{"id":8897,"date":"2021-04-13T15:44:07","date_gmt":"2021-04-13T13:44:07","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/?page_id=8897"},"modified":"2021-04-13T15:45:14","modified_gmt":"2021-04-13T13:45:14","slug":"jean-dominique-ingres-de-montauban-a-paris-2021","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/figures-et-evenements\/jean-dominique-ingres-de-montauban-a-paris-2021\/","title":{"rendered":"Jean-Dominique Ingres, de Montauban \u00e0 Paris [2021]"},"content":{"rendered":"\n<p>Jean Auguste Dominique Ingres est un peintre n\u00e9 \u00e0 Montauban le 29 ao\u00fbt 1780. Il est le fils de\u00a0 Jean-Marie-Joseph Ingres, artiste tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9 par les \u00e9lites locales, notamment pour ses qualit\u00e9s de sculpteur et de paysagiste. De Montauban \u00e0 Paris, en passant par Rome, la biographie de Jean-Dominique Ingres t\u00e9moigne du parcours d\u2019un artiste au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle dont l&rsquo;ascension sociale fut importante.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2><strong>Ingres, un peintre Montalbanais<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2021\/04\/The_Envoys_of_Agamemnon_by_Ingres-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9980\" width=\"260\" height=\"204\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2021\/04\/The_Envoys_of_Agamemnon_by_Ingres-1.jpg 480w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2021\/04\/The_Envoys_of_Agamemnon_by_Ingres-1-300x236.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 260px) 100vw, 260px\" \/><figcaption>Peinture \u00e0 l&rsquo;huile Achille recevant les envoy\u00e9s d&rsquo;Agamemnon qui lui permet d&rsquo;obtenir le prix de Rome, <em>\u00a9<\/em> Mus\u00e9e des beaux arts<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Pendant, son enfance montalbanaise, Ingres est constamment encourag\u00e9 par son p\u00e8re \u00e0 d\u00e9velopper ses talents d\u2019artistes. Malgr\u00e9 le go\u00fbt prononc\u00e9 d\u2019Ingres pour la peinture, son p\u00e8re, qui dirige une \u00e9cole \u00e0 Montauban, choisit d\u2019envoyer son fils \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie royale \u00a0de sculpture et d\u2019architecture de Toulouse. Parall\u00e8lement aux arts plastiques, Jean Auguste Dominique Ingres apprend aussi la musique et r\u00e9ussit \u00e0 jouer dans l\u2019orchestre de Toulouse. \u00c9l\u00e8ve mod\u00e8le, Jean Auguste Dominique Ingres d\u00e9veloppe ainsi ses comp\u00e9tences artistiques dans plusieurs domaines, et son succ\u00e8s lui permet de continuer ses \u00e9tudes en partant pour Paris en 1797. C\u2019est \u00e0 ce moment que d\u00e9bute r\u00e9ellement sa carri\u00e8re artistique\u00a0: il commence ainsi \u00e0 c\u00f4toyer les milieux culturels parisiens. En 1801, Ingres remporte le grand prix de Rome avec son huile sur toile <em>Achille recevant les envoy\u00e9s d\u2019Agamemnon<\/em>. Ce concours lui permet d&rsquo;obtenir une bourse pour partir \u00e9tudier en p\u00e9ninsule italienne, ce qu&rsquo;il n&rsquo;aurait pu se permettre \u00e0 cause de ses faibles moyens financiers.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2><strong>Ingres et la peinture<\/strong> <\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2021\/04\/photo_page-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9982\" width=\"195\" height=\"232\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2021\/04\/photo_page-1.jpg 350w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2021\/04\/photo_page-1-251x300.jpg 251w\" sizes=\"(max-width: 195px) 100vw, 195px\" \/><figcaption>Huile sur toile de Maurice Bonpard repr\u00e9sentant la Villa de M\u00e9dicis, <em>\u00a9<\/em> Mus\u00e9e Occitanie<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>En 1806, Ingres arrive \u00e0 Rome en tant que pensionnaire \u00e0 la Villa M\u00e9dicis, aussi appel\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque l&rsquo;Acad\u00e9mie de France. L\u00e0-bas, il perfectionne son art, loin des critiques des salons parisiens. En 1813 apr\u00e8s un bref retour \u00e0 Paris, il se marie avec Madeleine Chapelle,\u00a0 une jeune chapeli\u00e8re, dont il r\u00e9alise de nombreux portraits. Malgr\u00e9 l\u2019\u00e9loignement, les \u0153uvres qu\u2019il envoie en France ne sont pas toujours tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9es. Il d\u00e9cide alors de ne r\u00e9aliser des dessins que pour des expatri\u00e9s. C&rsquo;est de cette mani\u00e8re qu&rsquo;il rencontre le directeur g\u00e9n\u00e9ral des eaux et for\u00eats  apr\u00e8s son retour \u00e0 Paris au d\u00e9but d&rsquo;ann\u00e9es 1820, Charles Marcotte d\u2019Argenteuil, qui devient un de ses principaux m\u00e9c\u00e8nes. En 1821, alors que sa peinture n&rsquo;est pas encore reconnue, le minist\u00e8re de l\u2019int\u00e9rieur d\u00e9cide de lui passer commande. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2021\/04\/telechargement-12-3.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9990\" width=\"147\" height=\"233\" \/><figcaption>Le v\u0153u de Louis XIII <br>peint en 1821 pour sa <br>ville natale, <br>\u00a9 Mus\u00e9e Occitanie<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Ce nouveau projet l\u2019occupe pendant trois ans. Il r\u00e9alise <em>Le v\u0153u de Louis XIII <\/em>qu\u2019il expose en 1824, \u00e0 Paris. C\u2019est \u00e0 partir de ce moment que la peinture de Jean Auguste Dominique Ingres commence \u00e0 \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9e de la soci\u00e9t\u00e9 parisienne. Sa renomm\u00e9e grandit ensuite progressivement au point qu&rsquo;il est m\u00eame d\u00e9cor\u00e9 de la L\u00e9gion d\u2019honneur par Charles X. Par la suite, Ingres re\u00e7oit de multiples titres qui t\u00e9moignent de l&rsquo;accroissement de son influence : il occupe notamment le poste de directeur de la villa de M\u00e9dicis de 1835 \u00e0 1841. Cet \u00e9v\u00e9nement le fait passer d\u2019un simple artiste c\u00f4toyant la haute soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 membre de cette \u00e9lite. <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2><strong>Ingres, peintre et membre de l&rsquo;\u00e9lite<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>\u00a0Au cours de l\u2019ann\u00e9e 1841, Ingres revient en France apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 la direction de la Villa M\u00e9dicis, qu\u2019il a occup\u00e9 durant 6 ans. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2021\/04\/348c7141471fcd34a349f2f91537a25a-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-9992\" width=\"209\" height=\"270\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2021\/04\/348c7141471fcd34a349f2f91537a25a-1.png 620w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2021\/04\/348c7141471fcd34a349f2f91537a25a-1-233x300.png 233w\" sizes=\"(max-width: 209px) 100vw, 209px\" \/><figcaption>Portrait de Betty de Rothschild <br>r\u00e9alis\u00e9 en 1848, <em>\u00a9<\/em> France archive<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>\u00c0 Paris, il recommence la peinture, son cahier de commandes \u00e9tant souvent plein. S\u2019il peint des \u0153uvres d\u00e9coratives, on le sollicite surtout pour la r\u00e9alisation de portraits, aujourd\u2019hui c\u00e9l\u00e8bres, de membres de l\u2019\u00e9lite parisienne. Par exemple, en 1848, il peint le portrait de Betty de Rothschild. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2021\/04\/static_5448-1.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9993\" width=\"209\" height=\"208\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2021\/04\/static_5448-1.jpeg 290w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2021\/04\/static_5448-1-150x150.jpeg 150w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2021\/04\/static_5448-1-100x100.jpeg 100w\" sizes=\"(max-width: 209px) 100vw, 209px\" \/><figcaption>Le Bain Turc est une huile sur <br>toile peint en 1862, <em>\u00a9<\/em> France archive<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Si Ingres \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 bien li\u00e9 \u00e0 ce milieu parisien gr\u00e2ce \u00e0 son succ\u00e8s en tant que peintre, c\u2019est son second mariage qui l\u2019int\u00e8gre totalement dans ce groupe social\u00a0: veuf de Madeleine Chapelle depuis 1849, Il \u00e9pouse en 1852 Delphine Ramel, une aristocrate dont le p\u00e8re \u00e9tait directeur des hypoth\u00e8ques de Versailles, \u00e9galement ni\u00e8ce de son premier m\u00e9c\u00e8ne, Charles Marcotte d\u2019Argenteuil. Le peintre est \u00e9lev\u00e9 au grade de \u201cgrand officier de la L\u00e9gion d\u2019honneur\u201d quelques ann\u00e9es plus tard en 1855. Entre son art et sa client\u00e8le, Ingres devient une v\u00e9ritable r\u00e9f\u00e9rence dans la haute soci\u00e9t\u00e9 du XIXe si\u00e8cle. Son tableau <em>l&rsquo;Apoth\u00e9ose d\u2019Hom\u00e8re<\/em>,\u00a0 \u00e0 l\u2019exposition universelle de 1855 le conduit vers la gloire: le peintre est ainsi \u00e9lev\u00e9 au grade de \u201cgrand officier de la L\u00e9gion d\u2019honneur\u201d la m\u00eame ann\u00e9e. En d\u00e9coule l\u2019une de ses plus c\u00e9l\u00e8bres \u0153uvres :<em> le Bain Turc<\/em> r\u00e9alis\u00e9 en 1862 dans lequel il repr\u00e9sente son \u00e9pouse d\u00e9c\u00e9d\u00e9e au premier plan. L&rsquo;apog\u00e9e de sa carri\u00e8re de peintre  correspond \u00e9galement \u00e0 une reconnaissance dans le monde politique : en 1862, il devient membre du S\u00e9nat Imp\u00e9rial de Napol\u00e9on III. <\/p>\n\n\n\n<p>Il meurt \u00e0 Paris 5 ans plus tard, et bien qu\u2019il ait pass\u00e9 une grande partie de sa vie \u00e0 Paris, il l\u00e8gue une grande partie de ses travaux dans sa ville natale, Montauban. Cet h\u00e9ritage permet peu apr\u00e8s, d\u2019ouvrir un mus\u00e9e en son honneur.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Pour approfondir:<\/p>\n\n\n\n<ul><li>Jean. Fouquet, <em>La vie d\u2019Ingres<\/em>, Paris, Gallimard, 1930<\/li><li>Hugo. Guicharnaud, <em>Ingres, Secrets de dessins<\/em>, Paris, Beaux Arts, 2011<\/li><li>Jean-Auguste-Dominique. Ingres, <em>Ingres racont\u00e9 par lui-m\u00eame et ses amis, <\/em>Editions, 1947<\/li><\/ul>\n\n\n\n<ul><li><a href=\"https:\/\/www.lesechos.fr\/2006\/02\/ingres-petite-histoire-dun-grand-artiste-562713\">https:\/\/www.lesechos.fr\/2006\/02\/ingres-petite-histoire-dun-grand-artiste-562713<\/a><\/li><\/ul>\n\n\n\n<ul><li><a href=\"http:\/\/www2.culture.gouv.fr\/LH\/LH090\/PG\/FRDAFAN83_OL1335027v002.htm\">http:\/\/www2.culture.gouv.fr\/LH\/LH090\/PG\/FRDAFAN83_OL1335027v002.htm<\/a><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jean Auguste Dominique Ingres est un peintre n\u00e9 \u00e0 Montauban le 29 ao\u00fbt 1780. Il est le fils de\u00a0 Jean-Marie-Joseph Ingres, artiste tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9 par les \u00e9lites locales, notamment pour ses qualit\u00e9s de sculpteur et de paysagiste. 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