Une histoire des manuels

L’apprentissage en autodidacte fait partie des apprentissages classiques pour devenir marchand de vin mais il ne semble pas aussi approfondi que celui proposé dans les écoles, qui peuvent également utiliser des manuels. Plusieurs historiens ont observé qu’une grande partie des enfants de négociants se trouvaient dans des écoles en plus de l’apprentissage par les pères ou dans le milieu familial, ces élèves sont donc mieux préparés au monde du travail dans leur domaine.

Contrairement aux écoles qui possèdent des « institutions d’élites » il n’y a pas de hiérarchie entre les livres, le choix du livre réside principalement dans les avis et les préférences du futur marchand. Le point commun entre les manuels et les écoles est qu’il faut que le futur marchand ait un minimum de connaissances comme le fait de savoir lire, écrire ou encore compter.

Comme il l’a été expliqué précédemment, l’utilisation des manuels se fait aussi bien pour un apprentissage en autodidacte que par les écoles spécialisées. En effet, ces manuels transmettent des méthodes de calcul, des techniques opératoires ainsi que des matières commerciales avec des exercices d’application mais aussi des exercices d’élocution. Ces enseignements permettent d’apprendre à manipuler les chiffres, à se créer une clientèle et à la fidéliser. Beaucoup de ces manuels ont été retrouvés en Allemagne comme le Rechenbücher ou encore en Italie le Pratica della mercatura, un des plus connus en France étant Le Parfait Négociant de Jacques Savary. On peut donc voir que ces méthodes d’apprentissage par les livres sont plutôt communes à travers l’Europe.

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