Le 5 février 2026
Madame G.,
Il est de coutume d’envoyer, durant le mois de janvier, une petite carte pour souhaiter une bonne année à ceux que nous chérissons. Je vous prierais d’excuser mon retard, toutefois je n’en ai rien à foutre. Je souhaite aussi apporter ma petite touche à la tradition, en ne vous souhaitant pas une bonne année. Plutôt, je vous souhaite la maladie : et la grippe, et la toux, et les migraines, et la goutte au nez. Été comme hiver.
Il me semble que, par courtoise, l’on demande aussi comment notre cher·e destinataire se porte. Vous imaginez bien que je n’en n’ai que faire.
J’ai ouï dire que vous n’enseigniez plus. Cheh. Vous étiez (ou « êtes », oserai-je) détestable. Entre votre physique semblable à la grand-mère dans Les Croods, votre tréfonds désagréable, les six œuvres à comparer, vos corrections qui ne correspondent pas aux exercices donnés… Oh ! et comment pourrais-je oublier votre si charmante périphrase de « merde collective » pour désigner la classe ! Je pense être incapable d’un jour effacer votre souvenir, même avec ma mémoire de poisson d’eau douce. Quelle plaie.
Je vous dédicace quelques paroles d’une chanson de Lily Allen :
Fuck you, fuck you very, very much
‘Cause we hate what you do
[…]
So please don’t stay in touch
Comme cette chanteuse l’a si bien dit, ne prenez pas la peine de me répondre, ce serait inutile de toute façon. Je refuse de perdre mon temps en lisant quelque texte venant de vous, et le brûlerai immédiatement.
De tout cœur, allez vous faire foutre, et ayez l’année que vous méritez.
Rosier