Comme ma mère

On m’a souvent dit « tu es comme ta mère »

Pourtant, je ne voyais jamais tes traits en moi

Cette similitude restait un mystère

Que pointaient-ils du doigt ?

Et puis un jour tout s’est éclairé

Ce n’était pas ta mine sévère

Que les autres voyaient

Mais ta colère

C’était le venin que tu craches

C’était la haine qui résiste

C’était les mots qui tachent

Et la tristesse qui persiste

Alors, chaque jour devant le miroir

Je me regarde et fais un choix

J’échange rancune avec espoir

Car je ne veux plus être comme toi.

Emeline