Cela fait des années que je ne suis plus invitée aux fêtes.
Il y a bien longtemps que je ne suis plus parfaite.
Pourtant, avant, je brillais sur ces affichettes.
Ils m’ont rendue obsolète. J’en perds la tête.
Chaque seconde, un peu plus désespérée,
J’attends. Je languis. Je traîne des pieds
Depuis qu’ils ont cessé de m’adorer.
Si désemparée, j’ai cessé de rêver,
Sans bouquet final, sans sequin.
Le silence est là, quasi serein.
Ainsi est fait mon destin.
Salle vide : je m’éteins.
Emeline