{"id":14199,"date":"2025-04-03T11:11:00","date_gmt":"2025-04-03T09:11:00","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/?p=14199"},"modified":"2025-04-03T11:12:04","modified_gmt":"2025-04-03T09:12:04","slug":"sinformer-en-occitanie-1850-1945","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/2025\/04\/03\/sinformer-en-occitanie-1850-1945\/","title":{"rendered":"S&rsquo;informer en Occitanie (1850-1945)"},"content":{"rendered":"\n<p>Par Elisa MAILLE, Anabelle GAMBA et Victor FIEVET<\/p>\n\n\n\n<p>A partir de la seconde moiti\u00e9<strong> <\/strong>du<strong> XIX\u00e8me si\u00e8cle<\/strong>, la <strong>presse<\/strong> conna\u00eet un grand essor en France et reste le moyen d\u2019information dominant jusqu\u2019\u00e0 la moiti\u00e9 du<strong> XXe si\u00e8cle<\/strong>. En effet, ce si\u00e8cle est un si\u00e8cle d\u2019innovations techniques importantes qui vont progressivement toucher l\u2019ensemble du territoire et r\u00e9volutionner les moyens de s\u2019informer pour la population fran\u00e7aise, et plus particuli\u00e8rement occitane. Par <strong>Occitanie<\/strong>, nous entendons l\u2019ensemble des r\u00e9gions du Midi, du Languedoc ainsi que du Roussillon. S&rsquo;informer entre le milieu du<strong> XIX\u00e8me si\u00e8cle<\/strong> jusqu\u2019\u00e0 la fin des <strong>guerres mondiales<\/strong> signifie aussi un lien avec un contexte politique en \u00e9volution, qui va influencer et r\u00e9guler les libert\u00e9s de la presse et les \u00e9volutions techniques : radiophonie, cin\u00e9ma et t\u00e9l\u00e9vision. En effet, les ann\u00e9es <strong>1850<\/strong> sont marqu\u00e9es par la fin de la <strong>II\u00e8me R\u00e9publique<\/strong> et le <strong>coup d\u2019Etat<\/strong> de Louis-Napol\u00e9on Bonaparte, dont va na\u00eetre le <strong>Second Empire (1852-1870)<\/strong>, puis l\u2019installation de la <strong>III\u00e8me<\/strong> <strong>R\u00e9publique<\/strong>, cependant affaiblie par les <strong>deux guerres mondiales<\/strong> ainsi que le gouvernement de <strong>Vichy (1940-1945)<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong><em><span class=\"has-inline-color has-vivid-green-cyan-color\">Comment s&rsquo;organisent et \u00e9voluent les moyens d\u2019informations occitans entre 1850 et 1945 ?<\/span><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-vivid-red-color\">I) 1850-1914 : S\u2019informer en lisant : l&rsquo;\u00e2ge d\u2019or de la presse<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><span class=\"has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color\"><strong>A) 1850-1870 : D\u00e9veloppement de la presse sous le Second Empire<\/strong><\/span><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019image de la <strong>presse du Second Empire (1852-1870) <\/strong>conna\u00eet une \u00e9volution et un d\u00e9veloppement durant la p\u00e9riode concern\u00e9e. Nous pouvons apercevoir deux phases distinctes :<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re se d\u00e9roule entre <strong>1852<\/strong> et <strong>1860<\/strong>. La politique du gouvernement \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la presse \u00e9tait autoritaire avec une tutelle administrative qui impose le monopole postal, la surveillance accrue du colportage et de la vente sur voie publique des imprim\u00e9s non p\u00e9riodiques ainsi que le cautionnement des timbres et brevets pour les imprimeurs et libraires, pour contr\u00f4ler la presse politique. A partir du <strong>coup d\u2019\u00c9tat du 2 d\u00e9cembre 1851<\/strong> de <strong>Napol\u00e9on III<\/strong>, certains quotidiens sont supprim\u00e9s et les rares journaux d\u00e9mocrates interdits ainsi que l\u2019avertissement qui am\u00e8ne \u00e0 une auto-censure par les r\u00e9dactions.<\/p>\n\n\n\n<p>La seconde phase se passe entre <strong>1860<\/strong> et <strong>1870<\/strong>, plus lib\u00e9rale avec la r\u00e9apparition ainsi que la naissance de nombreux journaux, avec la loi du <strong>11 mai 1868<\/strong> o\u00f9 les avertissements sont abolis et les timbres r\u00e9duits. Une diversification du journalisme a lieu et ce sont les d\u00e9buts d\u2019une v\u00e9ritable r\u00e9volution de la presse \u00e0 un sou ou de la \u201cpetite presse\u201d. Entre <strong>1851<\/strong> et <strong>1870<\/strong>, le nombre de titres a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9 par 5 et les tirages quotidiens sont pass\u00e9s de 200 000 \u00e0 1,5 million d\u2019exemplaires. Les classes populaires acc\u00e8dent \u00e0 la lecture r\u00e9guli\u00e8re des journaux quotidiens et en Occitanie nous pouvons trouver certains titres comme <em><strong>Le Courrier du Gers<\/strong><\/em>, publi\u00e9 de <strong>1868<\/strong> \u00e0 <strong>1888<\/strong> depuis Auch, <em><strong>L\u2019Union Nationale<\/strong><\/em>, quotidien publi\u00e9 de <strong>1868<\/strong> \u00e0 <strong>1881<\/strong> \u00e0 Montpellier dans l\u2019H\u00e9rault, ou encore <em><strong>L&rsquo;\u00c9mancipation<\/strong><\/em>, journal toulousain paru entre <strong>1868<\/strong> et <strong>1873<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image-1024x319.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-14221\" width=\"275\" height=\"85\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image-1024x319.png 1024w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image-300x93.png 300w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image-768x239.png 768w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image.png 1028w\" sizes=\"(max-width: 275px) 100vw, 275px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image-1-1024x265.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-14222\" width=\"271\" height=\"70\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image-1-1024x265.png 1024w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image-1-300x78.png 300w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image-1-768x199.png 768w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image-1.png 1067w\" sizes=\"(max-width: 271px) 100vw, 271px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image-2-1024x235.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-14223\" width=\"276\" height=\"62\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image-2-1024x235.png 1024w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image-2-300x69.png 300w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image-2-768x176.png 768w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image-2.png 1111w\" sizes=\"(max-width: 276px) 100vw, 276px\" \/><figcaption>Source : BNF Gallica<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>L\u2019expansion du march\u00e9 de la presse participe \u00e0 l\u2019\u00e9volution g\u00e9n\u00e9rale de la soci\u00e9t\u00e9. Nous pouvons apercevoir une nette diminution des analphab\u00e8tes \u00e0 la suite de la politique scolaire de la monarchie de Juillet, gr\u00e2ce \u00e0 la loi Guizot et celle de l\u2019empire avec la loi Duruy et les mesures prises par Rouland. Le nombre de lecteurs augmente et ils deviennent de plus en plus demandeurs. La croissance est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 de nombreuses innovations techniques qui augmentent la production en r\u00e9duisant les co\u00fbts. Le d\u00e9veloppement des transports et des services postaux favorisent \u00e9galement la diffusion.<\/p>\n\n\n\n<p>La mise en place du suffrage universel masculin instaur\u00e9 en <strong>1848<\/strong> cr\u00e9e une demande d\u2019information des citoyens \u00e0 la fois politique ou de faits divers \u00e0 laquelle la presse r\u00e9pond.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color\">B) 1870-1914 : \u00c2ge d\u2019or de la presse<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La <strong>IIIe R\u00e9publique<\/strong> est une p\u00e9riode marqu\u00e9e par la lib\u00e9ralisation politique que permet l\u2019installation durable de la R\u00e9publique et de son expansion \u00e9conomique sans pr\u00e9c\u00e9dent. D\u00e8s <strong>1870-1880<\/strong> dans le monde journalistique, la qu\u00eate d\u2019un lectorat \u201cde masse\u201d favorise l\u2019\u00e9mergence d\u2019un \u201cjournalisme d\u2019information\u201d, fond\u00e9 sur l\u2019exposition factuelle des nouvelles, la narration des choses vues et surtout sur la recherche du spectaculaire. La loi du <strong>29 juillet 1881<\/strong> sur la libert\u00e9 de la presse du nouvel ordre r\u00e9publicain envisag\u00e9e comme une suite logique du suffrage universel masculin, les journaux sont lib\u00e9r\u00e9s des entraves administratives et financi\u00e8res connues sous le <strong>Second Empire<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Les oppositions politiques en crise et faibles esp\u00e8rent reconqu\u00e9rir par cette nouvelle libert\u00e9 de la presse, le terrain perdu sur le plan \u00e9lectoral et s\u2019appuie sur la presse populaire. Cela entra\u00eene l\u2019apparition de nouvelles th\u00e9matiques dans la presse comme le nationalisme, l\u2019antiparlementarisme ou encore l\u2019<strong>antis\u00e9mitisme<\/strong> comme dans le cas de l\u2019affaire Dreyfus. Des journaux comme <em><strong>La D\u00e9p\u00eache <\/strong><\/em>ou <em><strong>Le Petit M\u00e9ridional<\/strong><\/em> ont \u00e9t\u00e9 les vecteurs privil\u00e9gi\u00e9s au d\u00e9veloppement du scandale ainsi qu\u2019\u00e0 sa mise en sc\u00e8ne, essayant d\u2019attirer un maximum de lecteurs.<\/p>\n\n\n\n<p>A cette \u00e9poque, les carri\u00e8res de journaliste et d\u2019homme politique \u00e9taient imbriqu\u00e9es. Nous pouvons trouver comme figures importantes de la presse radicale populaire du sud-ouest <strong>Arthur Huc <\/strong>et <strong>Maurice Sarraut<\/strong>, dirigeants de <em><strong>La D\u00e9p\u00eache<\/strong> <\/em>(Toulouse) ou encore <strong>Jules Gariel<\/strong>, directeur du <em><strong>Petit M\u00e9ridional<\/strong><\/em> (Montpellier) et enfin <strong>Jean Jaur\u00e8s<\/strong>, collaborateur r\u00e9gulier de <em><strong>La D\u00e9p\u00eache<\/strong><\/em> : ces hommes avaient une double activit\u00e9. Ils utilisaient la th\u00e9matique de l&rsquo;antis\u00e9mitisme afin d\u2019accentuer l\u2019offensive contre les R\u00e9publicains mod\u00e9r\u00e9s au pouvoir et pour rassembler les opposants, en esp\u00e9rant rallier les suffrages populaires. L\u2019important poids des st\u00e9r\u00e9otypes v\u00e9hicul\u00e9s a eu un grand r\u00f4le dans la diffusion du discours antis\u00e9mite. D\u00e8s les ann\u00e9es <strong>1880<\/strong> de nouveaux termes x\u00e9nophobes apparaissent comme dans <em><strong>La D\u00e9p\u00eache<\/strong><\/em> qui introduit le terme de \u201cjuif allemand\u201d en <strong>1891<\/strong> afin de distinguer le \u201cbon juif fran\u00e7ais\u201d du \u201cmauvais juifs \u00e9tranger\u201d.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image-3.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-14224\" width=\"203\" height=\"288\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image-3.png 333w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image-3-212x300.png 212w\" sizes=\"(max-width: 203px) 100vw, 203px\" \/><figcaption>Source : <br>BNF Gallica &#8211; Presse ancienne num\u00e9ris\u00e9e : Extrait de <em><span style=\"text-decoration: underline\">La D\u00e9p\u00eache<\/span><\/em> du 10 novembre 1894<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-vivid-red-color\">II) 1914-1939 : Avoir acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information avec un renouvellement de ses moyens<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color\">A) La presse entre 1914 et 1918<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Avec l&rsquo;entr\u00e9e en guerre de la France <strong>fin juillet 1914<\/strong>, la presse, habitu\u00e9e depuis <strong>1881<\/strong> \u00e0 une totale libert\u00e9 est pour la premi\u00e8re fois confront\u00e9e aux contraintes qu&rsquo;imposent une situation de guerre. D\u00e8s le <strong>2 ao\u00fbt 1914<\/strong>, l\u2019\u00e9tat de si\u00e8ge est d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 sur l\u2019ensemble du territoire, autorisant les autorit\u00e9s militaires \u00e0 suspendre toute publication jug\u00e9e nuisible. Le <strong>3 ao\u00fbt<\/strong>, un Bureau de la presse est instaur\u00e9 au minist\u00e8re de la Guerre, charg\u00e9 de filtrer toute information militaire avant sa diffusion. La censure et la propagande outranci\u00e8re de la presse visent \u00e0 conditionner l&rsquo;opinion publique et maintenir le moral de l&rsquo;arm\u00e9e en diffusant des informations d\u00e9form\u00e9es, invent\u00e9es et\/ou mensong\u00e8res. C&rsquo;est le d\u00e9but d&rsquo;un v\u00e9ritable <strong>\u00ab&nbsp;bourrage de cr\u00e2ne&nbsp;\u00bb<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>La D\u00e9p\u00eache<\/strong><\/em>, <em><strong>Le Petit M\u00e9ridional<\/strong><\/em> ou <em><strong>L\u2019Express du Midi<\/strong><\/em>, adaptent leurs lignes \u00e9ditoriales avec le discours officiel du patriotisme des soldats fran\u00e7ais mais font face aux censeurs militaires qui peuvent obliger \u00e0 des espaces vides dans les articles, qui d\u00e9crivent l&rsquo;h\u00e9ro\u00efsme des combattants fran\u00e7ais, des conditions de vie utopiques dans les tranch\u00e9es ainsi que des descriptions des combats qui insistent sur la bravoure des soldats fran\u00e7ais et la cruaut\u00e9 suppos\u00e9e ou la l\u00e2chet\u00e9 de l&rsquo;ennemi avec l\u2019utilisation d\u2019un vocabulaire martial et grandiloquent. Ainsi le <strong><em>Petit journal<\/em><\/strong> du <strong>7 f\u00e9vrier 1915<\/strong> dit \u00ab Quand les Boches sont assur\u00e9s de gagner nos tranch\u00e9es et de se rendre sans tomber sous les coups de leurs propres canons, ils y mettent une ardeur incomparable.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;effet de ce <strong>bourrage de cr\u00e2ne<\/strong> est cependant limit\u00e9 et contre productif et perd en cr\u00e9dibilit\u00e9, avec par exemple la grande retraite d&rsquo;<strong>ao\u00fbt-septembre 1914\u00a0; <\/strong>les autorit\u00e9s mod\u00e8rent le ton de la communication. Certains titres commencent m\u00eame \u00e0 se d\u00e9marquer comme <em><strong>Le Midi Socialiste<\/strong><\/em>, journal influent dans le Sud-Ouest, donne progressivement la parole \u00e0 certains discours pacifistes et syndicalistes oppos\u00e9s \u00e0 la guerre. Si ces positions restent minoritaires et surveill\u00e9es, elles refl\u00e8tent le basculement progressif et la lassitude de l\u2019opinion publique.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"398\" height=\"82\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/Capture-decran-2025-02-07-140025.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-14225\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/Capture-decran-2025-02-07-140025.png 398w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/Capture-decran-2025-02-07-140025-300x62.png 300w\" sizes=\"(max-width: 398px) 100vw, 398px\" \/><figcaption>Source : BNF Gallica <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color\">B) Vers un renouvellement avec la mise en place de la radiophonie<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s la <strong>Premi\u00e8re Guerre mondiale (1914-1918)<\/strong>, la \u201cgrande presse\u201d conna\u00eet une stagnation, de par un contexte de crise \u00e9conomique ainsi que par un contexte politique de radicalisation et de structuration des partis mais \u00e9galement avec une nouvelle concurrence avec les magazines et de la radiophonie. La Grande Presse cherche \u00e0 se renouveler&nbsp;; la presse politique cro\u00eet, \u00e0 toutes \u00e9chelles par le biais d\u2019acteurs engag\u00e9s. Ces journaux peuvent \u00eatre, hebdomadaires, bimensuels ou exceptionnels ; par exemple, le journal radical-socialiste <em><strong>Le R\u00e9publicain de Lavaur<\/strong><\/em> fut publi\u00e9 entre <strong>mai 1932<\/strong> et <strong>avril 1936<\/strong>, afin de soutenir la candidature du futur d\u00e9put\u00e9 Emery Compar\u00e9. On observe \u00e9galement le d\u00e9veloppement de journaux r\u00e9publicains et patriotes ou socialiste et syndicalisme&nbsp;; par exemple <em><strong>l&rsquo;\u00c9veil ouvrier, organe des syndicats ouvriers, de l\u2019action coop\u00e9rative et socialiste<\/strong><\/em> publi\u00e9 \u00e0 Carmaux entre <strong>1934<\/strong> et <strong>1939<\/strong>, qui changera de nom pour \u201c<em><strong>l&rsquo;\u00c9veil du Tarn socialiste : organe de la f\u00e9d\u00e9ration socialiste SFIO du Tarn\u201d.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/Capture-decran-2025-02-07-140204.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-14226\" width=\"363\" height=\"137\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/Capture-decran-2025-02-07-140204.png 510w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/Capture-decran-2025-02-07-140204-300x113.png 300w\" sizes=\"(max-width: 363px) 100vw, 363px\" \/><figcaption>Source : BNF Gallica &#8211; Extrait de la publication du 6 Octobre 1934<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>La <strong>radiophonie<\/strong> comme moyen de communication et d\u2019information se d\u00e9veloppe avec l\u2019innovation du poste \u00e0 t\u00e9l\u00e9graphes puis du poste \u00e0 gal\u00e8ne et ses enjeux sont saisis \u00e0 la fois par l\u2019\u00c9tat ainsi que par les d\u00e9veloppeurs de la radio\u00e9lectricit\u00e9 avec des int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques et commerciaux&nbsp;; les stations d\u2019Etat (<strong>PTT<\/strong>) font face au d\u00e9veloppement de stations priv\u00e9es, tol\u00e9r\u00e9es mais pas l\u00e9galement autoris\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Les individus jouent un r\u00f4le dans son d\u00e9veloppement et re\u00e7oivent des informations et des programmes de plus en plus vari\u00e9s. Une presse radiophonique est cr\u00e9\u00e9e par des amateurs de la radiophonie, sous la forme de gazettes, et conna\u00eet aussi un investissement par des groupes presse dans des radios priv\u00e9es pour un meilleur contr\u00f4le et \u00e9viter la concurrence.<\/p>\n\n\n\n<p>En Occitanie se d\u00e9veloppe <em><strong>Radio Toulouse<\/strong><\/em> fond\u00e9e en <strong>1925<\/strong> par le propri\u00e9taire de <em>La D\u00e9p\u00eache du Midi<\/em> <strong>Jacques Tr\u00e9moulet<\/strong> face \u00e0 <em><strong>Radio Toulouse-Pyr\u00e9n\u00e9es PTT<\/strong><\/em><strong>. <\/strong>Une <strong>guerre des<\/strong> <strong>ondes<\/strong> est observable entre celles-ci. Les deux stations pr\u00e9sentent des programmes d\u2019informations, artistiques et retransmission d\u2019autres radios <strong>PTT<\/strong>. Le m\u00eame mod\u00e8le se d\u00e9veloppe pour <strong><em>Radio Montpellier<\/em> <\/strong>(<strong>1925<\/strong>), avec des programmes sur les march\u00e9s agricoles\/viticoles qui font face \u00e0 la cr\u00e9ation de la <em><strong>radio Montpellier-Languedoc<\/strong><\/em> (<strong>1929<\/strong>). Une privatisation des radios du Sud, appel\u00e9e la \u201cRadiophonie du Midi\u201d se d\u00e9veloppe gr\u00e2ce \u00e0 <strong>Jacques Tr\u00e9moulet.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-vivid-red-color\">III) 1939-1945 : Une information toujours \u00e0 contr\u00f4ler<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s la d\u00e9faite de <strong>1940<\/strong>, le pays est divis\u00e9 en deux zones : une zone occup\u00e9e par l&rsquo;Allemagne au nord et une zone libre administr\u00e9e par le r\u00e9gime de Vichy au sud, sous la direction du mar\u00e9chal P\u00e9tain. Pendant cette p\u00e9riode l&rsquo;information en Occitanie, comme dans le reste de la France, se trouvait au c\u0153ur des enjeux politiques et soci\u00e9taux. Entre le contr\u00f4le \u00e9troit exerc\u00e9 par le r\u00e9gime de Vichy et la r\u00e9sistance clandestine, deux univers m\u00e9diatiques coexistaient : celui de la <strong>propagande officielle<\/strong> et celui de la <strong>presse libre<\/strong> <strong>clandestine<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color\">A) La propagande de Vichy<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s son \u00e9tablissement en <strong>1940<\/strong>, Vichy utilisait l\u2019ensemble des les m\u00e9dias pour diffuser un discours politique clair : responsabiliser la Troisi\u00e8me R\u00e9publique et les Alli\u00e9s dans la d\u00e9faite de <strong>1940<\/strong>, tout en mettant en avant une politique de collaboration avec l&rsquo;Allemagne pour prot\u00e9ger la France de \u00ab\u00a0pires cons\u00e9quences\u00a0\u00bb ainsi que la promotion des valeurs de la \u00ab\u00a0R\u00e9volution nationale\u00a0\u00bb (\u00ab Travail, Famille, Patrie \u00bb) et censurait toute critique du r\u00e9gime ou des Allemands. Les journaux r\u00e9gionaux comme <em><strong>La D\u00e9p\u00eache<\/strong><\/em><strong>, <\/strong><em><strong>Le Petit M\u00e9ridional<\/strong><\/em> ou encore <em><strong>L\u2019Ind\u00e9pendant des Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales<\/strong><\/em> ont continu\u00e9 \u00e0 para\u00eetre, mais avec des contenus encadr\u00e9s. Les radios locales, comme <em><strong>Radio Toulouse<\/strong><\/em>, \u00e9taient \u00e9galement r\u00e9quisitionn\u00e9es par l\u2019\u00c9tat. Elles diffusaient des discours de Philippe P\u00e9tain et des messages visant \u00e0 justifier la collaboration avec l\u2019Allemagne nazie. La propagande utilisait \u00e9galement des affiches et des rassemblements publics pour renforcer le r\u00f4le de Philippe P\u00e9tain comme \u00ab\u00a0p\u00e8re protecteur\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/gvj.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-14227\" width=\"242\" height=\"267\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/gvj.png 354w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/gvj-272x300.png 272w\" sizes=\"(max-width: 242px) 100vw, 242px\" \/><figcaption>Source : L&rsquo;Empaill\u00e9<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color\">B) La R\u00e9sistance<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Parall\u00e8lement, la <strong>R\u00e9sistance<\/strong> produit son information \u00e0 la fois dans un objectif d\u2019organisation entre r\u00e9sistants puis maquisards, les r\u00e9seaux \u00e9tant disparates, ainsi que pour concurrencer la propagande du gouvernement de Vichy sous la forme de journaux et de tracts par une distribution anonyme ou organis\u00e9e. Ils sont compos\u00e9s de messages anti-P\u00e9tainiste, d\u2019organisation d\u2019actes de sabotage et, d\u2019organisation des r\u00e9seaux de r\u00e9sistance et les maquis. Par exemple, <em><strong>Le Maquisard : Journal des Forces Fran\u00e7aises de l\u2019Int\u00e9rieur du Tarn<\/strong><\/em>, est un journal hebdomadaire m\u00ealant \u00e0 la fois des id\u00e9aux politiques, l\u2019actualit\u00e9 du r\u00e9seau, et remettant en question d\u2019autres op\u00e9rations r\u00e9sistantes. Cela nous montre donc que la concurrence id\u00e9ologique et sa diversit\u00e9 permettent aux individus d\u2019\u00eatre \u00e0 la fois inform\u00e9s, et de prendre position politiquement.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image-4.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-14228\" width=\"209\" height=\"302\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image-4.png 457w, https:\/\/blogs.univ-jfc.fr\/vphn\/wp-content\/uploads\/sites\/65\/2025\/02\/image-4-207x300.png 207w\" sizes=\"(max-width: 209px) 100vw, 209px\" \/><figcaption>Source : <br>Cecila, biblioth\u00e8que num\u00e9rique du patrimoine albigeois &#8211; Extrait du<br>Maquisard : journal des Forces fran\u00e7aises de l\u2019int\u00e9rieur du Tarn, n\u00b023, 29\/10\/1944<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-vivid-red-color\">Conclusion :&nbsp;<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6\">Entre <strong>1850<\/strong> et <strong>1945<\/strong>, s\u2019informer devient un enjeu cl\u00e9 de l\u2019int\u00e9gration de la soci\u00e9t\u00e9, et tous les acteurs en prennent conscience. Les moyens d\u2019information \u00e9voluent, touchent de plus en plus de monde et de classes sociales diff\u00e9rentes et leurs vari\u00e9t\u00e9s permet un choix d\u2019information selon sa culture ou ses id\u00e9ologies politiques&nbsp;; inversement, les producteurs d\u2019informations structurent \u00e9galement les opinions publiques.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color\">Bibliographie :<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/archives.tarn.fr\/rechercher\/archives-et-images-en-ligne\/documents-numerises\/presse-ancienne\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/archives.tarn.fr\/rechercher\/archives-et-images-en-ligne\/documents-numerises\/presse-ancienne\">Archives d\u00e9partementales du Tarn, <em>Presse ancienne<\/em> [en ligne]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>CELERIER, Jean-Pierre, CAZALS, R\u00e9my (dir.), <em>La radio \u00e0 Toulouse (1925-1945) : la puissance du groupe Tr\u00e9moulet<\/em>, Toulouse, S.I. s.n., 2002, 627 p.<\/p>\n\n\n\n<p>CHARLE, Christophe, <em>Le si\u00e8cle de la presse (1830-1939)<\/em>, Paris, Seuil, 2009, 413 p.<\/p>\n\n\n\n<p>DE FREMINVILLE, Solange, <em>Un antis\u00e9mitisme r\u00e9publicain ? : la presse radicale du Sud-Ouest dans le contexte de l\u2019affaire Dreyfus<\/em>, Toulouse, Presses universitaires du Midi, 2023, 155 p.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>GODECHOT, Jacques, LERNER, Henri, <em>\u201cLa D\u00e9p\u00eache\u201d journal de la d\u00e9mocratie : contribution \u00e0 l\u2019histoire du radicalisme en France sous la Troisi\u00e8me R\u00e9publique<\/em>, Toulouse, Association des publications de l\u2019Universit\u00e9 de Toulouse, 1978, 1012 p.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>SOUTADE, G\u00e9rard, <em>Le rayonnement g\u00e9ographique d\u2019un journal tarnais : le Tarn libre<\/em>, Albi, Imprimerie coop\u00e9rative du Sud-Ouest, 1969, 32 p.<\/p>\n\n\n\n<p>TCHUKRIEL, Thierry, CABANEL, Patrick (dir.), <em>Accomodements, ambivalences, r\u00e9sistances dans la France de Vichy : Deux itin\u00e9raires de presse : le Journal du Tarn et l\u2019Effort paysan<\/em>, Toulouse, S.I. s.n., 2003, 123 p.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>ULMAAN-MAURIAT, Caroline, <em>Naissance d\u2019un m\u00e9dia : histoire politique de la radio en France, 1921-1931<\/em>, (Collection Communication et civilisation), Paris, l\u2019Harmattan, 1999, 270 p.&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Elisa MAILLE, Anabelle GAMBA et Victor FIEVET A partir de la seconde moiti\u00e9 du XIX\u00e8me si\u00e8cle, la presse conna\u00eet un grand essor en France et reste le moyen d\u2019information dominant jusqu\u2019\u00e0 la moiti\u00e9 du XXe si\u00e8cle. 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