Et je courbe l’échine en allant lâchement
Supporter le fardeau des jours machinalement
Et sans pensée ni réflexion aucune
Je ne fais que rêvasser de chacune.
Naturellement les vers me viennent,
C’est ma seule joie qui ne soit pas vaine
Du moins, ne l’est-elle pas pour moi
Car j’y peux épancher ma peine et mon effroi.
Excédé par l’existence d’être un humain,
Au milieu de cette foultitude, sans autre soutien,
Je me laisse broyer par l’anthropienne hypocrisie
En attendant seulement la finitude de ma vie.
Envoi
Et par ce naufrage abreuvé
Je bois à ma triste santé !
Et par ce naufrage abreuvés
— À ma mort future, trinquez !
Liseron de La Lierrine