{"id":12460,"date":"2023-04-11T16:15:08","date_gmt":"2023-04-11T14:15:08","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/?p=12460"},"modified":"2023-04-27T11:49:30","modified_gmt":"2023-04-27T09:49:30","slug":"la-figure-du-marechal-joseph-joffre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/2023\/04\/11\/la-figure-du-marechal-joseph-joffre\/","title":{"rendered":"La figure du Mar\u00e9chal Joseph Joffre"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2023\/04\/Henri_Jacquier_-_Portrait_of_Gen_Joffre-828x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12463\" width=\"195\" height=\"241\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2023\/04\/Henri_Jacquier_-_Portrait_of_Gen_Joffre-828x1024.jpg 828w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2023\/04\/Henri_Jacquier_-_Portrait_of_Gen_Joffre-243x300.jpg 243w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2023\/04\/Henri_Jacquier_-_Portrait_of_Gen_Joffre-768x950.jpg 768w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2023\/04\/Henri_Jacquier_-_Portrait_of_Gen_Joffre.jpg 970w\" sizes=\"(max-width: 195px) 100vw, 195px\" \/><figcaption>Portrait du Mar\u00e9chal Joffre en 1915 par Henri Jacquier, Wikip\u00e9dia.<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>En 2004, l&rsquo;auteur belge, Roger Fraenkel, publie \u201cL&rsquo;\u00e2ne qui commandait les lions\u201d au sujet du Mar\u00e9chal. Ce titre illustre parfaitement la figure controvers\u00e9e de Joseph Joffre. Celui-ci na\u00eet dans une famille ais\u00e9e le 12 janvier 1852 \u00e0 Rivesaltes (Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales). Joseph Joffre int\u00e8gre par la suite la prestigieuse Ecole Polytechnique en 1869. Alors \u00e2g\u00e9 de seulement 17 ans, il se destine \u00e0 une carri\u00e8re militaire. Au cours de la Grande Guerre, avec toute l\u2019exp\u00e9rience acquise au cours de sa carri\u00e8re, Joffre est per\u00e7u comme le \u00ab h\u00e9ros \u00bb de la Marne. Mais plus tard, il est frapp\u00e9 d\u2019une controverse : Joffre est critiqu\u00e9 par une partie de l\u2019arm\u00e9e. En effet, sa strat\u00e9gie de combat d\u2019offensive \u00e0 outrance lui vaut des critiques par une partie de l\u2019arm\u00e9e et de la population.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, comment la figure du Mar\u00e9chal Joseph Joffre s\u2019est-elle construite et de quelle mani\u00e8re a-t-elle \u00e9volu\u00e9 ?<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:18px\">I. <strong><span style=\"text-decoration: underline\">La figure du militaire<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lh6.googleusercontent.com\/H3x3Y0c_anW-9QqrZ8mwfS1ocoqTtMx4ezIYUz0BbzMtd0YmByx7T0d_p_7q8ChBESvm4XFELKlWkWQRXpOdvDWUtdGlIStxGB_wRN2t9M5WaHp9ZUp9LFclutjgQAHuF0TIJ7hUsqlYuWzePEwh1C8\" alt=\"\" width=\"198\" height=\"302\" \/><figcaption>Carte issue du site internet Franz\u00f6sisch-Indochina.&nbsp;<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Le capitaine Joffre re\u00e7oit sa mutation pour l\u2019Extr\u00eame Orient (Asie orientale) en 1884. C\u2019est le d\u00e9but de son ascension militaire. Cette mutation s\u2019inscrit dans un contexte o\u00f9 la France cherche \u00e0 s\u2019affirmer par sa puissance coloniale. Il est \u00e9galement charg\u00e9 de gagner le Tonkin (Vi\u00eat Nam) dans la guerre franco-chinoise (1881-1885). Joseph Joffre a un objectif, celui d\u2019am\u00e9liorer et d\u2019am\u00e9nager des h\u00f4pitaux et des bureaux pour l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise. Le Colonel Mensier en 1885 d\u00e9clare \u00e0 propos de Joffre que c\u2019est un \u00ab Officier tr\u00e8s intelligent et instruit. Capable, z\u00e9l\u00e9, tout d\u00e9vou\u00e9 \u00e0 son service. A d\u00e9j\u00e0 eu l&rsquo;occasion de faire de grands travaux de fortification [\u2026]. Par son m\u00e9rite, par sa mani\u00e8re de servir, cet officier est digne d&rsquo;arriver aux grades \u00e9lev\u00e9s de l&rsquo;arm\u00e9e du g\u00e9nie. \u00bb<em> <\/em>(<em>Joffre<\/em>, Arthur Conte, p. 54). Le 7 septembre, l\u2019officier du g\u00e9nie re\u00e7oit la plus haute distinction qui est la L\u00e9gion d&rsquo;honneur. Le g\u00e9nie militaire d\u00e9signe l\u2019art de la construction des ouvrages militaires mais \u00e9galement la technique de maintien de l\u2019infrastructure de communication. Par la suite, il y a la conqu\u00eate de Tombouctou (Mali) de 1894 qu\u2019il m\u00e8ne avec ses hommes. Depuis 1895, une campagne de colonisation est organis\u00e9e sur l\u2019\u00eele de Madagascar. A ce moment-l\u00e0, Joffre est sous les ordres du <a href=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/2023\/04\/11\/joseph-gallieni\/\">g\u00e9n\u00e9ral Gallieni<\/a> et doit fortifier le port de Diego-Suarez tout en luttant contre les r\u00e9sistants malgaches. Ses exp\u00e9ditions coloniales t\u00e9moignent du succ\u00e8s de Joseph Joffre dans sa carri\u00e8re professionnelle. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lh5.googleusercontent.com\/oUxkl81Qzx25xxfPlWR8mYsGK_w98Z-f44EUQ85vzi7MTYRyU-HMlpbwps37kqTv-RAEQPnlzrdV1fiEGReVsjOS6DRwZqvscO88Fdnp5Jqgzml2dMSXwqGMDrfUHTLrICAmqxDe2S6L2rane4tIU94\" alt=\"\" width=\"364\" height=\"348\" \/><figcaption>&nbsp;Carte issue du site internet Britannica.<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Joseph Joffre reste au sommet de la hi\u00e9rarchie militaire de juillet 1911 \u00e0 d\u00e9cembre 1916. Il s\u2019investit beaucoup dans l\u2019\u00e9laboration des plans de mobilisation. En ao\u00fbt 1911, \u00e9clate le coup d\u2019Agadir qui est un incident militaire et diplomatique entre la France et l\u2019Allemagne \u00e0 cause de l\u2019envoi d\u2019une canonni\u00e8re allemande dans la baie d\u2019Agadir au Maroc. Ceci t\u00e9moigne d\u2019une forte tension et montre les rivalit\u00e9s imp\u00e9rialistes europ\u00e9ennes. L\u2019Allemagne estimait avoir un retard dans la colonisation de l\u2019Afrique et convoitait le Maroc qui \u00e9tait sous protectorat fran\u00e7ais. La situation est tendue. Joffre prend plusieurs d\u00e9cisions face \u00e0 cet incident avec l\u2019Allemagne. Il r\u00e9organise l\u2019arm\u00e9e en obtenant plus de financements, il met en place la logistique et mise sur de nouvelles unit\u00e9s comme l&rsquo;artillerie lourde et l\u2019aviation. De plus, en 1913, le g\u00e9n\u00e9ralissime renforce les liens entre l\u2019Empire Russe et le Royaume-Uni. Les tensions avec l\u2019Allemagne sont annonciatrices du conflit arm\u00e9 mondial qui \u00e9clate le 28 juillet 1914.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:18px\">II. <strong><span style=\"text-decoration: underline\">Les controverses sur le Mar\u00e9chal Joffre<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Joseph Joffre est souvent qualifi\u00e9 de \u00ab h\u00e9ros \u00bb de la Marne. Quand la Premi\u00e8re Guerre mondiale \u00e9clate, les Allemands mettent en place le plan Schlieffen. Ce plan a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 par le g\u00e9n\u00e9ral von Schlieffen, chef de l\u2019Etat-Major g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Arm\u00e9e allemande. Il a pour but de positionner la majeure partie de l\u2019arm\u00e9e allemande le long des fronti\u00e8res occidentales et d\u2019attaquer la Belgique ainsi que le Luxembourg par le nord pour contourner la France et son arm\u00e9e. L\u2019Allemagne entre en France en ao\u00fbt 1914, \u00e0 40 kilom\u00e8tres de Paris. Le 24 ao\u00fbt, Joffre fait reculer ses troupes vers Paris pour prot\u00e9ger la capitale mais aussi pour induire en erreur l\u2019ennemi et faire croire \u00e0 un repli. Sa strat\u00e9gie fonctionne puisque l\u2019ennemi, trop s\u00fbr de sa victoire, retire 2 troupes du front fran\u00e7ais. Le g\u00e9n\u00e9ral Joseph Gallieni, subordonn\u00e9 de Joffre, est inform\u00e9 de ce changement et le convainc de lancer une contre-offensive. La bataille se d\u00e9roule entre le 5 septembre et le 12 septembre 1914, de part et d\u2019autre de la rivi\u00e8re de la Marne entre Paris et Verdun. La bataille de la Marne est une guerre de mouvement c\u2019est-\u00e0-dire que d\u2019importants mouvements de troupes se r\u00e9alisent. En quelques jours seulement le militaire parvient \u00e0 faire reculer les Allemands. Il sauve Paris et met en \u00e9chec le plan Schlieffen. Joseph Joffre est d\u00e9crit comme un homme qui r\u00e9agit vite et fermement par sa hi\u00e9rarchie en 1914. Le <a href=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/2023\/04\/11\/ferdinand-foch\/\">g\u00e9n\u00e9ral Foch<\/a> le complimente dans une citation \u00e0 son sujet : \u00ab Ce qu\u2019il a fait \u00e0 la Marne, aucun n\u2019e\u00fbt \u00e9t\u00e9 capable, \u00e0 ce moment-l\u00e0, de le faire \u00bb (<em>Joffre<\/em>, R\u00e9my Porte, p. 88). \u00c0 la fin de la bataille, une partie de la population consid\u00e8re Joseph Joffre comme le \u00ab h\u00e9ros \u00bb de la Marne.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9 certains d\u00e9tracteurs le surnomment le mauvais strat\u00e8ge de la Somme. Joffre pense l\u2019offensive de la Somme pour all\u00e9ger la pression sur le front de Verdun. Ces offensives ont aussi pour but de sortir des guerres de positions pour se r\u00e9orienter vers des guerres de mouvement. La guerre de position est une phase d\u00e9fensive durant laquelle les troupes se cachent dans les tranch\u00e9es et tentent de conserver leurs positions. Mais la bataille s\u2019enlise. Pendant 5 mois les arm\u00e9es vont s\u2019affronter lors d\u2019attaques et de contre-attaques autant inefficaces que meurtri\u00e8res. L\u2019offensive se termine le 18 novembre 1916. Le bilan humain est terrible, on estime qu\u2019il y a environ 1 million de soldats tu\u00e9s, bless\u00e9s ou disparus (fran\u00e7ais et allemands) et la ligne de front n\u2019a presque pas boug\u00e9. On accuse Joseph Joffre responsable de ce massacre. Joseph Joffre avait proclam\u00e9 : \u00ab Une troupe qui ne pourra plus avancer devra, co\u00fbte que co\u00fbte, garder le terrain conquis et se faire tuer sur place plut\u00f4t que de reculer. \u00bb (<em>La bataille de la Somme : l\u2019h\u00e9catombe oubli\u00e9e, 1 juillet-18 novembre 1916<\/em>, Marjolain Boutet et de Philippe Nivet, p. 23). Ses adversaires lui reprochent son obstination et sa strat\u00e9gie d\u2019offensive \u00e0 outrance. Suite au d\u00e9sastre de la bataille de la Somme, Joffre est remplac\u00e9 par Robert Nivelle, g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise, en 1916.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 tout, il est r\u00e9ducteur de ne r\u00e9sumer Joffre qu\u2019au h\u00e9ros de la Marne d\u00e9chu par la bataille de la Somme. On lui reproche son autoritarisme et sa fa\u00e7on de pr\u00e9parer la guerre. Dans son ouvrage intitul\u00e9 <em>Joffre<\/em>, l\u2019historien R\u00e9my Porte essaie de nuancer et de r\u00e9futer ces critiques. La bataille de la Marne a tout de m\u00eame caus\u00e9 la mort de 500 000 soldats. De plus, il est important de rappeler qu\u2019il n\u2019est pas seul \u00e0 commander l\u2019arm\u00e9e. Joseph Gallieni, gouverneur de Paris et commandant, a contribu\u00e9 \u00e0 la r\u00e9ussite de la Marne. Joseph Joffre n\u2019est pas un individualiste comme ses adversaires tendent \u00e0 le faire croire. La bataille de la Somme est le r\u00e9sultat de 6 mois de discussion. Joffre, joue un peu le r\u00f4le de chef de la coalition en une conf\u00e9rence interalli\u00e9e en 1915 \u00e0 Chantilly. La bataille de la Somme comptabilise \u00e9norm\u00e9ment de morts car c\u2019est l\u2019une des premi\u00e8res batailles industrielles. Elle se caract\u00e9rise par la brutalit\u00e9 des combats, par l\u2019expansion du champ de bataille sans oublier que le secteur industriel comme l\u2019armement tourne \u00e0 plein r\u00e9gime.<strong>&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:18px\">III. <strong><span style=\"text-decoration: underline\">La post\u00e9rit\u00e9 de Joseph Joffre<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"265\" height=\"190\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2023\/04\/telechargement.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12462\" \/><figcaption>Photographie de la place de la Concorde lors des obs\u00e8ques nationales le 7 janvier 1931, tir\u00e9 du site BNF Gallica.<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>D\u00e8s la fin de la guerre en 1918, le mar\u00e9chal est nomm\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise et ce sans m\u00eame avoir \u00e0 cette date publi\u00e9 d&rsquo;ouvrage. Cette nomination reste prestigieuse et c\u2019est en remerciement \u00e0 ses services rendus pour la victoire de la France lors de la Premi\u00e8re Guerre mondiale, qu&rsquo; il est \u00e9lu \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise. Preuve de son succ\u00e8s, sont invit\u00e9s \u00e0 sa c\u00e9r\u00e9monie d&rsquo;accueil les pr\u00e9sidents fran\u00e7ais et am\u00e9ricain Raymond Poincar\u00e9 et Woodrow Wilson. De m\u00eame le 14 juillet 1919 \u00e0 Paris, il est pl\u00e9biscit\u00e9 par la foule afin qu&rsquo;il d\u00e9file \u00e0 cheval aux c\u00f4t\u00e9s du g\u00e9n\u00e9ral Foch et que tous deux soient acclam\u00e9s : non pas pour leur victoire mais pour le statut qu&rsquo;ils incarnent de la gloire fran\u00e7aise. Le 3 janvier 1931, sept mois apr\u00e8s sa derni\u00e8re apparition \u00e0 Chantilly, le mar\u00e9chal meurt. Quatre jours plus tard, lors de ses obs\u00e8ques nationales, la France pleure le h\u00e9ros de la Marne. C&rsquo;est ainsi que dans la m\u00eame ann\u00e9e le parlement vote une loi afin d&rsquo;apposer des plaques sur les \u00e9difices publics des communes d\u00e9clarant : \u00a0\u00bb Joseph Joffre mar\u00e9chal de France, a bien m\u00e9rit\u00e9 de la patrie\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2023\/04\/Capture.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-12461\" width=\"264\" height=\"346\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2023\/04\/Capture.png 368w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2023\/04\/Capture-229x300.png 229w\" sizes=\"(max-width: 264px) 100vw, 264px\" \/><figcaption>Carte de l&rsquo;\u00eele de Madagascar montrant Joffreville issue du site Google Earth.<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>D\u00e9sormais, bien que son nom apparaisse dans les programmes d&rsquo;histoire contemporaine et surtout dans de nombreuses villes fran\u00e7aises comme Dijon avec son boulevard Mar\u00e9chal Joffre ou Rivesaltes avec une rue qui lui est d\u00e9di\u00e9e. Il est souvent \u00e9clips\u00e9 par la figure du G\u00e9n\u00e9ral Foch ayant \u0153uvr\u00e9 \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s. Le Mar\u00e9chal depuis le d\u00e9but du conflit et encore aujourd&rsquo;hui tout de m\u00eame reconnu par ses pairs pour ses exp\u00e9ditions coloniales qui font rayonner le pays. Comme la conqu\u00eate de l&rsquo;\u00eele de Madagascar que la France compte toujours dans ses d\u00e9partements et pour laquelle il laisse aujourd&rsquo;hui au nord de l&rsquo;\u00eele la ville tr\u00e8s touristique de Joffreville.<\/p>\n\n\n\n<p>Conclusion :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le mar\u00e9chal Joffre est un militaire hautement respect\u00e9 par sa hi\u00e9rarchie. D\u00e9tenteur d\u2019un grand nombre de distinctions militaires. En 1916, sa carri\u00e8re militaire est \u00e0 son apog\u00e9e lorsqu\u2019il est nomm\u00e9 mar\u00e9chal. En parall\u00e8le, on lui reproche sa strat\u00e9gie \u00ab d\u2019offensive \u00e0 outrance \u00bb lors de la bataille de la Somme. Une fois la Grande Guerre termin\u00e9e et malgr\u00e9 les reproches, il incarne avec les g\u00e9n\u00e9raux Foch et P\u00e9tain la gloire fran\u00e7aise. De plus, il aura le droit \u00e0 des obs\u00e8ques nationales, souvenir du \u00ab h\u00e9ros \u00bb de la bataille de la Marne. Aujourd\u2019hui, le mar\u00e9chal reste un personnage connu pour ses victoires coloniales et des villes arborent des rues \u00e0 son nom. R\u00e9my Porte exprime dans son livre \u00ab Il serait artificiel (\u2026) de s\u00e9parer l\u2019officier qu\u2019il fut auparavant du chef du temps de paix, puis du commandant des arm\u00e9es en campagne du temps de guerre. Il s\u2019agit du m\u00eame homme \u00bb (<em>Joffre<\/em>, R\u00e9my Porte, p. 116).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Bibliographie :&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul><li>COCHET Fran\u00e7ois, <em>La Grande Guerre, <\/em>Paris, Perrin, \u00ab Tempus \u00bb, 2018, 648 p.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<ul><li>CONTE Arthur, <em>Joffre<\/em>, Paris, Perrin, 1998, 502 p.&nbsp;<\/li><\/ul>\n\n\n\n<ul><li>PORTE R\u00e9my, <em>Joffre,<\/em> Paris, Perrin, \u00ab Tempus \u00bb,&nbsp; 2016, 416 p.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Delmas Prescillia, Combes Clara (L2), Tragn\u00e9 Emma, Castres S\u00e9verin (L1)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 2004, l&rsquo;auteur belge, Roger Fraenkel, publie \u201cL&rsquo;\u00e2ne qui commandait les lions\u201d au sujet du Mar\u00e9chal. Ce titre illustre parfaitement la figure controvers\u00e9e de Joseph Joffre. Celui-ci na\u00eet dans une famille ais\u00e9e le 12 janvier 1852 \u00e0 Rivesaltes (Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales). 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