P. Ferté – L’inapplicable interdiction des nations étudiantes à Toulouse (XVIIe‑XVIIe)

 

Après avoir défini ces fraternités qu’on appelle les « nations étudiantes », l’auteur montre comment à Toulouse ces organisations paralégales assumaient une sociabilité violente, semant les pires désordres dans la ville. Interdites en 1530 par le parlement et les capitouls, au grand dam d’Étienne Dolet qui s’en fit le défenseur au nom de la liberté d’association et de l’amitié, elles résistèrent pourtant encore près d’un siècle, s’affichant au grand jour avec la complicité des professeurs et même le double jeu du parlement qui d’un côté rappelait leur interdiction mais empêchait souvent les capitouls et les soldats du guet de réprimer leurs méfaits et de punir les meneurs.

Patrick Ferté, « L’inapplicable interdiction des nations étudiantes à Toulouse (xvie‑ xviie siècle) », Les Cahiers de Framespa [En ligne], 32 | 2019

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