{"id":13070,"date":"2024-02-08T11:20:08","date_gmt":"2024-02-08T10:20:08","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/?p=13070"},"modified":"2024-03-29T16:01:53","modified_gmt":"2024-03-29T15:01:53","slug":"le-saut-du-tarn","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/2024\/02\/08\/le-saut-du-tarn\/","title":{"rendered":"Le Saut du Tarn"},"content":{"rendered":"\n<p>Au XIX\u00e8me si\u00e8cle tout le territoire fran\u00e7ais est concern\u00e9 par la r\u00e9volution industrielle, v\u00e9ritable&nbsp;chamboulement historique qui fait passer le monde agraire et agricole dans un monde commercial et industriel. Les principaux foyers de cette r\u00e9volution sont en Angleterre, en Allemagne et en France. Pour le cas de la France, elle touche tout le territoire. C\u2019est aussi le cas dans le bassin tarnais et plus pr\u00e9cis\u00e9ment la petite ville de Saint-Ju\u00e9ry avec le d\u00e9veloppement de la sid\u00e9ro-m\u00e9tallurgie. Cet essor se concentre sur le site Saut du Tarn. L\u2019usine a \u00e9t\u00e9 primordiale dans le d\u00e9veloppement de la ville de Saint-Ju\u00e9ry jusqu\u2019\u00e0 sa fermeture en 1983. Aujourd\u2019hui le site du Saut du Tarn a \u00e9t\u00e9 converti en un mus\u00e9e perp\u00e9tuant la m\u00e9moire de l\u2019usine.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lh7-us.googleusercontent.com\/C73DSqGEb4l1Yx2X0ldpMtgzeAeYOc-4PJkt9w167-9KS3low6RN17HPu-zsmYpMa0s-jdRmyE7WT2140vmbd4O0BHq1sda2l8095qPd6Na123x-RzLPgyiRod1nErPolx15Q47s9bpNTlbjqqObMbr1=s2048\" alt=\"\" width=\"674\" height=\"448\" \/><figcaption><span class=\"has-inline-color has-cyan-bluish-gray-color\">Le Saut du Tarn, source: le mus\u00e9e du Saut du Tarn<\/span><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>1793 &#8211; 1832: De l\u2019installation r\u00e9volutionnaire \u00e0 la premi\u00e8re usine<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En 1823, Saint-Ju\u00e9ry \u00e9tait une bourgade essentiellement rurale. Sur 100 habitants, 76 \u00e9taient agriculteurs. Au Saut de Sabo, la force hydraulique a permis d&rsquo;aborder plus t\u00f4t la R\u00e9volution industrielle. Le calme des campagnes fait place au bruit des machines. L\u2019impact de l\u2019usine dans le d\u00e9veloppement du village est primordial, par exemple dans l&rsquo;obtention du t\u00e9l\u00e9graphe et du chemin de fer ou encore dans la construction d&rsquo;habitations. Progressivement, des caf\u00e9s et des commerces s&rsquo;\u00e9tablissent tout autour de l&rsquo;usine. En 1853, sur 100 habitants, on trouve 45 ouvriers et 41 cultivateurs. En l\u2019espace de 30 ans, Saint-Ju\u00e9ry est devenue majoritairement industrielle.<\/p>\n\n\n\n<p>La d\u00e9couverte en 1787 d\u2019une mine de fer dans les cantons d\u2019Alban et Villefranche, additionn\u00e9e au besoin d\u2019alimenter l\u2019arm\u00e9e des Pyr\u00e9n\u00e9es en 1793 en boulets, ont incit\u00e9 l\u2019implantation de forges \u00e0 Saint-Ju\u00e9ry. Conjointement, les industriels Garrigou et Massenet, propri\u00e9taires de l\u2019usine du Bazacle \u00e0 Toulouse voient leurs activit\u00e9s augmenter de mani\u00e8re exponentielle. Pour continuer de cro\u00eetre ils doivent trouver un site pour d\u00e9velopper une nouvelle usine. La rive gauche du Tarn au niveau du d\u00e9fil\u00e9 de Caramentran \u00e0 Saint-Ju\u00e9ry appara\u00eet comme le lieu id\u00e9al pour implanter leur nouvelle usine. En effet,  il combine la chute d\u2019eau du Saut de Sabo qui leur octroie une force hydraulique importante et la proximit\u00e9 du charbon de terre de Carmaux. Fort de l\u2019ordonnance royale accord\u00e9e le 25 mai 1828, les industriels installent leur nouvelle usine \u00e0 Saint-Ju\u00e9ry.<\/p>\n\n\n\n<p>Le destin du Saut du Tarn est tr\u00e8s li\u00e9 \u00e0 celui de diff\u00e9rents acteurs locaux. L\u2019installation de l\u2019usine par Garrigou et Massenet \u00e0 Saint-Ju\u00e9ry est conditionn\u00e9e par la proximit\u00e9 du charbon de terre de Carmaux, des gisements m\u00e9tallif\u00e8res d\u2019Alban et du Fraysse et du charbon de bois de la for\u00eat de Gr\u00e9signe. Les frais d&rsquo;approvisionnement en sont ainsi diminu\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>1832 &#8211; 1914: d\u00e9veloppement des infrastructures et du village<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La famille Talabot va marquer l\u2019usine du Saut du Tarn d\u00e8s son arriv\u00e9e en 1831. C\u2019est une grande famille, et trois fr\u00e8res vont s\u2019impliquer dans l\u2019usine. D\u2019abord L\u00e9on Talabot va d\u00e9velopper l\u2019activit\u00e9 et ses infrastructures avec de nouveaux fours, mais aussi les trains de laminoirs. Malgr\u00e9 ce d\u00e9veloppement, l\u2019usine reste en retrait par rapport \u00e0 ses concurrentes. A la mort de L\u00e9on, son fr\u00e8re Jules lui succ\u00e8de. Pendant deux d\u00e9cennies il va lourdement investir dans des technologies dernier cri. L\u2019usine conna\u00eet alors une r\u00e9organisation et la production se diversifie. Les effectifs doublent,  passant \u00e0 350 ouvriers et l\u2019usine permet l&rsquo;arriv\u00e9e du chemin de fer. Le dernier fr\u00e8re, Paulin, contribue notamment \u00e0 l\u2019installation de la  gare de Saint-Ju\u00e9ry, ce qui facilite les&nbsp; transports de marchandises pour l\u2019usine. Gr\u00e2ce aux Talabot, l\u2019usine entre dans une nouvelle dimension en devenant un site important de la sid\u00e9ro-m\u00e9tallurgie fran\u00e7aise.<\/p>\n\n\n\n<p>Des difficult\u00e9s entra\u00eenent le rachat du Saut du Tarn par une soci\u00e9t\u00e9 dirig\u00e9e par Paulin Talabot en 1873. L\u2019usine emploie alors 420 ouvriers. En 1876, l\u2019exp\u00e9riment\u00e9 Adolphe Espinasse est nomm\u00e9 \u00e0 la direction de la Soci\u00e9t\u00e9 nouvelle du Saut du Tarn. Il \u00e9tudie pendant 4 ans en profondeur l\u2019usine avant d\u2019initier des travaux de modernisation.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group alignwide\"><div class=\"wp-block-group__inner-container\">\n<div class=\"wp-block-media-text alignwide has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-center\" style=\"grid-template-columns:auto 45%\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img src=\"https:\/\/lh7-us.googleusercontent.com\/jLzy6e-KmD5W9b1d9EwmdTCi3-7ct_o17xWUCWLp-wJ7CRDX5CflPywD-rvw2tx5OA8xgPBKCPO4DzRXBgrBC5Wl0h3Nj2bPdcWjnVBk3kkE3ksRRd4zcJMvf77aDjwmA9065ntBD3fex4ewSB0eSkpg=s2048\" alt=\"\" \/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p>En 1878, les produits du Saut du Tarn sont remarqu\u00e9s par le jury de l\u2019exposition universelle et obtiennent une m\u00e9daille d\u2019or. Espinasse relocalise la conception de la mati\u00e8re premi\u00e8re sur le site pour assurer l&rsquo;ind\u00e9pendance de l\u2019usine. Cela passe par la construction du haut-fourneau en 1882.&nbsp; A l\u2019\u00e9chelle locale, l\u2019usine rach\u00e8te \u00e0 cette p\u00e9riode le pont d\u2019Arth\u00e8s. Jusqu\u2019\u00e0 sa mort en 1903 Adolphe Espinasse atteint plusieurs objectifs: l\u2019usine est devenue productrice de mati\u00e8res premi\u00e8res, d\u00e9gage suffisamment de b\u00e9n\u00e9fices pour investir, et occupe l\u2019une des premi\u00e8res places dans le secteur de la fabrication de limes. L\u2019usine emploie alors plus de 1 000 ouvriers.<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\" style=\"font-size:15px\"><span class=\"has-inline-color has-cyan-bluish-gray-color\">                                                                                                                  <sup><em>Le haut-fourneau, source le mus\u00e9e du Saut du Tarn<\/em><\/sup><\/span><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p>                                                                                                                   <\/p>\n\n\n\n<p>Les premi\u00e8res r\u00e9voltes des canuts, fabricants de soie dans la r\u00e9gion de Lyon, ont fait na\u00eetre dans la conscience ouvri\u00e8re le sentiment d\u2019une r\u00e9elle communaut\u00e9 d\u2019int\u00e9r\u00eats. C\u2019est le point de d\u00e9part d\u2019une \u00e8re de revendications ouvri\u00e8res, accentu\u00e9e par la d\u00e9tresse physique et morale de ces derniers, dans cette p\u00e9riode de capitalisme naissant. En 1885, l\u2019instabilit\u00e9 politique que conna\u00eet la France, aggrav\u00e9e par le d\u00e9but de la crise sociale, ralentit la politique de grands travaux, et ne permet pas \u00e0 la sid\u00e9rurgie fran\u00e7aise de lutter contre la concurrence \u00e9trang\u00e8re. Un premier mouvement social au sein du Saut du Tarn a lieu en 1885, dans l\u2019atelier des limes. La gr\u00e8ve dura plusieurs mois gr\u00e2ce au soutien de tout le village. Le directeur en sort gagnant mais cet \u00e9v\u00e9nement est marqu\u00e9 par la cr\u00e9ation du premier syndicat du Saut du Tarn en 1892.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>1914-1983: l\u2019apog\u00e9e puis le d\u00e9clin de l\u2019usine.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pendant la Premi\u00e8re Guerre Mondiale, les productions traditionnelles se trouvent ralenties. Le Saut du Tarn participe \u00e0 l\u2019effort de guerre et doit s\u2019adapter \u00e0 la fabrication d\u2019obus en acier et en fonte. En 1914, l\u2019usine compte 1 800 ouvriers alors qu\u2019en 1915, 3 000 ouvriers envahissent les ateliers, en 1916, la production d\u2019obus atteint 24 000 pi\u00e8ces par mois. En 1917, 3 455 ouvriers travaillent au Saut du Tarn, parmi eux des \u00e9trangers suppl\u00e9ent les fran\u00e7ais partis au front.&nbsp; L\u2019usine conna\u00eet son apog\u00e9e en termes d\u2019effectif dans le cadre de l\u2019effort de guerre. Cependant, d\u00e8s 1918, le nombre d&rsquo;ouvriers diminue drastiquement.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 1890 l\u2019usine subit une s\u00e9rie de modernisation li\u00e9e \u00e0 l\u2019apport de moteurs hydrauliques et de turbines. Ces derni\u00e8res transforment l\u2019\u00e9nergie m\u00e9canique li\u00e9e \u00e0 la force du Tarn en \u00e9nergie \u00e9lectrique. D\u00e8s 1898, l\u2019usine produit sa propre \u00e9lectricit\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 sa premi\u00e8re centrale hydro\u00e9lectrique, ce qui lui permet de s\u2019agrandir rapidement. Pour continuer de se d\u00e9velopper \u00e9conomiquement, il devient obligatoire d\u2019augmenter la capacit\u00e9 de production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9. Ainsi l\u2019usine se dote de 5 centrales hydro\u00e9lectriques en une vingtaine d\u2019ann\u00e9es. Les centrales permettent m\u00eame au Saut du Tarn de vendre de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 EDF, car leur production d\u00e9passait leurs besoins.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lh7-us.googleusercontent.com\/MxJWWceZB1Hd4zYWLsjT3QmcuK8YSxqUMJUr0W4Ue9zc4BCmE45QFO6ruqRiDfFmgS_sUr2Gf7RRSjwDN4KtSRfKTC42tTxKMZICtOuBGWyzh0qgrgQ0HU81PG1dpNUn4_m22Odc8NKfjoxsWGhio8Wr=s2048\" alt=\"\" width=\"674\" height=\"449\" \/><figcaption><span class=\"has-inline-color has-cyan-bluish-gray-color\">Centrale hydro\u00e9lectrique d\u2019Ambialet, source : Tarn Tourisme<\/span><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s l\u2019apog\u00e9e de l\u2019usine pendant la Premi\u00e8re Guerre Mondiale, a lieu un lent d\u00e9clin de 70 ans. Il est marqu\u00e9 par la baisse du nombre d\u2019ouvriers. L\u2019usine est, comme le monde entier, touch\u00e9e par le Krach boursier de 1929 et par des inondations en 1930. C\u2019est la fin de l\u2019expansion du site. Le d\u00e9clin se poursuit avec en 1934, une diminution de 1500 ouvriers. Elle conserve cependant en 1935, sa place de plus grande productrice de limes d\u2019Europe avec 7 millions de produits. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, l\u2019usine est en pause et les savoir-faire sont r\u00e9quisitionn\u00e9s par les nazis. Des mutations am\u00e8nent \u00e0 l\u2019effacement petit \u00e0 petit des productions traditionnelles. Gr\u00e2ce aux aides de l\u2019Etat, l\u2019usine survit jusqu\u2019en 1983, date de sa fermeture d\u00e9finitive.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019usine du Saut du Tarn aura \u00e9t\u00e9 d\u00e9terminante pour le d\u00e9veloppement de villages entiers, Arth\u00e8s et Saint-Ju\u00e9ry pour ne citer qu\u2019eux. Elle a mis en relation de nombreux acteurs locaux, en passant par Toulouse, Albi, Saint-Ju\u00e9ry, Carmaux, Ambialet, jusqu\u2019\u00e0 prendre une importance nationale. Malgr\u00e9 tout, sa croissance constante jusqu\u2019au lendemain de la grande guerre est stopp\u00e9e net par la crise de 1929. Par consequent, elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pendante du soutien de l\u2019Etat jusqu&rsquo;\u00e0 sa fin en 1983. Mais cette fin appara\u00eet comme le d\u00e9but d\u2019une nouvelle histoire, en effet des anciens employ\u00e9s de l&rsquo;usine ont transform\u00e9 un b\u00e2timent de cette derni\u00e8re en mus\u00e9e \u00e0 sa gloire, et font ainsi perdurer l\u2019histoire du site et des hommes qui l\u2019ont fa\u00e7onn\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Bibliographie : <\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/?page_id=13188\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/?page_id=13188<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au XIX\u00e8me si\u00e8cle tout le territoire fran\u00e7ais est concern\u00e9 par la r\u00e9volution industrielle, v\u00e9ritable&nbsp;chamboulement historique qui fait passer le monde agraire et agricole dans un monde commercial et industriel. Les principaux foyers de cette r\u00e9volution sont en Angleterre, en Allemagne et en France. Pour le cas de la France, elle touche tout le territoire. 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