{"id":5227,"date":"2020-01-12T06:45:01","date_gmt":"2020-01-12T05:45:01","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/?page_id=5227"},"modified":"2020-02-05T10:43:00","modified_gmt":"2020-02-05T09:43:00","slug":"limmigration-italienne-en-occitanie-au-xxe-siecle","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/limmigration-italienne-en-occitanie-au-xxe-siecle\/","title":{"rendered":"L\u2019immigration italienne en Occitanie aux XIXe et XXe si\u00e8cles"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_5798\" aria-describedby=\"caption-attachment-5798\" style=\"width: 330px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-5798\" src=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2020\/01\/838_174236452-4ed84846-3083-4257-8f1a-2bb475484bef-300x184.jpg\" alt=\"\" width=\"330\" height=\"202\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2020\/01\/838_174236452-4ed84846-3083-4257-8f1a-2bb475484bef-300x184.jpg 300w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2020\/01\/838_174236452-4ed84846-3083-4257-8f1a-2bb475484bef.jpg 620w\" sizes=\"(max-width: 330px) 100vw, 330px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-5798\" class=\"wp-caption-text\">Angelo Tommasi (1858-1923), <strong>Gli emigranti<\/strong>, 1896, huile sur toile, 262 x 433 cm, Rome, Galleria Nazionale d&rsquo;Arte Moderna e Contemporanea<\/figcaption><\/figure>\n<p align=\"justify\">\u00ab\u00a0Les Italiens dans le Sud-Ouest, c&rsquo;est d\u2019abord une histoire de migration sur fond de campagnes\u00a0\u00bb, d\u2019apr\u00e8s Laure Teuli\u00e8res, sp\u00e9cialiste de l\u2019histoire\u00a0des migrations.<\/p>\n<p align=\"justify\">Les Italiens ont, d\u00e8s le XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, \u00e9t\u00e9 attir\u00e9s par la France, un pays fort d&rsquo;unification, notamment avec la mise en place d&rsquo;une<span style=\"color: #ff0000\">\u00a0<\/span>importante\u00a0<strong>fabrique des nations<\/strong><strong><a href=\"\/\/8502D34A-2857-439B-AECC-CD229C854E90#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a><\/strong>. Au total, il y aura plus de 27 millions d\u2019\u00e9migr\u00e9s italiens dans le monde, c\u2019est le pays d\u2019Europe qui a connu le plus fort contingent de migrants au d\u00e9part. En <strong>Occitanie<\/strong><a href=\"\/\/8502D34A-2857-439B-AECC-CD229C854E90#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>, l\u2019immigration italienne a surtout \u00e9t\u00e9 agricole. Comment\u00a0 se sont-ils int\u00e9gr\u00e9s dans la r\u00e9gion ? Que lui ont-il apport\u00e9 ?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>\n<h2><strong>Une main d\u2019\u0153uvre italienne n\u00e9cessaire<\/strong><\/h2>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">L\u2019immigration italienne en France s\u2019est faite en trois vagues. La premi\u00e8re commence avec l\u2019unification italienne en 1861 par Victor-Emmanuel II (Royaume de Pi\u00e9mont-Sardaigne). Les Italiens du Sud, majoritairement paysans, ne se sentent pas concern\u00e9s par cette unification et ils sont dans la mis\u00e8re, ce qui les pousse \u00e0 vouloir partir. En France, et plus particuli\u00e8rement en Occitanie, on recense un d\u00e9ficit d\u00e9mographique qui freine le d\u00e9veloppement de la r\u00e9gion. Consid\u00e9r\u00e9e comme l\u2019un des garde-mangers de la France, l\u2019Occitanie a besoin d\u2019agriculteurs qualifi\u00e9s. c&rsquo;est une aubaine pour les Italiens du sud qui vont s&rsquo;y installer. On compte en 1881 plus de 240 000 Italiens dans l\u2019hexagone. Cette premi\u00e8re vague continue jusqu\u2019en 1914.<\/p>\n<p align=\"justify\">Apr\u00e8s la guerre et en raison des lourdes pertes d\u00e9mographiques, la France manque de main d\u2019\u0153uvre. La deuxi\u00e8me vague d\u2019immigration d\u00e9bute. Les premi\u00e8res g\u00e9n\u00e9rations d\u2019immigr\u00e9s avaient d\u00e9j\u00e0 mis \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre leurs techniques qui sont appr\u00e9ci\u00e9es par les Fran\u00e7ais. Les Italiens candidats au d\u00e9part n\u2019y sont pas insensibles et cela renforce leur envie de partir. D\u00e8s 1925, on d\u00e9nombre dans l\u2019actuelle Occitanie pr\u00e9cis\u00e9ment 59 121 V\u00e9nitiens, selon Laure Teuli\u00e8res.<\/p>\n<p align=\"justify\">Enfin, la troisi\u00e8me vague d\u2019immigration italienne d\u00e9bute apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale. Les terres agricoles occitanes attirent toujours autant les Italiens qui ne cessent d\u2019affluer. On compte dans les ann\u00e9es 1960 plus de 10 000 familles italiennes install\u00e9es autour de la Garonne. Cette derni\u00e8re vague s\u2019explique par une situation \u00e9conomique plus favorable en France au lendemain de la guerre qu\u2019en Italie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>\n<h2><strong>La confrontation Italiens\/ Fran\u00e7ais<\/strong><\/h2>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">Jug\u00e9s plus robustes et plus prompts \u00e0 travailler, les travailleurs italiens sont recherch\u00e9s par les patrons, notamment dans le monde agricole dont ils sont issus. Ils introduisent leurs savoir-faire comme des techniques plus modernes d&rsquo;agronomie ou de travail. Par exemple, ils pr\u00e9f\u00e8rent utiliser des chevaux de traits \u00e0 la place des b\u0153ufs. Mais les Italiens n\u2019ont pas de syndicat ou sont moins syndiqu\u00e9s, ce qui pla\u00eet aux recruteurs. C\u2019est seulement en 1926 que le syndicat italien des travailleurs de la terre est cr\u00e9\u00e9 avec l&rsquo;aide de la <strong>CGT<\/strong><a href=\"\/\/8502D34A-2857-439B-AECC-CD229C854E90#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<figure id=\"attachment_5799\" aria-describedby=\"caption-attachment-5799\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-5799 size-medium\" src=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2020\/01\/fermiers-300x169.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"169\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2020\/01\/fermiers-300x169.jpg 300w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2020\/01\/fermiers-768x434.jpg 768w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2020\/01\/fermiers.jpg 885w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-5799\" class=\"wp-caption-text\">Les fermiers Romano Redini et Riccardo Luigi Grespan, avec les familles Casagrande, Debiasi, Metiello, Barbaresco, Pavan et Provera, pour la moisson, au domaine de Razert, Muret (Haute-Garonne), 27 juillet 1959, Collection Rocco Femia.<\/figcaption><\/figure>\n<p align=\"justify\">La bonne insertion professionnelle des Italiens ne va pas sans cr\u00e9er des jalousies et des tensions, ce qui provoque des rixes entres Italiens et Fran\u00e7ais. En 1893 \u00e0 Aigues-Mortes, \u00e0 la suite d\u2019un changement d\u2019organisation dans les salins, des diff\u00e9rents \u00e9clatent entre les ouvriers fran\u00e7ais et italiens ce qui donne lieu \u00e0 un massacre rare. Selon les autorit\u00e9s fran\u00e7aises, on d\u00e9nombre 8 morts.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>\n<h2><strong>L\u2019apport culturel et l\u2019int\u00e9gration partielle, voire totale des Italiens\u00a0<\/strong><\/h2>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">Nous avons dans notre imaginaire contemporain l\u2019id\u00e9e que les Italiens se sont m\u00e9lang\u00e9s rapidement et facilement dans la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise. En r\u00e9alit\u00e9, cela a pris beaucoup de temps et ne s\u2019est pas fait sans heurts, on vient d ele voir avec le drame d&rsquo;Aigues-Mortes. Les Italiens ont \u00e9t\u00e9 les victimes de moqueries, d\u2019insultes et de quelques <strong>rixes<\/strong><a href=\"\/\/8502D34A-2857-439B-AECC-CD229C854E90#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>. Des Fran\u00e7ais les qualifient de <em>macaroni<\/em>, critiquent et rejettent fortement leur nourriture et leur mode de vie. Des clich\u00e9s circulent \u00e0 leur sujet comme leur go\u00fbt immod\u00e9r\u00e9 pour le jeu, la boisson, la prostitution ou l\u2019escroquerie et les \u00ab\u00a0magouilles\u00a0\u00bb. Les enfants ne sont pas \u00e9pargn\u00e9s, victimes d\u2019insultes \u00e0 l\u2019\u00e9cole, pas plus que les ind\u00e9pendants comme certains commer\u00e7ants dont les commerces sont br\u00fbl\u00e9s ou pill\u00e9s.<\/p>\n<figure id=\"attachment_5797\" aria-describedby=\"caption-attachment-5797\" style=\"width: 166px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" class=\" wp-image-5797\" src=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2020\/01\/gambetta-source-larousse-209x300.jpg\" alt=\"\" width=\"166\" height=\"238\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2020\/01\/gambetta-source-larousse-209x300.jpg 209w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2020\/01\/gambetta-source-larousse.jpg 278w\" sizes=\"(max-width: 166px) 100vw, 166px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-5797\" class=\"wp-caption-text\">L\u00e9on Gambetta, avocat et homme politique fran\u00e7ais. Photographie d&rsquo;\u00c9tienne Carjat (Biblioth\u00e8que Nationale de France, Paris.)<\/figcaption><\/figure>\n<p align=\"justify\">Au final, Italiens et Fran\u00e7ais commencent \u00e0 \u201cse m\u00e9langer\u201d : les Transalpins sont accept\u00e9s dans la \u00ab\u00a0famille fran\u00e7aise\u00a0\u00bb \u00e0 partir des ann\u00e9es 1960. Les Fran\u00e7ais s\u2019approprient les \u00e9l\u00e9ments culturels italiens. Ainsi, \u00e0 S\u00e8te, la <strong>tielle<\/strong><a href=\"\/\/8502D34A-2857-439B-AECC-CD229C854E90#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a> devient un symbole de la ville. Les grands chefs cuisiniers s\u2019int\u00e9ressent de pr\u00e8s \u00e0 la <em>polenta<\/em> aussi, \u00e0 la base un plat nomm\u00e9 \u201cplat du pauvre\u201d et peu valorisant. En outre, l\u2019immigration laisse quelques personnalit\u00e9s fran\u00e7aises, souvent issues de parents italiens qui ont migr\u00e9. Pour le Sud-Ouest, nous avons L\u00e9on Gambetta, n\u00e9 \u00e0 Cahors en 1838, c\u00e9l\u00e8bre pour avoir proclam\u00e9 la III<sup>e<\/sup> R\u00e9publique. Nous pouvons ajouter Fabrice Luchini, Lino Ventura ou Coluche.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><strong>Conclusion\u00a0<\/strong><\/h2>\n<p align=\"justify\">Les qualit\u00e9s de travail et apports culturels des italiens ont permis \u00e0 ces derniers de s\u2019int\u00e9grer progressivement, malgr\u00e9 des heurts, en Occitanie et plus largement en France au cours du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Il est possible de faire un parall\u00e8le aux immigr\u00e9s polonais, espagnols, portugais et maghr\u00e9bins.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>Notes de bas de page :<\/strong><\/h3>\n<p><a href=\"\/\/8502D34A-2857-439B-AECC-CD229C854E90#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a> Cr\u00e9ation volontariste et m\u00e9dit\u00e9 de la pens\u00e9 progressive de l&rsquo;identit\u00e9 nationale, on se fabrique des anc\u00eatres, une langue commune, met en place un roman national (par exemple, l\u2019histoire de France de Jules Michelet)<\/p>\n<p><a href=\"\/\/8502D34A-2857-439B-AECC-CD229C854E90#_ftnref2\" name=\"_ftn2\"><sup>[2]<\/sup><\/a> Terme anachronique qui d\u00e9signe la r\u00e9gion fran\u00e7aise qui r\u00e9sulte de la fusion des anciennes r\u00e9gions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyr\u00e9n\u00e9es.<\/p>\n<p><a href=\"\/\/8502D34A-2857-439B-AECC-CD229C854E90#_ftnref3\" name=\"_ftn3\"><sup>[3]<\/sup><\/a> Conf\u00e9d\u00e9ration G\u00e9n\u00e9rale du Travail<\/p>\n<p><a href=\"\/\/8502D34A-2857-439B-AECC-CD229C854E90#_ftnref4\" name=\"_ftn4\"><sup>[4]<\/sup><\/a> Querelle violente accompagn\u00e9e de coups, dans un lieu public.<\/p>\n<p><a href=\"\/\/8502D34A-2857-439B-AECC-CD229C854E90#_ftnref5\" name=\"_ftn5\"><sup>[5]<\/sup><\/a> Plat \u00e0 l\u2019origine napolitain, compos\u00e9 de sauce tomate piquante et de poulpe<\/p>\n<h3><strong>Pour en savoir plus :<\/strong><\/h3>\n<ul>\n<li><a href=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/bibliographie-immigration-italienne\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Bibliographie<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.histoire-immigration.fr\/1860-1960-l-immigration-italienne-en-4-grandes-periodes\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">4 phases de l&rsquo;immigration italienne &#8211; Mus\u00e9e de l&rsquo;histoire de l&rsquo;immigration<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.histoire-immigration.fr\/dossiers-thematiques\/autour-du-travail\/les-italiens-dans-l-agriculture-du-sud-ouest-1920-1950\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Les Italiens dans l&rsquo;agriculture du Sud-Ouest (1920-1950) &#8211; Mus\u00e9e de l&rsquo;histoire de l&rsquo;immigration<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p id=\"yui_3_17_2_1_1578806262401_762\">Etudiant.es : KHAROUBI Jonathan (L2), MOULY Juliette (L2), Abadie Paul (L1) et Vincent Ludo (L1)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Les Italiens dans le Sud-Ouest, c&rsquo;est d\u2019abord une histoire de migration sur fond de campagnes\u00a0\u00bb, d\u2019apr\u00e8s Laure Teuli\u00e8res, sp\u00e9cialiste de l\u2019histoire\u00a0des migrations. Les Italiens ont, d\u00e8s le XIXe si\u00e8cle, \u00e9t\u00e9 attir\u00e9s par la France, un pays fort d&rsquo;unification, notamment avec la mise en place d&rsquo;une\u00a0importante\u00a0fabrique des nations[1]. Au total, il y aura plus de 27 &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/limmigration-italienne-en-occitanie-au-xxe-siecle\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;L\u2019immigration italienne en Occitanie aux XIXe et XXe si\u00e8cles&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":19,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/5227"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-json\/wp\/v2\/users\/19"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5227"}],"version-history":[{"count":29,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/5227\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6411,"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/5227\/revisions\/6411"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5227"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}