Kuhêre code

En passant devant la BU, je remarque l’immense QR code parsemé de hiéroglyphes qui est peint sur la vitre, celui-là même que je vois un peu partout dans l’université sans jamais m’être questionnée dessus. Je m’arrête devant et demande à mes amis s’ils ont déjà essayé de le scanner. Tous me répondent par la négative,… Poursuivre la lecture Kuhêre code

La faucheuse

Champollion, bâtiment Émile Borel, salle de travaux pratiques, le 12 mars 2012. 15 % de matière sèche, 15 % d’enzymes, 44 % de peptide et de protéines, 26 % de sucre et de phospholipide. De l’apitoxine ou, comme on l’appelle plus communément : venin d’abeille. « Comme vous le savez, dans le cadre de vos… Poursuivre la lecture La faucheuse

Aiguilles

Il pleut sur Champo. Des mille couleurs du ciel, il n’en reste qu’une, et ses nuances. Du rose d’hier, il ne reste que des cendres ; du bleu de demain, on n’aperçoit qu’une ombre. Le monde me fixe de son regard vide, de celui qui a tout vécu. Il se fait silence. Puis il s’éveille.… Poursuivre la lecture Aiguilles

Flocons

Un. Deux. Trois. Le froid est mordant, la respiration sort en petits nuages. Sept. Huit. Neuf. Les minuscules confettis blancs entament leur danse. Quarante-neuf. Cinquante. Cinquante-et-un. À chaque pas, le sol grince et craque. Cent-cinq. Cent-six. Cent-sept. Seul du blanc se profile à l’horizon. Mille-quatre-vingt-douze. Mille-quatre-vingt-treize. Mille-quatre-vingt-quatorze. L’université est envahie de tentatives de bonshommes de… Poursuivre la lecture Flocons

Le roi d’Arendelle

Mon étagère n’est pas vide, mais l’estomac de mon lapin l’est. Il a faim. C’est un gourmand, il profite de la vie et savoure tous les délicieux repas que je lui prépare, et même ceux que je ne lui prépare pas. Alors que je travaille d’arrache-pied sur mes cours de neuro, le silence laisse place… Poursuivre la lecture Le roi d’Arendelle

C’est grave, madame la réceptionniste ?

Annie a 56 ans et est secrétaire depuis son entrée dans la vie active. Pas toujours dans un cabinet médical, non, mais c’est le cas depuis près de dix ans maintenant. Nous sommes en octobre, la fin d’année approche, les journées raccourcissent, et l’énergie d’Annie en fait de même. Alors, quand à 17 heures, penchée… Poursuivre la lecture C’est grave, madame la réceptionniste ?

Hiver à Albi

15 décembre, 19h27, objectif : marché de Noël. Je marche à pas rapides, mains dans les poches, casque sur les oreilles. Mojave Ghost de Dinos rythme mes pas. Je slalome entre les passants encapuchonnés, le nez dans leur écharpe, expirant des volutes de vapeur. La lumière émise par les décorations de Noël illumine les visages… Poursuivre la lecture Hiver à Albi

Perambulation algébrique

Au milieu d’immenses façades décrépites, une petite maison en pierre se cachait sous d’épaisses branches de lierre. Pour y entrer, il fallait traverser un jardin fleuri, entretenu mais pourtant sauvage, qui restait dans l’ombre de ses grands voisins, immeubles qui touchaient presque le ciel. La maisonnette ne voyait le soleil qu’à 14 heures, il passait… Poursuivre la lecture Perambulation algébrique

Les feux follets

Le froid tire les traits de mon visage. Respirer, laisser couler cette froideur dans mes poumons me fait mal. Je baisse la tête, péniblement, espérant arriver à inspirer dans mon écharpe, mais mon parfum (fraîchement mis) me déchire encore plus les poumons…  Soudain, en regardant mes pieds, se dessinent légèrement, puis plus intensément, de petites… Poursuivre la lecture Les feux follets

Champ de bataille

L’angoisse monte brusquement, les cœurs palpitent, Et roulent des sanglots, déformant les visages, Se froncent des sourcils dans un accès de rage, Tous combattent ardemment la peur qui les habite. Certains, exténués, tombent sur les côtés, La tête tout embrumée et les poignets brisés, D’autres, pressés, désertent et fuient l’atrocité, Leurs armes déchargées, déposées à… Poursuivre la lecture Champ de bataille