, 1880, tome 1, p.13<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref229\">[229]<\/a> <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 acad\u00e9mique hispano-portugaise de Toulouse, <\/em>Toulouse, Leroux, 1883, tome IV, p.2<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref230\">[230]<\/a> C. Barrera, <em>Annales du midi, <\/em>Une soci\u00e9t\u00e9 savante multinationale&nbsp;: la soci\u00e9t\u00e9 acad\u00e9mique hispano-portugaise de Toulouse (1878-1894), Toulouse, Privat, 1997, t.109, n\u00b0217, p.86<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref231\">[231]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 40<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0185, lundi 15 juillet 1844, p.2<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref232\">[232]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac,42<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0289, 13 d\u00e9cembre 1846, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref233\">[233]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac,42<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0290, 14 d\u00e9cembre 1846, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref234\">[234]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac,44<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b039, samedi 12 f\u00e9vrier 1848, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref235\">[235]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 44<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b087, mercredi 5 avril 1848, p.3<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref236\">[236]<\/a> Archives d\u00e9partementales, U1621, Assassinat de Marie Guillonet par Joseph Aspe la nuit du 9 au 10 janvier 1866<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref237\">[237]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladure, 62<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0141, mercredi 23 mai 1866, p.2<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref238\">[238]<\/a> <em>Le Petit Journal, <\/em>Paris, Chassigneul, 13 juin 1868, n\u00b01990, p.4<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref239\">[239]<\/a> <em>Le Petit Journal, <\/em>Paris, Chassigneul, 14 juin 1868, n\u00b01991, p.4<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref240\">[240]<\/a> Archives d\u00e9partementales U1701 Proc\u00e8s Rieubernet<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref241\">[241]<\/a> <em>Journal de Toulouse<\/em>, mercredi 19 mai 1875, 71<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0138, p.2<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref242\">[242]<\/a> <em>Le Petit Journal,<\/em> Paris, Chassigneul, 11 septembre 1875, n\u00b04642, p.4<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref243\">[243]<\/a><em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure-Privat, 71<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0349, mardi 21 d\u00e9cembre 1875, p.2<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref244\">[244]<\/a> <em>Gazette des tribunaux du midi, <\/em>Toulouse, 1<sup>\u00e8re<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b028, dimanche 16 octobre 1881, p.2<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref245\">[245]<\/a> <em>Journal de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure-Privat, 79<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0173, mardi 26 juin 1883, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref246\">[246]<\/a> E. Filhol, <em>Compte-rendu de la gestion administrative de la commission municipale (29\/09\/1866 au 14\/09\/1869), <\/em>Toulouse, imp. Dupuis, 1869, 102p.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref247\">[247]<\/a> Conseil g\u00e9n\u00e9ral de la Haute-Garonne<em>, Rapport du Pr\u00e9fet, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1874, p.219<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref248\">[248]<\/a>Conseil g\u00e9n\u00e9ral de la Haute-Garonne<em>, rapport de M. H. Merlin, pr\u00e9fet du d\u00e9partement<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1879, p.171<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref249\">[249]<\/a> Distribution solennelle des prix faite aux \u00e9l\u00e8ves du lyc\u00e9e, Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1867, p.67<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref250\">[250]<\/a> G. Astre, <em>Le museum d\u2019histoire naturelle de Toulouse, son histoire, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1949.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref251\">[251]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1861, s\u00e9r.5, t.5, p.456<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref252\">[252]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure 1863, s\u00e9r.6, t.1, p.591<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref253\">[253]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure 1864, s\u00e9r.6, t.2, p.438<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref254\">[254]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure 1865, s\u00e9r.6, t.3, p.431<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref255\">[255]<\/a> G. Astre, <em>Le museum d\u2019histoire naturelle de Toulouse, ses galeries, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1949, p. 123<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref256\">[256]<\/a> G. Astre, <em>Le museum d\u2019histoire naturelle de Toulouse, ses galeries, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1949, p. 128<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref257\">[257]<\/a> Castelbou, <em>Rapport sur le mus\u00e9e d\u2019histoire naturelle, <\/em>Toulouse, Dupin, 1870, p.11<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref258\">[258]<\/a> <em>Revue des Pyr\u00e9n\u00e9es et de la France m\u00e9ridionale, <\/em>Chroniques du midi, Toulouse, Privat,1914, t.26, p.119<em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref259\">[259]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure, 62<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b086, mardi 27 mars 1866, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref260\">[260]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure 1865, s\u00e9r.6, t.3, p.481<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref261\">[261]<\/a> Castelbou, <em>Rapport sur le mus\u00e9e d\u2019histoire naturelle, <\/em>Toulouse, Dupin, 1870, p.12<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref262\">[262]<\/a> Castelbou, <em>Rapport sur le mus\u00e9e d\u2019histoire naturelle, <\/em>Toulouse, Dupin, 1870, p.25<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref263\">[263]<\/a> H. Filhol, lettre \u00e0 M. Trutat, Paris, E. Martinet, 1870, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref264\">[264]<\/a> <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019arch\u00e9ologie du midi de la France<\/em>, Toulouse, Privat, 1910-1912, s\u00e9r.2, n\u00b040 et 41, p.178<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref265\">[265]<\/a> Document archives municipales<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref266\">[266]<\/a> <em>Bulletin de Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle de Toulouse,<\/em> Toulouse, Privat, 1966, t. 101, volume du centenaire, p.143<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref267\">[267]<\/a> Conseil G\u00e9n\u00e9ral de la Haute-Garonne<em>, Rapport du pr\u00e9fet, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1874, p.90<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref268\">[268]<\/a> P. Feron, <em>Th\u00e9odore Ozenne, m\u00e9c\u00e8ne toulousain, <\/em>Toulouse, Presse de l\u2019universit\u00e9 des sciences sociales, 1999, p.179<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref269\">[269]<\/a> Conseil G\u00e9n\u00e9ral de la Haute-Garonne<em>, Rapport de Monsieur West<\/em>, <em>Pr\u00e9fet du d\u00e9partement, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1856, p.96<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref270\">[270]<\/a> Conseil G\u00e9n\u00e9ral de la Haute-Garonne<em>, Rapport de Monsieur West<\/em>, <em>Pr\u00e9fet du d\u00e9partement, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1856, p.97<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref271\">[271]<\/a> <em>Extraits des registres des d\u00e9lib\u00e9rations du Conseil municipal, s\u00e9ance du 30 juin 1865, <\/em>Eclairage au gaz, Toulouse, Viguier, 1865, 8p.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref272\">[272]<\/a> <em>Journal de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 59<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0312, vendredi 13 novembre 1863, p.2<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref273\">[273]<\/a> L&nbsp;; de Villaret, portraits biographiques&nbsp;: Amilhau, Toulouse, Caillol et Baylac imp., 1867,p.14<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref274\">[274]<\/a> H. Molins, <em>Rapport sur les travaux de la facult\u00e9 des sciences de Toulouse pendant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1864-1865 pr\u00e9sent\u00e9 le 25 novembre 1865 en s\u00e9ance solennelle de rentr\u00e9e des facult\u00e9s<\/em>, Toulouse, Privat, 1865, p. 7<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref275\">[275]<\/a> A. Bremond, <em>Histoire de l\u2019\u00e9lection municipale de 1865, <\/em>Toulouse, imp. Montaubin, 1867, p.688<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref276\">[276]<\/a> P. de R\u00e9musat, <em>De la dissolution du conseil municipal de la ville, <\/em>Paris, Claye, 1867, p.28<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref277\">[277]<\/a> <em>Journal de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 62<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0269, 29 septembre 1866, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref278\">[278]<\/a> E. Filhol, <em>Compte-rendu de la gestion administrative de la commission municipale du 29 septembre 1866 au 14 septembre 1869, <\/em>Toulouse,&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; , 102p.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref279\">[279]<\/a> A . Bremond, <em>le guide toulousain<\/em>, Toulouse, H\u00e9brail Durant and C\u00b0, 1868, p.58 et 59<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref280\">[280]<\/a> A. Bremond, <em>le guide toulousain<\/em>, Toulouse, H\u00e9brail Durant and C\u00b0, 1868, p.73<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref281\">[281]<\/a> <em>Compte rendu de la gestion administrative de la commission municipale du 29 septembre 1866 au 14 septembre 1869,<\/em>&nbsp; Toulouse,&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; , 1869, p.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref282\">[282]<\/a> <em>Revue m\u00e9dicale de Toulouse, <\/em>Toulouse, 1867, p.8<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref283\">[283]<\/a> S. Alqui\u00e9, <em>Portraits biographiques contemporains de la Haute-Garonne et du Midi, <\/em>Gatien-Arnoult<em>, <\/em>Toulouse, Caillot et Baylac, 187&nbsp;?, p.50<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref284\">[284]<\/a> Archives nationales, Dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref285\">[285]<\/a> Archives nationales, dossier de fonctionnaire F\/17\/22864B<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref286\">[286]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine, <\/em>Paris, Bailli\u00e8re,1847-1848, p.1110<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref287\">[287]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie nationale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1849-1850, A14, T15, p.941<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref288\">[288]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie nationale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1849-1850, A14, T15, p.942<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref289\">[289]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1849, s\u00e9r.3, t.5, p.50<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref290\">[290]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1849, s\u00e9r.3, t.5, p.123<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref291\">[291]<\/a> E. Filhol, A. Pinaud, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, Inscriptions et Belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1848, s\u00e9r.3, t.4, p.73<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref292\">[292]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie nationale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1851-1852, A16, T17, p.657<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref293\">[293]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie imp\u00e9riale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1852-1853, A17,&nbsp; T18, p.405<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref294\">[294]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Masson, 1876, A40, s\u00e9r.2, T5, p.1153<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref295\">[295]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1872, s\u00e9r.7, &nbsp;t.4, p.279<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref296\">[296]<\/a> E.Filhol, <em>Analyse des eaux min\u00e9rales de Bagn\u00e8res-de-Bigorre, <\/em>Bagn\u00e8res-de-Bigorre, Dossun imp., 1861, p.32<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref297\">[297]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie imp\u00e9riale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1868, A32, T33, p.67<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref298\">[298]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie imp\u00e9riale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1878, A42, s\u00e9r.2, T7, p.95<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref299\">[299]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1862, s\u00e9r.5, t.4, p.96<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref300\">[300]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1865, s\u00e9r.8, t.6, p.29<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref301\">[301]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1865, s\u00e9r.6, t.3, p.214<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref302\">[302]<\/a><em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie imp\u00e9riale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1868, A32, T33, p.189<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref303\">[303]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1870, A34, T35, p.119<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref304\">[304]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Masson, 1875, A, s\u00e9r., T, p.643<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref305\">[305]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Masson, 1880, A44, s\u00e9r.2, T9, p.145<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref306\">[306]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Masson, 1880, A44, s\u00e9r.2, T9, p.802<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref307\">[307]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie nationale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1847-1848, A12, T&nbsp;13, p.1110<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref308\">[308]<\/a><em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie nationale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1851-1852, A16, T17, p.456<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref309\">[309]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie nationale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1852-1853, A17, T18, p.400<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref310\">[310]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Masson, 1879, A43, s\u00e9r.2, T8, p.1031<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref311\">[311]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure-Privat, 1882, s\u00e9r.8, t.4, p.219&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref312\">[312]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure-Privat, 1883, s\u00e9r.8, t.5, p.191<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref313\">[313]<\/a>E. H. Guitard, <em>Le pass\u00e9 prestigieux des eaux min\u00e9rales, <\/em>Paris, Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire de la pharmacie, 1951, p.67<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref314\">[314]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie nationale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1851-1852, A16, T17, p.777<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref315\">[315]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie imp\u00e9riale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1858-1859, A22, T23, p.921<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref316\">[316]<\/a> Conseil G\u00e9n\u00e9ral de la Haute-Garonne<em>, Rapport de Monsieur le Baron de Chapuys-Montlaville,<\/em> <em>Pr\u00e9fet du d\u00e9partement, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1852, p.41<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref317\">[317]<\/a> Docteur L. Saurel, <em>Revue th\u00e9rapeutique du midi, <\/em>gazette m\u00e9dicale de Montpellier, Montpellier, 1858, t.12, p.432<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref318\">[318]<\/a> <em>Annales de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019hydrologie m\u00e9dicale de Paris, <\/em>Paris, Bailli\u00e8re, t.VII, p.47<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref319\">[319]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure 1864, s\u00e9r.6, t.2, p.423<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref320\">[320]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1863, s\u00e9r.5, t.5, p.170<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref321\">[321]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 46<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b06, dimanche 6 janvier 1850, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref322\">[322]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, Inscriptions et Belles lettres de Toulouse, <\/em>Note sur les eaux min\u00e9rales de Bagn\u00e8res-de-Luchon, Toulouse, Douladoure, 1850, s\u00e9r.4, t.1, p.242<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref323\">[323]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie&nbsp; nationale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1850-1851, A15, T16, p.703<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref324\">[324]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie nationale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1850-1851, A15, T16, p.703<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref325\">[325]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie nationale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1850-1851, A15, T16, p.963<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref326\">[326]<\/a> E. Filhol, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, Bachelier, 1852, t.35, p.37<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref327\">[327]<\/a>E. Filhol, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, Bachelier, 1852, t.35,&nbsp; p.45<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref328\">[328]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1853, s\u00e9r.4, t.4, p.170<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref329\">[329]<\/a><em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1853, s\u00e9r.4, t.4, p.280<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref330\">[330]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1852, s\u00e9r.4, t.3, p.274<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref331\">[331]<\/a> E. Filhol, <em>Comptes Rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des Sciences, <\/em>Paris, 1852, t.34, p.679<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref332\">[332]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure-Privat, 1881, s\u00e9r.8, t.3, p.183&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref333\">[333]<\/a> E. Filhol, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, Gauthier-Villars, 1881, t.93, p.1059<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref334\">[334]<\/a> E. Filhol, <em>Annales de chimie et de physique, <\/em>Paris, Masson, 1849, s\u00e9r.3, t.27,p.490<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref335\">[335]<\/a> E. Filhol, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, Bachelier, 1850, t.30, p.735<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref336\">[336]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie nationale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1849-1850, A14, T15, p.1035<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref337\">[337]<\/a> E.Filho<em>l, Eaux min\u00e9rales des Pyr\u00e9n\u00e9es, <\/em>Toulouse, Chauvin et Feill\u00e8s, Paris, Masson, 1853, p.44<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref338\">[338]<\/a> E. Filhol,<em> Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, Mallet-Bachelier, 1855, t.41, p.693<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref339\">[339]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1859, s\u00e9r.5, t.3, p.46<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref340\">[340]<\/a> E. Filhol,<em> Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, Mallet-Bachelier, 1856, t.42, p.588<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref341\">[341]<\/a> <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, 1857, Mallet-Bachelier, t.44, p.174<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref342\"><em><strong>[342]<\/strong><\/em><\/a><em> Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie imp\u00e9riale de m\u00e9decine, <\/em>Paris, Bailli\u00e8re, 1868, A32, T33, p.1074<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref343\">[343]<\/a> E. Filhol, <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie imp\u00e9riale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1869, A33, T34, p.&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref344\"><em><strong>[344]<\/strong><\/em><\/a><em> Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie imp\u00e9riale de m\u00e9decine, <\/em>Paris, Bailli\u00e8re, 1869, A33, T34, p.6<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref345\"><em><strong>[345]<\/strong><\/em><\/a><em> Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie imp\u00e9riale de m\u00e9decine, <\/em>Paris, Bailli\u00e8re, 1869, A33, T34, p.29<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref346\"><em><strong>[346]<\/strong><\/em><\/a><em> Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie imp\u00e9riale de m\u00e9decine, <\/em>Paris, Bailli\u00e8re, 1869, A33, T34, p.227<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref347\">[347]<\/a> E. Filhol,<em> Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, Gauthier-Villars, 1868, t.66, p.1155<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref348\">[348]<\/a> V. Meunier, <em>Cosmos<\/em>, Paris, 1868, A. Goin, s\u00e9r.3, T.3, p.672<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref349\">[349]<\/a> <em>Revue des soci\u00e9t\u00e9s savantes de France et de l\u2019\u00e9tranger<\/em>, Paris, imp. nationale, 1870, s\u00e9r.5, t.1, p.373<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref350\">[350]<\/a> <em>L\u2019ann\u00e9e scientifique et industrielle, <\/em>Paris, Hachette et Cie, 1872, A15, p.466<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref351\">[351]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1871, s\u00e9r.6, t.8, p.412<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref352\">[352]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1871, s\u00e9r., t., p.172<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref353\">[353]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1876, s\u00e9r., t., p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref354\">[354]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Masson, 1880, A44, s\u00e9r.2, T9, p.243<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref355\">[355]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure-Privat, 1880, s\u00e9r.8, t.2, p.129<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref356\">[356]<\/a> E. Filhol, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, Gauthier-Villars, 1881, t.93, p.590<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref357\">[357]<\/a> <em>Annales industrielles, <\/em>Paris, Ducher et Cie, 1882, A14, t.1, p.514<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref358\">[358]<\/a> E-H Guitard, <em>Le prestigieux pass\u00e9 des eaux thermales<\/em>, Paris, Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire de la pharmacie, 1951, p.120<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref359\">[359]<\/a> E. Filhol,<em> Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, Mallet-Bachelier, 1855, t.41, p.838<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref360\">[360]<\/a> <em>Annales de chimie et de physique, <\/em>Paris, Mallet-Bachelier, 1857, s\u00e9r.3, t.49, p.213<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref361\">[361]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1858, s\u00e9r.5, t.2, p.85<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref362\">[362]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1877, s\u00e9r.7, t.&nbsp;?, p.116&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref363\">[363]<\/a> E. Filhol, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, Mallet-Bachelier, 1854, t.39, p.194<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref364\">[364]<\/a> E.Filhol, <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle de Toulouse, <\/em>Sur les mati\u00e8res colorantes des fleurs, Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1868, p.65-86<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref365\">[365]<\/a> E. Filhol, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Note sur quelques mati\u00e8res colorantes v\u00e9g\u00e9tales, Paris, Mallet-Bachelier, 1860, t.50, p.545<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref366\">[366]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1856, s\u00e9r.4, t.6, p.437<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref367\">[367]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1859, s\u00e9r.5, t.3, p.469<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref368\">[368]<\/a><em> Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine, <\/em>Paris, Bailli\u00e8re et fils, 1859-1860, A24, T25, p.759<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref369\">[369]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Recherches sur quelques mati\u00e8res colorantes v\u00e9g\u00e9tales, Toulouse, Douladoure, 1859, s\u00e9r.5, t.4, p.225<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref370\">[370]<\/a> H. Baillon, Dictionnaire de botanique, Paris, Hachette, 1876, t.1, p.221<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref371\">[371]<\/a> H. Baillon, Dictionnaire de botanique, Paris, Hachette, 1876, t.1, p.223<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref372\">[372]<\/a> <em>Revue des soci\u00e9t\u00e9 savantes des d\u00e9partements, <\/em>Paris,&nbsp;Imp. imp\u00e9riale, 1865, s\u00e9r.4, t.1, p.256<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref373\">[373]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1861, s\u00e9r.5, t.5, p.463<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref374\">[374]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1861, s\u00e9r.5, t.5, p.464<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref375\">[375]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1861, s\u00e9r.5, t.5, p.465<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref376\">[376]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure 1864, s\u00e9r.6, t.2, p.425<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref377\">[377]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure 1864, s\u00e9r.6, t.2, p.425<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref378\">[378]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1861, s\u00e9r.5, t.5, p.441<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref379\">[379]<\/a> E. Filhol, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Note sur la composition chimique de l\u2019arbutus unedo, Paris, Mallet-Bachelier, 1860, t.50, p.1185<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref380\">[380]<\/a>&nbsp;<em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure 1860, s\u00e9r.5, t.4, p.526<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref381\">[381]<\/a> F.-J. Cazin, <em>Trait\u00e9 pratique et raisonn\u00e9 de l\u2019emploi des plantes m\u00e9dicinales indig\u00e8nes,<\/em>&nbsp;Paris, Lab\u00e9, 1850, p.582<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref382\">[382]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1867, s\u00e9r.6, t.5, p.50<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref383\">[383]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse,&nbsp;Douladoure Fr\u00e8res, 1860, s\u00e9r.5, t.4, p.530<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref384\">[384]<\/a> Comte de Castillon, <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 nationale d\u2019acclimatation de France, <\/em>la toile de kudzu, Paris, 1884, s\u00e9r.4, A31, t.1, p.578<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref385\">[385]<\/a> E. Filhol, <em>Journal de pharmacie et de chimie<\/em>, Recherches sur les propri\u00e9t\u00e9s chimiques de la chlorophylle, Paris, Masson, 1865, s\u00e9r.4, t.2, p.304<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref386\">[386]<\/a> E. Filhol, <em>Annales de chimie et de physique<\/em>, Recherches sur la mati\u00e8re colorante verte des plantes, Paris, Masson, 1868, s\u00e9r.4, t.14, p.332<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref387\">[387]<\/a> H. Baillon, Dictionnaire de botanique, Paris, 1876, t.2, p.7<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref388\">[388]<\/a> C. Baillet, E. Filhol, <em>Etudes sur l\u2019ivraie enivrante<\/em>, 1<sup>\u00e8re<\/sup> partie, Toulouse, Pradel et Blanc, 1863, 11p.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref389\">[389]<\/a> C. Baillet, E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1864, s\u00e9r.6, t.2, p.435<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref390\">[390]<\/a> C. Baillet, E. Filhol, <em>Journal de pharmacie et de chimie<\/em>, Etude sur l\u2019ivraie enivrante (lolium temulentum) et sur quelques autres esp\u00e8ces du genre lolium, Paris, Masson, 1863, s\u00e9r.3, t.44, p.278<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref391\">[391]<\/a> E. Filhol,<em> Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, 1864, t.58, p.580<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref392\">[392]<\/a> <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Rapport sur le concours de l\u2019ann\u00e9e 1865, Paris, 1866, t.62, p.554<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref393\">[393]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1846, s\u00e9r.3, t.2, p.156<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref394\">[394]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1846, s\u00e9r.3, t.2, p.168<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref395\">[395]<\/a> E. Filhol, <em>Revue de la soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decine de Toulouse,<\/em> Toulouse,&nbsp;? , 1858, p.&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref396\">[396]<\/a> Conseil G\u00e9n\u00e9ral de la Haute-Garonne<em>, Rapport de Monsieur Boselli<\/em>, <em>Pr\u00e9fet du d\u00e9partement, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1860, p.53<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref397\">[397]<\/a> C. Ladrey, <em>Revue viticole, <\/em>Paris, Savy, 1863, s\u00e9r.2, A5, p.182<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref398\">[398]<\/a> L. Th\u00e9ron de Montaug\u00e9, <em>L\u2019agriculture et les classes rurales dans le pays toulousain depuis le milieu du dix huiti\u00e8me si\u00e8cle, <\/em>Paris, lib. Agricole de la maison rustique, 1869, p.299<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref399\">[399]<\/a> Docteur J-C Herpin, <em>Du raisin et de ses applications th\u00e9rapeutiques<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1865, p.76<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref400\">[400]<\/a> E. Filhol, Timbal-Lagrave, Extrait du <em>Journal d\u2019agriculture pratique et d\u2019\u00e9conomie rurale pour le midi de la France, <\/em>Etudes de quelques c\u00e9pages cultiv\u00e9s dans les d\u00e9partements de la Haute-Garonne et du Tarn et Garonne, 1862, 13p.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref401\">[401]<\/a> <em>Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1863, p.95<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref402\">[402]<\/a> Baillet, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Notice sur la vie et les travaux d\u2019Edouard Timbal-Lagrave, Toulouse,&nbsp;Douladoure-Privat, 1889, s\u00e9r.9, t.1,p.514<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref403\">[403]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1865, s\u00e9r.6, t.3, p.490<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref404\">[404]<\/a>E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Observations sur les quantit\u00e9s de sucre et sur les quantit\u00e9s d\u2019acide contenues dans les raisins r\u00e9colt\u00e9s dans le midi\u2026, Toulouse, Douladoure-Privat, 1882, s\u00e9r.8, t.4, p.314&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref405\">[405]<\/a> E. Filhol, <em>Journal de pharmacie et de chimie, <\/em>Analyse des capsules de papaver rhoeas, Paris, juillet-d\u00e9cembre 1842, p.510<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref406\">[406]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Pinel, 1844, s\u00e9r.3, t.1, p.59<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref407\">[407]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1848, s\u00e9r.&nbsp;3, t.&nbsp;4, p.146<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref408\">[408]<\/a> E. Filhol,<em> M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1876, s\u00e9r.7, t.8, p.350<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref409\">[409]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1847, s\u00e9r.3, t.3, p.35<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref410\">[410]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, n\u00b011, mardi 12 janvier 1847, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref411\">[411]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1847, s\u00e9r3. , t.3, p.146<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref412\">[412]<\/a> <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, 1851, t.33, p.704<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref413\">[413]<\/a> <em>Journal de pharmacie et de chimie<\/em>, Paris, Masson, 1872, p.56<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref414\">[414]<\/a> <em>Journal de Toulouse, <\/em>47<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, 30 d\u00e9cembre 1851,&nbsp; n\u00b0365<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref415\">[415]<\/a>E. Filhol, Couseran, <em>Rapport sur un cas d\u2019empoisonnement par le phosphore (empoisonnement de Jean Causs\u00e9), <\/em>imp. Montaubin, 1851, 6p.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref416\">[416]<\/a> <em>Congr\u00e8s scientifique de France, <\/em>Paris, 1873, t.1, p.147<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref417\">[417]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Masson, 1877, A&nbsp;41, s\u00e9r.2, T&nbsp;6, p.833<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref418\">[418]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Recherches sur les moyens de reconnaitre les sophistications des caf\u00e9s, Toulouse, Douladoure, 1875, s\u00e9r.7, t.7, p.169<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref419\">[419]<\/a> J-B. Noulet, <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 m\u00e9ridionale sp\u00e9l\u00e9ologique et pr\u00e9historique, <\/em>A la m\u00e9moire de J-B. Noulet qui prouva d\u00e8s 1851 l\u2019existence de l\u2019Homme fossile, Toulouse, Privat, 1958, t.5, p.330-453<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref420\">[420]<\/a> Rames, Garrigou, H. Filhol, <em>L\u2019homme fossile des cavernes de Lombrive et de Lherm (Ari\u00e8ge<\/em>), Toulouse, Delboy, 1862, 92p.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref421\">[421]<\/a> F. Regnault, <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle, <\/em>grotte du mas d\u2019Azil (Ari\u00e8ge), Toulouse, 1876-1877, P.128-133<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref422\">[422]<\/a> Castelbou, <em>Rapport sur le mus\u00e9e d\u2019histoire naturelle, <\/em>Toulouse, Dupin, 1870, p.16<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref423\">[423]<\/a> <em>Annuaire de l\u2019institut des provinces et des congr\u00e8s scientifiques, <\/em>Paris, 1864, s\u00e9r.2, vol.6, p.226<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref424\">[424]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1863, s\u00e9r.6, t.1, p.596<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref425\">[425]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure, 1863, s\u00e9r.6, t.1, p.592<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref426\">[426]<\/a> <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019arch\u00e9ologie du Midi de la France, <\/em>Toulouse, Privat, 1914, p.137<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref427\">[427]<\/a> G. Mortillet, E. Cartailhac, <em>Mat\u00e9riaux pour l\u2019histoire primitive et naturelle de l\u2019homme,&nbsp;<\/em>Toulouse, Paris, Reinwald, 1875, s\u00e9r.2, t.6, p.93<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref428\">[428]<\/a> <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1869, p.150<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref429\">[429]<\/a> <em>Cent ans de pr\u00e9histoire toulousaine, <\/em>Toulouse, 1956<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref430\">[430]<\/a>Abb\u00e9 Carri\u00e8re, <em>M\u00e9moires de la Soci\u00e9t\u00e9 arch\u00e9ologique du midi de la France, <\/em>Un cimeti\u00e8re romain \u00e0 ustion \u00e0 la Madeleine pr\u00e8s d\u2019Auterive (Haute-Garonne), Paris, Didron, 1861-1865, t.8, p.309<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref431\">[431]<\/a> <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1867, p.257<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref432\">[432]<\/a> <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019anthropologie de Paris, <\/em>1868, s\u00e9r.2, t.3, p.37<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref433\">[433]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure,&nbsp; 1868, s\u00e9r.6, t.5, p.433&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref434\">[434]<\/a> <em>L\u2019ann\u00e9e scientifique industrielle, <\/em>Paris, 1872, A15, p.466<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref435\">[435]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine, <\/em>Paris, Bailli\u00e8re, 1902, n\u00b047, p.539<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref436\">[436]<\/a> A. Gaudry, Les anc\u00eatres de nos animaux au temps g\u00e9ologiques, Paris, Bailli\u00e8re et fils, 1888, p.283<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref437\">[437]<\/a> E. Cartailhac, <em>Mat\u00e9riaux pour l\u2019histoire primitive et naturelle de l\u2019homme,&nbsp;<\/em>Toulouse, Paris, Reinwald, 1877, s\u00e9r.2, t.8, p.320<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref438\">[438]<\/a> F. Regnault, <em>Revue des Pyr\u00e9n\u00e9es et de la France m\u00e9ridionale,<\/em> Une nouvelle halte de chasse de l\u2019\u00e9poque du renne, 1893, t.5, fasc.1, p.533<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref439\">[439]<\/a> E. Cartailhac, <em>Mat\u00e9riaux pour l\u2019histoire primitive et naturelle de l\u2019homme,&nbsp;<\/em>Toulouse,&nbsp;Paris, Reinwald 1879, s\u00e9r.2, t.10, p.31<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref440\">[440]<\/a> <em>Journal de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure-Privat, 73<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b07, lundi 8 janvier 1877, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref441\">[441]<\/a> E. Filhol, <em>Annales de chimie et de physique<\/em>, Recherches sur le pouvoir d\u00e9colorant du charbon et de plusieurs autres corps, Paris, Masson, 1852, s\u00e9r.3, t.35, p.206<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref442\">[442]<\/a> E. Filhol, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, 1852, t.34, p.247<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref443\">[443]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, recherches sur le pouvoir d\u00e9colorant du charbon et de plusieurs autres corps, Toulouse, Douladoure, 1852, s\u00e9r.4, t.2, p.34<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref444\">[444]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1854, s\u00e9r.4, t.5, p.118<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref445\">[445]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1855, s\u00e9r.4, t.5, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref446\">[446]<\/a> <em>Journal de Toulouse<\/em>, Toulouse, 51<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, 29 janvier 1855, p.3<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref447\">[447]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1851, s\u00e9r.4, t.2, p.374<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref448\">[448]<\/a> <em>M\u00e9moire de l\u2019Acad\u00e9mie royale de m\u00e9decine, <\/em>Bruxelles,&nbsp; de Mortier, 1856, t.3, 180p.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref449\">[449]<\/a> N. Joly, E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Description d\u2019un monstre pygom\u00e8le, de l\u2019esp\u00e8ce bovine suivie de l\u2019analyse chimique du lait fourni par chacun des individus composants, Toulouse, Douladoure, 1852, s\u00e9r.4, t.3, p.121<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref450\">[450]<\/a> E. Filhol, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, 1852, t.34, p.640<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref451\">[451]<\/a> <em>Journal de Toulouse<\/em>, Toulouse, 51<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, 6 novembre 1855, p.2<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref452\">[452]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1853, s\u00e9r.4, t.4, p.277<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref453\">[453]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1853, s\u00e9r.4, t.4, p.283<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref454\">[454]<\/a> N. Joly, <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 zoologique d\u2019acclimatation, <\/em>Quelques mots \u00e0 propos de l\u2019introduction en France des yaks de la Chine, Paris, Goin, 1854, t.1, p.57<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref455\">[455]<\/a> E. Filhol, N. Joly, Analyses du lait de brebis appartenant \u00e0 diff\u00e9rentes races, <em>Journal de chimie m\u00e9dicale, de pharmacie et de toxicologie, <\/em>Lab\u00e9, Paris, 1859, t.5, 4<sup>\u00e8me<\/sup> s\u00e9rie, p.313<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref456\">[456]<\/a> N. Joly, E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Etudes chimiques et physiologiques sur la graisse et les concr\u00e9tions trouv\u00e9es dans le corps d\u2019un \u00e9l\u00e9phant mort r\u00e9cemment \u00e0 Toulouse, Toulouse, Douladoure, 1852, s\u00e9r.4, t.3, p.317<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref457\">[457]<\/a> E. Filhol, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, 1852, t.35, p.397<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref458\">[458]<\/a>E. Filhol, Senderens, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, 1881, t.93, p.152<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref459\">[459]<\/a> E. Filhol, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, 1882, t.94, p.243 et 649<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref460\">[460]<\/a> E. Filhol, Senderens, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, 1881, t.93, p.388<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref461\">[461]<\/a> E. Filhol, Senderens, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, 1882, t.94, p.343<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref462\">[462]<\/a> E. Filhol, Senderens,&nbsp; <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, 1882, t.94, p.649<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref463\">[463]<\/a> E. Filhol, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, 1883, t.96, p. 1051<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref464\">[464]<\/a> E. Filhol, Senderens, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, 1883, t.96, p.839<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref465\">[465]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Pinel, 1844, s\u00e9r.3, t.1, p.166<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref466\">[466]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1846, s\u00e9r.3, t.2, p.53<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref467\">[467]<\/a> <em>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie imp\u00e9riale de m\u00e9decine<\/em>, Paris, Bailli\u00e8re, 1868, A33, T34, p.1136<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref468\">[468]<\/a> E. Filhol, J. Melli\u00e8s,&nbsp; <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1869, s\u00e9r.6, t.6, p.238<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref469\">[469]<\/a> E. Filhol, <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire naturelle de Toulouse, <\/em>Recherches sur l\u2019action que l\u2019iode exerce sur les sulfures insolubles, Toulouse, Bonnac et Gibrac, 1869, p.144-146<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref470\">[470]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Pinel, 1844, s\u00e9r.3, t.1, p.164<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref471\">[471]<\/a> Couseran, Magnes, Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1848, s\u00e9r.3, t.4, p.35<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref472\">[472]<\/a> E. Filhol, Leymerie, <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, <\/em>Paris, Mallet-Bachelier, 1859, t.48, p.193<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref473\">[473]<\/a> E. Filhol, Melli\u00e8s, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1864, s\u00e9r.6, t.2, p.379<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref474\">[474]<\/a> E. Filhol, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure, 1873, s\u00e9r.7, t.&nbsp;?, p.204<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref475\">[475]<\/a> <em>Journal de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure-Privat, 73<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0129, mercredi 25 avril 1877, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref476\">[476]<\/a> <em>Journal de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure-Privat, 73<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0129, vendredi11 et samedi 12 mai 1877, p.2<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref477\">[477]<\/a> <em>Annuaire de la Haute-Garonne<\/em>, Toulouse, Douladoure-Privat, 1883,<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref478\">[478]<\/a> Figuier, <em>L\u2019ann\u00e9e scientifique et industrielle, <\/em>Paris, Hachette, 1883, A27, p.496<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref479\">[479]<\/a> <em>Revue m\u00e9dicale, <\/em>Toulouse, Douladoure-Privat, 1884, t.XVIII, p.402<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref480\">[480]<\/a> Figuier, <em>L\u2019ann\u00e9e scientifique et industrielle, <\/em>Paris, Hachette, 1883, A27, p.496<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref481\">[481]<\/a> <em>Journal de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure-Privat, 79<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0175, jeudi 28 juin 1883, p.2<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref482\">[482]<\/a> <em>Journal de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure-Privat, 79<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0175, jeudi 28 juin 1883, p.2<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref483\">[483]<\/a> <em>Journal de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure-Privat, 79<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0176, vendredi 29 juin 1883, p.2<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref484\">[484]<\/a> <em>Journal de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure-Privat, 79<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0175, jeudi 28 juin 1883, p.2<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref485\">[485]<\/a> <em>Journal de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure-Privat, 79<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0176, vendredi 29 juin 1883, p.2<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref486\">[486]<\/a> <em>Journal de Toulouse<\/em>, Toulouse, Douladoure-Privat, 79<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0175, jeudi 28 juin 1883, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref487\">[487]<\/a> <em>Gazette des h\u00f4pitaux de Toulouse, <\/em>Toulouse,imp. Vialelle et Cie, 17 mars 1888, n\u00b011, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref488\">[488]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure-Privat, 1883, s\u00e9r.8, t.5, p.293&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref489\">[489]<\/a> <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Toulouse, Douladoure-Privat, 1884, s\u00e9r.8, t.6, p.304&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref490\">[490]<\/a> <em>Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne, <\/em>Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1883, p.113<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref491\">[491]<\/a> <em>Revue m\u00e9dicale, <\/em>Toulouse, Douladoure-Privat, 1884, t.XVIII, p.404<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref492\">[492]<\/a> <em>Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 des sciences physiques et naturelles de Toulouse, <\/em>Toulouse, Vialelle, 1883, p.1<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref493\">[493]<\/a> D. Clos, <em>Annales de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019horticulture de la Haute-Garonne, <\/em>Notice n\u00e9crologique sur Edouard Filhol, Toulouse, Douladoure-Privat, 31<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e, p.95<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref494\">[494]<\/a> J. Brunhes, <em>M\u00e9moires de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, <\/em>Eloge de M. Daguin, Toulouse, Douladoure, 1885, s\u00e9r.8, t.7, p.57<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref495\">[495]<\/a> Caubet, <em>Rapport sur les travaux de l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine <\/em>A compl\u00e9ter<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref496\">[496]<\/a> U. Lala, <em>Revue des Pyr\u00e9n\u00e9es et de la France m\u00e9ridionale, <\/em>L\u2019enseignement sup\u00e9rieur de la physique \u00e0 Toulouse pendant le demi-si\u00e8cle (1832-1882), Toulouse, Privat, 1910, t.22, p.294<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref497\">[497]<\/a> <em>Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire de la pharmacie, <\/em>biographie Edouard Filhol<\/p>\n\n\n\n<h2><\/h2>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-red-color\">Les autorisations d&rsquo;utilisation des images de ce texte sont de la seule responsabilit\u00e9 de l&rsquo;autrice.<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<h1 class=\"has-text-align-center\"><span class=\"has-inline-color has-medium-orange-color\">PRESENTATION DE L&rsquo;AUTRICE<\/span><\/h1>\n\n\n\n<p>Catherine Marchal est docteure en histoire des sciences. Elle collabore \u00e0 la rubrique Histoire de la Chimie du site m\u00e9diachimie.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle a publi\u00e9 en 2005 un ouvrage sur Henri Sainte-Claire Deville .<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/513NRWSSDML._AC_UF10001000_QL80_.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2769\" width=\"453\" height=\"705\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/513NRWSSDML._AC_UF10001000_QL80_.jpg 642w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-content\/uploads\/sites\/73\/2024\/02\/513NRWSSDML._AC_UF10001000_QL80_-193x300.jpg 193w\" sizes=\"(max-width: 453px) 100vw, 453px\" \/><\/figure><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Catherine Paquot- Marchal F\u00e9vrier 2024 Citer ce texte : Catherine Marchal, Edouard Filhol (1814-1883). Un savant toulousain, Toulouse, Blog Universitas, 2024, 112 p. Sommaire Introduction Chapitre 1 &#8211; La formation Chapitre 2 &#8211; Le professeur Chapitre 3 &#8211; Le membre de diff\u00e9rentes soci\u00e9t\u00e9s Chapitre 4 &#8211; Le Mus\u00e9um d\u2019histoire naturelle &nbsp;Chapitre 5 &#8211; Les fonctions &hellip; <a href=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/2024\/02\/05\/edouard-filhol-1814-1883-un-savant-toulousain\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">\u00c9douard Filhol (1814-1883). Un savant toulousain, par Catherine Paquot-Marchal<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":19,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2732"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-json\/wp\/v2\/users\/19"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2732"}],"version-history":[{"count":58,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2732\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3182,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2732\/revisions\/3182"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2732"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2732"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/universitas\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2732"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}