Je me laisse bercer par de souples rebonds,
Mon logis tout douillet dans son couloir si long,
Je m’étire et je me plais à m’y accrocher,
Le monde s’offre à moi depuis le bout du nez.
Tout ce que j’effleure, c’est sa manche toute tachée
Je m’éjouis de ne pas encore être mouchée.
Mon logis tout touffu, tout carmin, est tout chaud
Qui pour l’éternité sera mon doux cachot.
Taïna