Entreprise et fédération

Il existe aussi de grandes différences dans le métier entre trois types de cavistes. D’abord le caviste indépendant, qui a son propre commerce et qui dirige son entreprise. Il est libre de proposer les vins qu’il souhaite et ne dépend de personne. En revanche, il doit choisir ses vins lui-même et doit faire face aux problèmes que pose l’auto entrepreneuriat. Ensuite le caviste membre d’une fédération, qui a son propre commerce mais qui dépend d’une fédération, comme par exemple la FNCI, il est libre de choisir les vins qu’il vend, mais dans une certaine limite, et il doit respecter les différentes règles de la fédération. La fédération peut l’aider à trouver des vins, se faire remplacer et communiquer avec d’autres professionnels. Enfin le caviste employé de grande firme, qui ne possède pas son entreprise. Il ne choisit aucun des vins qu’il vend et a le statut de salarié. Souvent employé par les grandes firmes de cavistes, comme la maison Nicolas ou par des supermarchés, il ne s’expose pas aux risques des commerçants (mauvaise recette, maladie,…) et a les avantages des employés (salaire stable, congés payés, …).

Source : Document de l’APCE consulté à la CCI

Ainsi, les entreprises de cavistes sont différentes. 41 % des cavistes sont en Entreprise Individuelle, 43 % sont des Sociétés A Responsabilités Limitées (SARL), 11 % sont des Entreprises Unipersonnelles à Responsabilités Limitées (EURL), 2 % des Sociétés Anonymes (SA) et 3 % sont d’autres formes d’entreprises.

Pour ce qui est des fédérations, il existe la FNDECB (Fédération Nationale de l’Épicerie , des Cavistes et Commerces Bio) qui regroupent plusieurs autres fédérations. La FNDECB compte plus de 5 300 membres. La FNCI, qui est la première fédération de cavistes à avoir été créée en 1994, ne compte que 300 membres. La FNCI est une des fédérations qui fait partie de la FNDECB.

Pour ce qui est de la parité dans le métier, la proportion d’hommes est toujours largement supérieure à celle des femmes. En 2010, les hommes représentent 82,6 % des cavistes, alors que les femmes représentent 17,1 %. En 2012, on passe de 79,5 % pour les hommes et 17,9 % pour les femmes. Le nombre de cogérance augmente dans ce secteur et passe de 0,4 % en 2010 à 2,5 % en 2012. La cogérance d’une entreprise signifie que deux ou plusieurs personnes gèrent l’entreprise (généralement deux). Ces chiffres montrent donc que le métier de caviste reste très largement dominé par les hommes et cela depuis longtemps. Cet écart est important sachant que selon une étude du ministère des Affaires Sociales, de la Santé et des Droits de la Femme, la parité serait établie dans le secteur tertiaire.

Source : Dossier de l’APCE consulté à la CCI

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