Coup de chaud

La lumière caresse nos silhouettes distendues,

Les muscles frémissent, presque à demi nus.

Chaque geste est lent, calculé, comme nécessaire,

Ce souffle me guide comme un art exquis.

La sueur dessine des chemins sur la peau,

Le rythme s’accélère, profond et intense.

Je plie sous l’effort, tremblante, presque délicate,

Tes mots courts s’ancrent dans ce fiévreux mouvement.

Tout laisse penser au désir, à la tension étouffée

De corps abandonnés mais jamais accablés.

Vous pensez au trouble d’un instant opportun…

Pas de mirage caché ni de frisson sensuel,

Pourtant venue m’exercer et sculpter mes muscles,

Juste moi, en plein effort, à la salle de sport.

Laurine