Lettre d’amour

Tu viens de partir mais ton odeur est encore dans la pièce, sur ton sweat que je porte, je suis dans ton appartement, là où tout a commencé, et je viens de m’installer sur ce bureau pour écrire cette petite lettre enfin, petite lettre… tout est relatif. Il faut que tu le saches, je t’aime d’un amour inconditionnel, d’un amour dont je n’ai pas les mots. Pourtant tu me connais, tu sais que j’aime écrire sur la sensation que provoque l’amour, sur l’amour en lui-même, mais avec toi, rien n’est pareil. J’ai connu des garçons, ils m’ont soit aimée, soit brisée, et même des fois les deux en même temps

Tu es différent, oh oui. Tu as ce qu’aucun n’a eu, je t’admire, je te désire et je t’aime. Tu as ce truc que je ne saurais expliquer, cette chose qui me charme, qui me touche à chaque fois que je te vois, même à travers un écran. C’est d’un ridicule, mais lorsque je regarde nos éclats de rire du Nouvel an qui ont été capturés, ou encore nos moments à deux au basket, je souris, pourtant je suis seule face à ce téléphone, mais j’ai cette sensation, tu es là. Tu arrives par je ne sais quel biais à me faire sourire, rire, à m’apaiser, juste avec un regard de toi. Je retombe encore une fois amoureuse, comme si je ne l’étais pas assez. Tu es tout le temps là, dans mes conversations avec mes copines, dans ma tête pendant que je suis chez moi, ou même lorsque je suis en soirée.

Tu as pris une place si importante que je ne saurais décrire la sensation que tu éveilles en moi, tout ce que je peux dire c’est que j’en ai jamais assez, que j’aime la façon dont tu me regarde, dont tu me taquines, la façon dont tu essayes de te faire pardonner après m’avoir justement trop charriée sur mes tentatives pâtissières. J’aime quand tu me fais rire, quand tu me dis que tu m’aimes, quand tu parles de ton appartement comme de chez nous. Je t’aime toi et toutes ces manies que tu as avec moi, même quand tu boudes parce que je dis petit pain au chocolat plutôt que chocolatine.

J’aime profondément la personne que tu es. Je ne pensais plus laisser quelqu’un entrer dans ma vie, et pourtant tu y es arrivé avec une évidence déconcertante. On ne le ressent qu’une fois, paraît-il… et pourtant j’ai eu ce truc dans le ventre, ce sourire greffé aux lèvres, cette impression que mon cœur bat plus fort rien qu’en pensant à toi, l’envie de parler de toi tout le temps, pourtant j’ai cette peur de recommencer avec quelqu’un, cette peur d’être à nouveau blessée. Mais j’ai aussi cette putain d’envie de te revoir et de te sauter dans les bras pour ne plus jamais les quitter.

Et quand je repense à toi, cette sensation que j’ai dans le ventre. Des milliers de papillons. Ce pincement au cœur quand je repense à nos souvenirs, le fait que mon corps se réchauffe et s’apaise rien qu’en pensant à toi et à ta façon de m’aimer. Il te suffisait d’un regard, d’un sourire, d’un baiser déposé sur mon front, d’une main posée sur ma hanche… et tout vacillait.

Alors simplement… je t’aime, mon cœur. On se revoit dans l’au-delà. Tu me manques déjà.

Agnès