L’impact des concurrences mondiales

La France est depuis longtemps, et encore aujourd’hui, très réputée mondialement pour sa production viticole et sa capacité à offrir des vins de qualité, qui se vendent partout dans le monde (Ex : vins de Bordeaux, de Gaillac, …). En effet, en France, la production de vin est au deuxième rang des productions agricoles nationales, derrière celle des céréales, et le vin est actuellement la deuxième filière commerciale la plus rentable en France (On a par exemple produit environ 47,4 millions d’hectolitres de vin en 2015, d’après l’organisation internationale de la vigne et du vin), derrière le domaine de l’aéronautique. La viticulture est aussi présente sur la majorité du territoire français (environ dans 80 départements sur 101) et représente environ 558 000 emplois directs et indirects en 2013 (Ex : environ 142 000 viticulteurs, 10 700 salariés des cavistes, …). Cependant, ces dernières années, la France est soumise à une concurrence étrangère qui ne cesse de s’accroître. Elle est notamment concurrencée depuis longtemps par ses voisins européens comme l’Italie et l’Espagne, et, plus récemment, par d’autres puissances mondiales, en particulier dans le « Nouveau Monde » (La France subit notamment une concurrence intense des Etats-Unis, de l’Australie ou encore du Chili). Les vignobles de ces pays pratiquent en général une viticulture de masse et mécanisée, avec des coûts peu élevés et bénéficient de bonnes conditions climatiques. Ainsi, ces concurrences entraînent une diminution de la production française de vin, mais ce sont surtout les petits vignobles utilisant la viticulture de masse qui sont touchés, alors que les grands vignobles de qualité (Ex: Bordeaux, Languedoc-Roussillon, …) résistent et ne sont pas vraiment impactés, pour l’instant. Les vins du Nouveau Monde prennent notamment une part importante du marché grâce à leurs faibles prix et car les vins français sont moins variés en terme de qualité : c’est donc pour cela que de nombreux Français commencent à se tourner vers les vins étrangers. L’accès aux vins produits par les pays du Nouveau Monde est aussi facilité pour les Français, grâce aux grandes surfaces et centres commerciaux qui possèdent généralement des rayons entiers dédiés à ces vins étrangers. Enfin, pour terminer sur les concurrences mondiales, de nombreux viticulteurs français s’inquiètent de la montée en puissance des grands producteurs étrangers de vin, car ces derniers améliorent de plus en plus la qualité de leurs vins et pourraient à terme rivaliser avec les grands crus français. Ainsi, avec ces concurrences, certains pays, qui jusque-là importaient principalement leur vin de France, commencent à se tourner vers ces nouvelles productions viticoles, et les habitants de ces dernières préfèrent également consommer leurs vins plutôt que ceux des pays étrangers. Par exemple, pour l’Angleterre, grand importateur historique des vins bordelais, les vins français représentent 25 % de ses importations viticoles en 2004, contre 40 % pour les vins des pays du Nouveau Monde.

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