La fabrication des tonneaux

La fabrication des tonneaux est complexe et nécessite un réel savoir-faire.

Des planches sont coupées, qu’on appelle des douelles. Le merrain va être arrondi et évidé à l’aide d’une douelleuse, raboté par une jointeuse, afin que les douelles puissent assurer l’étanchéité de la barrique. Enfin, elles sont taillées par une écourteuse, pour être à la bonne taille.

Vient ensuite la fabrication des fonds. Ceux-ci sont faits avec les plus petites douelles placées côte à côte et un cercle est tracé au compas. Pour assurer l’étanchéité du fond, on met du jonc hollandais, qui sert de joint entre chaque lame. Chacune de ces lames est reliée à l’autre par des goujons de bois dur (acacia). Le fond est terminé par la taille de la plaque de façon à ce qu’il soit parfaitement ajusté au tonneau.

Le tonnelier procède à la « mise en rose », par laquelle les douelles sont assemblées (environ par trente) autour d’un câble métallique. Une fois la « mise en rose » réalisée, les douelles sont retenues au niveau d’écartement le plus fort par ce câble.

Pour que le tonneau soit modulable et prenne l’aspect que nous lui connaissons, une flamme est mise à l’intérieur du fût. La température de celle-ci ne doit pas dépasser 100°C. Pendant ce temps, le bois extérieur est humidifié. C’est à ce moment, que l’on resserre le câble métallique jusqu’à ce que les joints des douelles du bas se touchent. Un cercle en métal est placé pour fixer cette position.

 

Pour terminer, les fonds sont placés dans le tonneau dont il ne reste plus qu’à contrôler l’étanchéité. La vérification se fait en remplissant la barrique avec de l’eau et de l’air sous pression par le trou de bonde. Le tonneau terminé, on y place les cercles galvanisés. Le fût est poli, gravé au logo du tonnelier, et un bouchon est placé dans le trou avec un linge pour assurer l’étanchéité (interview).

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