La fin de la Première Guerre mondiale fut un tournant pour l’Europe. Cette guerre est en effet l’apogée de la puissance européenne dans le monde, mais elle marque aussi le début de la fin de l’hégémonie européenne, du fait craquellement des empires coloniaux ou encore de l’émergence de rivaux telle que les Etats-Unis. Cela nous est connu est semble logique, voire évident, pour toutes personnes du XXIe siècle qui s’intéresse un tant soit peu à l’histoire du XXe siècle. Cela n’est cependant pas le cas pour les acteurs de ces événements, ou du moins, ils étaient conscients du fait qu’il y avait un “avant” et un “après” la Grande Guerre, la “der des der”. Ils étaient conscients que l’aube de la seconde décennie de ce XXe siècle serait un temps de changement majeur, l’écroulement des anciens empires européens avait annoncé un nouvel ordre. Cependant, du fait de notre historiographie, les années folles sont bien connu des pays occidentaux tel qu’en France ou en Angleterre. Les choses sont néanmoins largement différentes dans le reste de l’Europe.
C’est dans ce contexte que nous avons choisi de plonger, de faire découvrir au plus grand nombre l’histoire de l’entreprise de Fiume, un épisode précis mais méconnu de cette Europe en pleine mutation. Nous avons décidé pour cela d’écrire un ensemble d’articles fictionnels. Fictions de toutes pièces mais ancrées dans notre réalité, ces articles ont pour but de plonger le lecteur au plus près de ce qu’était l’atmosphère de ces années troublées. De rendre compte et d’analyser le mieux possible ce qu’était Fiume, de qui étaient les acteurs, des idéologies à l’œuvre, etc… tout en restant agréable à lire. Finalement, de ne pas sacrifier le plaisir de la lecture pour une précision universitaire. Il faut cependant se garder de penser que l’inverse n’est pas vrai. Nous avons aussi refusé de sacrifier toute rigueur universitaire pour du divertissement. Le but ici est d’allier l’utile à l’agréable, non pas de sacrifier l’un au profit de l’autre. Voici quel à été notre démarche, notre angle d’approche pour ce sujet qu’est Fiume.
Restitution des péripéties et conflit en Adriatique, qui aurait pu paraître le 19 avril 1925
Relativement méconnue, la ville de Fiume (Rijeka pour les Croates) a pourtant été le théâtre d’événements marquants après la Grande Guerre. Cette cité portuaire, longtemps sous domination austro-hongroise, abritait une industrie modeste et une forte population italophone, ce qui en faisait l’une des terres irrédentes convoitées par l’Italie. Lors des négociations de paix, Fiume fut revendiquée à la fois par l’Italie et le royaume des Serbes, Croates et Slovènes sur des bases historiques et ethniques, plongeant la ville dans une profonde incertitude.
Dans ce contexte, Gabriele D’Annunzio, poète, aviateur et nationaliste convaincu, organisa en septembre 1919 une expédition militaire composée d’anciens soldats et d’unités italiennes stationnées à Fiume. Son objectif : s’emparer de la ville et l’annexer au Royaume d’Italie. L’opération força le départ des troupes franco-britanniques présentes sur place. Cependant, le gouvernement italien refusa cette annexion et imposa un embargo. Après des négociations tendues, un référendum fut organisé en décembre, mais D’Annunzio annula son résultat, dénonçant des violences lors du vote. En septembre 1920, il proclama la Régence Italienne du Carnaro et s’autoproclama dictateur, transformant Fiume en un repaire de révolutionnaires, aventuriers et criminels.
Alors que la situation alarmait Rome, l’Italie signa un traité avec le gouvernement slave, réglant la « Question Adriatique » et actant l’indépendance de Fiume à condition de destituer D’Annunzio. Ce fut chose faite avec l’intervention militaire italienne à Noël 1920. Toutefois, l’instabilité politique du nouvel État libre de Fiume s’aggrava. Malgré des élections en 1921, tensions et rivalités persistèrent jusqu’au coup d’État fasciste de 1922. Dès lors, l’Italie s’impliqua directement dans la gestion de la ville, menant à son partage définitif en 1924 entre l’Italie et le royaume des Serbes, Croates et Slovènes.

Première guerre mondiale et traité de paix sur le vieux continent, qui aurait pu paraître le 4 décembre 1918
Après un peu plus de 4 ans de conflits, la paix, enfin, touche de sa grâce l’Europe avec la capitulation de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie. Après un peu plus de 4 ans d’horreurs et 13 millions de morts selon les estimations, la victoire de l’entente était inévitable face à une Allemagne qui perdait de son souffle et une Autriche-Hongrie au bord de la fracture. L’Autriche-Hongrie sera la première à capituler, avec un armistice signé le 5 novembre 1918 suivit de peu par l’Allemagne le 11 novembre de la même année.
C’est face à cette défaite que doivent donc répondre les pouvoirs centraux au cours des traités de Saint-Germain-en-laye pour l’Autriche-Hongrie et de Versailles pour l’Allemagne.
Bien que des réflexions aient été menées sur le fait de complètement dissoudre l’Allemagne aux traités de Versailles, cette proposition fut finalement rejetée pour opter pour quelque chose de plus doux. Dans les grandes lignes, voilà ce qui est dit lors du traité.
L’Alsace revient à la France. Un état polonais est libéré à partir des territoires allemands et russes occupés au cours de la guerre. L’Allemagne doit payer de lourdes réparations de guerre pour les dommages causés en Europe. La Rhénanie deviendra une zone démilitarisée et l’Allemagne ne pourra pas avoir une armée de plus de 100 000 hommes. Ses navires ne devront pas dépasser les 10 000 tonnes et il lui est interdit de produire des sous-marins. Aussi son territoire sera coupé en deux avec la ville de Danzig et la province qui l’entoure étant donné à la Pologne, séparant donc la Prusse orientale et l’Allemagne.
Du côté Austro-Hongrois ce n’est pas non plus très glorieux. Leur empire est complètement divisé dans le but de créer de nouveaux états qui viendront stabiliser les Balkans. L’Autriche et la Hongrie deviennent donc deux entités distinctes. La Roumanie gagne la Transylvanie. Le royaume des serbes croates et slovènes est fondé ainsi que la Tchécoslovaquie. Aussi la péninsule italienne est enfin unifiée lors de ces traités et l’Istrie leur est aussi donnée. Bien que les promesses de gain territoriaux à l’Italie aient été disons… Peu respectées, ces traités garantissent la stabilité et l’équilibre des pouvoirs dans la région et il y a peu de chance que l’Italie ne fasse quoi que ce soit.

Fiume : la patate chaude de la géopolitique européenne des Années Folles, qui aurait pu paraître le 16 juin 1947
L’Etat libre de Fiume était un Etat prototype, ayant un gouvernement fantoche ne fonctionnant qu’à la piraterie et l’opium. Seule sa constitution était plutôt bien pensé présentant une vision anti capitaliste et anti bourgeoise, si on écarte la vision fasciste, impérialiste et nationaliste pro-italienne ! Cela engendra des répercussions au niveau international, aucun Etat durant cette période ne voulait s’en occuper, aucun ne voulait le reconnaître en tant qu’entité souveraine. L’Italie, voulant initialement annexer le territoire, recula en raison de l’opposition féroce de la France à ce sujet, opposition qui faillis faire rompre les relations entre les deux États. De son côté, l’ancien Royaume des serbes, croates et slovènes, l’actuelle République socialiste de Yougoslavie, était trop occupé à stabiliser sa politique intérieure à cause de tensions ethniques entre ses peuples. Il ne s’en préoccupait seulement dans la vision qu’un jour lui aussi, pourrait absorber la ville du nom croate de Rijeka. Une rivalité s’installa entre la prochainement Italie fasciste et la future Yougoslavie. Alors, pour régler l’affaire géopolitique en cours une proposition avait été émise : Fiume pourrait être le siège de la nouvelle Société des Nations. Mais personne n’a vraiment pris en compte cette idée et elle fut donc rapidement abandonnée. C’est à ce moment-là que Gabriele d’Annunzio, le poète fasciste prit les armes et monta une expédition pour conquérir la ville. Rapidement, l’État libre de Fiume, de par sa nature paradoxale et révolutionnaire, devint un refuge pour toute les personnes fuyant leur pays respectifs, entre socialistes, communistes, homosexuels, tsaristes et nombre d’autres criminels et autres personnes indésirables. De plus, d’Annunzio tenta de créer à sa manière une ligue internationale rivale à celle du président des Etats-Unis, Wilson, du nom de la Ligue de Fiume. Ironie du sort, cette ligue qui avait pour but de rassembler tous les peuples opprimés, n’a pas réuni autant d’adhérents que ça, mais un pays a répondu à cet appel. Le pays dont son leader avait déclaré que d’Annunzio était un véritable révolutionnaire du nouveau monde. Ce pays n’est autre que l’Union Soviétique de Lénine. Il est dit en raison de l’admiration qu’avait Lénine envers le poète soldat. En effet, ces deux États totalement différents ont été respectivement les premiers à se reconnaître l’un envers l’autre…
Politique et Géopolitique régionale de l’Adriatique entre 1918 et 1929, qui aurait pu paraître le 14 février 1932
Fiume et son impact sur la politique régionale ? Avant d’aller plus loin, il est important de définir notre sujet d’étude. C’est-à-dire que nous nous intéresserons à la politique des pays présents en mer adriatique (Italie,Yougoslavie) et l’influence de ces derniers dans la région des années 1918 à 1924.
Avec la fin de la Première guerre mondiale, des États ont disparu, c’est le cas de l’empire des Habsbourg. À l’inverse, d’autres sont apparus, comme par exemple pour le Royaume des serbes slovènes et croates qui devient à partir de 1929 la Yougoslavie. Nous conserverons ce nom pour l’article pour des raisons pratiques. Mais d’autres États se sont agrandis dans la région, c’est le cas du Royaume d’Italie. Hors justement ces vainqueurs de la guerre ont des revendications sur les mêmes territoires. Parmi ces territoires disputés l’on retrouve fiume. Cette ville va faire l’objet de nombreux litiges pour l’Italie. En effet après le coup de force de d’Annunzio (prise de Fiume) en septembre 1919, le Royaume se retrouve isolé politiquement car responsable de cette situation. Cette isolement diplomatique va perdurer jusqu’en 1920 date à laquel les deux royaumes (Italie,Yougoslavie) vont reconnaître l’état libre de Fiume. C’est le traité de rapallo signé le 12 novembre 1920. Avec ce traité l’Italie se retrouve dans l’obligation d’aller chasser d’Annunzio et ses partisans de la ville. Cela débouche sur l’événement du noël sanglant de décembre 1920 qui est l’affrontement entre l’armée Italienne et les partisans de d’Annunzio. Cela se termine par le départ de d’Annunzio et l’instauration d’un gouvernement provisoire qui organise les premières en avril 1921. De septembre 1920 à mars 1922 les tensions entre le Royaume des serbes slovènes et croates et Royaume d’Italie vont s’apaiser. Mais rien ne dure éternellement. Ainsi donc lorsque survient le coup d’État faschiste à Fiume, la Yougoslavie estime que c’est à l’Italie d’intervenir. Hors cette dernière ne fait rien. Surtout qu’est c’est à son tour de tomber dans le fachisme avec la marche sur Rome de Benito Mussolini le 27 octobre 1922. Les relations entre les deux états seront de piètre qualité jusqu’en 1924 où la situation de Fiume et de nouveau débattue par les deux Royaumes. Cela débouche sur le traité de Rome signé en Janvier 1924 qui établit une partition de la ville entre les deux Etats. Ainsi le 16 Mars 1924 l’état de Fiume disparaît et ce malgré une présence d’un gouvernement d’exil en yougoslavie majoritairement composé de croates.
Nous avons vu que la ville de Fiume a été le centre de toutes les attentions de la région durant ces années. Pour autant, malgré la disparition de l’état libre de Fiume, nombres d’événements qui le précéderont y sont liés. Ce notamment dans le royaume des serbes slovènes et croates qui indirectement à cause de Fiume prendra le nom de yougoslavie. Mais c’est une autre histoire qui dépasse nos bornes chronologiques. Ainsi donc nous pourrions nous intéresser à l’influence de Fiume dans l’adriatique notamment en yougoslavie durant l’entre de guerre.
Notre pays fête ses 100 ans, une rétrospective de notre histoire, qui aurait pu paraître le 20 septembre 1961
L’Italie unifiée célèbre aujourd’hui son centenaire. L’histoire de son unification remonte à 1861, date de la proclamation du Royaume d’Italie. Ce moment fondateur marque non seulement l’aboutissement du Risorgimento, mais aussi le début d’une nouvelle revendication : l’Irrédentisme. Cette idéologie prônait l’annexion des territoires ayant un lien ethnique, linguistique ou historique avec l’Italie, notamment Trieste, Fiume et la Dalmatie, sous domination autrichienne.
Dès le Moyen Âge, la République de Venise dominait l’Adriatique, diffusant langue et culture italiennes sur les côtes balkaniques. Avec l’essor des nationalismes au XIXe siècle, l’Italie entreprit son unification, finalisée en 1870 avec Rome comme capitale. Toutefois, pour les irrédentistes, des Italiens vivaient toujours sous autorité étrangère : les terres dites « irrédentes » restaient en dehors du royaume.

Au début du XXe siècle, l’Italie impérialiste s’étend en Libye et revendique ses territoires irrédents. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate en 1914, elle reste d’abord neutre. Mais sous l’impulsion des nationalistes et grâce aux promesses du Traité de Londres, elle rejoint l’Entente en 1915 avec l’ambition de récupérer ses terres manquantes. À l’issue de la guerre, les traités de paix ne tiennent pas entièrement les engagements pris, entraînant une vive déception et l’idée d’une « Victoire mutilée », un ressentiment qui servira les discours nationalistes.
Parmi les figures irrédentistes, Gabriele D’Annunzio se distingue. Poète et vétéran, il prône l’entrée en guerre et mène des actions marquantes comme le raid de Vienne en 1918. En 1919, à la tête des Arditi, il organise une expédition pour s’emparer de Fiume, contestant les décisions du gouvernement italien et affirmant la persistance de l’idéologie irrédentiste dans la politique nationale.
le Panslavisme, qui aurait pu paraître le 9 mars 1930
Dans les nombreuses causes liées à la Première guerre mondiale, l’on y retrouve la notion du Panslavisme. Cependant, cette notion ne va pas disparaître après la fin de la Première Guerre mondiale. Encore aujourd’hui le Panslavisme influence et perdure dans les pays slaves, mais qu’est donc le Panslavisme ?
Avant de chercher à comprendre ce qu’est le Panslavisme, l’on doit s’intéresser aux peuples Slaves. Pour autant l’on ne fera pas une étude anthropologique étant donné que cela fut source de conflit encore actuel. Ainsi nous resterons donc factuels. Les Slaves sont le plus grand groupe ethnolinguistique en Europe et sont subdivisés en trois grandes familles linguistiques. Les Slaves du sud que l’on retrouve aujourd’hui dans la région des Balkans, comprenant la Bulgarie, la Yougoslavie et d’autres encore. Les Slaves de l’Ouest sont présents en Pologne, en Tchécoslovaquie . Il y a aussi les Slaves de l’Est que l’on retrouve en Russie, Biélorussie et Ukraine (URSS). Cette rapide présentation schématique de la répartition des Slaves en Europe va nous permettre de comprendre ce que représente le Panslavisme et les enjeux soulevés par ce dernier.

Les origines du Panslavisme remonte au mouvement des humanistes du 16 siècle où des penseurs vont commencer à exprimer l’idée d’une union des peuples slaves pour former une nation ayant la même religion et la même langue. L’âge d’or de cette idéologie culmine avec le congrès Panslaves de Prague 1848 qui va aboutir à la création d’un drapeau et d’une hymne. Ces symboles seront repris par la Yougoslavie au moment de sa formation.
Comme nous l’avons vu, le Panslavisme est un mouvement pour unir les Slaves. Sauf qu’il est impossible de parler de Panslavisme sans parler de Russie et ce non pas parce qu’il sont des Slaves mais bien par le fait que c’est la puissance qui à utiliser le Panslavisme comme une véritable doctrine. Ainsi la Russie impériale utilisera le Panslavisme pour déclarer la guerre à l’empire ottoman à plusieurs reprises. La raison étant de libérer les peuples slaves comme les bulgares et les serbes. Mais cette doctrine repose sur le principe du Panslavisme or cette idée fait apparaître une question. Qui est Slaves et qui ne l’est pas ? Par exemple, les Croates sont parmi les premiers à avoir débattu de l’idée de Panslavisme sauf que certains croate ne se considèrent pas slaves mais illyriens. La question se pose avec d’autres peuples comme les magyars (hongrois), les roumains ou encore les grecs (helléniques). Le sujet fait débat dans l’empire russe entre les partisans d’un Panslavisme limité et celui d’un Panslavisme étendu dont la finalité serait de reprendre Constantinople et la renommer Tsargrad. Mais il est impossible d’affirmer que l’idée de Panslavisme est propre à la Russie. Les États de Yougoslavie et de Tchécoslovaquie sont nés de cet idéal. Sauf qu’il rencontreront nombre de problèmes liés à leurs jeunes âges.
Encore aujourd’hui le Panslavisme continue de façonner la pensée politique russe et l’idée de Panslavisme n’est pas encore morte dans les pays slaves.
La montée du fascisme dans l’Adriatique, qui aurait pu paraître le 3 Novembre 1922
Quatre ans après les traités de Saint-Germain-en-laye alors ne serait-il pas temps de faire un point sur la situation dans l’adriatique ? En effet, au contraire de ce que nous avions pu prévoir dans l’article sur la paix après la grande guerre, la zone a eu des mouvements politiques et territoriaux plus que mouvementés. En effet l’Italie subissait des troubles politique motivé par un mouvement politique nationaliste nommé « l’irrédentisme » qui a pour principe d’affirmer que les territoire qui lui avait été promis leurs sont dû et que l’adriatique est donc leur par extension. Ce mouvement nationaliste qui a pris au sein de la bourgeoisie et des restes de l’armée Italienne a d’abord été international avec des expédition mené par d’anciens commandant ou soldat pour occuper des villes sur la côte Adriatique, avec le cas de Fiume par exemple. Cependant c’est au sein de la nation italienne que l’idée a continué d’évoluer et de fleurir. Sous l’impulsion de monsieur Mussolini qui fondera son propre parti populiste nommé le « parti fasciste républicain » que le mouvement irrédentiste va prendre de l’ampleur. Au fur et à mesure de la progression du parti fasciste en Italie des milices vont se former pour soutenir Mussolini et créer de l’agitation au sein d’une Italie déjà fragilisée politiquement par la guerre. Finalement il y a quelques jours de ça, monsieur Victor-Emmanuel III a proposé à Mussolini de former un nouveau gouvernement avec lui. Bien que l’avenir de l’Italie reste incertain, l’arrivée d’un gouvernement populiste et ouvertement revanchard des traités dû à son irrédentisme ne laisse présager rien de bon pour la région dans les années à venir.

Centenaire de la disparition de l’Etat libre de Fiume, qui aurait pu paraître le 22 février 2024
A l’occasion du centenaire de la disparition de Fiume, nous avons pensé qu’il serait alors intéressant de se pencher, non pas comme bien d’autres avant nous, sur les répercussions immédiates de cet Etat éphémère ou encore sur le flamboyant personnage de Gabriele d’Annunzio. Nous avons plutôt décidé d’adopter l’approche de l’héritage, des traces qu’ont laissé ces hommes et ces femmes sur la région et dans l’inconscient collectif. Tout d’abord, le plus évident que Fiume servit de modèle pour les fascistes, d’abord italiens puis internationaux. Ensuite, un certains souvenir de l’Etat libre de Fiume survécut dans l’esprit des habitants de Rijeka, la raison en est qu’à la sortie de la seconde guerre mondiale, les habitants de la ville demandèrent une autonomie par rapport à la Croatie au sein de la Yougoslavie, demande qui fut rapidement ignoré, la ville intégrant ainsi son voisin plus imposant.
Bibliographie
- Foro Philippe, L’Italie fasciste, Edition Armand Colin, Paris, 2016, 304p.
- GERWARTH Robert, Les vaincus. Violences et guerres civiles sur les décombres des empires, 1917-1923, Edition Le Seuil, Paris, 2017, 496 p.
- PÉCOUT Gilles, Naissance de l’Italie contemporaine, Edition Armand Colin, 2004, 416p.
- TOSSERI Olivier, La folie d’Annunzio: L’affaire de Fiume, Paris,Buchet et Chastel, 2019, 272 p.
réalisé par les étudiants :
Boudon Maël L2
Molia Antoine L2
Bayol–Douziech Enzo L1
Guidez Nathan L1