Début des années 1990 – Création d’une commission « Patrimoine et collections » – A l’instigation du Pr Michel Sicard, directeur de l’UFR Sciences et Vie de la Terre, une première commission « Patrimoine et collections » est constituée. Elle réunit Jacques vassal et G. Durrieu pour la botanique (collection photographique Gaussen, Jardin botanique, herbiers et arboretum de Jouéou), F. Fontan pour la minéralogie et Michel Bilotte pour la paléontologie. La commission se réunit peu et pas du tout entre novembre 1997 et novembre 1999. Lors de sa dernière réunion, le 10 février 2000, l’ordre du jour porte sur le devenir des collections de géologie de l’Université Paul Sabatier.
1991 : En novembre 1991, le président Martin de l’Université Paul Sabatier et le président du Conseil général signent une convention de dépôt de la collection photographique Gaussen aux Archives départementales de la Haute-Garonne.
1996-1997 : Durant sa présidence de l’université Paul Sabatier (février 1996-août 1997), le Professeur Georges Larrouy, une structure de « Valorisation des Collections & Fonds anciens » de l’Université est créée. Son Comité scientifique est chargé d’élaborer un projet « à même de renforcer la dimension scientifique et pédagogique » des demandes alors en cours auprès de la « Mission Musée du Ministère de l’Éducation nationale ». Le document de synthèse qui en résulte (15 avril 1996) prend en compte les besoins des collections de minéralogie, de paléontologie, de botanique et du patrimoine scientifique de l’Observatoire de Midi-Pyrénées. La demande budgétaire s’élève à ce moment à 320 000 francs dont 20 000 pour la géologie.
1998 : Les alertes sur le devenir des collections de géologie et de minéralogie pour lesquelles rien n’est prévu à Rangueil où doivent déménager les laboratoires de des sciences de la terre restent sans réponse.
2000 : Le 20 mars 2000, une lettre de mission officialise le rôle du géologue Michel Bilotte dans l’inventaire des collections de paléontologie.
2001 : Parution du rapport Bilotte le 14 mars 2001 : il donne, pour la première fois, une idée du nombre de pièces, estimé à 400 000. Il évolue la surface nécessaire à l’accueil des collections et propose un lieu de stockage, celui des locaux techniques (carothèque) de l’ex BRGM, devenu propriété de l’université Paul Sabatier. Il rend compte des recherches de partenariats engagées.
Fin 2001 un projet de création d’un centre de culture scientifique et médicale (« Science et santé dans la ville ») implanté aux 37 et 39 allées Jules Guesde, proposant en particulier, le recentrage sur ces sites des collections patrimoniales de l’UPS, est envisagé. Il n’est pas retenu.
2002 : L’Université Paul Sabatier signe le 22 novembre 2002, avec le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse, une convention cadre de partenariat. Celle-ci précise les modalités de dépôt des collections de l’Université dans les réserves du Muséum, leur gestion par les personnels du Muséum, mais ne remet pas en cause la propriété universitaire des collections.
2003 : Les collections de minéralogie sont déposées dans les réserves du Muséum. Mais, étant donnée leur importance, celles de paléontologie ne suivent pas.
2004 : Les différents laboratoires de Sciences de la Terre de l’Université Paul Sabatier déménagent sur le campus de Rangueil, tandis que les collections de paléontologie demeurent au 39 allées Jules Guesde, accueillant les collections des laboratoires de la rue des 36 Ponts. Michel Billote reste sur place comme « conservateur des collections de paléontologie-géologie », rattaché à l’UMR CNRS 5563. L’inventaire des collections se poursuit, réalisé par Valérie Martin-Rolland (2001-2004), puis par Emmanuel Robert (2004-2005).
2005 : 25 000 spécimens ont été traités sur les 400 000 estimés, 7 602 fiches ont été renseignées et 3 000 spécimens photographiés.
Le président Sautereau demande au directeur de l’UFR SVT d’officialiser deux enseignants-chercheurs dans les missions de sauvegarde et valorisation : Dominique Mazau (botanique) et Michel Bilotte (paléontologie) et de représentation auprès du Muséum.
Fin 2005, en vertu de la convention de 2002, le Muséum détache le conservateur Francis Duranthon auprès des collections de paléontologie.
Michel Bilotte publie, à compte d’auteur sous un format CD, un travail de synthèse sur l’histoire des collections de géologie. Il ne reçoit que peu d’écho.
2006 : Les fonds alloués pour les personnels chargés de l’inventaire s’arrêtent et l’inventaire est stoppé.
Création d’un Laboratoire de service et de recherche « Études et conservation du patrimoine » (LECP), à la demande de Dominique Mazaud. Il a la charge de la gestion des collections vivantes (jardin botanique, Arboretum) et inertes (herbiers, collections de géologie et de paléontologie). En raison des faibles moyens alloués, il ne fonctionne qu’a minima.
2007 : Départ à la retraite de Michel BIlotte. Émérite, il peut continuer son travail en faveur des collections.
2009-2010 : Courriers de Michel Bilotte à la présidence Fourtanier pour rappeler les échéances du déménagement des allées et la possibilité d’installer les collections dans les locaux de l’ex-BRGM.
2011 : Lors de la réunion du 7 juillet, l’Université doit décider si elle cède ses collections au Muséum ou si elle les garde. Elle décide de les garder.
Le déménagement dans les locaux de l’ex-BRGM rue Latécotère débute le 19 septembre 2011. Aucun des aménagements demandés n’a été effectué, aucun ménage n’a même été fait. C’est Dominique Mazaud et des membres de son laboratoire qui effectuent un ménage sommaire avant l’arrivée des collections. Le 7 octobre 2011, le déménagement des allées Jules Guesde est terminé. Les conditions font qu’un dépôt organisé respectant l’origine des collections et leur classement chronologique, comme c’était le cas aux allées, n’a pas pu être réalisé. Seules des considérations de hauteur et de place ont prévalu.
Le 14 novembre 2011, le laboratoire de géologie a été vidé, prêt à devenir le Quai des Savoirs.
Clichés photographiques des locaux d’accueil de la collection de paléontologie depuis 2011.




