{"id":14028,"date":"2024-04-24T12:13:54","date_gmt":"2024-04-24T10:13:54","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/?page_id=14028"},"modified":"2024-04-24T12:13:54","modified_gmt":"2024-04-24T10:13:54","slug":"le-8-au-sein-des-guerres-coloniales","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/le-8-au-sein-des-guerres-coloniales\/","title":{"rendered":"Le 8 au sein des guerres coloniales"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-left\">La pr\u00e9carit\u00e9 du syst\u00e8me routier indochinois exige, pour esp\u00e9rer le succ\u00e8s des man\u0153uvres fran\u00e7aises, des op\u00e9rations a\u00e9roport\u00e9es. Le 8 est le seul bataillon \u00e0 \u00eatre rest\u00e9 trois ans en Indochine. Sous le nom de 8e bataillon de parachutistes de choc (1953), il est compl\u00e8tement engag\u00e9 en 1954 \u00e0 Di\u00e9n Bi\u00e9n Ph\u00fb pour l\u2019op\u00e9ration \u00ab\u00a0Op\u00e9ra\u00a0\u00bb. Le bataillon tient six jours sous la pluie d\u2019obus de l\u2019artillerie Viet, et laisse la quasi totalit\u00e9 de ses hommes : sur 656, seulement 100 reviennent. Le bataillon est dissout la m\u00eame ann\u00e9e. En souvenir de ce sacrifice, la salle de r\u00e9union PC1 du quartier Fayolle \u00e0 Castres est baptis\u00e9e Op\u00e9ra en 2004. En outre, on peut observer au r\u00e9giment depuis cette ann\u00e9e, une statue d\u2019un \u00ab\u00a0para\u00a0\u00bb d\u2019Indochine. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">Deux ans plus tard (1956), le bataillon revient sous le nom de 8e r\u00e9giment de parachutistes coloniaux, et se pr\u00e9pare \u00e0 la Guerre d\u2019Alg\u00e9rie, o\u00f9 la situation politique s\u2019est d\u00e9grad\u00e9e depuis 1954. Trois camps s\u2019opposent : les partisans de l\u2019Alg\u00e9rie fran\u00e7aise, ceux qui pr\u00e9conisent un statut plus nuanc\u00e9, et le Front de Lib\u00e9ration Nationale (FLN), d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 obtenir l\u2019ind\u00e9pendance pure. C\u2019est suite au \u00ab drame de Palestro \u00bb, o\u00f9 vingt-et-un militaires fran\u00e7ais sont tu\u00e9s par le FLN, retrouv\u00e9s mutil\u00e9s et d\u00e9nud\u00e9s, que le 8e RPC d\u00e9barque en Alg\u00e9rie, en mai 1956. Compos\u00e9 d\u2019engag\u00e9s, de rappel\u00e9s, d\u2019engag\u00e9s africains, notamment des Maliens, Guin\u00e9ens, S\u00e9n\u00e9galais et Congolais, ainsi que d\u2019un nouveau groupement commando, le 8 prend part aux op\u00e9rations tout au long de la guerre. Les traditions du r\u00e9giment sont marqu\u00e9es par cette p\u00e9riode, et dans le langage des troupes de marine subsistent des mots et expressions issus de l\u2019arabe : <em>cahoua <\/em>pour caf\u00e9, <em>ca\u00efd<\/em> pour chef, <em>fissa <\/em>pour vite, <em>baraka <\/em>pour b\u00e9n\u00e9diction, etc. Pr\u00e9sent jusqu\u2019en 1961, le 8 s\u2019illustre notamment dans la meurtri\u00e8re Bataille des fronti\u00e8res (1958), qui se d\u00e9roule \u00e0 la fronti\u00e8re entre l\u2019Alg\u00e9rie et la Tunisie. Cette derni\u00e8re, ind\u00e9pendante depuis 1956, est un soutien important du FLN. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La pr\u00e9carit\u00e9 du syst\u00e8me routier indochinois exige, pour esp\u00e9rer le succ\u00e8s des man\u0153uvres fran\u00e7aises, des op\u00e9rations a\u00e9roport\u00e9es. Le 8 est le seul bataillon \u00e0 \u00eatre rest\u00e9 trois ans en Indochine. Sous le nom de 8e bataillon de parachutistes de choc (1953), il est compl\u00e8tement engag\u00e9 en 1954 \u00e0 Di\u00e9n Bi\u00e9n Ph\u00fb pour l\u2019op\u00e9ration \u00ab\u00a0Op\u00e9ra\u00a0\u00bb. Le &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/le-8-au-sein-des-guerres-coloniales\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Le 8 au sein des guerres coloniales&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1182,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/14028"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1182"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14028"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/14028\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14029,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/14028\/revisions\/14029"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14028"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}